vendredi 25 novembre 2016

Conseil de territoire : "A cause de la métropole, nous allons tous mourir !"

La séance du conseil de territoire de mercredi comportait un sujet majeur, le budget. Maryse Joissains ne cesse de prédire l'apocalyse ! Je suis intervenu en ironisant "Si on vous écoute, avec la métropole, nous allons donc tous mourir !" Récit des échanges...

CT 1 23

Au conseil de territoire de ce mercredi, j'avais seulement prévu d'intervenir sur le rapport intitulé "Etat spécial du territoire", nouvelle appellation pour désigner le résultat des arbitrages budgétaires effectués par la Métropole pour les compétences qu'accorde la loi par délégation aux ex-intercommunalités, les autres ayant été transférées à la "maison mère".
Cet état spécial comporte toujours deux sections, le fonctionnement et l'investissement avec des sommes (respectivement 35 millions d'euros et 178 millions d'euros) très inférieures à celles des années avant la métropole. L'ordre du jour ne comportait pas d'autres sujets importants. Les discussions ont donc porté sur le nerf de la guerre que sont les moyens financiers. Voilà le cadre posé.
J'ai écouté attentivement la présentation, au demeurant techniquement très claire, faite par Gérard Bramoullé, délégué aux finances, mais au ton politique carrément apocalyptique. Maryse Joissains lui a emboîté le pas pour dénoncer encore une fois cette métropole qui va échouer.
Les échanges avec et entre les maires ont été de la même eau, tous se plaignant de la réduction des moyens d'action des communes. Eh oui, il faut bien défendre son petit pouvoir et son bout de gras, n'est-ce pas ? Et il fallait entendre ces élus se montant le bourrichon mutuellement à coups de propos alarmistes !
C'est alors que j'ai demandé la parole pour donner un autre point de vue. "A vous écouter, nous allons tous mourir, quoi ! La République ne s'est pas faite sans douleur. L'intercommunalité ne s'est pas faite sans douleur non plus. Et maintenant tout le monde en vante les mérites. Eh bien, la métropole non plus ne sera fera pas du premier coup, il faut aussi un temps de mûrissement. La métropole vise la mutualisation des moyens et la solidarité pour développer le territoire. Ce n'est certainement pas la première année, par un simple coup de baguette magique, que nous pourrons engranger des résultats."
Et continuant à m'adresser à l'assemblée : "Vous vous plaignez de ne pas être totalement entendus par Marseille. Mais vous en portez la responsabilité à cause de vos combats obsessionnels d'arrière-garde contre la loi qui ont échoué et qui ont fait perdre du temps ! Vous cherchez à vous poser en victimes et dites être l'objet de représailles. Mais non, Jean-Claude Gaudin applique la loi et a déclaré que certains arbitrages sont nécessaires car les maires 'ont chargé la mule' dans les deux années qui ont précédé pour compliquer la mise en route de la métropole !"
Que n'avais-je dit ! Maryse Joissains insinue alors : "Ah, mais c'est extraordinaire, tu soutiens Gaudin maintenant ?" Moi : "La bonne blague ! Non, jamais de la vie ! Je rappelle simplement les faits qui se sont déroulés". Là, le maire de Pertuis, assez énervé, veut lui aussi m'apostropher. Je cite
"Monsieur Castronovo, vous voulez faire l'intellectuel mais la réalité n'est pas ce que vous racontez." Moi : "Non, je ne suis pas un intellectuel, je suis factuel et je vois que cela ne vous plaît pas." C'est au tour du maire d'Eguilles de venir à sa rescousse pour essayer de me tancer : "Nous avons dû flinguer bon nombre de nos projets à cause de la commission de la hache qui a réduit nos moyens." Moi : "Ben, oui, c'est bien parce que vous aussi avez chargé la mule !"

métropole prov 14

Après ces amabilités, j'ai donné l'explication du vote de la majorité des élus de mon groupe sur le rapport Etat spécial du territoire.
Explication de vote
"Dans ce rapport, comme dans celui du 21 avril dernier sur le même sujet, il y a évidemment certains projets et choix que nous ne désapprouvons pas. Pour ne citer que quelques exemples :
- les appuis aux communes
- les subventions de différentes sortes
- les projets d'infrastructures et d'aménagements
- les mesures de soutien à la formation et à l'emploi.
C'est la raison pour laquelle nous les votons d'ailleurs à partir du moment où ils font l'objet de délibérations spécifiques.
Mais nous avons des divergences sur bien d'autres sujets.
Deux exemples emblématiques :
- le Plan de déplacements urbains
- le Plan local de l'habitat (logement)
- certains choix liés à l'urbanisme.
Comme ce rapport sur l'état spécial du territoire forme un tout et ne se prête pas à la découpe, nous allons donc faire le choix de nous abstenir."
Absentéisme des élus
Et pour finir, avec 18 rapports et quelque 200 pages, l'ordre du jour était bien moins fourni que d'habitude. Et pour cause. Une autre séance est prévue dans 15 jours. Je veux faire savoir ici qu'à la séance précédente, sur 92 élus, 78 étaient présents au début mais 75 à la fin. A la séance de mercredi, il y avait à peine une cinquantaine d'élus physiquement présents.
Je suis scandalisé de constater que tant d'élus s'en vont en cours de route ou s'absentent carrément sans même se soucier de donner un pouvoir. Hélas, aucune sanction n'est prévue ni appliquée pour ces manquements. Pour ma part, je suis partisan d'une retenue d'indemnités. Cela pourrait en faire réfléchir quelques-uns.

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lundi 21 novembre 2016

Les surprenantes réponses de Maryse Joissains sur les boutons d'alarme !

Au conseil municipal de novembre, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les conditions de la mise en place des boutons d'alarme dans les écoles. Ses réponses sont surprenantes...  

bouton alarme - Copie

Lors de la séance publique du conseil municipal de novembre, à la faveur de divers rapports ayant trait à l'éducation inscrits à l'ordre du jour, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les boutons d'alarme portables dans les écoles et les conditions dans lesquelles la décision a été prise.
Je publie ici mon intervention et l'article de La Provence qui relate les réponses surprenantes de la maire qui n'a pas eu son mot à dire sur cette initiative dont, selon elle, la responsabilité en revient aux services municipaux. Est-ce admettre que les élus ne sont ni informés ni décideurs ?

Mon intervention

Ce sujet a occupé la une des médias fin septembre. Dans le cadre des mesures de sécurité vigilance attentat, les personnels des écoles municipales sont dotés depuis la rentrée d'un bouton d'alarme portable, mais non obligatoire. Or, la procédure de mise en place de ce dispositif soulève quelques questions.
On a appris que 160.000 euros ont été dépensés dont 107.981 euros TTC pour 800 boîtiers d'alarme. Les 52.000 euros restants ont été investis en clôtures, portails, interphones, visiophones... Malgré ces explications chiffrées, subsistent quelques parts d'ombre.
Le sujet n'ayant pas été abordé à la caisse des écoles, cette dernière n'a donc pas été tenue au courant de l'acquisition des télécommandes. Les élus du conseil municipal n'ont pas plus été informés. 
Il apparaît également qu'aucune mise en concurrence par appel d'offres selon les règles des marchés publics n'a eu lieu. C'est pour le moins étrange.
Par ailleurs, il faut rappeler que les enseignants ne peuvent pas porter ces boutons car ils relèvent de l'autorité de l'éducation nationale et non de celle de la municipalité.
Et puis, quelle est l'efficacité réelle si une alerte en urgence vient à être donnée, sachant qu'elle doit d'abord passer par la police municipale qui transmet ensuite elle-même à la police nationale ?
Enfin, des parents d'élèves ont contesté le dispositif arguant qu'il peut être stressant et anxiogène pour les enfants qui voient ce bouton en permanence sur la personne qui le porte. 

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"La guerre du bouton d'alarme…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/10/18/34453737.html

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jeudi 17 novembre 2016

Aixois, ce que la fourrière automobile vous coûte !

La Ville d'Aix va encore devoir payer au délégataire de la fourrière automobile 230.900 euros au titre de 2015. C'est ce qui ressort du rapport d'activités annuel d'Effia présenté au conseil municipal. J'avais déjà signalé le coût élevé de cette compensation dû à l'insuffisance du nombre d'enlèvements de véhicules. Explications... 

fourrière stationnement PV

J'ai déjà abordé ce sujet fin octobre. J'y reviens aujourd'hui suite à la présentation au conseil municipal de la semaine dernière du rapport annuel du délégataire de service public qui a en charge la gestion de la fourrière automobile.
Les pertes que j'avais relevées précédemment se trouvent confirmées. Le
 nombre d'enlèvements de véhicules étant insuffisant, la Ville va encore devoir payer à Effia une sorte d'amende qui correspond à son manque à gagner. Le 1er décembre 2015, un avenant au contrat avait pourtant été signé pour réduire la facture de la Ville. Cet avenant avait abaissé le seuil de requisitions de 9.000 à 7650. Ce changement de seuil avait pour objectif de déclencher la garantie d'activité qui permettait de calculer la compensation municipale à un niveau moins important. 
Pour l'année 2015, le nombre d'enlèvements reste cependant à 6.536, donc toujours inférieur au seuil. Les tableaux joints au rapport montrent que, sur les 11 premiers mois, l'écart a été de 2.177 et en décembre de 132. Résultat : à raison de 100 euros par réquisition manquante, au total, la Ville doit s'acquitter de 230.900 euros (contre près de 300.000 en 2014). 
Que va-t-il se passer en 2016 avec l'application complète de l'avenant ? En prenant le seul nombre de décembre comme moyenne et en l'extrapolant sur 12 mois, la compensation serait encore de 132.000 euros. 
En séance, j'ai donc voulu faire observer que, si l'avenant n°1 a eu un effet, il n'en reste pas moins que la compensation versée par la Ville est encore assez substantielle. Il va donc falloir rechercher les moyens permettant au délégataire d'équilibrer son budget par lui-même pour éviter la dégradation de son chiffre d'affaires. 
Pour rappel, la très grande majorité des interventions d'enlèvements (1 sur 14) a lieu sur réquisitions des services de la Ville, et donc des élus, le reste est opéré sur réquisition directe par la police nationale. La balle est maintenant de nouveau dans le camp de la mairie pour tenter de renégocier le contrat à de meilleures conditions. 
Pour information, hors le coût du PV, les frais d'enlèvement s'élèvent à 116,81TTC et les frais de garde journalière à 6,19TTC.

"Fourrière : Voici pourquoi ça ne roule pas" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/10/25/34480009.html

Le rapport d'activités annuel 2015 (large extraits) est ==> ICI

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lundi 14 novembre 2016

Compteurs Linky : Il faut refuser l'installation !

La bataille pour le refus d'installation par ErDF des compteurs Linky, sources d'inquiétudues pour la santé et la sécurité, est lancée. Si la mairie en a voté le principe seulement pour les bâtiments et équipements municipaux en occultant les habitations privées, il est cependant possible de s'opposer à la pose. Explications...

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Vous avez peut-être déjà reçu comme moi un courrier d'EDF annonçant la pose imminente du compteur Linky chez vous, en remplacement de l'actuel. Or, il faut savoir que ce compteur crée de sérieux doutes sur les effets dangereux qu'ils pourraient provoquer notamment en termes de santé et de sécurité.
En mai, j'étais intervenu au conseil municipal en posant une question orale pour demander à Maryse Joissains d'interdire l'installation de ces compteurs sur tout le territoire de la commune d'Aix, comme l'ont déjà fait à ce jour 300 communes. Au conseil de septembre, la maire a accepté de faire voter une délibération de principe qui ne concerne hélas que les seuls bâtiments et équipements municipaux et occulte les habitations privées (voir mon article en lien ci-dessous).
Lors de la séance publique de jeudi dernier, Maryse Joissains a annoncé qu'elle fera connaître en décembre sa nouvelle position puisqu'elle a écrit au ministère de l'environnement pour lui demander des précisions sur les études menées relatives aux dangers éventuels des compteurs.
A Aix, l'information circule désormais assez bien puisque l'on apprend que de plus en plus d'habitants (en individuel ou en collectif) s'opposent à l'installation par tous les moyens : "sommation de ne pas faire", recours à un huissier, appels téléphoniques à ErDF (ENEDIS) et aux sous-traitants mandatés pour poser les compteurs.
Dans la plupart des cas, s'il y a refus, les installateurs ont consigne d'appeler alors leur direction qui leur demande d'arrêter ou de ne pas procéder à l'installation. Mais attention, en l'absence des habitants, les sous-traitants en profitent, hélas, pour changer les compteurs. Pour les copropriétés privées, il y a aussi un autre moyen d'interdire, en tous cas d'intimider, en menaçant de recourir aux dispositions du Code pénal 
(articles 226-4, 222-19, 322-5 et 223-1) pour entrée sans autorisation dans les immeubles.
Personnellement, j'ai décidé de refuser la pose du compteur chez moi.

Une vidéo tournée par une dame qui a eu gain de cause
au moment de la tentative de pose du compteur par le sous-traitant...

Autre cas de refus… Hallucinante conversation d'un particulier à Montpellier 
d'abord avec le service clients d'ErDF puis avec le poseur...

Des informations utiles :
http://www.robindestoits.org/Lettre-type-de-REFUS-d-installation-du-compteur-d-eau-ou-gaz-a-telereleve-Robin-des-Toits-Nov-2013_a2102.html  

http://refus.linky.gazpar.free.fr/linky-le-point-juridique.pdf

La délibération du conseil municipal du 23 septembre 2016 est ==> ICI

"Compteurs Linky : Une première avancée" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/09/29/34377991.html

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vendredi 11 novembre 2016

Le Ravi de novembre alerte sur les périls de la Méditerranée

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La Méditerranée n'est pas qu'une mer. C'est un rêve, un univers entouré de nombreux pays à la croisée de nos civilisations fondatrices. Elle est aussi le foyer de douloureux conflits. On la voit vivre ou s'agiter, à sa surface et jusque dans ses profondeurs. Commerce, guerres et écosystème sont les marqueurs à la fois de sa vitalité et de ses soucis.
Le
Ravi de novembre a cherché à répertorier les liens et les diverses facettes de cette mer autant aimée que maltraitée. L'enquête est instructive. Tout comme celle menée au 
cœur de ce que l'on appelle le centre, un posture politique qui fait du yoyo au gré des intérêts électoraux.
Il ne faut rater non plus l'interview de l'ami Joël Gombin, que nous connaissons bien à Aix, qui décortique mieux que quiconque les ressorts et le vote d'extrême-droite, pour nous éclairer.
En cadeau, le reportage de deux journalistes du mensuel qui sont allés assister aux meetings de Sarkozy à Marseille et de Juppé près de Toulon.
Si vous ne voulez pas pleurer en mai, découvrez la fausse rivalité à distance de deux individus qui se détestent mais qui ont quasiment le même programme de casse sociale généralisée. Et qui versent dans la surenchère réciproque pour voir lequel des deux fera le plus de dégâts. On les a déjà vus à l'œuvre, non ?

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de novembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article2503
Le Ravi sur Facebook :

https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/

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dimanche 6 novembre 2016

Aujourd'hui, mon blog a 10 ans !

blog 10 ans

Lorsque j'ai créé mon blog, je n'imaginais pas que cette aventure durerait longtemps. Or, ce 6 novembre marque la dixième année de son existence. Si le regard en arrière que je porte aujourd'hui me surprend encore face à tout ce que j'ai eu le loisir de publier, jamais l'écriture au jour le jour ne m'a vraiment paru faire partie d'un tout aussi dense.
Ce sont les lecteurs les plus assidus qui m'en parlent lorsque j'ai le plaisir d'en rencontrer. Parmi eux, sans doute parce que le blog contient des sujets qui relatent des faits dépassant la simple anecdote, des journalistes de télévison, de radio et de la presse écrite m'ont souvent contacté pour en savoir plus sur certaines informations.
J'en ai chaque fois rendu compte ici lorsque des articles ont paru ou que des médias audiovisuels ont effectué des reportages. J'ai même parfois aussi répondu à leurs demandes d'éléments et de documents pouvant étayer leurs enquêtes pour les rendre incontestables. Je me réjouis évidemment de la diffusion plus large de mes publications ainsi relayées.
Tout cela représente une part importante de ce qui m'a encouragé à poursuivre la tenue du blog. Mais je n'oublie pas celle majeure que constitue surtout le nombre régulier de visiteurs au quotidien qui donnent un sens à mon activité. Je les remercie chaleureusement pour leur patience et leur bienveillance à mon égard. Quand finira la fête ? Je n'en sais strictement rien. La flamme ne dure que si elle est entretenue. De part et d'autre, cela va de soi…
Petites statistiques : A ce jour, le blog contient 2087 articles et 6828 illustrations et a enregistré 4544 commentaires. Toutes fréquences de publication confondues et hors les périodes de pauses notamment estivales et les weekends, sur dix ans, la moyenne de parution est de un article tous les deux jours. 

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mardi 25 octobre 2016

Fourrière automobile et réseau de bus : Voici pourquoi ça ne roule pas bien...

Recul des enlèvements de véhicules gênants par la fourrière et baisse de fréquentation du réseau de bus ont un impact négatif sur les finances de la Ville et sur le service à rendre aux automobilistes et aux usagers. La gestion n'est pas satisfaisante mais les tarifs, eux, sont bien en hausse !

fourrière enlèvement

Y a-t-il un rapport entre la fourrière automobile et les transports en commun ? Vous ne voyez pas ?
D'abord, on constate que les deux entités ne fonctionnent pas bien. Ensuite, le nombre d'enlèvements de véhicules en infraction a encore baissé et le kilométrage annuel des bus aussi.
Maryse Joissains nous répète que les Aixois seraient tout à coup devenus plus civiques et respecteraient mieux la codification de l'usage de la rue. Quand je vois les débordements en tous genres sur voirie, j'ai du mal à gober cette interprétation. Je l'ai déjà expliqué ici, la vérité est qu'il y a moins de réquisitions de la police pour envoyer les voitures gênantes à la fourrière. Or, cela a un coût important pour les finances de la Ville et pour la poche des contribuables.
Cette année, par exemple, la municipalité doit payer près de 300.000 euros d'amende au gestionnaire alors qu'elle en payait déjà plus de 70.000 l'an dernier. On pourrait imaginer une autre hypothèse, celle d'une meilleure utilisation du réseau de bus. Mais non. On a appris au conseil de territoire du 12 octobre que la fréquentation avait aussi baissé de 4% d'une année sur l'autre.
Ici, les vraies causes sont à chercher du côté des dysfonctionnements à répétition du réseau Aix en bus, entre autres, horaires mal respectés et modifications de certaines lignes, qui ont entraîné une baisse des abonnements. Le rapport annuel de la délégation de service public confiée à Keolis fait également état d'une assez faible fréquentation des parcs-relais.
Alors, comment ne pas en conclure que, si le stationnement sur voirie est toujours aussi dense, c'est forcément en partie parce que les services d'enlèvement sont moins sollicités et pour une autre partie parce que le réseau de bus ne donne pas entière satisfaction. Une autre explication est possible : les hausses simultanées des tarifs des parkings et des bus qui découragent automobilistes et usagers à utiliser les services qui leur sont proposés.    

Dans la presse

CT 4 12

aix en bus trottoir

Ce que j'écrivais le 22 juillet…
Amende amère pour la Ville à cause du nombre insuffisant d'enlèvements par la fourrière
Dans le même esprit, j'ai fait remarquer que la Ville va encore une fois devoir payer à la Semepa Effia qui gère la fourrrière automobile une "amende" de 270.000 euros (l'an dernier, elle était de 71.900 euros) pour insuffisance d'enlèvements de véhicules en contravention. La convention qui lie la Ville et la Semepa Effia contient une garantie d'activités qui prévoit cette compensation si ce cas se présente. Un seuil de carence avait été fixé trop haut pour l'application de cette garantie. Il avait donc été abaissé à un nombre inférieur de véhicules en infraction. 
Or, voilà que la pénalité due cette année par la Ville est quasiment quatre fois plus forte. Alors, où est le problème ? N'est-ce pas celui des réquisitions en recul effectuées par la société d'économie mixte le délégataire qui, faut-il le rappeler, sont le plus souvent sollicitées par la Ville sous la responsabilité des élus ? Tout cela demande des éclaicissements et j'attends les explications avec curiosité d'autant que la municipalité a décidé de vendre à la Semepa la totalité des parkings qui avaient été payés par les Aixois. 
…et le 14 octobre 
Transports collectifs : Aix en bus
Est-il besoin de faire un dessin pour dire que le réseau ne donne pas toute satisfaction à ses usagers ? Le Conseil de territoire présentait le rapport annuel d'activités de la délégation de service public. Parmi toutes les informations, j'en ai relevées quelques-unes qui tordent la propagande habituelle de Maryse Joissains sur le prétendu succès de la réorganisation. On constate en effet une baisse de 4% de la fréquentation due aux modifications de certaines lignes et à l'augmentation des tarifs, ce qui a notamment entraîné une baisse des abonnements.
Alors qu'en 2014, les kilomètres parcourus étaient de 6.058.512, ils sont tombés à 6.005.375 en 2015. Soit une perte de 53.138 kms. Enfin, le rapport fait état d'une "assez faible fréquentation des parcs-relais". J'ai ajouté que la seule chose dont nous pouvons nous féliciter est que la Métropole se substitue enfin aux six ex-communautés adhérentes au Syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône pour faire de la mobilité une priorité.

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mardi 18 octobre 2016

La guerre du bouton d'alarme sécuritaire... déjà en 2002 et même en 1978 !

Ce sujet était à la une des médias fin septembre. Mais il fait encore rire orange. Dans le cadre des mesures de sécurité, les personnels des écoles municipales sont dotés depuis la rentrée d'un bouton d'alarme portable, mais non obligatoire. Or, le dispositif est plutôt ambigu. Déjà en 2002 et même en 1978, la mairie envisageait ce type d'appareil pour les personnes âgées. Souvenirs, souvenirs cocasses exhumés de mon placard à archives...

bouton alarme écoles

Comme il y a des pour et des contre, la mairie a eu à s'expliquer et à dévoiler le coût de ce dispositif de sécurité vigilance attentat. A cette occasion, on a donc appris que 160.000 euros ont été dépensés. Le détail s'établit ainsi : coût de l'alarme, 800 boîtiers pour 107.981 euros TTC, soit 1.459 euros en moyenne par école (74 écoles maternelles et élémentaires). Ce dispositif, nous dit-on, ayant récupéré une partie des équipements des alarmes intrusion (vols, cambriolages,...) de certaines écoles, le coût global en a été sensiblement réduit. Les 52.000 euros restants ont été investis en clôtures, portails, interphones, visiophones... 
Pour fixer les idées, les 160.000 euros représentent 13% des crédits coutumiers annuels d'entretien des écoles. Il n'y a pas eu d'enveloppes supplémentaires pour ce dispositif. 
Malgré ces explications, subsistent quelques parts d'ombre. Le sujet n'ayant pas été abordé à la caisse des écoles, cette dernière n'a donc pas été tenue au courant de l'acquisition des télécommandes. Les élus du conseil municipal n'ont pas plus été informés. 
A notre connaissance, vu le montant de la dépense, aucune mise en concurrence par appel d'offres selon les règles des marchés publics n'a eu lieu. C'est pour le moins étrange. Des recherches ont permis de savoir que c'est un fournisseur multinational spécialisé du nom de Rosco Group qui a été sollicité. 
Par ailleurs, demander aux enseignants de porter ces boutons crée une ambiguité car les instituteurs relèvent de l'autorité de l'éducation nationale et non de celle de la municipalité. Or, on a vu un reportage à la télévision montrant un directeur d'école affublé d'un bouton. 
Et puis, si une alerte vient à être donnée, elle doit d'abord s'adresser à la police municipale qui transmet elle-même à la police nationale. Est-ce efficace en cas d'urgence absolue ? Des parents d'élèves ont contesté le dispositif arguant qu'il peut être stressant et anxiogène pour les enfants qui voient ce bouton en permanence sur la personne qui le porte. 

bouton alarme prov 23

Souvenirs souvenirs...
Lorsque j'ai découvert cette initiative de la mairie, je me suis souvenu d'une annonce identique en 2002 à propos d'un bouton nommé Marise (non, on ne rit pas, ce n'est pas un gag !). A ce moment-là, il s'agissait déjà de jouer aussi le tout-sécuritaire auprès des personnes âgées. Mais la farce a tourné court. A la manœuvre, on y trouvait Alain Joissains, déjà directeur de cabinet de Maryse Joissains. 
J'ai donc fouillé dans mon énorme placard à archives (redoutables, dont certaines remontent à plus de 40 ans !), et j'ai exhumé deux cadavres qui sont loin d'être froids. Il s'agit d'un article écrit par Max Juvenal dans son hebdo disparu La Provence libérée daté du 16 novembre 2002 et un article de L'Express daté du 5 décembre 2002. Drôles de coïncidences, n'est-ce pas ? 
Pour finir sur un sourire, un référence tirée de l'acte II de La Traviata. Flora, l'amie de Violetta (rôle titre), s'adresse ainsi à son ami le marquis d'Obigny en l'accusant de n'être pas fidèle même si ce dernier lui répond que ces accusations sont fausses : "Le renard a beau changer de pelage, il n'en garde pas moins ses vices." Giuseppe Verdi s'était inspiré d'un proverbe d'origine corse "En vieillissant, le renard perd le poil mais pas le vice". Je dis ça, je ne dis rien...

Dans mon beau placard à archives, année 2002...
Dans feu La Provence Libérée
joissains bouton NB - Copie

Et dans L'Express

joissains bouton NB express

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vendredi 14 octobre 2016

Maryse Joissains met tout sur le dos de la Métropole... mais rien sur le sien !

La quatrième séance publique du Conseil de territoire du Pays d'Aix a eu lieu mercredi à Bouc Bel Air. Comme d'habitude, Maryse Joissains n'a fait que ressasser à tout propos ses critiques apocalyptiques contre la Métropole. Je lui ai fait remarquer qu'elle devrait d'abord commencer par regarder les effets néfastes de sa propre politique. Illustrations...  

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La séance publique du Conseil de territoire à Bouc Bel Air (Photo La Provence)

L'ordre du jour de 12 pages de cette séance comportait pas moins de 104 rapports, soit 2900 pages à lire et à analyser. A réception du colis, il m'a fallu une journée entière pour ingurgiter le tout, annoter les dossiers majeurs et préparer mes arguments. Parmi les sujets importants : budgets, urbanisme, rapport annuel d'activités d'Aix en bus, habitat, surcoût pour le futur palais des sports, emploi, subventions…
Bref, de quoi batailler ferme ! Pour ma part, je suis intervenu sur les sujets suivants :
Palais des sports
Le coût de la construction et des aménagements passe de 67M€ TTC à 68. Et cela risque de ne pas être la facture finale. Par ailleurs, alors que le choix de créer cet équipement a été fait en 2010, ce n'est qu'à la séance de mercredi qu'un rapport a été présenté pour solliciter des cofinancements. La question est : seront-ils à la hauteur des demandes ?
Transports collectifs : Aix en bus
Est-il besoin de faire un dessin pour dire que le réseau ne donne pas toute satisfaction à ses usagers ? Le Conseil de territoire présentait le rapport annuel d'activités de la délégation de service public. Parmi toutes les informations, j'en ai relevées quelques-unes qui tordent la propagande habituelle de Maryse Joissains sur le prétendu succès de la réorganisation.
On constate en effet une baisse de 4% de la fréquentation due aux modifications de certaines lignes et à l'augmentation des tarifs, ce qui a notamment entraîné une baisse des abonnements. Alors qu'en 2014, les kilomètres parcourus étaient de 6 058 512, ils sont tombés à 6 005 375 en 2015. Soit une perte de 53 138 kms. Enfin, le rapport fait état d'une "assez faible fréquentation des parcs-relais".
J'ai ajouté que la seule chose dont nous pouvons nous féliciter est que la Métropole se substitue enfin aux six ex-communautés adhérentes au Syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône pour faire de la mobilité une priorité.
Logement social
J'ai rappelé une fois de plus que nous ne partageons pas du tout la même vision sur ce qu'il convient de faire pour résoudre les problèmes du logement. La politique de Maryse Joissains est insuffisante. N'avoir produit que 900 logements locatifs sociaux en deux ans (2013-2014) sur l'ensemble du Pays d'Aix, soit 450 par an, est loin d'être en adéquation avec la forte demande en attente. Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter !
Tarifs des piscines
L'année dernière, les piscines du Pays d'Aix avaient été classées en trois groupes en fonction du niveau de prestations offert par chaque établissement aquatique et les tarifs avaient été ajustés un peu à la hausse. Les prochains vont encore augmenter et pas de manière cosmétique cette fois. En comparant les tableaux 2015/2016 et 2017/2018, les pourcentages d'augmentation n'ayant pas été donnés dans le rapport, j'ai pris deux exemples pour les calculer.
                 - entrée tarif général                       - carte d'abonnement tarif général 
                      groupe 1 : +7%                             groupe 1 : +8% 
                      groupe 2 : +16%                           groupe 2 : +10,70% 
                      groupe 3 : +12,50%                       groupe 3 : +12,50%
A chacun maintenant de juger.

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mardi 11 octobre 2016

Dans le Ravi d'octobre : Qui décrochera le pompon aux primaires ?

une ravi 144

La castagne risque de s'inviter aux primaires. D'abord, à celles de la droite et du centre qui, comme chacun sait sauf les gogos, est aussi à droite. A celles de la gauche, ce sera pour plus tard. Le Ravi d'octobre appuie sur les premières où certains candidats vont jurer la main dans la flamme qu'ils ne copient pas l'extrême-droite.
Or, dans sa grosse enquête, le mensuel rappelle quel est le fonds de commerce du lepenisme qui déteint depuis longtemps dans les cerveaux du noyau dur de la droite.
Question équité, il n'élude pas ce qui se prépare aussi à gauche et dans la sphère citoyenne pour décrocher le pompon et l'adoubement avant la vraie élection présidentielle.
La lecture de ce numéro est très éclairante pour qui ne veut pas voter avec ses pieds et, le cas échéant, se retrouver lesté de boulets. Il n'y a qu'à voir l'article sur ce qui se passe à Béziers avec les méthodes Ménard ou celui sur la façon dont se déroule le conseil municipal d'Orange.
Le Ravi dévoile les dessous d'un drôle de projet immobilier au Tholonet qui semble bien soulever un conflit d'intérêts d'un adjoint de la mairie.
Enfin, les amateurs du ballon rond ne devraient pas être déçus du portrait du peu angélique et peu philantrope nouveau propriétaire du club marseillais. Au pays d'un Trump, tout est permis pour arriver à ses fins.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
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Le sommaire d'octobre
:
http://www.leravi.org/spip.php?article2467
Le Ravi sur Facebook :
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Le site du Ravi :
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