mardi 19 décembre 2017

Compteurs Linky : Une interdiction maintenue mais toujours pas totale

Au conseil municipal du 13 décembre, j'ai obtenu le retrait du rapport sur les compteurs Linky qui limitait la protection aux seules écoles et crèches publiques. Ce n'est pas à proprement parler une victoire mais un minimum qui permet de sauvegarder la précédente délibération qui englobait l'ensemble des bâtiments et équipements municipaux. Pour le reste, les Aixois qui souhaitent refuser les boîtiers devront continuer à se débrouiller par eux-mêmes... 

Linky dehors

Tous les ingrédients étaient réunis pour une séance électrique. Et elle fut effectivement explosive pendant une heure et demie sur les cinq qu'elle aura duré. Deux manifestations se sont invitées sur la place de la mairie, celle du personnel municipal mécontent des changements annoncés sur leur temps de travail et celle d'habitants du Hameau de Martelly qui espérent ne pas devoir cohabiter avec la présence de Roms. J'y reviendrai lorsque les deux situations auront évolué.
Pour ma part, j'ai fait plusieurs interventions dont une sur les compteurs Linky. L'ordre du jour comportait une délibération restreignant l'interdiction des compteurs aux seules écoles et crèches publiques. C'était un recul par rapport à la décision du 23 septembre 2016 qui, elle, couvrait l'ensemble des bâtiments et équipements municipaux.
Comme on peut le lire ci-dessous, à défaut d'obtenir une interdiction totale protégeant tous les Aixois, j'ai donc argumenté pour conserver au minimum la précédente version. La crainte de Maryse Joissains était de voir le rapport attaqué. Or, celui de 2016 ne l'a jamais été. J'ai demandé que la présente délibération soit retirée. La maire a fini par accepter cette proposition.
Même si la protection apportée est très insuffisante, elle représente quand même une avancée quand on se souvient qu'une délibération de juillet dernier, retirée en séance, faisait un bond en arrière toute en autorisant Enedis à procéder à la pose dans tout le territoire de la commune.
Selon ce que l'on en pensera, c'est une demi-victoire ou une demi-défaite. Le plus pénible dans tout cela est que les Aixois devront se débrouiller tout seuls pour refuser les compteurs lorsque les sous-traitants viendront taper à leur porte. Et là, l'atmosphère continuera d'être électrique ! 

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Linky meuh

Linky canard 13

Linky haddock

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vendredi 15 décembre 2017

Territoires : Maryse Joissains fait du vent, même… contre des éoliennes !

Il nous faudra hélas entendre les jérémiades, en boucle, de Maryse Joissains jusqu'à la fin du mandat. Elle aura vraiment tout essayé pour s'opposer à la métropole. Quasiment en vain... 

gif éolienne

Il y a une semaine au conseil de territoire et mercredi encore au conseil municipal, elle a présenté aux élus, une seconde fois, sa motion visant à réclamer à l'Etat, sur un ton insistant, de lui permettre de créer "sa" petite métropole gauloise du Pays d'Aix qui ferait sécession d'avec la métropole Aix-Marseille Provence.
Rien dans les lois ne l'autorise si les conditions ne sont pas réunies, en particulier le critère démographique. Le Pays d'Aix n'y répond pas. Par ailleurs, autre obstacle de taille, ce dernier est déjà dans un périmètre métropolitain. Donc, impossible d'en sortir. Voilà pour ce point.
Comme je l'ai raconté dans mon précédent article, une nouvelle idée a germé dans l'esprit de Maryse Joissains. Ayant appris que deux petites communes du Var relançaient un projet d'installation d'éoliennes, elle a proposé une motion tendant à s'y opposer alors que nous ne sommes en rien concernés, le Var n'ayant juridiquement aucun lien avec le Pays d'Aix. Mais qu'importe pour elle, tant qu'on peut faire du vent, autant souffler fort, encore, encore et encore.
Maryse Joissains se targue de bien gérer la ville d'Aix et le Pays d'Aix. Rappelons que pour tenter de "faire capoter", comme elle dit, la métropole, elle avait rapatrié des équipements culturels, le Grand Théâtre de Provence, le musée Granet et le Centre chorégraphique national, qui auraient pu être transférés à la métropole sur le principe d'intérêt métropolitain.
Elle avait voulu aussi soustraire l'office public Pays d'Aix Habitat au transfert obligatoire en cherchant à le vendre à la Sacogiva. Mal lui en a pris. La loi, c'est la loi et le préfet a mis un point fianl à cette tentative. Il en a été de même pour les parkings publics qui avaient fait l'objet d'une offre d'achat par la Semepa, son délégataire. Et hop, les parkings sont passés à la métropole.
Pour finir, je ne résiste pas à signaler que le coût du nouveau palais des sports a récemment été revu à la hausse, passant de 65 millions d'euros à 70. Le conseil métropolitain d'hier à Marseille avait inscrit à son ordre du jour les répartitions budgétaires 2018 pour les communes. A la métropole, Jean-Claude Gaudin se fait régulièrement le malin plaisir de rappeler que juste avant la fusion, certaines intercommunalités ont surchargé la barque sur les investissements (il a dit "ont chargé la mule"), espérant ainsi créer un blocage. Inutile de dire ici qui est visé…

"Territoires : Maryse Joissains, il faut la mettre au pôle… des comiques"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/12/11/35958703.html

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lundi 11 décembre 2017

Territoires : Maryse Joissains, il faut la mettre au pôle… des comiques

La métropole franchira inéluctablement une nouvelle étape essentielle en janvier. Or, à chaque séance du conseil de territoire, Maryse Joissains en est toujours à ses marottes de menaces, d'annonces de batailles vaines et de revendications qui n'ont aucun fondement légal. Récit des trois derniers épisodes...

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Toujours présents

Trois séances en deux mois. Y a-t-il accélération de la mise en œuvre de la métropole ? Oui. Car le 1er janvier marquera une étape importante pour de nouveaux transferts de compétences
jusqu'alors exercées par les communes et les intercommunalités. Cela résulte de la loi. Mais, personne ne s'en étonnera, les maires récalcitrants, une obsession, continuent de manifester leur mauvaise humeur et de promettre des batailles qui, soit dit en passant, sont d'ores et déjà vouées à l'échec. Comme les précédentes. Pire, en se décrédibilisant par l'annonce d'obstacles artificiels, ces élus risquent d'affaiblir leurs chances de trouver la meilleure place possible au sein de la métropole.
Pour rappel, la création de la métropole a pour objectif d'organiser le territoire dans divers domaines tels que la mobilité, l'économie, l'urbanisme, le logement et l'environnement pour n'évoquer que les plus importants. Il s'agit de mutualiser et de rationnaliser les moyens en coordonnant les missions et les défis qui concernent près de 1,8 million d'habitants. Admettons-le, ce n'est pas une mince affaire.
Après la phase légale d'instauration de la métropole, vient maintenant le temps de la mise en commun. Cela ne peut évidemment pas se faire d'un coup de baguette magique. Il y a forcément une période d'adaptation, voire d'expérimentation, qui nécessite des procédures complexes.
Prenons l'exemple de l'eau. Il y a quatre catégories de gestion qui passent actuellement par le public ou le privé. Les contrats ne sont pas tous conclus pour la même durée et il faudra plusieurs années pour les harmoniser et aboutir à une convergence des modes de gestion.
A l'inverse, la mobilité, qui conditionne la cohérence et l'efficacité de tous les modes de déplacements entre les différentes parties du territoire, a été le premier chantier validé avec un agenda dont tout le monde loue la qualité et la pertinence. Rome ne s'est faite en un jour. La métropole aura elle aussi besoin de temps pour se constuire et se développer.
Au conseil de territoire d'octobre, a été évoqué le devenir des offices de tourisme. La loi impose leur transfert à la métropole. Seules les communes classées pourront en conserver la gestion. C'est le cas d'Aix et de Marseille par exemple. Des débats homériques et pleurnichards ont agité certains élus annonçant sans aucune mesure l'apocalyse, rien de moins, "on est étouffés de toutes parts", "on est en train de vivre un nouveau colonialisme"
Autre bataille donquichottesque au conseil de novembre, Maryse Joissains ne s'est pas attaquée à des moulins mais… à des éoliennes. Elle a voulu faire passer une motion contre un projet d'implantation souhaité par deux communes… du Var ! Un département qui n'a rien à voir avec Aix-Marseille-Provence ! Faire du vent, c'est sa spécialité.
Cerise sur le gâteau au conseil de décembre : les conventions à passer commune par commune du Pays d'Aix pour valider les dotations budgétaires arbitrées pour contribuer au budget de la métropole. Gnan… gnan… gnan… "on nous spolie" ont repris en chœur nombre de maires, chacun y allant de sa plainte nombrilique. Mais loin de l'unanimité demandée par Maryse Joissains pour exprimer un avis réservé (qui n'a aucune valeur pour un vote). La présidente venait de fustiger "le"b…" qui règnerait à la métropole. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui rétorquer "vu le désordre et les points de vue divergents qui se manifestent ici ce soir, j'ai plutôt l'impression que vous en connaissez un rayon avec ce mot qui commence par la lettre b"

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mardi 5 décembre 2017

Ravi de décembre : Enquête sur la tendance à la privatisation de la culture

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Les collectivités publiques jouent-elles encore un rôle de soutien aux acteurs culturels ? Tout doit-il passer par des financements privés ? De vraies questions à se poser quand on voit l'évolution à la baisse des subventions. 
Le Ravi de décembre a donc mené son enquête. Amis des programmes et événements culturels et festifs, voyez ce qui se trame en coulisses.
Alors qu'une suite de Marseille Provence 2013 se profile à l'horizon 2018, le monde de l'entreprise s'empare du projet à l'écart des décideurs publics qui ne trouvent rien à redire ou presque.
L'idée de profit doit-elle primer sur la diffusion de la culture ? Et à qui seront réservés ces moments culturels ? Aux habitués, aux connaisseurs qui en profitent toujours ? Ou à toutes les strates de la population qui méritent aussi de découvrir et de partager ces manifestations ?
La culture est-elle pour tous ou pour les initiés ? Quid de la fonction émancipatrice de l'éducation populaire ? Est-il déjà trop tard pour s'interroger sur cette tendance à la privatisation ?
En achetant le mensuel, vous saurez également tout sur les frasques de Muselier qui en est à son troisième directeur et de Bernardini qui continue à s'empêtrer dans des errements délictueux.
Il serait dommage de se priver des informations du Ravi qui a besoin plus que jamais du soutien d'abonnés et de lecteurs pour assurer sa survie.    

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de décembre :

http://www.leravi.org/spip.php?article2899
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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jeudi 30 novembre 2017

Réunion-débat : Pour la pose des compteurs Linky, le courant passe mal !

Il y a quelques jours, j'ai animé une réunion-débat sur les compteurs Linky. J'ai exposé tous les éléments d'information essentiels permettant de comprendre ce qui se cache derrière cette vaste opération commerciale d'enfumage. Compte-rendu…

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On vous l'a peut-être installé. Avec votre consentement ou sans. En votre absence ou par ruse même en votre présence. Vous avez peut-être reçu un courrier d'Enedis et un autre d'un sous-traitant. Ou, vous n'avez peut-être rien reçu du tout.
Depuis que je m'occupe de ce dossier, de nombreux témoignages d'habitants me sont parvenus pour me signaler des méthodes bizarres ou pour me demander des conseils pour refuser la pose des compteurs.
Les situtations sont très diverses : résidence, immeuble, maison individuelle, siège d'entreprise, compteur installé à l'intérieur ou à l'extérieur, ou sur la clôture et donnant sur la rue. Quel que soit le cas, une règle s'applique, celle de l'article 226-4 du Code pénal sur la violation de domicile privé si aucune autorisation de l'occupant n'a été donnée ou si l'intrusion a été faite chez l'occupant qu'il soit propriétaire ou locataire.
Or, les sous-traitants ne s'embarrassent de rien. Leurs employés ont reçu des consignes d'Enedis pour arriver à leurs fins coûte que coûte, y compris en usant de mensonges, d'intimidations, de méthodes agressives et de menaces.
Cela a donné lieu à des situations tendues avec des habitants qui refusaient la pose. Y compris avec ceux qui avaient pris le temps de faire des démarches juridiques, par exemple une "sommation de ne pas faire" établi par huissier, ou envoyé des lettres recommandées de refus à Enedis et au sous-traitant. Les incidents se multiplient. A Aix comme ailleurs.
Les derniers en date ont eu lieu il y a quelques jours à Toulouse et à Louveciennes. Dans le document ci-dessous, on pourra lire tout ce qu'il faut savoir sur le contexte de cette opération 
et ce qui en découle en termes de droit, d'obligations et… d'illégalités.
Alors, l'installation des nouveaux compteurs est-elle une manipulation ? Ces boîtiers sont-ils vraiment utiles ? Quels sont les dangers pour la santé et la vie privée ? Pourquoi Enedis et ses sous-traitants usent-ils de méthodes agressives et illégales ? La municipalité fait-elle le nécessaire pour protéger tous les habitants ? Les réponses sont ici. 

(Pour ouvrir et lire le document, clic sur la vignette)
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vendredi 24 novembre 2017

Aix en bus et BHNS : De grosses fritures sur les lignes sont à craindre...

Les travaux pour créer la ligne du BHNS sont nombreux. Lorsqu'elle sera en service aura-t-on la chance de la voir articulée de manière cohérente avec le réseau Aix en bus ? Pour l'instant, rien n'est moins sûr. Radio Zinzine m'a invité à venir en parler à son micro. L'enregistrement est en fin d'article...

aix en bus dessin

Il n'y a sans doute que les martiens à ne pas avoir vu les gros travaux qui ont lieu d'ouest en sud-est à Aix. Et cela va durer deux ans ou un peu plus. On pourrait se demander si l'on ne serait pas en train de tracer des voies pour un futur parcours de tramway. En fait, non, il s'agit bien de l'itinéraire de sept kilomètres qu'empruntera le Bus à haut de service entre Saint-Mitre et le secteur des facultés. Le réseau des déplacements urbains en sera tout chamboulé.
Or, depuis 2012, date à laquelle une nouveau délégataire, Keolis, a été chargé de revoir les lignes de bus, c'est la pagaille. De nombreux usagers ont pu constater que les lignes et les fréquences sont inadaptées, les informations au public sont contradictoires entre les fascicules papier, le site internet et les affichettes apposées aux arrêts de bus. Et, justement, c'est là que des questions continuent de se poser.
Comment va s'articuler Aix en bus avec le BHNS ? Comment passer d'une logique de lignes à une logique de réseau ?
Il y a quelques mois, lorsque j'ai interrogé Maryse Joissains au conseil de territoire, celle-ci m'a répondu que les deux dossiers étaient traités séparément. Et que les changements et adaptations du réseau de bus interviendraient après la mise en service de l'Aixpress. Etrange de penser que la coordination ne puisse être opérationnelle en même temps.
J'ai récemment appris par un document que l'on m'a transmis que des sondages et des enquêtes ont été entrepris par consultation des Comités de quartiers et qu'une réunion de synthèse a eu lieu le 17 octobre. Bon, c'est un premier pas. Mais il en résulte que le réseau de bus ne verra les premières applications de sa refonte qu'à l'horizon 2021… juste après la mise en service du BHNS.
C'est à ce sujet et sur bien d'autres aspects que Radio Zinzine a souhaité connaître mon avis et m'a donc invité à participer en direct à son journal d'information. Si vous avez raté cette émission, je vous propose une séance de rattrapage avec l'enregistrement ci-dessous. Bonne écoute.

Un peu d'humour ne fait pas de mal…
aix en bus colère

aix en bus trottoir

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vendredi 17 novembre 2017

Le journal de mi-mandat de Démocratie pour Aix est sorti ! A lire ici...

DPA conf presse mag 8
Lucien-Alexandre Castronovo, Souad Hammal, Edouard Baldo, 
Charlotte de Busschère et Hervé Guerrera 
(Clic sur l'image pour agrandir)

Payé sur nos propres fonds, le second numéro de notre journal vient de sortir. Titré "Quel avenir pour Aix-en-Provence ?", il comprend 16 pages. Et, comme on dit familièrement, nous le trouvons épastrouillant.
Nous faisons un bilan à mi-mandat du travail des élus de notre groupe Démocratie pour Aix.
Nous y exprimons nos propositions en contrepoint des choix de la majorité. Les articles sont nombreux et variés. Les lecteurs y trouveront des sujets qui les concernent directement dans leur vie quotidienne.
Il est possible de le découvrir ci-dessous ou en allant sur le site du groupe. Pour recevoir la version papier gratuitement à domicile, il suffit d'envoyer son adresse postale en se connectant au site.

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

Il est aussi directement accessible sur notre site.
Pour recevoir la version papier gratuitement, merci d'envoyer votre adresse postale à
 
journal@democratiepouraix.fr

Toute l'actualité sur le site de Démocratie pour Aix : 
http://democratiepouraix.fr/

Nous organisons une nouvelle réunion-débat publique sur le thème des compteurs Linky. 

DPA réunion débat 22

La vidéo du site Anonymal

DPA conf presse prov 9

DPA conf presse mars 9

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mardi 14 novembre 2017

Conseil municipal : Un ordre du jour ordinaire... ponctué d'escarmouches

L'ordre du jour du conseil municipal de vendredi matin n'était pas vraiment folichon. Mais mon groupe a tenu à évoquer divers sujets épineux. Quant à moi, j'ai relevé des points particuliers qui ne sont pas sans importance. Petite revue...

hotel de ville plafond 2 - Copie
La magnifique salle des Etats de Provence de l'Hôtel de Ville
(Clic sur l'image pour agrandir)
 

A première vue, l'ordre du jour semblait assez ordinaire. Pourtant, cette séance publique a quand même duré trois bonnes heures. Mes interventions n'ont pas été longues. Mais j'ai concentré mes questions sur des points particuliers. 
Jardin Cezanne : Dans un document budgétaire, une ligne indiquait une dépense de 114.000 euros pour le "jardin Cezanne". On m'a précisé que c'était pour quelques nouvelles améliorations. J'ai fait observer que l'on devrait plus le nommer jardin vu que, hélas, tout a été minéralisé. J'ai donc suggéré de changer cette appellation en "espace Cezanne" qui me semble mieux correspondre à l'état aride actuel du lieu.
Fourrière automobile : Dans le rapport annuel d'activité de la fourrière automobile, j'ai relevé que cette année la Ville paierait beaucoup moins au gestionnaire que les années précédentes. Cela est dû au fait qu'un avenant, que j'avais préconisé, avait abaissé le seuil de la garantie d'actvité à partir de laquelle la commune devait compenser le manque à gagner pour insuffisance d'enlèvements de véhicules. Ce seuil minimum avait été ramené à 7650. Or, le nombre de voitures enlevées a été de 7560, soit un écart de 80.
La somme à payer pour insuffisance se calcule sur la base de 100 euros par véhicule. En conséquence, la Ville devra régler 8.000 euros. Ce qui est loin des 71.900 de l'an dernier et des 230.900 en 2015 ou des 270.000 en 2014.
Crèches : Sujet plus délicat, le rapport annuel d'activité des crèches par la société Les petits chaperons rouges ressemble à un document du genre "tout va bien". Si les données sont retranscrites de façon exhaustive, en revanche, on n'y trouve aucun paragraphe ou mention d'un bilan social qui retrace les conditions de travail des salariés, avec une très large majorité de femmes.
Je me suis fait le malin plaisir de rappeler à Maryse Joissains et aux élus qu'en juin 2015 un mouvement de grève avait déjà affecté de nombreuses crèches. Et en novembre 2016, des employées ont même manifesté dans la cour de la mairie pour exprimer leur malaise et tenter de se faire entendre. "Les salaires trop bas, on n'en veut pas. Il faut vite changer, on va craquer ! Notre salaire est moindre par rapport à d'autres professionnels de la petite enfance d'autres structures." déclaraient-elles à l'unisson.
Et que voit-on dans ce rapport annuel ? Des chiffres inquiétants sur l'absentéisme, hors congés de maternité, causé par la tension au travail. Pour assurer tant bien que mal la continuité du service, la direction de la structure a recours à des remplaçantes en CDD. Le taux représente 11,7% de l'effectif des personnels, un taux élevé qui tend à confirmer la réalité d'un malaise persistant. C'est ce qui explique sans doute l'occultation d'un bilan social circonstancié.
Plusieurs de mes collègues se sont chargés d'intervenir sur d'autres sujets. La presse du lendemain en a fait le compte-rendu.

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vendredi 10 novembre 2017

Ravi de novembre : Aix-Marseille Université, une gestion très discutable

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A Aix, le plan Campus avance. Personnellement, j'ai un peu de mal à reconnaître ce qu'il reste des bâtiments où j'ai fait mes études. Je m'en réjouis cependant car ils étaient bien délabrés, et même devenus indignes. Les nouvelles architectures ne sont pas toutes à mon goût. Je trouve qu'elles resssemblent trop à des formes interchangeables qu'on pourrait implanter n'importe où et qui ne tiennent pas compte des caractérisques locales.
Dans le quartier des facultés, les bâtiments sont disparates, sans doute parce que les concepteurs ont voulu imprimer chacun sa marque. Bon, les lieux sont fonctionnels, comme on dit. D'accord. Mais pourquoi ne pas avoir cherché à créer une harmonie des ouvrages convenant à l'empreinte aixoise ?
Loin de ces interrogations, le Ravi de novembre a mené l'enquête sur les choix de gestion des facs. Derrière la façade, on découvre bureaucratisme, privatisation, précarité. Les étudiants ont-ils tous les mêmes chances ou sont-ils tenus de se couler dans le moule qu'on leur propose ? On le perçoit bien avec les questions qui se posent à chaque rentrée universitaire et, celle de cette année, n'a pas manqué de révéler les difficultés d'accueil et d'orientation des étudiants. Il ne faut pas rater cette enquête particulièrement édifiante. Pour les autres articles et rubriques, voyez le sommaire ci-dessous qui ne laisse pas non plus indifférent.

Où est l'harmonie architecturale dans tout ça ?
Clic sur l'image pour agrandir)
fac campus fenouillères

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de novembre :

http://www.leravi.org/spip.php?article2873
Le Ravi sur Facebook
:
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mardi 7 novembre 2017

Quel sort pour le Muséum d'histoire naturelle ? La Provence en parle aussi

Encore quelques mots sur le Muséum d'histoire naturelle qui n'a toujours pas de domicile fixe. Mon article de lundi dernier a été cité dans La Provence de dimanche que je remercie d'avoir relayé l'information et d'aider ainsi à la prise de conscience de la nécessité urgente de mettre un terme à l'incertitude du sort de cet équipement essentiel entre tous.  

museum image

Mon article de lundi dernier sur le destin ajourné de notre Muséum d'histoire naturelle a été relevé par La Provence de dimanche. Cela me touche car le sujet est important. Et plus on en parle, mieux la diffusion de l'information pourra servir la prise de conscience.
C'est bien beau, n'est-ce pas, d'investir 68 millions d'euros pour édifier un équipement de prestige tel que la salle polyvalente de Luynes, dont on a au passage sous-estimé les voies d'accès et le nombre de places de stationnement, ce qui provoque des embouteillages monstres, mais parier sur la culture patrimoniale et éducative paraît être une nécessité aussi fondamentale qu'essentielle.
Le choix du divertissement et du loisir est une chose dont on ne saurait se passer mais celui de la mise en valeur de l'héritage scientifique accumulé au fil des siècles n'est pas moins important. Loin s'en faut, car il pose des jalons dans l'histoire humaine, développe les savoirs, enrichit les connaissances et construit les individus en permettant leur épanouissement.
La politique et la gestion d'une ville doivent être faites de priorités et par conséquent d'arbitrages. Doit-on privilégier le spectacle au détriment de l'instruction ou faire l'inverse ? Tout est affaire de programmation et de moyens judicieusement étalés dans le temps. Avec l'idée de savoir si l'on veut d'abord s'adresser à des publics sensibles aux événements festifs ou à l'ensemble de la population sans distinction d'âge.
Alors, je le dis comme je le pense, à Aix, Maryse Joissains a tranché en faveur du chant des sirènes et de l'arène plutôt qu'au continuum du muséum.

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"Le Muséum d'histoire naturelle d'Aix est toujours sans domicile fixe !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/10/30/35814375.html

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