jeudi 12 février 2015

L'arrêt du Conseil d'Etat : Il était une fois, un contrat… illégal !

L'arrêt officiel du Conseil d'Etat annulant le contrat illégal d'Alain Joissains est enfin arrivé. Justice a été faite et le bonheur est dans le vrai. Voici la décision in extenso…

CE 2 arrêt 2

C'est assurément le courrier recommandé le plus beau et le plus réjouissant parmi tous ceux que j'ai pu recevoir au cours de ma vie publique. Il est enfin arrivé, frappé du sceau du Conseil d'Etat, et "au nom du Peuple français". Quelle magnifique formulation ! J'ai presque envie de l'encadrer, tiens ! Car, oui, le bonheur est dans le vrai… Justice a été faite. Le droit est sauf. Il s'applique à tous.
L'arrêt enfin rendu à ma demande par les plus hauts magistrats français s'inscrit dans le cadre strict qui réglemente la Fonction publique territoriale. Fait non systématique, le Conseil d'Etat m'a informé qu'il sera publié sur son site "en raison de son importance pour la jurisprudence". Je ne vais pas m'en plaindre. Il pourra servir à d'autres personnes susceptibles de déposer des requêtes similaires pour contester des excès de pouvoir dans toutes les collectivités territoriales. L'arrêt a déjà été publié et mis en ligne dans les recueils du droit tels que le Dalloz et le Lebon. Il a aussitôt été repris dans les revues juridiques et sur les sites professionnels.
Jamais, en entamant ma procédure devant le Tribunal administratif de Marseille en 2005, je n'aurais imaginé devoir patienter dix ans et passer par toutes les étapes des juridictions allant jusqu'au Conseil d'Etat. L'attente fut longue mais le résultat est là. Et je peux dire que je n'ai jamais douté de son issue car le contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains était manifestement illégal. Et tant pis pour eux qui ont joué ensemble avec le feu et, au final, mauvais coup double perdu par un ancien maire et le maire en place ! 
Aujourd'hui, je vous propose de lire l'arrêt. Mais je reviendrai sur cette affaire car il reste encore à régler la question du remboursement intégral des salaires indûment perçus. 

(Pour une lecture plus confortable, clic sur le rectangle en bas à droite du document) 

Mon précédent article :
"Le Conseil d'Etat a annulé le contrat illégal d'Alain Joissains !" :
 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/02/04/31460090.html

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mercredi 4 février 2015

Le Conseil d'Etat a annulé le contrat illégal d'Alain Joissains !

Ultime manche et dernière marche pour enfin connaître la décision du Conseil d'Etat sur l'illégalité du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains recruté par Maryse Joissains de 2001 à 2008. Hier, les hauts magistrats l'ont annulé. A ma grande satisfaction...

CE 2 arrêt comptes publics

Post tenebras lux !
Un véritable marathon ! Avec dix ans de procédures, soit plus de 3.000 jours, près de 600 pages de dossiers et 5 passages devant les juridictions du Tribunal administratif, de la Cour administrative d'appel (2 fois) et du Conseil d'Etat (2 fois) pour obtenir la confirmation d'une décision qui avait pourtant déjà été établie trois ans après le dépôt de mon recours initial le 13 mai 2005.
C'est hier que les hauts magistrats du Conseil d'Etat ont prononcé leur jugement sur le contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains qui avait été recruté par Maryse Joissains de 2001 à 2008. Ma satisfaction est complète puisqu'elle valide le bien-fondé de ma requête par laquelle je démontrais que le directeur de cabinet avait bénéficié d'un salaire dépassant abusivement le plafond fixé par la loi sur la Fonction publique territoriale. Selon mes calculs, il n'aurait dû percevoir "que" 307.972 euros. Or, il a encaissé 475.778 euros, soit 167.806 de trop. 
Mais ce n'était pas la seule cause de l'illégalité du contrat. J'y reviendrai dans un prochain article dès réception de l'arrêt.
Le 16 janvier, dans ses conclusions présentées aux magistrats, le Rapporteur public avait préconisé une annulation du contrat mais avait également rejeté les prétendues erreurs de droit de la Cour administrative d'appel sur lesquelles la Ville d'Aix croyait pouvoir s'appuyer pour fonder son appel lors du second passage.
Mieux que cela, le Conseil d'Etat n'a pas traité que la forme du dossier mais a décidé de juger au fond, comme on dit. Il a lui-même établi qu'il fallait régler l'affaire et donc statuer aussi sur les clauses de droit qui n'avaient pas été respectées par le maire lors de la signature du contrat. C'est ce qui a été fait.
Ce lundi, à l'audience de lecture de l'arrêt, les magistrats ont donc évacué tous les moyens défendus en désespoir de cause par la commune et ont prononcé en dernier ressort l'illégalité manifeste du contrat.
Je me réjouis de cette décision qui servira à d'autres requérants lorsqu'ils contesteront des contrats litigieux pour ne pas dire abusifs. J'attends de pied ferme la copie de l'arrêt qui va m'être adressée. Je développerai à ce moment-là un peu plus en détail l'affaire et les considérants du Conseil d'Etat.  

Titre de l'article de La Provence d'aujourd'hui

CE arrêt la provence 4 février 2015

Mon précédent article sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/01/17/31329487.html

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vendredi 30 janvier 2015

Des brèves qui ne sont pas de comptoir…

Récit de quelques turpitudes et coups fourrés qu'il vaut mieux narrer sans se marrer. Il y est question d'argent public, de favoritisme, d'imposture et de bagarres juridiques épiques. Et encore, le verre n'est qu'à moitié plein...

brèves de c pas

Mieux vaut le dire, pour une fois, ce qui suit n'est pas à proprement parler un véritable article. C'est une rubrique qui comporte des sujets très divers, pas forcément reliés les uns aux autres mais qui ne sont pas sans intérêt. Allons-y.
- Métropole vaincra
Malgré toute l'énergie, le bruit, la salive et l'argent public qu'elle aura consacrés à sa propagande, Maryse Joissains n'a pas gagné son pari de bousculer à son profit les fondements de la loi sur la création de la Métropole Aix-Marseille. Si elle a été écoutée par le premier ministre lors d'un entretien qu'elle avait obtenu, elle n'a finalement pas été entendue. La quinzaine d'amendements défendus par ses envoyés spéciaux au Sénat a été retoquée par le gouvernement.
Personnellement, je m'en réjouis pour deux raisons. D'abord, parce que combattre cette réforme territoriale, c'est aller dans le sens contraire de l'Histoire. Ensuite, parce que derrière des arguments agités comme des ajustements de rectification se cache ce qui m'horripile le plus, la tentative de conserver coûte que coûte des situations acquises de pouvoir et de cumul de fonctions pour s'assurer un pré carré d'entre-soi et de rente, à tous les sens du terme.
On peut certes discuter sans fin telle ou telle modalité de la loi mais refuser la nécessaire évolution économique, sociale et solidaire que d'autres grands pays européens ont déjà mise en œuvre il y a belle lurette, c'est rabougrir la pensée et hypothéquer les chances d'un développement territorial plus adapté à notre époque et donc plus efficace en prenant en compte les réalités.
– Promo du chauffeur annulée
Le tribunal administratif de Marseille a finalement annulé la contestée promotion "turbo" du chauffeur de la maire. C'est un retour normal au respect du droit et de l'équité. La Ville va sans doute faire appel de la décision. Mais il lui sera difficile de convaincre les magistrats que la mesure répondait à des critères juridiques alors qu'elle relevait du fait du prince. Le jugement du tribunal crée de fait, et pour l'instant, un obstacle sérieux à la levée de la mise en examen que la maire réclame.
– Simulacre de conseils de quartiers 
La municipalité a fait voter une délibération créant des conseils de quartiers. La loi dite "démocratie de proximité" date de 2002 ! Bon, on pourra toujours dire qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Le problème, c'est que la décision votée n'est qu'un pur simulacre. Ces conseils dénommés "assemblées participatives de proximité" sont des impostures. Elles ne se réuniront qu'une fois par an, sous la présidence d'un élu. Le pire de tout, c'est que les habitants en tant que tels sont tenus à l'écart. Pour la concertation et la participation des citoyens, il n'y a plus qu'à aller se rhabiller ! 
– Fourrière animale aux abois
Gros coup de semonce à la Société protectrice des animaux du Réaltor où la mairie reproche à sa directrice de ne pas être à la hauteur et a par conséquent résilié la délégation de service public. Qui a raison, qui a tort ? L'affaire s'engage sur un terrain juridique où chacune des parties avance ses arguments wouah wouah.
– Marchés publics payés sans vérifications 
La Chambre régionale des comptes a encore mis en cause le Syndicat mixte de l'Arbois à propos d'une somme de 900.000 euros de dépenses liées à des marchés publics, somme qui n'aurait pas dû être payée par le service comptable de l'établissement sans s'appuyer sur des pièces justificatives ou un contrôle préalable. Je ne peux qu'approuver ce genre de contrôle et, le cas échéant, toute décision qui mettrait fin à des déréglements au préjudice de l'argent public. 
Voilà, voilà. Il y a bien d'autres sujets mais il fallait faire un tri significatif...

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vendredi 23 janvier 2015

Vive la presse libre ! Il faut aussi soutenir le Ravi qui vient de sortir !

une ravi 125

La famille des médias vraiment libres n'est pas grande. C'est elle qu'il faut soutenir car son indépendance est en péril. Charlie Hebdo était en difficulté avant la tragédie qui l'a touché. Dans notre région, la survie du Ravi ne tient qu'à un fil. Notre mensuel, Charlie et le Canard trempent leur plume dans le même encrier. Ne les perdons pas.
Nous avons marché par millions pour défendre notre chère liberté d'expression. Le geste utile maintenant est d'acheter régulièrement cette presse-là et aussi de s'abonner pour assurer les meilleures conditions de parution à ces volatiles qui bousculent si salutairement tous les clichés, les esprits et les consciences.
Ce mois-ci, le Ravi rend hommage à Charlie et rappelle les partenariats que ses journalistes et dessinateurs développent depuis plusieurs années dans une communauté d'initiatives et de projets. Sans oublier de rendre compte de l'actualité régionale dont on pourra trouver le sommaire ci-dessous.
Que sont 3,40 euros par mois ? A peine le prix de trois baguettes de pain. Alors, pensez-y fort. Le Ravi, c'est aussi de la nourriture qui fait du bien autrement parce qu'elle ne rassit pas.

Le sommaire du n° 125 de janvier :
http://www.leravi.org/spip.php?article1939
Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

ravi je suis

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samedi 17 janvier 2015

Le Conseil d'Etat confirme que le contrat d'Alain Joissains est illégal

La procédure que j'ai engagée il y a 10 ans arrive à son terme. Hier après-midi, le rapporteur public du Conseil d'Etat a demandé la confirmation de l'annulation du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains. J'ai donc confiance pour la décision finale...  

Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains
Le contrat initial d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains 

Hier, au Conseil d'Etat, a eu lieu l'audience qui devait dire si le contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains était illégal. Dans ses conclusions, le rapporteur public a balayé tous les arguments défendus par la Ville d'Aix, par Maryse Joissains en sa qualité de maire et par Alain Joissains lui-même en tant qu'observateur. La décision finale interviendra incessamment mais il m'est difficile d'imaginer qu'elle soit différente.
Depuis le début de cette affaire administrative que j'ai entamée il y a presque dix ans alors que j'étais conseiller municipal d'opposition, tous les jugements prononcés sauf un ont validé ma requête en annulation dudit contrat. C'est ce qui fonde ma confiance pour le résultat final.
Pour mémoire, le contrat signé par Maryse Joissains en faveur d'Alain Joissains outrepassait les limites et le plafond de salaire autorisés par la loi sur la Fonction publique territoriale. En sept ans d'exercice, de 2001 à 2008, le directeur de cabinet n'aurait dû percevoir, selon mes calculs, "que" 307.972 euros. Or, il a encaissé 475.778 euros, soit 167.806 de trop.
Je reviendrai plus en détails sur la procédure à réception du courrier officiel des magistrats parisiens siégeant dans la plus haute juridiction française.

contrat joissains conseil d'état image - Copie

contrat joissains conseil d'état 16 janvier 2015

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lundi 12 janvier 2015

Dimanche, tous les Aixois s'appelaient Charlie...

Ce dimanche, plus de 30.000 personnes ont participé à la marche républicaine aixoise, une mobilisation jamais vue au cœur de la ville où tout le monde s'appelait Charlie...    

manif 11
Place de l'Hôtel de Ville d'Aix, en attendant le début de la marche

Vous le saviez, vous, que le prénom le plus répandu en France, et même dans le monde, était Charlie ? Incroyable, pensez-vous ? Eh bien, la preuve concrète en a été apportée hier par la présence massive dans les rues de tous les détenteurs de ce sympathique patronyme.
Et ils n'ont pas hésité à le scander des milliers de fois entre deux Marseillaise, des slogans et des applaudissements qui ont fait trembler les façades et tressaillir, là-bas, ces assassins sans nom, sans cervelle et sans scrupule qui n'ont toujours pas appris à ne pas confondre des crayons et des armes.
Le peuple aixois aussi a envahi toutes les artères de la ville pour signifier à tous ces barbares qu'il leur faudrait d'abord aller à l'école avant de se croire adultes et de pouvoir faire joujou avec le feu.
Aussi loin que porte ma mémoire d'Aixois, je n'ai jamais vu une foule pareille se mobiliser 
(on avance une évaluation à 30.000 personnes, un record inédit à Aix, sauf peut-être lors de la Libération en 1945). Pourtant, j'en ai fait des manifs ! Mais là, franchement, hier, j'ai été figé sur place, à tous les sens du terme. Et quand je dis figé, ce n'est pas une image. La place de la mairie était bloquée tandis que de nombreux manifestants étaient eux-mêmes retenus et à l'arrêt dans les rues adjacentes. Il a bien fallu plus d'une heure de patience avant de voir les rangs gagner les premiers centimètres de la marche. Et devinez quoi, personne ne s'est plaint, personne n'a bougonné.
Notre belle France, pourtant si prompte d'habitude à rouspéter pour et contre n'importe quoi, a gardé toutes ses forces pour défiler comme un seul et entonner, pleine de dignité, l'air de son bien le plus précieux et le plus inaliénable, celui de la liberté.
Hier, cette réponse populaire rare et exceptionnelle à une tragédie aussi bestiale qu'injuste m'a semblé exprimer une prise de conscience collective. Et je me suis mis à espérer que cette prise de conscience collective ne soit pas le fruit d'une mobilisation ponctuelle ou une illusion de circonstance. Et qu'elle ne se dissolve pas du jour au lendemain.
Oui, ce dimanche, la France s'est levée. Comme par le passé, dans les heures les plus sombres, elle a encore une fois su être exemplaire en clamant dans un sursaut d'union et en montrant au monde entier qu'elle ne laissera personne toucher impunément aux valeurs de la République.

manif 11
Rue Paul-Bert, avant d'atteindre le Beffroi

manif 11
Place de l'Hôtel de Ville d'Aix

manif 11
Rue des Cordeliers, au départ du tour de ville

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jeudi 8 janvier 2015

Balles tragiques à Charlie Hebdo

Je n'ai plus de larmes. Oui, Charlie Hebdo, Cabu mon amour, Charb notre frère, Wolinski le tendre, Tignous et Honoré nos amis, Bernard Maris l'érudit, mais aussi Philippe Lançon la plume blessée, nous ne laisserons pas faire.

charlie image

Notre Charlie vivra ! Nous défendrons toujours avec plume, crayon et papier cette très chère liberté d'expression. Merci à vous pour tous les bonheurs que vous nous avez légués.
Militant, soutien et amoureux de la presse libre et indépendante, j'achète le journal toutes les semaines depuis le début de Charlie. Et je l'ai encore fait hier matin sans savoir que ce serait le dernier numéro marqué du sceau de vos signatures joyeuses qui illuminent le cerveau.
Je n'ai plus de larmes pour vous dire combien je vous attendais, vous aimais, vous dévorais. Je vous mets tous à la place d'honneur de mon panthéon personnel.

Amis lecteurs, je n'avais pas imaginé une si terrifiante nouvelle et avais prévu de publier un article coup de gueule contre les mauvaises méthodes de certains médias. Le voici quand même. On pourra comprendre pourquoi il faut aimer le courage de Charlie Hebdo.
Des médias qui font honte
Si, si, ils le font exprès car il en faut pour tous les dégoûts. Des informations nullardes et des articles pour gogos, il y en a à la tonne, sur les chaînes robinet de télé irréalité, sur les sites fosse septique et dans certains journaux paresseux et sans figure qui recopient l'AFP.
On les reconnaît à leurs titres qui font le trottoir pour attirer le client. Ils parasitent et écrasent tout au détriment de faits essentiels qui sont donc réduits à portion congrue. Le racolage sévit maintenant partout sans vergogne. C'est quasiment un concours à qui aura la plus grosse… audience, en toute désinvolture.
Tout est fait pour crétiniser les candides, formater les esprits et vider les crânes pour les remplir d'eau. Leurs tours de passe-passe sont pourtant bien visibles. Mais ils parviennent à hameçonner les plus crédules qu'ils ont habitués à se laisser vampiriser.
On a honte pour eux, les médias qui montrent leur derrière. Et de la gêne, pour les ingénus qui regardent dans l'orifice. La moindre flatulence sans intérêt est montée en épingle et servie toute puante sous l'apparence d'une information déterminante pour le destin de la planète. Les clichés les plus éculés, les marronniers les plus usés, les formulations les plus affriolantes et les recours aux plus bas instincts sont devenus leur art et leur manière de simuler le journalisme d'investigation. On en trouve mille exemples par jour.
Quand ce ne sont pas les titres qui aimantent la curiosité ("Jambes ouvertes ou fermées dans le métro, un faux problème" – un vrai titre puisé dans l'Obs), ce sont les déclarations dont la vacuité remplirait d'un seul coup le néant ("On a perdu car on n'a pas gagné" – déclaration véridique de Ronaldo "J'adore les avant-matchs. Je sens toujours la naphtaline monter en moi"). Après ça, essayez de lire ou de relire du Voltaire, du Rimbaud, du Hugo ou du Proust, ou même du Zemmour, tiens ! Non, pas lui, ça pue le zyklon !
Et n'évoquons pas la langue française massacrée, leurs seuls deux cents mots qui tournent en boucle ou l'illettrisme de ceux qui les éructent au kilomètre.
Sur les chaînes à débit permanent qui reprennent entre les pubs les mêmes infos superficielles et insignifiantes tous les quarts d'heure en répétant le nom de leur chaîne mille fois à l'heure, ils ont même inventé des injonctions infantilisantes censées retenir ceux qui voudraient fuir : "Restez avec nous !" Non, mais ça va pas, non ? Et si moi j'ai envie d'aller voir si mes toilettes sont plus propres que les vôtres ? Je vais me gêner, tiens ! Vous vous croyez malins mais vous avez oublié une astuce : fournir la colle ou les vis pour nous fixer à notre fauteuil.
Et puis, fin du fin, il y a aussi ces "sondages du jour" où il faut répondre par oui ou par non à des questions improbables, bien populistes, que l'on trouve aussi bien sur les sites que sur les télés ou dans les journaux. Voyez-vous comme on émascule le diversité des opinions, comme on dresse le bétail en mode binaire et comme on fabrique des zombies. Oui, chez nous, en France, le pays des Lumières ! Basta pour aujourd'hui.
Une prochaine fois, si mon champ astral est avec moi bien entendu, je vous parlerai des horoscopes à neuneus qui bourrent le mou des benêts qui ne savent plus à quel signe se fier. Le lecteur fidèle de ce blog aura remarqué que cet article est un peu iconoclaste. Mais il fallait bien commencer l'année par un petit coup de gueule qui soulage, non ?

charlie dessin duverdier sud-ouest

the news plantu

Petit florilège de vrais titres parus ces derniers jours…

titres médias image 

titres médias Xtitres médias X - Copie

Deux bons articles qui en disent encore plus…

logo acrimed

http://www.acrimed.org/article4537.html

logo rue89 bis

http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/01/monde-selon-bfmtv-256843

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jeudi 1 janvier 2015

Osons espérer que l'année 2015 soit douce et belle !

voeux 2015 - Copie - Copie - Copie (2)

Pouvons-nous nous complaire dans des vœux de circonstance ?
Que valent les mots de santé, de bonheur et de prospérité ?
Ne sont-ils pas répétés mécaniquement, à satiété, jusqu'à en être creux ?
Allons-nous encore faire semblant ?
Et ne pas toujours vouloir voir la misère autour de nous ?
L'année qui commence nous offre encore une nouvelle chance.
Celle de ne pas détourner notre regard des réalités.
De faire des choix politiques concrets.
Et d'agir ici et là, chez nous et près de chez nous.
 
Rater cette occasion,
C'est perpétuer les déséquilbres sociaux,
C'est aggraver la vie à plusieurs vitesses,
C'est gaspiller le potentiel des talents,
C'est affaiblir le développement économique,
C'est étouffer l'épanouissement de chacun,
C'est mettre en péril l'harmonie humaine de notre pays et de notre cité.
Alors, tâchons d'éviter le pire.
Pour que la vie soit douce et belle…

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mardi 23 décembre 2014

Le blog se re-pause en attendant 2015

blog pause 4

Mon blog m'a gentiment prévenu. Pas question que je ne lui octroie pas sa petite pause de fin d'année. Chic ! Ça tombe bien, c'est aussi le temps de la mienne. Alors, hein, j'aurais bien mauvais cœur à vous faire venir ici tous les jours pour rien. Mais, si l'humeur vous titille, vous pouvez continuer à consulter le blog pour tout, il y a matière. 
La reprise est fixée à début janvier. D'ici là, permettez-moi, chers amis, de vous souhaiter de délectables réjouissances. Mais ne faites quand même pas ce que je ne ferais pas, ce qui vous laisse en fait... tout champ libre !

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vendredi 19 décembre 2014

Le Ravi de décembre relève les bras mais a aussi besoin de notre soutien !

Une RAVI 124 en grand

Y a-t-il cadeau plus approprié et plus utile en cette fin d'année que de se procurer le Ravi ?
S'il n'est sorti que ce jeudi au lieu de l'habituel premier vendredi du mois, ce n'est pas pour faire plaisir au sapin du calendrier. Non, c'est parce qu'il traverse un moment désagréable pour tenter de se maintenir. Le mensuel ne vit pas de la publicité mais de l'effort conjoint de son équipe et de ses lecteurs pour lui assurer une parution régulière.
Il est édité par une association, La Tchatche. Ses fonds disponibles étant faibles et fragiles, elle a dû passer devant le tribunal d'instance qui a accepté de la placer en redressement judiciaire (lire l'édito sur le site). Résultat, elle peut donc continuer à imprimer ses joyeuses pages.
Dans le cadre de ce statut, qui sera provisoire, espérons-le, le Ravi peut encore relever les bras. Mais cela va se faire en modifiant un peu sa pagination, une façon de réduire pour un temps les dépenses de fabrication.
Cela n'affectera en aucune manière la qualité des informations. Il est donc plus que jamais nécessaire et pressant d'apporter un soutien à ce journal original qui secoue les branches quand d'autres nous les servent en bûches sans sève. On pourra d'ailleurs le vérifier sans peine avec ce numéro 124 de décembre (pour s'abonner, voir aussi sur le site).
On y trouve un article sur la mise en question du pluralisme des médias et un autre sur l'économie sociale et solidaire. Puis, pour éclairer notre lanterne citoyenne, le Ravi a établi le palmarès des élus cumulards de notre région (100 élus sont ainsi impitoyablement passés au grill) - le non cumul est un sujet qui me tient à cœur -, et une analyse sur les risques politiques majeurs que font courir les poussées de l'extrême-droite pour les échéances électorales de 2015, départementales et régionales, en particulier en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Il faut lire aussi le compte-rendu, en forme de contrôle technique de la démocratie, minute par minute, du conseil d'arrondissement de Marseille où un frontiste dirige la mairie, démonstration révélatrice sur les méthodes employées.
Enfin, comme je le répète à chaque parution, les brèves, les beaux dessins et l'humour sont un régal qui apporte un contrepoint revigorant aux nouvelles parfois bien cafardeuses.

Le sommaire de décembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1920
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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