jeudi 15 mars 2007

Sonder ou (se) tromper ?

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Comment sont-ils réalisés ? (2)

La théorie des sondages est basée sur la notion mathématique de probabilités. Elle part du postulat que l'on peut connaître l'opinion d'une population donnée en observant l'opinion d'un petit sous-ensemble de celle-ci, à condition que cet échantillon possède les mêmes caractéristiques que l'ensemble de la population.

Les sondages politiques s'appuient généralement, pour la constitution de l'échantillon à interroger, sur la méthode des quotas. Cette méthode est moins fiable que la méthode théorique du tirage aléatoire. Elle est utilisée pour des impératifs de délais de réalisation et de coûts.

La méthode des quotas consiste à choisir un échantillon qui a la même répartition que la population française, sur plusieurs critères signalétiques. La taille des échantillons utilisés pour ces sondages est, généralement, d’environ 1.000 personnes. Il est à noter que cette même taille d'échantillon est également utilisée très souvent aux Etats-Unis, qui ont pourtant une population de 270 Millions de personnes.

Cela s'explique par le fait que la fiabilité des chiffres obtenus dépend très peu de la taille de la population mère et beaucoup plus de la valeur absolue de la taille de l'échantillon. Ainsi, il faudrait également interroger 1.000 personnes en Belgique ou à Monaco, pour disposer du même niveau de fiabilité.

Notons qu'il existe un autre critère très important pour l'estimation de la fiabilité des résultats : la répartition des réponses. En effet, une répartition de 50-50 implique une marge d'erreur bien plus importante qu'une répartition 80-20, pour une taille d'échantillon donnée.

Notons qu'en théorie, l'utilisation de la méthode des quotas ne permet pas de calculer de manière scientifique une marge d'erreur pour le sondage effectué. Mais en pratique, on considère que cette marge d'erreur est comparable à celle des sondages réalisés avec un tirage aléatoire.

Les marges d'erreurs des valeurs obtenues sont calculées à un niveau de confiance donné (généralement 95%). Ainsi, pour 1.000 personnes interrogées, l'erreur est de +/-3,1%, au seuil de confiance de 95%, pour une réponse donnée par 50% des sondés. Concrètement, cela signifie qu'il y a 95% de chances que si l'on interroge l'ensemble de la population, la proportion de personnes qui donneront cette réponse se situera entre 46,9% et 53,1% de la population.

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mercredi 14 mars 2007

Sarkozy, arrête tes délires !

J'en ai marre d'entendre Sarko débiter ses délires à longueur d'émissions à la télé.

Marre d'entendre, lorsqu'on indique que les jeunes des banlieues veulent être traités à égalité et avoir un job, leur répondre : "formation qualifiante", "des droits mais aussi des devoirs", "il faut qu'ils respectent les règles de la République."

Comme si les délinquants ne se trouvaient qu'en banlieues, que les fils à papa des beaux quartiers sont tous honnêtes, que certains n'y trafiquent pas la drogue eux aussi, que leurs pères ne sont pas également des délinquants en col blanc ou délinquants tout court, tout aussi dangereux pour la République, la solidarité et le respect des lois de la République.

Et que fait-on au plus haut niveau de l'Etat alors qu'on y a déjà tous les droits ?

Comme s'il n'y avait en banlieue que des tarés incultes à former par une énième "formation qualifiante", alors que certains sont très intelligents et surdiplômés et qu'ils veulent bosser sans avoir à en rajouter !

Marre d'entendre les saloperies de ce Sarkozy qui tourne en rond dans ces slogans bidons, qui cherche à diviser la France pour réussir son coup et être élu au mépris des règles de la République fraternelle, libre de démagogie et assurant l'égalité des chances pour tous.

Marre qu'il n'y ait personne pour lui dire en face que son discours c'est de la guerre civile.

Marre, oui, que notre Etat reste silencieux sur tous ceux qui le séquestrent ou permettent sa séquestration par leur passivité complice de ce crime contre la République et en particulier contre ses enfants.

Pour eux, Sarkozy est doué. Pour moi, il est dangereux et nul à vomir et appartient déjà au passé !

Marre que la réaction soit molle autant que sont saturés les comptes en banques des profits tirés de la traite de la République.

Marre de voir qu'il y a tant à faire et que nous soyons coincés comme ça sans pouvoir faire cesser toutes les manipulations de l'opinion.

Alors, 2007 sera-t-elle enfin l'année de l'espoir ?

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Sonder ou (se) tromper ?

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(L'annonce du sondage Roosevelt et le portrait de George Gallup)

J'ai trouvé ça sur le net. Il s'agit d'une série d'articles qui sondent les sondages. C'est bien fait et on y apprend pas mal de choses sur ce qui, en France, est devenu un vrai sport. Mais qui a eu l'idée des sondages ? A quoi servent-ils ? Comment sont-ils fabriqués ? Est-ce du bidonnage ? Sont-ils fiables ? Font-ils l'opinion ? Que disent-ils ? Découvrons le premier article… La suite chaque jour sur votre blog préféré, le mien !

Un peu d’histoire (1)

Avant d'aborder la méthode des sondages, intéressons-nous un peu à leur genèse. Les politiques naissent vraiment en 1936, à l'occasion de l'élection présidentielle américaine. Roosevelt, président depuis 1932, se présente pour un second mandat contre London. La presse américaine affirme que London va gagner, après avoir eu recours, comme à l'habitude depuis le début du 19ème siècle, à ce que l'on appelle les "straw votes" (votes de paille).

Cette technique consiste, pour les journaux, à demander à leurs lecteurs de renvoyer un coupon mentionnant leur choix. Ainsi, le Literary Digest reçoit près de 2 millions de réponses qui pronostiquent la victoire de London. De son côté, George Gallup, qui vient de créer en 1935 l'un des premiers instituts de sondages, pronostique la victoire de Roosevelt, en interrogeant un échantillon représentatif de 4.000 personnes seulement. L'élection lui donne raison.

Dès 1938, Jean Stoetzel, créateur de l'IFOP (Institut Français de l'Opinion Publique) importe cette technique en France et la désigne par le mot "sondage", à consonance scientifique. Mais c'est en 1965 seulement que les instituts de sondage réalisent pour la première fois une estimation de vote le soir de l'élection présidentielle. Les Français découvrent à 20 heures, que le Général de Gaulle est mis en ballottage par François Mitterrand. Cette date marque l'entrée en force des sondages dans le paysage politique français.

La nouveauté en cette année 2007 est que ces sondages vont pouvoir être publiés, y compris dans la semaine précédent les élections (jusqu'au vendredi minuit). En effet, la loi de 1977 qui interdisait toute publication pendant la semaine précédant les élections a été mise à mal par les nouvelles technologies de la communication. On se rappelle tous le sondage sur le second tour des élections présidentielles de 1995 publié dans la semaine de l'élection sur le site Internet de "La Tribune de Genève". De même, les sites de la presse française ont placé, lors des législatives de 1997, des liens vers des sites étrangers présentant les derniers sondages préélectoraux.

Dans un arrêt de septembre 2001, la Cour de Cassation a jugé que la loi de 1977 était contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme, au nom du droit à l'information. Le Parlement en a tiré les conclusions, en légalisant, le 7 février dernier la publication des sondages jusqu'au vendredi minuit précédant l'élection.

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mardi 13 mars 2007

Joissains dissout Genzana !

Sans doute inspirée par Chirac qui n'avait pas encore tenté son ultime expérience, se dissoudre lui-même – mais c'est fait depuis dimanche – Joissains en a profité pour plonger Genzana, son actuel suppléant, dans un grand bain de soude.

Emportée par son élan, elle l'a auparavant obligé à ravaler sa grande consultation, son projet et son équipe pour l'avenir d'Aix.

Voilà donc la députée UMP en selle avec un nouveau suppléant pour guerroyer contre tout le monde et surtout contre les traîtres de son propre camp. Mais est-elle crédible ? Ce n'est pas la présence à ses côtés du second couteau élimé Muselier qui pourra ripoliner son bilan désastreux dans le Pays d'Aix.

Ce semblant de soutien de Gaudin, qui n'aurait donc propulsé Genzana que pour mieux le couler – ce qui paraît peu vraisemblable –, n'est pas franchement de bon augure pour redonner une nouvelle fraîcheur à Joissains et à sa crédibilité complètement entamée.

A l'évidence, à l'UMP, les entourloupes ne font que commencer. Il reste encore beaucoup de comptes à solder. Chic, va y avoir de la bagarre !

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Brèves : Et si on se mettait à compter juste ?

12 vivants hypothétiques

Chaque fois que l'on publie le nombre de tués sur les routes, on entend des expressions extravagantes. Ainsi, récemment encore, dans les commentaires sur les chiffres en baisse en février 2007 par rapport à ceux de janvier 2007, mais en hausse par rapport à février 2006, il a été question de 12 morts de moins. En fait, on parle de 12 vivants hypothétiques et parfaitement anonymes qui ne savent pas qu'ils ont échappé à leur fin. On ferait mieux de s'en tenir aux morts réels. Ce serait psychologiquement plus porteur et pédagogiquement plus efficace.

Au lieu de cela, on voit que les autorités n'en ont cure puisque leurs objectifs sont autres. Ils jouent sur la propagande de leurs performances. Exemple-type, la déclaration de Dominique Perben sur les chiffres de janvier, cette semaine : "Le bilan reste "positif" par rapport à la hausse de 13,9% constatée en janvier." Il y a eu quand même 277 morts réels en février !

La fièvre des antennes relais

C'est comme un thermomètre mais ça ne se met ni sous le bras, ni dans la bouche, pour rester poli. Cela ressemble à un outil malin destiné à rassurer les angoissés des antennes relais. La mairie de Marseille a donc fait fort en présentant un appareil qui mesure les champs électromagnétiques créés par les antennes relais. Il a été testé dans la cour d'une maternelle surplombée par une antenne. La limite est de 50 volts par mètre et on a mesuré 0,13 V/m. L'appareil peut prendre des mesures en continu et sur plusieurs jours.

De son côté, l'association Ecoforum, qui demande le retrait des antennes proches des écoles, s'est elle aussi dotée d'un appareil. "On peut faire des mesures sur demande, en doublon avec la mairie, à des horaires différents et à différentes positions", explique l'association. Marseille compte actuellement plus de 800 antennes relais. Va y avoir du boulot mais c'est mieux que rien.

A Aix, on en est à la préhistoire et la médecine est celle du coup de gourdin dès que quelqu'un s'avise de poser des questions. Alors, attention au retour du thermomètre. Il pourrait exploser à la gueule de qui-vous-savez-déjà à la prochaine montée de fièvre des Aixois qu'elle fait poireauter depuis des mois.

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Jeudi 15 mars : Non aux expulsions !

L'association "Consommation, Logement et Cadre de Vie" a pris l'initiative de faire circuler une pétition et de manifester le 15 mars à 17h30. Comme d'autres organisations, le Parti Radical de Gauche apporte son soutien à la CLCV, a signé la pétition et sera présent devant la sous-préfecture d'Aix.

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Non aux coupures d’eau et d’énergie !

Le texte de la pétition

Le logement est un droit fondamental et la loi de 1956 a instauré la "trêve hivernale", les expulsions ne sont pas possibles entre le 15 novembre et le 15 mars. L’accès à l’eau et à l’énergie est aussi un droit essentiel. La loi Engagement National pour le Logement de 2006 a interdit les coupures pendant la même période, et la loi sur logement opposable de février 2007 interdit enfin les coupures d’eau toute l’année, mais seulement pour les bénéficiaires du dispositif solidarité eau.

Et après que fait-on ? On expulse, on coupe l’eau et l’énergie ? Pourtant ces droits sont vitaux toute l’année.

-- Lorsque les personnes, en toute bonne foi, ne peuvent pas payer, il revient à la solidarité nationale de prendre le relais, sans expulsion, et sans interruption de fourniture. Tout doit être mis en œuvre, sans délai, pour qu’elles retrouvent les moyens pour vivre dignement sans assistanat. En attendant, dans tous les cas, logement, eau et énergie doivent leur être maintenus sans restriction.

-- Lorsque les personnes peuvent payer, elles doivent le faire. Si elles ne remplissent pas leurs obligations, les bailleurs et les fournisseurs d’eau et d’énergie, disposent de nombreux moyens qu’ils peuvent mettre en œuvre au plus vite pour les contraindre à payer, mais sans remettre en cause les droits fondamentaux.

-- Lorsque les personnes sont dans la rue, l’Etat doit leur assurer le logement, l’eau et l’énergie. La dignité humaine sera mieux respectée, et cela coûtera moins cher aux contribuables que les solutions qui consistent à reloger d’urgence en hôtels meublés.

Le 15 mars 2007, compte tenu de la gravité de la situation, la CLCV demande aux pouvoirs publics de déclarer un état de crise, avec :

-- L’arrêt de toute procédure d’expulsion et de coupure d’eau, d’énergie ;

-- La suspension des opérations de démolition dans les villes où il manque le plus de logements, le temps de produire les logements nécessaires en quantité suffisante ;

-- La révision des permis de construire, afin que tout programme de construction d’immeubles ou de lotissements bénéficiant d’aides publiques directes ou indirectes, sur tout le territoire, comporte au moins 20% de logements sociaux ;

-- L’organisation d’un vrai débat, préparé par la Commission Nationale du Débat Public, et la mise en place d’une conférence nationale réunissant toutes les parties concernées afin de préparer les solutions concertées permettant enfin de sortir de la crise. Elle devrait être suivie de conférences régionales et intercommunales pour la mise en oeuvre.

La période électorale ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, le droit au logement, à l’eau, à l’énergie, ne peut attendre. Ainsi, les mesures législatives nécessaires pour régler au fond les problèmes pourront être prises dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.

Contact : www.clcv.org 

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lundi 12 mars 2007

Il s'en va, ils restent !

Chirac sur le départ, SDF sur le trottoir !

Pas la peine d'aller chercher loin. La réalité crève les yeux. Il aime la France et les Français, dit-il. Mais pourquoi y a-t-il des gens sous les tentes ? Il a fait tout ce qu'il a pu, revendique-t-il. Pour qui ? Pour ceux du CAC 40 ? Il aurait voulu faire plus, regrette-t-il. N'a-t-il pas surtout fait plus pour les très gros salaires ? N'a-t-il pas creusé la fameuse "fracture sociale" ? Le chômage, quoi qu'il en ait dit, n'est-il pas malheureusement encore là ?

Ah, mais il y avait Bernadette ! Elle aussi a fait ! Ouais, la charité. Non merci ! Quand on a le pouvoir, on agit en appliquant la solidarité. Cela passe par la prise en compte publique des situations difficiles. Il n'a pas fait la guerre, c'est toujours ça de gagné. Mais, le champ de ruines est social et ce n'est pas mieux.

Bon, la page va se tourner mais elle restera écrite. Il ne faudra surtout pas reprendre quelqu'un qui aggravera l'état de notre France. Faudra y penser dans quelques semaines.

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Ils ont quitté les lieux mais pas la rue

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Les SDF de la Rotonde ont quitté les lieux mais pas la rue. Ils sont désormais logés à "l'impasse Joissains, "rue de la misère". D'après le maire, "manifestement, ces gens se moquent du monde." Peut-on être plus cynique quand on n'a pas construit de logements sociaux, qu'on n'a pas développé l'hébergement d'urgence, qu'on n'a pas pris d'initiative pour des solutions pérennes et surtout qu'on n'a pas été capable d'écoute face à la détresse. Mme Joissains, c'est bientôt votre tour. Comme lui, il va falloir vous en aller aussi. Votre bilan ne vaut pas mieux. Si vous faites encore appel au tribunal, en passant, n'oubliez pas le sens du mot "justice" qui est au fronton.

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dimanche 11 mars 2007

Tag ta maire !

La lutte contre les tags que la municipalité mène en centre ville ne fait que déplacer le problème. Maintenant, par exemple, on voit même des panneaux routiers, qui n'avaient jamais été souillés, couverts de peinture. Au stade Carcassonne, le délire atteint son paroxysme sur les murs des bâtiments pourtant clôturés. J'ai pris cette photo du plateau sportif dimanche matin. Il n'y a qu'à admirer… les dégâts. Ce sera la même chose avec la vidéosurveillance concentrée dans l'hyper-centre. Les délits se commettront de plus en plus en périphérie. Bon, bref, il va falloir repenser tout ça de manière globale, après les Joissains.

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Des brèves politiques étonnantes…

Adhérent… fictif

Une de mes connaissances du PRG vient d'avoir une belle surprise. Dans sa boîte aux lettres, il a trouvé une enveloppe contenant "sa" carte d'adhérent à l'UMP, à son nom, au tarif étudiant de 10€. Evidemment, il n'avait rien demandé ! Il y avait aussi un reçu permettant d'obtenir une déduction fiscale. On peut donc se poser plusieurs questions. Comment sait-on qu'il étudiant ? Qui a bien pu fournir ses coordonnées à l'UMP ? Comment ce parti a-t-il pu envoyer tout ça sans aucune signature du "non demandeur" ? Combien y a-t-il d'autres adhérents fictifs à l'UMP ? Comment sont fabriqués les listings de ses adhérents ? Utilise-t-on des fichiers de l'état-civil, voire de la police ? Mystère, mais drôles de méthodes quand même ! Toujours est-il qu'il a renvoyé le puant cadeau aux frais du destinataire. Mais combien de personnes ont accepté sans broncher de se faire encarter à leur insu ? Les bras m'en montent.

Sarko, immigré à problèmes

Il a fallu qu'il en remette une couche. Voilà maintenant qu'il veut créer un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale". Qu'est-ce que ces deux termes peuvent bien foutre ensemble ? Moi, je le dis, actuellement, le "seul fils d'immigré" qui nous pose des problèmes s'appelle Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Pourquoi a-t-il tant de hargne envers les immigrés d'aujourd'hui ? N'a t-il pas lui-même souffert étant jeune de porter un nom étranger ? Pourquoi imposer aux autres les souffrances du rejet dû à la différence ? Son but étant évidemment purement électoraliste, c'est encore plus écœurant. A quand un grand ministère de la haine humaine ?

La "première" femme

Pourquoi parle-t-on sans cesse de "troisième homme" ? Jusqu'à preuve du contraire, Ségolène Royal est bel et bien une femme, non ? Ce type de cliché est repris partout sans que jamais la question soit posée sur ce qu'il véhicule. Bayrou ou n'importe qui d'autre devrait être désigné comme le "deuxième" homme par rapport à d'autres hommes et Royal comme la "première" femme par rapport à d'autres femmes ! J'y vois là, y compris au lendemain de la journée internationale des femmes, un langage formaté au carcan du machisme qui résiste insidieusement à l'accès des femmes aux responsabilités politiques, là où elles auraient dû être depuis longtemps. La logique voudrait que l'on parle de "personne". Contrairement à tous ceux qui s'offusquent de la féminisation des noms de fonctions et de métiers, je trouve que c'est par la force des mots que les esprits évolueront réellement vers le respect des individus et des identités quels qu'ils soient.

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