samedi 17 février 2007

La laïcité, force gagnante de la République

CHARLIEDepuis quelques années, le débat sur la laïcité retrouve une vigueur qui exprime que rien n'est jamais acquis et que le combat doit demeurer intransigeant.

La Loi de 1905 fait de la France un pays précurseur et elle est reconnue par les Français comme un facteur de paix.

Elle est la référence essentielle qui distingue ce qui relève de la vie publique et la part qui est liée à la liberté de la sphère privée. Il ne s'agit pas de neutralité.

C'est le régime de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

En fin de compte, le procès intenté à Charlie Hebdo sur la base de comportements confus (on y a parlé de blasphème, de racisme…) aura été un moyen de réaffirmer les principes qui régissent notre droit.

Il aura aussi été un révélateur du degré de confiance que la République accorde à ses citoyens pour s'exprimer librement sur tout ce que la loi autorise, y compris donc les religions.

Le procès aura montré que la critique n'a pas de limites sauf celles qui que la loi générale élaborée par tous peut fixer pour éviter toutes les dérives, l'injure, la discrimination ou encore l'appel à la destruction. Une croyance ou une idéologie ne peuvent souffrir de ces contraintes.

La Procureure a fait un réquisitoire politique, au sens noble du terme, qui a conclu au rejet de la plainte – mais il faudra attendre le jugement – en s'appuyant sur le socle républicain de la liberté d'expression, partie prenante de la liberté de conscience, qui renvoie à l'acte fondateur de la Loi de 1905.

A travers ce procès et les réactions en chaîne qu'il a suscitées, c’est la conception même de l'organisation et du fonctionnement de notre société qui était en jeu.

Ce sont des principes intangibles qui ne peuvent être remis en cause pas plus que les principes d’égalité en droits des individus et de chacun face à ses droits et devoirs ou de la réservation à l’espace public de la ressource publique.

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vendredi 16 février 2007

L'oracle Hulot à Marseille : le pacte et le pactole

dechargeNicolas Hulot à Marseille, c'est comme si Tintin rencontrait Pinocchio. Mais, défense de rire. L'intrépide au cœur vert est venu pour un acte symbolique : recueillir la vertueuse signature de Gaudin au bas de son pactole écologique.

En effet, le cas étant exemplaire, il fallait primer Marseille, via sa Communauté urbaine, pour son obstination à construire un incinérateur au bord de Fos qui, comme chacun sait, avait un urgent besoin de ce nouveau trophée polluant.

A l'occasion de la visite du premier écologiste du monde, un collectif d’associations de défense de l’environnement a dénoncé l'hypocrisie du maire et la caution tacite de notre populaire évangélisateur télé. On ne voit vraiment pas pourquoi. Gaudin a des excuses.

Il s'est tellement battu qu'il n'a même pas eu le temps de lire le "pacte écologique" qui prône la concertation et la consultation de la population. C'est donc tout naturellement qu'il a pris sa décision unilatérale de construire l'incinérateur, mettant en danger l'environnement et la santé des habitants tout en leur pourrissant la vie.

Peu importe que les populations de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis, consultées par leurs maires respectifs sur le précieux cadeau, se soient déclarées contre à 97%.

Interrogé par la presse, l'oracle Hulot, toujours mi-oui mi-non, a rendu sa sentence : "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce qui a été fait mais ce qui sera fait demain et si ce sera cohérent avec la signature du pacte. Les associations sont mieux placées que moi pour juger de la cohérence et de la pertinence de cela. Si elles ont ces réserves, j'ai tendance à penser qu'elles ont de bonnes raisons de les avoir. Je comprends la réaction des habitants de Fos et je la partage. Ils auront payé tous les tributs environnementaux de France et de Navarre !"

Ce qu'il a résumé ainsi à la radio : "C'était peut-être la solution de la facilité, mais ce n'est pas la meilleure réponse."

Ces propos d'un courage inouï montrent bien que Hulot se fiche quand même un peu de ce qui se passe. Il veut simplement qu'on lui signe sa bouillie pour sa bouille.

Et qu'on n'aille pas lui chercher querelle dans les informations du jour. Il n'y est pour rien si Total, l'un des principaux financeurs de sa fondation, a engrangé un bénéfice record de 12,6 milliards en 2006. Et si l'annonce est faite au moment même où cette société philanthropique doit faire face à la justice pour les dégâts causés par l'Erika.

Allez, cessons d'être aussi mesquins. C'est vrai, quoi. Ce qui est fait est fait, l'écologie ne commence que demain…

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jeudi 15 février 2007

Prochain conseil municipal : 19 février

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du conseil municipal

se tiendra

Lundi 19 février à 18h30

à l'Hôtel de Ville d'Aix

Avec 80 rapports à l'ordre du jour de cette séance, on pourrait croire que la municipalité fourmille de projets. En réalité, les trois quarts sont des décisions très courantes qui ne changeront pas le visage d'Aix. Pour le reste, il s'agit de sujets qui vont et reviennent au gré des étapes des procédures.

On trouve quand même pêle-mêle des rapports concernant l'OPAC, l'urbanisme, le carnaval et la vidéosurveillance. Mais aussi des décisions de justice et l'annulation par le tribunal administratif de la délibération accordant la signalisation touristique à Decaux.

Et puis, une absence à relever, celle du dossier sur les antennes relais. Lors du dernier conseil municipal, le maire avait quitté la séance et le premier adjoint avait décidé de reporter le dossier à… février. Pourquoi ne l'a-t-on inscrit à ce conseil ? Mystère.

Pourtant, la situation est préoccupante pour les habitants soumis à la proximité immédiate de ces installations. Nous ne nous contenterons pas des habituelles contorsions destinées à évacuer les questions sans explications sérieuses. Nous voulons connaître toute la vérité sur les raisons de cette dérobade.

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Marseille sur la paille : l'herbe n'y est pas plus verte

logo_MarseilleIl est toujours très instructif d'aller voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Grâce à la séance du conseil municipal diffusée en direct le 5 février, j'ai découvert que Marseille est aussi sur la paille. En 4h22 pour quelque 130 dossiers, deux sujets ont dominé les débats : la vente de bâtiments communaux et les orientations budgétaires.

Le rapport 128 (1h), étrangement avancé en 11e position, annonçait la cession de l'Hôtel Dieu, acheté par la Ville 9,9 M€, cédé pour 7,5 M€ au groupe AXA. Censée renflouer les fins de mois difficiles de la commune, elle a provoqué un tollé. Ce bijou de famille va être transformé en hôtel 4 étoiles et en 75 logements, mettant le mètre carré à 0,48€ par mois !

Le rapport 42 (1h40) concernait les orientations budgétaires pour 2007. Sans rire, l'adjoint aux finances y a vu la gestion rigoureuse (1,8 milliards de dettes !) et les miracles accomplis par le maire. On apprend même que ce dernier vient de se voir décerner une récompense de portée universelle, "L'Equerre d'argent" – si, si, ça existe – "pour une réalisation de grande qualité", à savoir la réfection de la place Bargemont opportunément située devant… l'Hôtel Dieu.

Au milieu des dossiers expédiés à tout vitesse, les élus de l'opposition mécontents, dont Antoine Rouzaud (PRG), fustigent la vente de 2600 logements pour 130 M€ à la Sogima pour les mêmes raisons de renflouement et l'élargissement vers le Nord d'Euromed. Puis, ils s'attaquent au canal de l'Huveaune qui ne serait pas si clair que ça. La majorité se vante du pôle culturel de la Belle de Mai où se tourne une série télévisée quotidienne à succès et qui ferait de Marseille la 2e ville de tournages en France avec 102 jours pour 2006. Aix n'a qu'à bien se tenir.

Patrick Mennucci (PS) fulmine contre les 180 caméras de vidéosurveillance, toutes en centre ville, qui ne résolvent rien car "elles ne couvrent que 1% de la superficie de Marseille, il manque 200 policiers et la délinquance ne baisse pas."

Guy Tessier (UMP) stigmatise la non intégration du dossier des Calanques dans le projet de la ville et de la Communauté urbaine. Il en rajoute une vague en prônant la révision à la hausse de la carte fiscale, ce qui finit par bien agacer Jean-Claude Gaudin, conscient des déficits de la Communauté (1 milliard de dettes !) et qui s'apprête à réduire la part reversée aux 18 communes membres. Piqué au vif, le maire l'asperge d'une remarque acide mais un peu tordue, "Mais cela n'a rien à voir avec la CUM", se plaignant quand même, une fois de plus, de l'adhésion des Pennes Mirabeau à la Communauté du Pays d'Aix qui l'a privé d'une forte taxe professionnelle.

Il est encore question du Frioul qui va être réaménagé, de la fermeture de l'Opéra pour travaux pendant deux ans avec transfert des spectacles au Silo, "si tout se passe bien".

En toute fin de séance, est traitée une question orale de l'opposition sur l'agrandissement d'un collège et le problème de la mise à disposition d'un terrain par la Ville au Conseil général. Gaudin, qui sait toujours tout sur tout (pas comme certaine maire…), narre dans le détail où est le nœud du problème, les obstacles levés, les points à régler et comment il a déjà tout envisagé. Pour les délais, il faut négocier avec l'Etat qui est maître du jeu, "alors, ne venez pas me chercher des hissetouares".

Terminons en signalant que Jean Bonat (PS) occupait étrangement le siège de Jean-Noël Guérini (PS) absent pour problème de santé, Gaudin lui souhaitant courtoisement prompt rétablissement. Jean-François Mattéi (UMP), pourtant rapporteur de plusieurs dossiers, n'était pas là.

Lucien Weygand (PS), silencieux comme à l'accoutumée, s'intéressait du bout des doigts à un magazine plein de photos. C'était la luxueuse revue de 60 pages éditée par le maire pour promouvoir son bilan (comme le fait aussi certaine maire…). Dans une intervention talentueuse (dans ce mot, il y a tueuse), Jean-Pierre Fouquet (Verts) a balancé ses quatre vérités caustiques au maire.

Enfin, fin du fin, une minute a suffi à Renaud Muselier (UMP, ancien "fils de Provence") pour confirmer la vacuité de ses propos qu'il a pris grand soin d'exprimer dans un français très approximatif. Il aura du mal à rivaliser avec Gaudin dont les idées sont aussi mauvaises mais la langue juste, même s'il estropie le mot "tran-oué" qui est bel et bien estranger.

Pour voir l'enregistrement

http://sportsat.mairie-marseille.fr/ArchWM/cm20070205.htm

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mercredi 14 février 2007

Sarkozy se prend les pieds dans la camisole

Maquiller un texte calamiteux sous couvert d'un projet de loi de "prévention de la délinquance", quand il ne s'agit que de mesures répressives totalement délirantes, faut déjà avoir un grain quelque part. Y inclure un volet psychiatrie avec des dispositions relatives aux hospitalisations d'office, faut au moins avoir deux grains. Enfin, faire celui qui écoute les craintes des professionnels et des familles qui n'ont cessé de critiquer cette aberration depuis plusieurs semaines et ont même fait grève pour obtenir le retrait de ce dispositif, faut être cynique ou… cinoque.

Sarkozy a donc fini par annoncer mardi à l'Assemblée nationale le retrait du très décrié volet santé mentale, ajoutant "Je crois que c'est sage" (véridique), alors qu'il défendait pour la deuxième fois son texte devant les députés sous le chahut de la gauche. Oser parler de sagesse, il ne nous l'avait pas encore faite celle-là. Aliénant, non ?

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De Robien ne mérite pas de doubler sa... casse

de_robien

De Robien ne manque pas de culot pour se ficher du monde. Ce mardi, à l'assemblée nationale, à un député UMP posant une question téléphonée sur les remplacements d'absences de courte durée des professeurs, il répond par une flatterie qu'une langue d'hypocrite professionnel ne renierait pas : "On le voit, lorsqu'on fait appel au sens du service public des enseignants, on n'est jamais déçu !" Le ministre a sûrement des choses à se faire pardonner.

La grosse grève du 8 février a dû tinter à ses oreilles. Dans la foulée, un peu partout en France, des mouvements sont en train de s'amplifier dans les établissements avec le soutien des parents. Car les coupes dans le budget de l'Education nationale vont signifier la suppression de 5516 postes d'enseignants et la disparition de 300 000 heures de cours.

Ce même mardi, de Robien en a remis une autre couche en officialisant un décret qui casse une partie du statut des enseignants. A partir de septembre, leurs horaires seront alourdis et peu importe si les effectifs sont pléthoriques. Ils devront, le cas échéant, enseigner dans deux matières alors qu'ils n'ont passé leur concours que pour une. Ils pourront aussi, mais cela existe déjà et va donc s'aggraver, être nommés sur deux ou trois établissements de la même commune ou d'une autre commune.

Ultime perfidie qui annonce bien d'autres catastrophes, le décret va jusqu'à substituer le terme d'"enseignant" à celui de "professeur". Cela n'a rien d'anodin. En effet, depuis cinq ans, de plus en plus de contractuels, issus de secteurs divers, sont recrutés dans les établissements scolaires pour des périodes allant de six à neuf mois, mais pas pour une année entière. Le but de la manœuvre est prémédité. Le non renouvellement de leur contrat vise bien sûr à limiter leurs droits à indemnisation. On les autorise donc à "enseigner" sans avoir le titre de professeur.

S'il ne s'agit pas là de rabaisser les exigences du métier et d'avoir en tête la précarisation des personnels, on ne voit pas très bien ce que cela peut être d'autre. Le tout, pour les titulaires et les auxiliaires actuels, avec une perte du pouvoir d'achat de 6% depuis 2000 et la disparition de 500 euros annuels de leur fiche de salaire. On comprend bien alors la phrase citée plus haut.

Lors de sa nomination, le même ministre déclarait ne rien connaître à l'Education nationale mais qu'il allait essayer d'apprendre. Peine perdue. Non seulement il n'a rien appris mais il s'est aussi permis de se comporter comme un petit saccageur. Il ne lui reste plus qu'à quitter le ministère sans avoir réussi son examen. J'espère qu'en mai les Français ne l'autoriseront pas à doubler sa casse.

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mardi 13 février 2007

Pour un saut qualitatif de l'éducation

ordre_lettres

Une récente étude portant sur des jeunes de cours moyen à la troisième indique que les élèves actuels font deux fois plus de fautes que ceux d'il y a vingt ans. Les alarmistes disent qu'il y a recul. Les optimistes font observer qu'il y a quarante ans peu d'enfants pouvaient poursuivre des études au-delà de 14 ans. Autrement dit, de plus en plus de jeunes accèdent à un niveau largement supérieur à celui de leurs parents et a fortiori de leurs grands-parents.

A bien y regarder, les fautes ne sont que le fil d'une pelote. Derrière cela, se cache la vaste question de la formation et de l'épanouissement des individus. Comparer le niveau du Bac actuel à celui d'il y a quarante ans n'a pas grand sens car ceux qui s'y présentaient à cette époque étaient triés sur le volet.

A mon avis, ce qu'il faut retenir c'est que l'école est désormais ouverte à tous et que les analphabètes ne représentent plus qu'une infime partie de la population. Après ce grand bond quantitatif, la vraie question qui se pose concerne le saut qualitatif. C'est là que les évaluations régulières doivent porter le fer.

Car, on le sait, les conditions d'accueil et d'enseignement ainsi que l'environnement socio-économique des familles jouent un rôle primordial dans les résultats scolaires des enfants. Il y a donc urgence à investir fortement dans l'éducation pour que chaque élève puisse recevoir toute sa part, apprendre le plus et le mieux et se construire une personnalité digne de soi.

Ne pas voir cela, c'est sacrifier l'avenir de millions de personnes et gâcher les chances mêmes d'un pays.

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Logement à Aix : Ce qu'il faut faire

maisonLes retards pris dans la politique du logement ne pourront être comblés que si le problème est traité de manière globale par la Ville d'Aix-en-Provence et la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Pour pouvoir agir efficacement, trois types de mesures énergiques doivent être décidées. Celles qui touchent à l'amélioration du cadre de vie quotidien actuel, celles qui dresseront le schéma des réhabilitations et celles qui porteront sur la recherche du foncier et la construction de logements. Il n'y a plus une minute à perdre car programmer une politique digne de ce nom ne peut se faire sans tenir compte des multiples procédures économiques et administratives que nécessite tout projet.

La volonté politique

Le logement priorité N° 1 pour Aix et pour la CPA et en faire bénéficier l'économie et l'emploi

La méthode concrète

Traiter le logement en actes, pas en intentions, sur des fondations solides, pas sur du sable

Plan Local d'Urbanisme

Elaborer le PLU maintenant sans attendre 2009 pour libérer des terrains à construire

Constructions

Immédiates et programmation sur 6 ans

Cadre de vie

Prendre des mesures d'urgence

Réhabilitations

Tout de suite, en concertation avec les locataires

Foncier

Créer une pénalité pour refus de vente de terrain

Logement social public

420 par an (au lieu de 34 de 2002 à 2006 !)

Logement privé

2100 par an (au lieu de 1490 en 2004)

Blocage des loyers.

Immédiat pour 1 an, reconductible si nécessaire

Expulsions

Arrêt immédiat

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lundi 12 février 2007

Logement à Aix : Le tableau de la honte

logo_OPAC

La situation du logement social public à Aix-en-Provence est un vrai drame. Dans un article précédent, j'ai exposé les données essentielles permettant d'en répertorier les causes profondes. L'absence caractérisée de volonté politique, l'irresponsabilité du maire et son incapacité à gérer ce dossier ont grandement contribué à mettre des milliers de familles en difficulté.

Voici sous forme de tableau ce qu'il faut en retenir.

Budgets habitat 2006

0,008% (Aix) et 0,005% (CPA)

Nombre demandes en attente

5000

Temps d'attente

Entre 4 et 5 ans

Logements sociaux à Aix

17,3% (la loi impose 20% par ville)

HLM construits à Aix en 5 ans

12 en tout (entre 1989 et 2001, 150 par an, soit 1800 en 12 ans)

Charges locatives

En forte hausse constante

Espaces verts

Non entretenus

Cadre de vie

A l'abandon

Propreté urbaine quotidienne

Peu assurée

Accueil temporaire (6 à 12 mois) pour personnes en difficulté

Système saturé, très insuffisant

Cautions demandées

2 à 3 mois, trop important

Logements sociaux vacants

Jusqu'à 120

Logements vacants privés

15% en centre ville

Vente des HLM aux locataires

Promesse non tenue, difficile

Budget pour la réhabilitation

Seulement 380 000 € en 2004

Foncier

Pas recherché et prix exorbitants

Directeurs OPAC en 6 ans

5 différents et graves problèmes

Nouveau siège pour OPAC

Cher : 3,8 M€. Est-ce la priorité ?

Crédits de l'Etat pour les quartiers en rénovation urbaine

Pour 2006 : chute de 22%, contraires aux grandes annonces

Crédits consacrés à la lutte contre l'habitat insalubre

Ils ont été réduits de 16%, malgré l'urgence (crise des banlieues)

Tous ces problèmes mettent en péril la cohésion sociale de notre ville et de notre Pays d'Aix. Vivre ensemble devient de plus en plus difficile. Il ne faut plus attendre pour soumettre aux Aixois un projet politique et territorial afin de répondre au mieux aux besoins de la population pour l'immédiat et aussi pour l'avenir.

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dimanche 11 février 2007

Les difficultés scolaires sont d'abord sociales

tableauA intervalles réguliers, des études ou des rapports font le point sur les niveaux obtenus par les enfants dans divers domaines. Une récente évaluation de plusieurs milliers d'élèves de sixième portant sur 57 exercices en français et 101 en maths conclut que 10% d'entre eux sont "en grande difficulté scolaire". Cette appréciation est formulée à partir d'une analyse publiée par l'Education nationale via les rectorats.

Mais cette méthode standardisée ne fait pas l'unanimité, notamment parce qu'il s'agit d'une étude à un instant donné sur des questions précises. Même si sa portée doit être nuancée, quels enseignements, c'est la cas de le dire, peut-on malgré tout en tirer ?

En dehors des variations constatées, petits progrès par-ci, légers reculs par-là, différences entre académies, il en ressort surtout une vérité criante qui ne devrait jamais cesser de préoccuper les esprits. Les résultats montrent très nettement qu'une large majorité des enfants en difficulté scolaire proviennent de milieux défavorisés. Autrement dit, l'appartenance sociale joue un rôle prépondérant dans les retards ou les échecs. Le diagnostic est on ne peut plus clair et confirme toutes les observations faites précédemment.

Va-t-on classer cet énième constat ou va-t-on en tenir compte ? Le pire est malheureusement à craindre. Le gouvernement vient d'opérer de nouvelles coupes budgétaires et veut mettre en œuvre des mesures qui précarisent les conditions d'enseignement. Cela va donc dans le mauvais sens. A la rentrée 2007, les classes seront plus encombrées, les enseignants moins nombreux et les moyens pour les secteurs en difficulté en forte diminution.

A-t-on vraiment besoin de refaire un nouveau rapport dans cinq ans ?

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