mercredi 24 juin 2009

Municipale : Centrifuge et Centripète sont sur un b…

AVERTISSEMENT : Ce que suit risque de vous donner un début de mal de maire. Alors, deux petits conseils en toute amitié. Si vous décidez de lire cet article jusqu'au bout, arrimez-vous fermement à votre siège et gardez les yeux ouverts, bien sûr…

Hotel_Ville__WEB_rouge_vifA quinze mois de distance, on assiste à de drôles de ballets. A part Maryse Joissains (UMP), qui repart à la bataille avec la même liste car elle ne peut pas faire autrement, tous les autres ont muté. Entre les nouvelles alliances, les séparatistes et les transfuges, on ne s'y reconnaîtrait plus.

De l'équipe François-Xavier de Peretti (MoDem), ont disparu Andrea Ferréol (sans étiquette), Cyril Di Méo, Arinna Latz (ex-Verts), Stéphane Salord (d'abord UDF, puis UMP), Bruno Genzana (d'abord Républicain indépendant, puis UDF, quelques années UMP et depuis quelques mois Nouveau Centre) et Laurent Perallat (ex-Verts), parmi les plus connus.

Di Méo a été réfuté par les écologistes et par Alexandre Medvedowsky (PS) pour avoir rejoint de Peretti en 2008. Salord, fort de sa "victoire" qui nous renvoie aux urnes, éjecté de la liste Joissains l'année dernière, fait sa propre liste sur laquelle figurent Perallat et quatre anciens conseillers municipaux dépités d'avoir été mis à la porte par Joissains en 2008.

Genzana, lui aussi refoulé par Joissains et désormais intégrable nulle part, a fini par retourner dans sa déjà vieille niche comme il l'a toujours fait, non sans être allé auparavant faire la danse du ventre pour quémander des compensations.

De l'équipe Medvedowsky, qui proclamait avoir réussi l'union de toute la gauche (sauf les Pezetistes quand même) et qui adopte maintenant l'union au centre que nous préconisions, tous les colistiers à sa gauche, s'estimant trahis, viennent de mettre les voiles pour lancer leur propre liste dirigée par Nathalie Leconte (PCF).

Quant aux écologistes, qui croient dur comme Verts que le score athlétique de Daniel Cohn-Bendit est reproduisible à Aix, ils ont décidé de constituer une liste autonome avec des Verts conduite par Hervé Guerrera (Partit Occitan).

Mais revenons un instant au PS. Après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guerini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky.

Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste.

Pour mémoire, en juin 2007, Guinde était venu expliquer, dans toutes ses largeurs, à la toute première réunion publique de Michel Pezet et de Jean-François Picheral pourquoi il lui était vraiment impossible d'aller avec Medvedowsky en mars 2008. A l'automne, sur injonction de Guerini, il a rejoint celui qu'il avait vilipendé (le mot n'est pas trop fort) durant l'été.

C'est le même Guinde qui vient de plier l'échine en ravalant ses rêves éphémères. Le PS est uni et apaisé, assène-t-on aux Aixois. C'est à voir. Car c'est un PS aixois incomplet qui fait liste commune avec le MoDem, lui-même moins fourni en personnalités que l'an dernier.

A suivre…

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lundi 22 juin 2009

Municipale : La dame, les cavaliers et les deux tours

A ce jour, 5 listes sont déjà annoncées : Extrême gauche, PS/MoDem, Ecologistes, Salord, UMP. Deux d'entre elles sont constituées sous forme de blocs et, sauf suprise, envisagent d'être départagées au second tour avec ou sans ralliements d'autres listes du premier tour.

A droite, le gros bloc, c'est celui de l'UMP et ses satellites, le FN ayant renoncé à se présenter. A côté, il y a la liste Salord, faussement sans étiquette, dont beaucoup s'accordent à dire qu'elle risque de faire chou blanc par rapport à ses prétentions liées au fait que l'annulation de l'élection leur est due.

Au centre et à gauche, on trouve le bloc PS/MoDem qui pense pouvoir absorber les écologistes pour le second tour. Enfin, il y a l'extrême gauche qui pourrait troubler un peu le jeu de l'alliance socialiste/centre.

Si l'on compare les résultats des élections européennes au niveau national et à Aix, on constate une grande similitude en termes de participation et d'abstention.

France

   Inscrits : 44.282.679

   Votants : 18.000.454 (40,65%) Exprimés : 17.218.974 (38,88%)

   Abstentions : 26.282.225 (59,35%) Blancs ou nuls : 781.480 (1,76%)

Avec les scores rapportés à l'ensemble des inscrits (44 millions), en réalité, on a :

  FN : (2,47%) UMP : (10,8%)

   Europe écologie : (6,33%)

  MoDem : (3,29%)

   PS : (6,41%)

   Front de gauche : (2,35%) NPA : (1,9%)

Aix

   Inscrits : 88.861

   Votants : 35.761 (40,24%) Exprimés : 35.012 (39,40%)

    Abstentions : 53.100 (59,76%) Blancs ou nuls : 749 (0,84%)

Selon le même calcul que ci-dessus, les vrais scores (sur 88.861 inscrits) sont :

   FN : 2.400 (2,70%) UMP : 11.061 (12,44%)

   Europe écologie : 7.577 (8,52%)

   MoDem : 2.742 (3,08%)

   PS : 5.014 (5,64%)

   Front de gauche : 1.668 (1,87%) NPA : 1.238 (1,39%)

Mais, sur les suffrages réellement exprimés (sans tenir compte des abstentions), la répartition est la suivante. Elle va nous servir à établir des tendances.

   FN : 2.400 (6,85%) UMP : 11.061 (31,59%)

   Europe écologie : 7.577 (21,64%)

   MoDem : 2.742 (7,83%)

   PS : 5.014 (14,32%)

   Front de gauche : 1.668 (4,76%) NPA : 1.238 (3,54%)

(Compte non tenu des "petites" listes européennes, environ 2.207 voix, soit 9,46%, sensiblement moitié à gauche et moitié à droite)

            

renaut_de_montauban

(Clic sur l'image pour agrandir)

Une partie d'échecs meurtrière par Renaut de Montauban (1462-1470)

       

Même si les européennes sont des élections ressenties comme trop éloignées des préoccupations locales, si elles sont à la proportionnelle intégrale à un tour et que les abstentions ont atteint un record, il est possible de retenir que la proximité temporelle en fait un test sur l'état présent de l'opinion des électeurs.

Est-il pertinent de transposer ces résultats à l'élection municipale ? En tout cas, on peut s'en inspirer mais en toutes précautions. Seuls, les écologistes se sont engouffrés dans le calque complet les yeux fermés. Les autres formations considèrent que des élements importants entrent en jeu.

L'élection est à deux tours, à portée locale, et met en compétition des personnalités du sérail. Par ailleurs, les recompositions des listes et les accords passés entre formations apportent une nouveauté différente de celle du scrutin de mars 2008. Enfin, on peut raisonnablement penser que la participation atteindra au moins 60% au second tour, ce qui inverserait les ratios des européennes.

Jusqu'à présent, il n'y a que le score de l'UMP qui laisse entrevoir une tendance de résultat pour le premier tour, disons un peu supérieur à 30% pouvant approcher les 35%. La seule et vraie inconnue réside dans les effets de dynamique ou d'effondrement (par vote dit utile) des trois listes Extrême gauche, PS/MoDem et Ecologistes.

La première peut atteindre 10% par ajout des déçus de la désunion d'avec le PS.

La deuxième, sur la base des européennes, se situerait à 22%. Mais il faut corriger ce score qui est sous-dimensionné par rapport aux résultats traditionnels à Aix. Il est possible que cette alliance toise les 30% si les électeurs qui ont rejoint les écologistes aux européennes reviennent en nombre suffisant au premier tour dans leurs camps respectifs, PS et MoDem. Mas rien n'est moins sûr.

Car selon le principe des vases communicants, soit les écologistes confirment leur "succès" aux européennes (avec un gros bémol : on cherche encore un Cohn-Bendit… aixois !), soit ils retombent à la moitié de leurs scores européens pour la raison légitimiste évoquée il y a un instant. En tout cas, il n'est pas farfelu d'émettre l'hypothèse que les écologistes atteindront facilement les 10%. Ils seraient alors les arbitres du second tour pour une alliance avec le PS / MoDem. L'impensable, à l'heure actuelle, serait de voir les écologistes arriver en tête (hors UMP) et bouleverser complètement la donne.

Quoi qu'il en soit, au second tour, en cas de triangulaire en présence de l'extrême gauche voulant s'assurer un minimum de sièges d'opposition au conseil municipal, PS+MoDem+Ecologistes peuvent soit dépasser les 40% si tout s'additonne correctement, soit stagner à ce score si les alliés enregistrent des pertes à cause du passage à cette étape.

Quant à l'UMP, même si la capacité de nuisance de la liste Salord est difficilement quantifiable, elle peut espérer l'addition des voix de droite sans patrie, outre le possible bénéfice de "la prime aux sortants" lors d'une élection partielle.

Paradoxalement, l'élection de juillet 2009 ressemblerait à celle de mars 2008. A la grande différence que la triangulaire se ferait par le maintien d'une liste de l'extrême gauche au lieu d'une liste du centre. L'issue recèlerait alors le même suspense qu'il y a un an.

En cas de duel, ce qui signifierait que l'extrême gauche ne peut se maintenir, l'UMP aurait plus de mal à l'emporter car sa marge de progression entre les deux tours n'est guère extensible. A moins que des abstentionnistes du premier tour ne viennent lui sauver la mise au second.

Dernière observation, si l'issue du second tour semble devoir être tirée à pile ou face, on ne peut sérieusement croire que l'élection puisse être pliée en un seul tour.

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samedi 20 juin 2009

Sous les ponts de Plassans coulent les scènes…

Une autre bonne lecture pour le weekend. A découvrir en famille (politique)… unie ou recomposée. Vous pourrez ensuite aller vous décontracter sous la tonnelle d'une guinguette pour y déguster quelque absinthe. Ou aller canoter ou simplement flâner au bord de nos rivières pour y chercher en ces eaux-là ce qui subsiste d'onde pure. C'est ainsi que sous nos petits ponts coulent les scènes, passent les jours, passent les semaines… En ces ides rituelles de mises en examen de tous les esprits honnêtes, une mention spéciale de félicitations à notre jeune auteur lui serait d'un soutien salutaire.

Douzième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/20/douzieme-jour.html 

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vendredi 19 juin 2009

L'union PS / MoDem vue par "Tribune du Sud"

Nul n'ignore la recette, une campagne électorale, ce ne sont pas que des slogans, une communication cadrée ou les informations filtrées livrées par les candidats aux électeurs. Il se passe extrêmement plus de choses en coulisses pour la préparation des stratégies, des programmes et des listes.

Dans de prochains billets, je vous raconterai quelques péripéties sur les tractations pour les alliances, les positions, les exigences et les compromis des divers camps, et parfois les renversements de situations.

Au PS / MoDem, la réalité, c'est que les discussions sont loin d'être terminées et la liste n'est pas bouclée, quoi qu'on en laisse paraître. Si elle n'est pas encore communicable, c'est qu'elle n'est pas forcément satisfaisante. Ça pourrait bouger par le fait des va-et-vient entre les diverses composantes de la liste et à l'intérieur de chacune d'elles.

Passée la première mouture, des rapports de force se mettent en place pour faire accepter soit un peu plus de programme, soit de nouveaux positionnements dans l'ordre de la liste, quand il ne s'agit pas de rayer des noms pour en ajouter d'autres. C'est ce que l'on appelle le jeu du poker menteur. J'y reviendrai.

            
Le point sur les listes en présence :

A l'heure actuelle, les listes probables sont :

Extrême gauche, PS / MoDem, Ecologistes, Salord, UMP, pas d'Extrême droite.

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logo_tribune_du_sudIl est toujours bon de croiser plusieurs points de vue. Voici donc le début de l'article de Mickaël Penverne paru dans "Tribune du Sud" hier jeudi 18 juin 2009.

Aix : une vraie-fausse alliance

Alexandre Medvedowsky, pour le PS, et François-Xavier de Peretti, pour le MoDem, ont officialisé hier (mercredi) leur alliance pour essayer de conquérir l’hôtel de ville. Le tout par une chaleur écrasante et dans une belle langue de bois.

Premier point : le choix de Medvedowsky comme tête de liste s’est imposé sans heurt. André Guinde a reconnu avoir fait acte de candidature à la candidature mais, "après avoir longuement" réfléchi, il s’est retiré. Le "moment de déception" passée, il s’est "naturellement" rangé du côté de ses "amis". Désormais, tout va bien : "Dans une famille, il existe toujours des tensions. Mais la dynamique reprend toujours le dessus. Il ne manquera pas un militant pendant cette campagne". A l’écouter, la section aixoise fait bloc et son éviction est passée comme une lettre à la poste.

Pourtant, une missive de Bernard Pawlak tend à démontrer le contraire. Dans une "lettre ouverte", le trésorier de la section d’Aix adresse un "carton rouge" aux "arcanes du parti" : "La manière dont s’est passée la désignation de la tête de liste pour les municipales est une source d’interrogation, voire d’inquiétude, pour la vie de la section après les élections et ce, quelque soit le résultat (…). Comme tous les militants, je prends acte de la candidature d’Alexandre. Cela n’aurait pas été mon choix, s’il y avait eu vote." Ambiance. "Dans une famille, il existe toujours des tensions."

Deuxième point – développé surtout par Medvedowsky : il ne s’agit pas d’une alliance PS-MoDem mais d’un simple accord entre deux hommes, qui n’engage donc pas leurs formations politiques respectives. Une précaution sémantique qui vise à empêcher de tirer une conclusion sur un éventuel changement de stratégie du PS. Le Parti socialiste reste à gauche, qu’on se le dise.

Sauf qu’hier, de Peretti a pris un malin plaisir à brouiller les cartes en parlant d’une "volonté de construire ensemble sur le moyen et le long terme, c’est-à-dire pour les élections cantonales et régionales". Ajoutant dans un demi-sourire : "On entre dans une nouvelle ère politique." Sueur froide de Medvedowsky qui a tenté de corriger le tir : "Si on arrive à faire vivre un nouvel état d’esprit, l’équipe sera à même de débattre des enjeux du pays d’Aix." Et seulement du pays d’Aix, qu’on se le dise (bis).

Après une heure de conférence de presse, on n’apprendra rien de plus. Rien sur les colistiers, ni même le nom de la liste. "Elle est bouclée mais pas encore communicable", a conclu Medvedowsky. Sans rire.

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mercredi 17 juin 2009

"Carnets de campagne" : C'est le remue-manège…

Notre jeune écrivain de l'académie de Plassans poursuit ses prolifiques chroniques en passe de rafler tous les prix littéraires. N'hésitez pas à l'encourager par un petit commentaire.

Neuvième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/17/neuvieme-jour.html 

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Combien de faux électeurs à Aix ?

Et si on faisait enfin la clarté ?

La mission essentielle de la délégation spéciale installée à la mairie est d'organiser l'élection municipale des 12 et 19 juillet. Elle dispose de tous les pouvoirs et moyens pour qu'elles se déroulent dans la plus parfaite régularité, notamment en s'appuyant sur la neutralité des fonctionnaires.

Or, après l'élection législative de juin 2007, des recours ont été formulés auprès du Tribunal administratif et du préfet sur des irrégularités dans la tenue des listes électorales. Le Conseil constitutionnel l'a constaté mais s'est déclaré incompétent pour former un jugement. Puis, il y a eu l'élection municipale de mars 2008 et les européennes il y a dix jours.

En janvier dernier, on apprenait que le recensement de la population pour Aix, selon les données Insee, indiquait 145.721 habitants, soit une croissance d'environ 10% sur la décennie 1999/2009. Au même moment, la presse publiait le nombre d'inscrits sur les listes électorales d'Aix au 31 décembre 2008 : 87.600. Donnée étonnante car en mars 2008 il y en avait… 89.600 !

Comment est-ce possible que la population augmente d'environ 1.000 habitants par an et que les listes se dégonflent soudainement de 2.000 inscrits également en un an ? En toute logique, il aurait dû y avoir un nombre d'inscrits approchant les 90.000. Interrogée sur ce paradoxe, la mairie avait expliqué qu'en 2008 il y avait eu 2.850 nouvelles inscriptions et 4.850 radiations. Après les recours cités ci-dessus, que s'est-il réellement passé. 

Y a-t-il eu un premier nettoyage de circonstance des listes ? Un fonctionnaire avait relevé que 13.000 cartes avaient été retournées en mairie en 2007 faute d'avoir trouvé acquéreurs (mais 7.000 cartes avaient été récupérées sans que les personnes ne prouvent leur rattachement à la commune). Il avait même précisé que, depuis 2004, les listes n'étaient plus révisées à partir des cartes retournées.

En juillet, pour cette élection municipale inattendue, nous allons voter sur la base des listes établies en décembre dernier et qui ont servi pour les européennes. On peut légitimement s'interroger sur la sincérité des listes électorales actuelles et sur la validité du scrutin qui en sortira. Il est du devoir impératif de la délégation spéciale présente dans nos murs et agissant au nom de l'Etat de procéder en toute indépendance à des vérifications minutieuses par le biais de la commission électorale.

Faut-il rappeler qu'en mai, pour des faits de fraude électorale avec faux électeurs, l'ancien maire de Paris, Jean Tiberi, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, à 10.000€ d'amende et à 3 ans d'inéligibilité. Son épouse a écopé de 9 mois de prison avec sursis et 5.000€ d'amende.

            

Voir mon article du 16 janvier 2009 :

"Aix 2009 : Plus d'habitants mais... moins d'électeurs !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/16/12106650.html

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mardi 16 juin 2009

Election municipale : L'alchimie de la dynamique

tableau_noir

          

Arithmétique 

La démocratie, c'est d'abord de l'arithmétique. C'est linéaire, tout ce qu'il y a de plus simple. Exemple : 10 + 3 – 2 = 11. Par la magie des combinaisons, on peut obtenir le même résultat autrement. Exemple : 9 + 5 – 3 = 11. C'est une histoire de crédit et de débit, en quelque sorte. Pour faire 100%, il suffit d'additionner tous les pourcentages qui les composent. Toutes les variations sont possibles pour atteindre le total.

Pour emporter la mise d'une élection municipale, la loi en vigueur est fondée sur un système mixte majoritaire proportionnel qui a prévu de proclamer vainqueurs ceux qui auront 50% + 1 voix. Si ce n'est pas le cas au premier tour, au second, on attribue la victoire à ceux qui ont fait le meilleur score relatif. On peut donc gagner, par exemple, avec 36% si deux autres listes ont 32% chacune ou 34 et 30. C'est la règle. Et tout le monde la respecte. Cela a été le cas pour l'élection de mars 2008 qui n'a pas été gagnée à la majorité absolue.

L'annulation prononcée par le Conseil d'Etat ne remet évidemment pas en cause le concept de majorité absolue mais les conditions d'ordre éthique qui ont pu influencer le résultat. On n'est plus dans le domaine arithmétique pur mais dans une appréciation de caractère moral. Désormais, il faut bien se mettre dans la tête que la règle établie par la totalisation des voix peut ne plus suffire pour désigner un vainqueur, surtout si un écart serré court le risque d'avoir été faussé pour cause d'inconduites à l'encontre de certains candidats.

Dynamique

Une élection, c'est aussi une dynamique. La nature et la qualité de l'offre des listes peuvent recueillir au premier comme au second tour des effets d'amplification ou de réduction. Les résultats des européennes en sont une parfaite illustration. Mais, comme je l'ai déjà dit dans un précédent article, ces scores ont pris un caractère particulier qui n'est pas transposable à l'élection aixoise.

L'élection européenne est à un tour et à la proportionnelle. Elle a connu un énorme taux d'abstentions. Elle n'a pas désigné un "chef" mais des représentations. C'est tout le contraire d'une municipale où le second tour débouche sur l'attribution d'un pouvoir qui prévaut sur toutes les autres formations auxquelles on attribue des sièges minoritaires dépourvus de prérogatives décisionnelles.

Vouloir calquer ou reproduire à l'échelle d'une commune, par un fallacieux prétexte circonstanciel de proximité temporelle, l'expression d'une fraction de l'électorat pour soutenir ou contester les différents enjeux liés à l'avenir d'un vaste territoire lointain est une vue erronée de l'esprit. Ici, la décision politique est proche et visible. Prise sur place, elle se répercute à deux mètres de chez nous et peut modifier dans un sens ou dans l'autre notre destin commun.

La mobilisation et la participation électorales ont toujours été très fortes au niveau communal. On peut le constater depuis lundi dernier, les Aixois sont loin d'être indifférents à ce qui se passe. La jurisprudence inédite des motifs de l'annulation, la tenue de cette élection en dehors des échéances nationales de renouvellement des municipalités, la portée locale des enjeux, ou encore le côté "laboratoire" des recompositions politiques qui pourraient servir ailleurs plus tard, tout laisse penser que, vacances ou pas, les Aixois se rendront aux urnes ou ne manqueront pas de voter par procuration.

Malgré le gros effet de surprise, et grâce à lui aussi, les Aixois montrent un intérêt marqué pour ce nouveau moment exceptionnel de démocratie. Pour preuves, les discussions sont passionnées, les médias se mobilisent et l'internet s'enflamme.

Alchimie

Quels enseignements peut-on en tirer ? L'analyse des glissements et des transferts de voix aux européennes confirme que ceux-ci se sont opérés à cause de la spécificité de ces élections et que leur volatilité, de circonstance, ne saurait exprimer un ancrage définitivement acquis (ces résultats ont toujours fait du yo-yo). Ceux qui ont tendance à vouloir s'improviser en petits sondeurs avec un amatareurisme confondant ou qui croient par des raisonnements simplistes que les additions et les soustractions arithmétiques sont prévisibles à la virgule près se trompent.

D'abord, parce que les appartenances politiques traditionnelles vont retrouver leurs électeurs et chacune son assise, remettant à leurs places respectives les scores européens surdimensionnés des uns et sous-dimensionnés des autres. Ensuite, parce que l'équipe sortie de la mairie par le Conseil d'Etat est compartimentée à elle-même, dépourvue qu'elle est de réserves de voix hors les siennes. Elle pourrait en comptabiliser encore moins, par la soustraction de celles que vont se charger d'aspirer ses bienfaisants ex-amis.

En revanche, l'émergence et la constitution du nouveau pôle transversal à vocation majoritaire de l'ex-opposition sont en mesure de créer des mouvements d'entraînement et de s'élargir bien au-delà de sa seule base arithmétique, aussi bien au premier tour qu'au second. On passerait alors, par exemple, de la base 1 + 1 = 2 à l'effet 1 + 1 = 3.

A mon humble avis, cette élection à nulle autre pareille recèle déja les ingrédients d'une alchimie, voire d'un soupçon d'irrationnel, qui en surprendra plus d'un.

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Quand L'Express fait de l'intox

express_4_juin_2009

L'Express du 4/10 juin a publié un encart spécial Aix. C'était donc avant l'annonce d'annulation de l'élection municipale. On n'y apprend rien. Et c'est ce qui intrigue. Les reportages ressemblent fort à de la publi-information. Aucune aspérité. Tout est beau. On y évoque le futur tribunal d'instance… qui a été rabougri par l'Etat. On fait comme si le nouvel Office de tourisme était presque réalisé… alors que le projet est en panne. On vante la future polyclinique du Montaiguet selon la seule vision des promoteurs… qui a été fortement contestée tout au long de l'enquête publique et après.

Bref, je le dis comme je le pense, ce numéro de L'Express fait de l'intox à vomir.

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lundi 15 juin 2009

L'élection racontée par "Carnets de campagne"

Ils ont fait irruption il y a quelques jours. Inédits autant que sagaces, les "Carnets de campagne" deviennent le subtil et indispensable feuilleton à ne pas manquer. Aujourd'hui, l'auteur nous livre la suite de la dramaturgie électorale.

Cinquième jour (2) :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/15/cinquieme-jour-2.html 

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Dans "Tribune du Sud", Salord balance…

Samedi, il y avait un article surprenant relatant les tensions pour la désignation du candidat socialiste. Il y avait aussi une pleine page sur l'ébouriffant Stéphane Salord révélant que Maryse Joissains l'appelait "chéri" au temps où ce n'était pas encore la lune... de fiel entre eux. Il dit maintenant d'elle : "Je lui en veux de ce qu'elle est devenue : autoritaire, possessive, délatrice. Ce n'est pas la femme que j'ai aidée et aimée en 2001". Etonnant, et détonnant, oui !

tribune_du_sud_13_juin_2009

(Clic sur l'image pour agrandir)

Un extrait du long article paru dans Tribune du Sud samedi 13 juin 2009

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