jeudi 12 février 2009

Clinique du Montaiguet : Deux jours pour intervenir

Urgent ! L'enquête publique sur la révision du POS liée au projet d'implantation de la polyclinique au Montaiguet prend fin vendredi. Il est donc encore temps d'aller faire des obsevrations sur le registre de la mairie annexe de Pont de l'Arc. Pour rappeler les enjeux du projet, voici l'article paru dans "Le Ravi" de février.

ravi_clinique

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Dessin de Moix dans "Le Ravi" n° 60

Clinique nocive pour l'environnement

Le projet de construction d'une clinique et de son parking de 800 places, au Montaiguet sur une zone boisée classée, fait grincer des dents.

"Ecrin forestier", "parking boisé", "ornement" : sur le papier, le projet de regrouper deux cliniques privées d'Aix-en-Provence, Rambot et La Provençale, dans un nouveau bâtiment construit sur la petite colline du Montaiguet au Sud de la ville, sonne bien. "C'est pour ne pas dire bétonnage, parking de 800 places à ciel ouvert et bassin de rétention", traduit Martine Agathe Coste à l'initiative d'une association de riverains pour défendre le "poumon vert" d'Aix. Car petit détail contrariant : la zone de la future polyclinique de 340 lits est classée espace boisé. Un incendie a bien détruit une partie de la végétation en 2005 mais cela ne change en rien sa vocation forestière.

Le conseil municipal a pourtant voté en octobre 2007 le principe d'une modification du Plan d'occupation des sols (POS) pour la rendre constructible. Modification qu'il restera à acter après la clôture de l'enquête publique le 13 février. Le POS date de 1984 et était déjà jugé "obsolète", en 2005, par Henri Doglione, à l'époque adjoint à l'urbanisme (UMP). Depuis, la situation n'a guère changé. Aix-en-Provence n'a pas non plus de Plan de déplacements urbains (PDU). Le dernier a été annulé par le tribunal administratif en juin 2008, sanctionnant ainsi une absence de vision globale des transports.

Autre détail ennuyeux : la Ville fait actuellement construire via la Semepa, sa société d'économie mixte, un parking de 300 places à proximité immédiate de la polyclinique Rambot. "La proximité de ce parking, construit grâce à l'argent public, va représenter une certaine plus-value quand les propriétaires vont vendre leur clinique", critique Lucien-Alexandre Castronovo, ancien conseiller municipal radical de gauche.

Pas chiche, la Ville d'Aix serait prête à remettre la main au porte-monnaie afin de financer une route de campagne pour désengorger la  départementale, régulièrement embouteillée, qui mène à la future clinique du Montaiguet. Au risque de voir les pavillons pousser comme des champignons et la ville s'étendre. "Si on ne sait pas maintenir ce type de coupures vertes, on va arriver à des conurbations ingérables, critique Hervé Guerrera, conseiller municipal d'opposition (Partit occitan). Ce projet est un aspirateur à voitures. L'enjeu est le maintien des personnes âgées à domicile et le développement de l'offre de soins en centre-ville."

Devant la levée de boucliers des habitants, la mairie, qui dit "travailler sur la faisabilité du projet et chercher des solutions" aux problèmes soulevés lors des réunions publiques, semble un peu refroidie et n'exclut pas "une mise en stand-by du projet sur ce site s'il existe des impossibilités techniques" (1). Ce qui serait une façon élégante pour Maryse Joissains, le maire UMP à qui reviendra in fine la responsabilité de signer le permis de construire, de respecter ses promesses de "prise en compte des espaces naturels et paysagers ; des risques naturels dans la politique d'urbanisme" (2).

(Journaliste : Louise Fessard)

1. Selon les services de communication de la mairie, les élus n'ont pas souhaité s'exprimer avant la fin de l'enquête publique. 2. Maryse Joissains dans sa "Lettre aux décideurs du Pays d'Aix", 4 avril 2006.

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L'appel de l'Association des amis du Montaiguet

La Ville d'Aix est aujourd'hui menacée d'asphyxie : c'est une cuvette qui a besoin de ses poumons verts. Alors, favoriser la délocalisation de deux polycliniques (Rambot et Provençale) sur un des derniers poumons verts qui lui restent, le massif du Montaiguet, cela ne devrait même pas venir à l'idée !

Pourquoi là ? Pourquoi déclasser ce qui est classé ? Pourquoi déforester ce qui est boisé ? Pourquoi détruire sur des dizaines d'hectares un paysage majestueux ? Pourquoi saccager par des voies nouvelles un vaste territoire du Pont de l'Arc à la Plaine des Dés, de l'avenue Fortuné Ferrini à La Parade ? Pourquoi installer sur nos collines l'équivalent de la moitié de l'hôpital d'Aix, avec 800 places de parking à ciel ouvert ?

Pourquoi faire financer aux habitants du pays d'Aix les énormes infrastructures nécessaires à ce projet ? Pourquoi aggraver les problèmes de circulation à l'entrée Sud de la ville par le Pont de l'Arc ? Pourquoi favoriser ce projet privé au moment où l'hôpital public a cruellement besoin de moyens ? Pourquoi la CPA appplique-t-elle sa politique de réhabilitation forestière sur d'autres secteurs incendiés et pas sur celui-ci ? Pourquoi créer un précédent désastreux en modifiant le POS sur un site incendié, ce qui ne pourra qu'encourager la multiplication des incendies sur tous les sites naturels intéressants du pays d'Aix ?

L'enquête publique

Pour consulter le registre de l'enquête

Jeudi 12 et vendredi 13 février de 8 à 12h00 et de 13h30 à 16h30

mairie annexe de Pont de l'Arc

Pour rencontrer le commissaire enquêteur

Vendredi 13 février de 14 à 16h30

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/

Les photos du projet (clic sur chaque image pour agrandir) :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php

Visualiser le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49

Mes précédents articles sur le même sujet :

(du plus ancien au plus récent)

"La clinique privée qui tue l'hôpital et le Montaiguet" : 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/12/11717813.html

"Clinique du Montaiguet : La bataille continue" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/17/11753424.html

"Clinique du Montaiguet : Agissons !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/07/11995740.html

"Lettre ouverte au maire" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/26/12226720.html

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mercredi 4 février 2009

Pays d'Aix Habitat : Joissains responsable de la faillite

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le 2e rapport de la Miilos de mars 2008 (50 pages)

Après les annulations successives par le Tribunal administratif du contrat JCDecaux relatif à la signalisation commerciale, du Plan de déplacements urbains (PDU) et du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains, un nouveau document tombe sur la place publique et vient mettre à mal la gestion Joissains. L'objet : la situation désastreuse de l'Office Public de l'Habitat. 

La série ne s'arrêtera pas là car on attend aussi la publication prochaine du rapport sur Aix par la Chambre régionale et territoriale des comptes. Enfin, d'ici peu, je dévoilerai sur ce blog la teneur presqu'aussi inquiétante d'un audit sur une autre structure publique, qui n'a jamais été publié mais que je me suis procuré.

Mais, pour l'instant, revenons donc aux mécomptes de l'OPH. Cette fois-ci, dans un rapport de quinze pages, c'est le commissaire aux comptes de l'office qui met carrément les pieds dans le plat en déclarant la faillite de l'organisme lors du conseil d'administration qui s'est tenu le 29 janvier.

Pourtant, deux rapports volumineux de la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos), qui ont mis du temps à nous être communiqués, avaient déjà dressé un tableau apocalyptique de la gestion de Maryse Joissains.

Le maire d'Aix, mais aussi présidente de l'OPH, a toujours minimisé la catastrophe. Pendant l'élection municipale, elle a même diffusé un document de campagne, véritable tissu de bobards destiné à tromper les électeurs.

Par ailleurs, et pour rappel, car cela est étroitement lié à ce même dossier, il est à noter que nous en sommes maintenant au recrutement d'un 6e directeur en sept ans, en l'occurrence la directrice qui officiait au CCAS.

On attend aussi avec impatience des explications claires sur les deux cambriolages similaires et rocambolesques d'ordinateurs contenant les listings des attributions de logements. On connaîtra peut-être un jour quels ont été les heureux bénéficiaires de logements à la tête du client, dont des élus et des proches de la mairie.

Et puis, le silence sera-t-il brisé pour nous dire enfin la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur l'origine et le parcours de l'énigmatique enveloppe contenant des informations confidentielles, frauduleusement sorties du fichier de police STIC, concernant la personne de l'ex-directeur et déposée dans la boîte aux lettres du domicile de Maryse Joissains ?

Y a-t-il un lien de cause à effet avec les très longues négociations sur les conditions d'indemnisation qui ont précédé le "vrai-faux" licenciement du directeur finalement reclassé au sein de l'office ?

Cerise sur le gâteau, il ne faudrait pas oublier que la présidente a fait construire un nouveau siège de l'OPH pour 3M€... sans avoir revendu l'ancien !

Mais passons aux dernières révélations.

Ce que dit le rapport du commissaire aux comptes

Face à la dégradation économique très importante des comptes de l'Office Public de l'Habitat, qui gère 5.468 logements avec 5.000 demandes avec attente de 4 ans, le commissaire aux comptes a été dans l'obligation de déclencher des procédures d'alerte, d'abord phase 1, puis phase 2, mettant en avant des observations qu'il qualifie de "graves".

En voici les éléments essentiels :

Ÿ 2,3 M€ de perte estimée pour 2008

Ÿ 4,7M€ de solde prévisionnel négatif de trésorerie

Ÿ la marge d'autofinancement de l'office public est déficitaire de -1,7M€ en 2007, et même -2,1M€ si l'on tient compte des charges récupérables non récupérées auprès des locataires, ce niveau étant à comparer à celui de la moyenne des offices qui est positif de +10,2%

Ÿ une très forte progression des effectifs alors que le patrimoine est resté stable

Ÿ les frais de personnel ont augmenté de 50% entre 2003 et 2007

Ÿ les coûts globaux de structure ont grimpé de +88% pour la même période

Ÿ les impayés sont le quadruple de la moyenne nationale, 3,9% contre 1%

Ÿ une dégradation prévisonnelle pour la période 2008 à 2017

Dans son rapport, le commissaire aux comptes a fait une série de préconisations de redressement tout comme l'avaient fait les rapports de la Miilos, qui n'ont pas été suivis malgré les engagements par écrit de Maryse Joissains !

Résultat : l'OPH est à présent au bord du gouffre. Les familles à faibles revenus qui espéraient trouver un logement social à prix abordable vont devoir attendre encore longtemps.

Maryse Joissains pourra affirmer ce qu'elle veut, les faits concrets mis au jour ici la contredisent sans rémission. En tant que présidente de l'office, elle est bien la seule responsable de cette catastrophe.

Lire ou relire mes articles sur les désastres de l'OPAC :

(du plus ancien au plus récent)

"Bilan : A Aix, le logement, c'est le néant !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/02/10/index.html

"Les bobards honteux de Maryse Joissains" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

"Logement, toujours aussi OPAC…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/07/07/9837489.html

"OPAC Pays d'Aix Habitat : La folle saga continue…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550288.html

"OPAC : Le Ravi nous en dit encore plus" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550373.html

"La saga OPAC" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/20/11019726.html

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mardi 3 février 2009

LGV Sud-Est : Quelques vérités bien envoyées...

logo_france_bleu_provenceSi vous avez raté le direct diffusé hier matin sur France Bleu Provence, voici le texte intégral de l'excellent édito de Jean-Laurent Bernard. Un ton libre, pour quelques vérités bonnes à entendre…

   

Bonjour,

La manifestation contre le tracé nord de la LGV au pied de la Sainte Victoire s'est plutôt pas mal passée samedi matin. Associations, viticulteurs, élus de se sont retrouvés autour de la gare Aix-TGV pour dire leur colère. Au passage, on notera deux choses.

D'abord ce sont les mairies qui ont payé les cars pour acheminer les manifestants, est-ce bien là le rôle de l'argent public ? Ensuite, finalement les organisateurs ont usé des mêmes méthodes qu'ils dénoncent à longueur d'année les jours de grève à la SNCF, à savoir bloquer les Provençaux qui allaient prendre leur train. On peut se demander en quoi ces voyageurs du samedi sont concernés, en tous cas, s'ils ne l'étaient pas de gré ils le sont devenus de force l'espace d'une matinée.

Sur le fond à présent, cela fait deux gros dossiers régionaux dans lesquels le parti socialiste et l'UMP se retrouvent main dans la main pour défendre leur cause. Le tracé de la LGV que les uns et les autres souhaitent voir passer dans les villes, notamment à Marseille, et l'incinérateur où gauche et droite vont voter sous peu le démarrage. Les écologistes et le Modem doivent se sentir un peu cocus, leurs partenaires électoraux rompent ainsi allègrement leurs promesses et en prime soulignent à quel point ils n'ont pas besoin d'eux.

Accord toujours entre droite et gauche pour voler dans les plumes du président UMP des Alpes Maritimes, l'homme responsable de la poussée de fièvre de ces dernières semaines. C'est lui qui a déclaré que le tracé était choisi. Une affirmation à l'emporte-pièce mollement démentie par le ministre Borloo brillant jusqu'à aujourd'hui par son silence peureux.

L'épée de Damoclès mille fois évoquée reste suspendue : celle d'un coup de gueule du gouvernement qui aura beau jeu de renvoyer les élus de la région à leurs divisions. Mesdames, messieurs, puisque vous n'êtes pas capables de vous mettre d'accords, nous ne ferons pas la LGV. Ce qui fait dire tout bas à certains Marseillais ou Aixois, on s'en fout, on a déjà le TGV. Question à 2009 euros en cas d'abandon du projet : qui pleurera le plus fort, les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes Maritimes ?

Bonne journée.

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lundi 2 février 2009

L'autre fa(r)ce des vœux aux hormones de Joissains

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J'éprouve peu de considération pour ce que l'on appelle la communication politique. A l'inverse de l'information, qui par essence doit être objective, la communication s'apparente le plus souvent à une pratique de propagande dont l'objectif est de valoriser son émetteur.

Parfois, ça marche, et c'est pour cette raison que les politiques en usent et en abusent. Parfois, la réalité est mise à nu par l'épreuve des faits qui vient contredire le message téléguidé.

Ces derniers jours, on a beaucoup entendu Maryse Joissains dans tous les médias. Le summum a sans doute été atteint à la cérémonie maintenue à la Cité du livre. Elle y a prononcé un discours clinquant de vœux gonflés aux hormones. Aix serait ainsi sur la bonne voie pour devenir le pays des merveilles. La planète n'a qu'à bien se tenir : toute survie de l'espèce ne peut venir que d'une volonté aixoise, comprenez celle propagée par notre maire évangéliste.

Ça, c'est pour la galerie composée des visiteurs "protocolés" qui auront bien profité de nourritures réglées par les fonds publics. Mais, dès que l'on remet les pieds sur terre et que l'on fait le tour de ce qui se passe dans la vraie vie, on constate qu'il est, somme toute, plus difficile "de forcer le destin".

On rétorquera que tout ne peut pas relever de l'immédiat et de l'idyllique. Certes, il y a des combats à mener, celui du tracé de la LGV en est un. Mais, il y a aussi des décisions qui déraillent complètement.

Ainsi, par exemple, Joissains ne trouve rien à redire à la nomination de l'épouse de son directeur général des services au poste de directrice de la Fondation Vasarely. Pourtant, même si c'est par intérim, la démarche ne peut que soulever des interrogations sur la nature des rapports entre la mairie et la fondation.

Autre cas, la situation des forains du marché de centre ville qui s'éternise, faute de concertation suffisante, et digne de ce nom, avec le maire et son adjointe, commerçante de renom riveraine du marché. 

Par ailleurs, c'est la presse qui nous l'apprend, si la délinquance ordinaire a baissé, en revanche, elle a progressé notamment pour les atteintes contre les personnes. Hélas, comme prévu, la vidéosurveillance installée en centre ville n'a fait qu'exporter les actes délictueux vers la périphérie. En effet, pas une semaine sans qu'un commerce de quartier ne soit la cible d'attaques violentes (+ 15%) ou que des habitants ne soient victimes d'agressions.

Et ne parlons pas des cambriolages qui n'ont jamais cessé. Dans cette catégorie, il y a les vrais et les bizarres. Il y a une semaine, pour la seconde fois en un peu plus d'un an, l'Office public de l'habitat a été visité. On y a dérobé quoi, au fait ? Un ordinateur, deux clés USB et un appareil photo. Etrange quand même cette malédiction qui cible toujours des outils contenant des informations confidentielles sur les attributions de logements.

Enfin, le maire répète à l'envi, samedi encore à la télé, qu'elle n'a pas augmenté la fiscalité depuis huit ans et qu'elle compte s'en tenir à cette ligne. C'est évidemment une blague… sournoise. Le dernier conseil municipal a voté une nouvelle hausse de 5% des taxes et tarifs divers qui affectent les Aixois dans leur vie quotidienne.

Cette simple liste de faits aberrants n'est évidemment pas exhaustive. Et voici donc la dernière en date. L'adjoint des Milles veut la mort du comité des fêtes, une association de bénévoles qui animent activement le village depuis huit ans. A la place, l'élu veut créer un comité à sa main. Le doute n'est plus permis, Nicolas Sarkozy fait bien des émules bâtés jusqu'à nos portes.

Quant à Maryse Joissains, au lieu de lever les yeux aux astres, elle ferait bien de se pencher sur ses désastres.

Echange de bons procédés :

Lire la succulente recette de Cixi pour casser les vœux :

http://cixi-helene.over-blog.com/article-27307724.html

Son blog :

http://cixi-helene.over-blog.com/

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mardi 27 janvier 2009

"Le Ravi" passe le PS aixois à la tronçonneuse

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Dessin de Moix dans "Le Ravi" n° 59

L'article qui suit a été publié par "Le Ravi" de janvier. Je le soumets tel quel à votre curiosité. Les deux NB sont de moi.

PS : Torpeur et tremblements

La pagaille règne dans les rangs des socialistes aixois. En faisant fusionner les trois sections, le congrès fédéral des Bouches-du-Rhône pourrait bien jouer à qui gagne perd…

Balle au centre ! Qui plus est au centre ville d'Aix ! C'est du moins ce que les patrons de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône espèrent. En votant, lors du congrès le 8 novembre dernier, la fusion des trois sections aixoises du parti au profit d'une seule située en plein cœur de la Belle Endormie, les petits de Defferre ont réveillé quelques colères intestines.

Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre que ce regroupement ne fait pas que des heureux. "C'est une chasse aux sorcières", suffoquent en chœur des militants des deux sections (Ouest et Sud) destinées à la dissolution. L'étrange coïncidence des calendriers dérange ces derniers. Lancer une réorgani­sation du PS local juste après le vote des motions pour le congrès national laisse quelques militants perplexes.

"Tous ceux qui n'ont pas voté Royal sont dissous", observe Michel Pezet, ancien ténor marseillais qui depuis les dernières munici­pales tente de se faire une place sur l'échiquier aixois. A Aix-Ouest, les militants préféraient Delanoë au premier tour et Aubry au second. Quant à Aix-Sud, ils ont tout de suite opté pour Aubry. La sage section du centre, en revanche, a suivi les instructions du boss du département Jean-Noël Guérini en choisissant Royal.

A Aix, nul n'est dupe. Sous cette reconfiguration se joue aussi le match de l'année entre les deux ennemis de mars 2008 : à ma gauche, Alexandre Medvedowsky, encarté à Aix-Centre et chef de file de l'opposition municipale ; à ma droite, Michel Pezet, encarté à Aix-Ouest, qui risque l'exclusion (NB : il n'a jamais été exclu) pour s'être présenté face au candidat PS (en l'occurrence Medvedowsky) choisi par les militants lors des municipales.

Au final, quelles que soient les motivations de cette fusion, elles font bouillir les militants des Milles (section Sud). "On ne va pas se laisser faire, prévient François Piluso, secrétaire de section. Chez nous, il n'y a que des militants de base ! Aucun élu !" Difficile à acheter en échange d'une place sur une liste… (NB : il était à la 25e place sur la liste Medvedowsky !)

Même le rendez-vous de la dernière chance organisé le 13 décembre au matin entre les responsables des sections Centre et Sud n'aura rien changé. "Dans ma tête, je suis déjà parti, lâche François Piluso "J'irai au Parti de gauche (NDLR : fondé par Jean-Luc Mélenchon) et je pense que je ne serai pas le seul". Peu importe en effet le combat de coqs qui s'opère entre Pezet et Medvedowsky. Presque pour la forme, il a toutefois envoyé "un courrier à Paris pour deman­der l'annulation de la dissolution".

Idem à la section Ouest. Supposée couvrir le vaste quartier du Jas de Bouffan, soit un territoire qui compte près de 25.000 habitants (sur les 130.000 Aixois), elle en appelle également au jugement de ses pairs parisiens. Fin décembre, la décision visant à départager les Aixois tardait néanmoins à tomber. "Si Ségolène Royal avait gagné, la décision aurait vite été prise", sourit Michel Pezet. Il faut donc encore attendre.

Pendant que Pezet gesticule, une autre figure de la section en revanche garde le silence. Ainsi, le conseiller général du canton, André Guinde, demeure en retrait. Peut-être parce qu'il est à la fois élu dans le secteur Ouest tout en ayant apporté un soutien de taille pour Alexandre Medvedowsky lors des muni­cipales. Malgré des appels répétés, il n'a pas répondu à nos sollicitations. L'art peut-être de ne pas envenimer la situation…

Quant à Alexandre Medvedowsky, il préfère laisser la besogne à son bras droit, Olivier Sana, secrétaire de la section Centre. "On prépare les prochaines muni­cipales, explique-t-il. Nous avons perdu les élections à cause de la dissidence de Michel Pezet. Nous essayons de faire en sorte que ça ne se reproduise pas." Tout est dit ! Après tout, il ne s'agit que de reproduire une pratique déjà bien huilée chez les socialistes aixois. "Dans les années 1980, il y avait huit ou neuf sections à Aix. Or, en 1995, c'est Jean-François Picheral (NDLR : ancien maire d'Aix de 1989 à 2001 et colistier de Pezet en mars 2008) lui-même qui avait souhaité leur fusion", ajoute Olivier Sana.

Et son camarade Piluso de balancer à son tour : "En 2001, on a perdu la mairie. Il faudrait se demander pourquoi…" A croire que l'équipe socialiste en place ait tout à gagner à perdre les prochaines élections… Déjà qu'elle semble jouer son rôle d'opposition municipale avec torpeur, laissant la fougue à d'anciens élus. Le PS aixois est moribond. Une résurrection est-elle encore possible ?

Journaliste : Adèle Monlairjih

Le sommaire du numéro de janvier :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=699 

Le site du Ravi :

http://www.leravi.org

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lundi 26 janvier 2009

Pour le boycott des vœux de Joissains !

La cérémonie des vœux prévue le 20 janvier par Maryse Joissains a été reportée à mercredi. Dans le contexte de souffrance de millions de nos concitoyens en France et de plusieurs millers en pays d'Aix, n'est-il pas scandaleux de maintenir un tel événement ? N'y a-t-il pas là une forme de mépris, voire de cynisme, qui écrase toute forme de solidarité avec les plus démunis ? Aucun argument ne peut justifier ce maintien. De très nombreux organismes et collectivités ont bel et bien décidé de supprimer ce type de raout de luxe qui coûte plusieurs dizaines de Smic !

Alors, à Aix aussi : boycott !

J'espère que des élus de l'opposition feront des interventions au conseil municipal de ce soir !

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Polyclinique du Montaiguet : Lettre ouverte au maire

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Lettre ouverte au maire… et à ses 147.000 concitoyens,

par l'association des "Amis du Montaiguet"

Tous vos concitoyens ont en mémoire la fermeté de vos déclarations en faveur de la protection du patrimoine naturel aixois. Ainsi en 2006, vous déclariez : "En signant en 2005, la Charte de l’environnement du Pays d’Aix, l’objectif était clair : moins de discours, plus d’actions concrètes."

Vous ajoutiez : "Depuis plusieurs années, les collectivités intègrent la question de l’environnement dans leurs différentes politiques publiques : l’urbanisme, l’habitat, le transport…", soulignant encore "la prise en compte des espaces naturels et paysagers ; des risques naturels dans la politique d’urbanisme (ex. : dans les Plans d’Occupation des Sols ou dans les Plans Locaux d’Urbanisme…)" (dans "Lettre aux décideurs du Pays d’Aix", sous le sigle de la CPA, Partenaire, 4 avril 2006).

En outre, le 13 février 2008, devant la Fédération des C.I.Q. qui vous interrogeait pour son Livre Blanc, vous répondiez, du tac au tac : "Et le mitage ?" – "Je suis contre".

C’est pourquoi nous avons reçu comme un choc l’annonce du projet de délocalisation et de parachutage de la polyclinique Rambot / Provençale… sur le poumon vert du Montaiguet, déjà victime de l’incendie de 2005 !

Pourquoi là ? Alors que d’autres lieux existent bien plus adaptés. Ce projet menace un site majestueux, jusque-là protégé, d’une dénaturation irréversible, bien plus grave encore que l’incendie, parce qu’il ouvre la porte à une urbanisation de moins en moins maîtrisée sur le secteur.

Cela, vous l’avouerez, va à l’encontre de notre attachement commun, le vôtre, le nôtre, à ce qui fait, depuis toujours, l’attrait de la cité et de la campagne aixoises. Vous avez pu voir, d’ailleurs, à quel point ce projet ébranle aujourd’hui l’opinion, surtout lorsque les gens se rendent compte de l’énormité du projet (et de son évolutivité dans l’avenir, comme ne le dissimulent pas ses promoteurs) :

- une emprise d’environ 40 hectares sur le Montaiguet,

- l’équivalent en volume de la moitié de l’hôpital d’Aix actuel (sans les mêmes services pour la population, puisqu’il s’agirait de soins de "court séjour").

Sur le plan financier, c’est une opération qui se chiffrerait en dizaines de millions d’euros, pris en charge, pour une part non négligeable, par les Aixois, en raison notamment de l’énorme effort d’infrastructure à réaliser dans l’urgence à cet endroit.

Trouvez-vous légitime, Madame le Maire, qu’une opération privée qui promet d’être très rentable  en matière de spéculation immobilière pour ses promoteurs, occasionne, là où elle veut se placer, de telles dépenses pour les contribuables aixois ? Comment pourrez-vous, dans ces conditions, tenir votre pari - certes louable - de ne pas augmenter nos impôts ?

Sur le plan de la circulation, le site convoité par les promoteurs se situe à l’entrée d’Aix par le Pont de l’Arc, accès déjà régulièrement engorgé par des milliers de véhicules tous les jours ; est ce défendable par des gens de bon sens ? N’est-on pas en train de renouveler l’erreur commise lors de la délocalisation de l'école de la Nativité, dont nous pouvons aujourd’hui déplorer - trop tard ! - les effets ?

Heureusement, dans le projet qui nous préoccupe, nous n’en sommes qu’à l’enquête publique pour la modification simplifiée du P.O.S. : le mal n’est pas encore fait. Mais, si votre municipalité n’arrêtait pas le processus en cours, elle serait responsable des conséquences d’une telle décision :

- Où s’arrêterait la déforestation ?

- Que deviendraient les abords de la cité ?

- Pourrez-vous éviter de voir les incendies se multiplier sur tous les sites naturels intéressants ?

Mme le Maire, le devenir d’Aix-en-Provence est aujourd’hui entre vos mains. Pesez de toute votre autorité, de toute la légitimité que vous tenez des urnes, pour protéger le Montaiguet MAINTENANT. Sinon, après vous, que restera-t-il de ce qui fut un des plus beaux fleurons de la couronne verte aixoise et du Pays d’Aix ?

Vous tenez là l’occasion d’une décision exemplaire, d’une de ces "actions concrètes" qui valent mieux que tous les "discours", comme vous le dites vous-même. Cette action, que nous appelons de nos vœux, fera date dans la mémoire des Aixois et de tous ceux qui aiment cette terre, ils sont 147.000 ici… et des millions d’autres à travers le monde.

ENQUETE PUBLIQUE JUSQU'AU 13 FEVRIER

Sur la modification du P.O.S.

Pour consulter le registre de l'enquête à la mairie annexe Pont de l'Arc :

Du lundi au vendredi de 8 à 12h00 et de 13h30 à 16h30

Pour rencontrer le commissaire enquêteur

Mercredi 28 janvier 2009 de 14 à 16h30

Mercredi 4 février de 9 à 12h

Vendredi 13 février 2009 de 14 à 16h30

            

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/ 

Les photos du projet (clic sur chaque image pour agrandir) :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php 

Visualiser sur le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc 

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49   

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vendredi 23 janvier 2009

Maladies nosocomiales : Comment vont nos hôpitaux

hopital

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Tartrais

Tomber malade à l'hôpital ? Un comble ! Le ministère de la santé vient de publier le tableau de bord annuel (ici, pour l'année 2007) des maladies nosocomiales classant les hôpitaux et cliniques des secteurs public et privé (2.428 en tout) en fonction des moyens mis en œuvre pour faire face à ces infections.

Les notes sur 100 sont pondérées et suivies d'une lettre allant de A à E. Ce typage est censé constituer 5 niveaux de "performances". On passera sur les 5 indicateurs qui permettent de déterminer tel ou tel rang pour chaque établissement analysé.

En France, chaque année, 750.000 personnes sont touchées par l'une des infections nosocomiales contractées en milieu hospitalier, 4.000 en meurent.

Les résultats pour Aix-en-Provence :

Centre hospitalier du pays d'Aix (803 lits et places)  79,11  B

Centre hospitalier spécialisé Montperrin (582 lits et places)  76,1  B

Polyclinique du Parc Rambot (340 lits et places)  69,84  C

Clinique Axium (170 lits et places)  65,45  C

Clinique de réadaptation fonctionnelle Les Feuillades  74,8  B

Clinique La Jauberte  45,6  C

Centre de gérontologie St-Thomas de Villeneuve  50,33  C

Les résultats pour Marseille (liste non exhaustive) :

Hôpital militaire de Laveran  97,96  A

(2e place nationale sur 223 de plus de 300 lits)

Hôpital Nord  97,8  A

(10e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Hôpital de la Timone  94,3  A

(26e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Institut Paoli-Calmettes  99  A

(1er sur 20 centres nationaux de lutte contre le cancer)

Hôpital Ste-Marguerite  93,86  A

(28e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Hôpital de la Conception  90,13  B

Hôpital St-Joseph  80,01  B

Hôpital Prive Clairval  80,90  B

Hôpital Ambroise Paré  84,76  A

Hôpital Paul Desbief  78,59  B

Clinique Chantecler  95,2  A

(10e place nationale sur 324 cliniques de plus de 100 lits)

Clinique de réadaptation fonctionnelle Edouard Toulouse  62,43  C

Clinique Mutualiste de Bonneveine  82,29  B

Clinique Mon Repos  49,86  C

Centre cardio-vasculaire Valmante  71,04  C

Clinique de réadaptation fonctionnelle Valmante  76,31  B

Les tableaux de bord du ministère de la santé :

Les 10 premiers par catégorie (aller à la page 25) :

http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Dossier_de_presse_infections_nosocomiales_2009.pdf

Tous les établissements classés par département :

http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG//xls/Resultats_2007_definitifs_partiels.xls 

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jeudi 22 janvier 2009

Joissains a la langue "verte"… quand ça l'arrange

Maryse Joissains n'arrête pas d'envoyer des sacs de courrier. Ainsi, par exemple, il y a quinze jours, elle demandait à Patrick Devedjian une part du plan de relance pour venir au secours du financement d'Iter. Etrange sollicitation pour le budget d'un projet dont on nous a dit qu'il était bouclé.

Maintenant, c'est pour la LGV Sud-Est. Le maire d'Aix a interpellé Nicolas Sarkozy pour qu'il ne trahisse pas son engagement en faveur du tracé des métropoles. Il faut ici rappeler que la plus grande cacophonie règne sur le choix qui sera fait.

Hier, Michel Sappin, le préfet dont on peut s'interroger à quel jeu il joue chaque fois qu'il ouvre la bouche, est encore sorti de la neutralité à laquelle il devrait se conformer et s'est permis de critiquer les opposants au tracé Nord (en particulier Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin mais aussi Jean-Noël Guérini).

Il y a quelques jours, dans un courrier envoyé à Jean-Louis Borloo, 27 députés UMP (mouvance de Christian Estrosi) ont pris position pour le tracé Nord. Pour contrer ces députés filant mauvais train, Maryse Joissains, UMP elle aussi, vient donc à son tour de répliquer par un communiqué fustigeant ses collègues. Elle s'étonne de leur "soutien implicite" à la proposition du tracé Nord et de "l'opportunité de cette démarche".

Ne voulant pas rester sur le quai, elle réclame donc "une réunion rapide du Comité de coordination sur le projet afin de connaître l'arbitrage officiel de l'Etat". Entendre par là : ça part dans tous les sens !

Le ministre de l'écologie devrait accorder audience à Maryse Joissains le 11 février afin de lui permettre de développer ses arguments. Autrement dit, Borloo a l'air largué lui aussi. A moins qu'il ne s'agisse d'un simulacre de dialogue comme les affectionne ce gouvernement pour une décision déjà prise.

Maryse Joissains compte insister sur le respect du patrimoine naturel pour qu'on "ne défigure pas la Provence". Ah, les belles paroles ! Si Maryse Joissains ne craint pas parfois d'user d'une langue verte pour défendre nos paysages, elle n'a, en revanche, aucun scrupule à mépriser la campagne aixoise qu'elle s'apprête à saccager au Montaiguet en apportant son soutien à un projet de polyclinique qui se moque du moindre souci environnemental.

Quand on n'a pas de figure, on défigure.

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lundi 19 janvier 2009

LGV Sud-Est, transports, RD9 : De quoi crier gare !

Se déplacer, le sujet est vaste et passionnant ! Si les polémiques sur les tracés de la LGV Sud-Est vont mal train, le débat, lui, est évidemment bien plus large. Il n'y a pas que les grandes lignes. Beaucoup de questions se posent sur les déplacements régionaux par le rail et par la route. En ce sens, les transports en commun sont au cœur des préoccupations. Si la prise de conscience est désormais amplement partagée, en revanche, on constate que les décisions à prendre ne sont pas encore sorties du brouillard. A ce sujet, je veux évoquer ici les positions de Maryse Joissains sur trois dossiers.

Ÿ La ligne LGV Sud-Est

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Au contraire de Jean-Claude Gaudin et d'autres élus locaux qui changent de quai à chaque coup de sifflet, le maire d'Aix n'a pas varié sur sa préférence pour le tracé des métroples. Le seul bémol pour Maryse Joissains a été cette déclaration : "En toute sincérité, je ne pense pas que la LGV soit nécessaire, sauf si elle passe par les métroples", tendant à justifier que la priorité était plutôt aux transports régionaux.

Or, après l'annonce intempestive et provocante du député de Nice, Eric Ciotti, sur le choix que l'Etat aurait fait du tracé Nord, la polémique a pris un tour féroce. La réaction s'est opérée par le biais de manifestations, de réunions et de courriers.

Maryse Joissains a réuni l'ensemble des maires de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix, tous opposés au tracé par le Val de l'Arc. Le maire d'Aix a aussi envoyé une lettre au président de la République pour lui rappeler qu'il s'était engagé en faveur du tracé des métroples, un choix soutenu unanimement, entre autres, par la Région et le Conseil général.

Cette convergence de points de vue semble pourtant bien cacher quelques intérêts politiciens. Maryse Joissains voit d'un mauvais œil une ligne passant par la 14e circonscription dont elle est la députée. Le maire de Nice, Christian Estrosi, dont l'influence vient de se renforcer, veut exercer un pouvoir plus grand à la veille des élections régionales, Jean-Claude Gaudin ayant quasiment perdu la main.

On ne peut imaginer autrement le sens de la lettre... fomentée par Eric Ciotti... que 27 députés de la majorité ont cosigné dans leur coin en écartant Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin pour demander à l'Etat de trancher, sous-entendu pour le tracé Nord puisqu'il coûterait moins cher. La bataille du rail s'est transformée en guerre pour le pouvoir politique.

Ÿ Les transports départementaux

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Tout le monde est d'accord, enfin presque, pour convenir du fait que les transports en commun doivent être unifiés et organisés de manière cohérente à l'échelle des Bouches-du-Rhône. Jean-Noël Guérini a donc proposé la préfiguration et la création d'un syndicat mixte des transports destiné à instaurer une complémentarité entre les réseaux avec une tarification et une billetterie uniques. Le président du Conseil général a été approuvé à l'unanimité, "à l'exception de la CPA qui n'a pas répondu à l'invitation", a-t-il déploré. Interrogée, Maryse Joissains a tenté de justifier sa position ainsi : "Je crains qu'on ne fasse appel à nous que pour renflouer les caisses marseillaises". Belle cacophonie !

Pourquoi la logique du consensus s'applique-t-elle pour la ligne LGV et pas pour les transports en commun ? Mystère. A moins que cette contradiction ne soit qu'un moyen de masquer les difficultés du budget de plus en plus tendu de la CPA… Politiquement, tout cela s'explique mal car il y avait là aussi l'occasion toute trouvée, le Plan de déplacements urbains ayant été annulé par le Tribunal administratif, d'intégrer cette mesure urgente dans le futur PDU !

Ÿ Le tracé de la RD9

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La fameuse RD9 entre Aix et Vitrolles soufre d'une portion non doublée de 3,5 kms au niveau du lac du Réaltor à proximité immédiate de la gare TGV. Le projet d'aménagement du tronçon manquant n'a jamais fait l'unanimité. Avec à la clé des préoccupations écologiques et la mise en place de voies de transports en commun en site propre, certains le veulent au Nord du lac, d'autres (dont le Conseil général, principal financeur) le voient au Sud du lac.

Plusieurs fois, Maryse Joissains a fait voter des motions, par le conseil municipal et la CPA, pour défendre le tracé Nord. Or, en décembre dernier, le maire d'Aix a fait passer une délibération plus nuancée : répétant sa préférence pour le tracé Nord, elle a évoqué la possibilité d'un tracé par le Sud. Là encore, pourquoi cette révision pragmatique ne vaudrait-elle pas aussi pour les transports départementaux ? Va falloir sortir du tunnel !

A propos de la réouverture de la ligne ferrée Aix-Marseille

logo_ADAVACommuniqué, rédigé par Michel Delenne, vice-président de l'ADAVA-ADTC, association pour le développement des modes doux de déplacement. (17 décembre 2008).

      

Une montagne de 160M€ qui accouche d’une souris d’un train supplémentaire de 150 places aux heures de pointe !

Depuis plusieurs années, lors de la préparation du PDU, l’ADAVA avait mis en garde la SNCF et les élus sur le leurre de cette pseudo-modernisation de la ligne Aix-Marseille.

Dans le Livre Blanc publié en 2007 avec la fédération des CIQ du pays d'Aix, nous rappelions : "L’amélioration attendue, pour les Aixois, ne portera que sur 1 train supplémentaire par heure aux heures de pointe et une meilleure fiabilité de la ligne : ce n’est pas rien mais très insuffisant au regard des besoins et des 160M€ investis ainsi que le déplorait le Conseil de Développement de la CPA".

Pour les usagers des gares intermédiaires, comme Simiane, la situation est pire encore car ils ne bénéficient pas du train semi-direct Aix-Gardanne-Marseille (1 par heure) et n’ont que l’usage des 2 omnibus par heure qui effectuent le trajet en 10 minutes de plus qu’avant les travaux (à cause des 3 gares supplémentaires créées dans le Nord de Marseille).

Sur ce point précis du nombre de trains et des temps de parcours, la bonne volonté de la SNCF et de la Région ne sont pas en jeu : comme nous le déplorions avant même le démarrage des travaux, il ne paraît pas possible de faire mieux sur une voie ferrée de 30 kms doublée seulement sur 12 kms dans sa partie centrale. En particulier, l’absence regrettable de doublement de la voie entre Valabre et Aix sur près de 8 kms ne permet pas un cadencement supérieur à 20 minutes.

De plus, pour espérer un accroissement du trafic voyageurs sur cette ligne (11.000 par jour promis par la SNCF au lieu des 5.000 de 2006), il faudrait une utilisation optimale des 80 trains quotidiens de 150 places chacun maximum. Or, le prix du billet, plus de 13€ aller-retour, est très dissuasif par rapport à son concurrent de la navette par bus.

Enfin, seul un train semi-direct par heure permettra de satisfaire 150 voyageurs désireux d’un transport rapide (30 minutes) entre Aix et Marseille. C’est très insuffisant. Ainsi, le niveau de service de la nouvelle ligne n’est pas à la hauteur des besoins des usagers. Les voyageurs des gares intermédiaires sont pénalisés dans la durée de leur trajet, sans accroissement du nombre de trains. Les seuls bénéficiaires sont les habitants des quartiers Nord de Marseille qui emprunteront une desserte améliorée avec le centre-ville. On ne peut que s’en réjouir pour eux mais ceci ne doit pas se faire au détriment des autres usagers de la ligne Aix-Marseille.

Enfin nous ne pouvons que déplorer, avec le président du Conseil régional, que la SNCF refuse à l’ouverture de la ligne "modernisée" quelques postes d’agents de conduite supplémentaires pour garantir le cadencement : cela témoigne d’une affligeante continuité dans le déni du besoin d’un vrai service RER entre Aix et Marseille que les habitants demandent depuis 40 ans.

Comme nous le réclamions, il faut à présent que tous les usagers potentiels, et les élus, se mobilisent pour obtenir rapidement une réelle et totale modernisation de la voie entre Marseille, Aix, jusqu’à Pertuis et Manosque, qui implique un doublement quasi complet de la voie et son électrification qui aurait dû être réalisée depuis longtemps.

Cette action doit aller de pair avec celle pour la réouverture des lignes ferrées Vitrolles-Rognac-Aix et Trets-Gardanne-Les Milles (avec la construction du barreau Luynes-Les Milles), afin de bâtir un véritable réseau ferré performant, seul capable à terme de résoudre les problèmes de déplacements dans le pays d’Aix.

Faute de quoi, la paralysie des pays d’Aix et de Marseille sera chaque jour plus importante et il serait nécessaire, à court terme, d’envisager la création d’une voie dédiée aux Transports Collectifs sur l’autoroute Aix-Marseille. Mais ceci ne résoudrait, provisoirement, qu’une partie du problème.

Il convient donc de profiter de la nécessaire et prochaine réécriture du PDU, annulé par le Tribunal administratif, pour exprimer une véritable ambition type RER pour l’ensemble du réseau ferré du pays d’Aix et décider de toutes les mesures nécessaires pour diminuer quantitativement la place de la voiture dans nos déplacements quotidiens.

Le site de l'ADAVA-ADTC :

http://adava.adtc.aix.free.fr

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