mercredi 18 février 2009

Sophie Joissains en sens interdit sur un circuit de F1

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Sophie Joissains aime la grande vitesse. Surtout la Formule 1. C'est sans doute par excès de pudeur qu'elle avait caché sa passion aux Aixois ! C'est donc sous les ors du Sénat qu'elle a dévoilé son scoop ce 23 janvier. Elle s'est même distinguée en essayant de faire passer en douce un amendement (n° 85) visant à accélérer les investissements, la création et l'exploitation expresse d'un circuit automobile pour organiser un Grand Prix de France d'ici 2011, et allez savoir pourquoi, dans les Yvelines, à Flins exactement.

Embarquée à côté du pilote Bruno Gilles, son collègue de Marseille et en compagnie pour l'occasion de deux autres passagers des Deux-Sèvres et du Loiret, sénateurs UMP aussi, Sophie Joissains a profité de la discussion du "Plan de relance" pour soutenir l'indéfendable en proposant d'insérer un article additionnel : "Aux fins de l'exploitation d'un circuit automobile homologué pour la formule 1, il peut être passé une convention d'occupation temporaire du domaine public comportant des obligations de service public fixées par la personne publique."

Interrogé à son tour, Patrick Devedjian s'est exclamé : "Le gouvernement est très favorable. D’une part, ce texte s’inscrit parfaitement dans le plan de relance en permettant des travaux importants d’ici à 2011. D’autre part, il maintient un Grand Prix en France, chose capitale. Le Premier ministre suit d’ailleurs cette affaire avec beaucoup d’intérêt, pour les raisons que l’on connaît. Ce maintien est essentiel pour le rayonnement de notre pays." Si François Fillon saute de joie, c'est qu'il est lui-même adepte de sports auto et pilote de courses de vitesse à ses heures.

C'est clair, Patrick Devedjian a par conséquent agi sur commande. Mais, pas tout seul. Pourquoi trouve-t-on Sophie Joissains dans cette galère ? Quel intérêt a-t-elle à rouler pour un départerment qui n'est ni le sien, ni même celui de ses trois autres collègues ? Pourquoi les Yvelines plutôt que le Val d'Oise où un projet concurrent à Sarcelles est soutenu par son député-maire PS François Pupponi ? 

Est-ce pour se retrouver dans les loges VIP lors de l'inauguration du circuit et ainsi bénéficier d'invitations permanentes lors de courses ? A-t-elle des liens amicaux privilégiés avec le président du conseil général UMP des Yvelines, un certain Pierre Bédier ? Oui, vous savez cet ancien secrétaire d'Etat de Jacques Chirac de juin 2002 à janvier 2004 qui avait été obligé de démissionner, puis avait été lourdement condamné en appel en mai 2008 pour corruption dans des marchés publics.

De nombreuses questions se posent donc sur cet appui ciblé de Sophie Joissains à cette initiative aussi pétaradante que polluante. A-t-elle, comme ses très chers et honorables collègues, subi le lobby des intérêts financiers privés de la Fédération française du sport automobile ? Est-ce par rapport à Renault, propriétaire de l'usine de Flins, qui y flairerait une aubaine ? Est-ce pour permettre au projet de Pierre Bédier de s'affranchir de beaucoup de contraintes administratives habituellement qualifiées d'assez longues ? En tout cas, coïncidence ou pas, l'amendement tombait à pic, vu la multitude d'infractions à la réglementation en vigueur qu'implique la mise en place de ce projet.

En effet, le projet est contesté devant les tribunaux par nombre d'associations et de collectivités locales car il représente un non-sens écologique (il prend la place de cultures bios), environnemental (il serait sur la plus grande nappe phréatique et deuxième zone de captage d'eau potable d'Ile de France), géographique (il est sur une zone totalement inondable) et économique (un gouffre financier). Est-ce bien sérieux après tout le foin fait au sujet du "Grenelle de l'environnement" ? Est-ce raisonnable de pondre une ineptie pareille nécessitant des infrastructures se chiffrant par dizaines de millions d'euros ?

Faisant fi de tout cela, la majorité sénatoriale a adopté le caprice au premier coup de sifflet ! Fort heureusement, la commission mixte paritaire chargée d'harmoniser le texte du Sénat et celui de l'Assemblée nationale passé en première lecture a refusé ce traitement de faveur et rejeté l'amendement. Preuve que la monstruosité ne tenait pas la route.

Du coup, Sophie Joissains et ses amis se retrouvent le nez dans le fossé. Elle n'avait pourtant pas hésité à déclarer : "Mon collègue Bruno Gilles est à l'origine du texte, tout simplement parce qu'il était là au bon moment, au bon endroit.[...] J'ai totale confiance en lui, il est convaincu des forces du circuit de Flins". D'où Bruno Gilles tirait ses informations, on ne le saura pas. Toujours est-il que l'amendement a finalement disparu comme il était venu, d'un claquement de doigt, emportant avec lui ses mystères.

Concrètement, le projet suit son cours mais il devra faire face à l'ensemble des procédures administratives (dont certaines sont contestées) pour voir le jour.

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mardi 17 février 2009

Loi sur le logement : Quoi de neuf ? Des régressions !

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Dessin de Grémi

A quoi sert une énième loi sur le logement si c'est pour ne pas construire assez de logements ? C'est là la question. Car cette loi controversée dite de "mobilisations pour le logement et la lutte contre l'exclusion" présentée par Christine Boutin et votée par la seule majorité ne prend pas en compte de façon décisive et massive le besoin énorme en logement social.

Pour être plus précis, il s'agit d'une série de mesures modifiant de précédentes lois. Et il faudra encore attendre les conclusions de la commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) pour lui donner un caractère définitif. Mais, d'ores et déjà, on sait ce qui va changer, pas forcément en bien.

Voici quelques-unes de ces mesures :

Ÿ Pour favoriser la construction : les organismes d’HLM n’investissant pas assez seront soumis à un prélèvement sur leurs ressources inutilisées pour favoriser ceux qui ont besoin de construire plus.

Ÿ L'article 55 de la loi SRU, qui impose un quota de 20% de logements sociaux aux communes de plus de 3.500 habitants, reste inchangé. Se rangeant à l'avis du Sénat, Christine Boutin, qui souhaitait faire entrer l'accession à la propriété dans les 20%, a renoncé officiellement à modifier l'article. Malgré cela, les communes qui refusent d'appliquer la loi ne seront pas plus pénalisées qu'elles ne sont actuellement.

Ÿ Pour améliorer la mobilité dans le parc HLM, tombée à 9,4%, le droit au maintien dans les lieux est supprimé pour les locataires qui dépassent de plus de deux fois les plafonds de ressource (environ 9000 ménages). Concernant les logements sous-occupés, les locataires (à l’exception des seniors et des personnes handicapées) seront tenus de libérer les lieux après trois propositions de relogement. Toutefois, ces deux mesures ne s'appliqueront que dans les zones dites "tendues" (Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes et le Nord).

Ÿ Le projet de loi abaisse de 10% les plafonds de ressources pour accéder au logement social. Il s'agit de recentrer l'accès aux HLM sur un public plus modeste. C'est une régression qui fait l'impasse sur les foyers aux revenus proches du smic ou en risque de perte d'emploi.

Ÿ Le "Pass-Foncier", appelé aussi "maison à 15 euros par jour", est étendu aux appartements en immeuble collectif. Il est censé encourager l'accession à la propriété. Le slogan cache que, 15 euros par jour, cela fait 450 euros par mois, sans parler des longues années de crédit.

Ÿ Plus anecdotique, les détecteurs de fumée deviennent obligatoires chez tous les particuliers (locataires et propriétaires).

Ÿ Les sommes gérées par le 1% Logement (paritairement par le patronat et les syndicats) vont être en partie ré-orientées. L'Etat percevra 850 millions supplémentaires par an, de 2009 à 2011, pour financer à hauteur de 320 millions l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), de 480 millions l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et de 50 millions la rénovation des quartiers anciens dégradés. Des gouttes dans la vaste mer de la misère.

Ÿ Le délai possible avant expulsion est réduit de 3 ans à 1 an. C'est là une autre régression qui va produire plus vite, plus d'expulsions, plus de sdf, voire plus de morts dans la rue.

Le mal-logement selon la Fondation Abbé Pierre

Le rapport que vient de publier la Fondation Abbé Pierre dénonce la paupérisation de la population française. Selon ce rapport, près de 600.000 personnes âgées vivent avec une allocation de solidarité de 628 euros mensuels qui les situent sous le seuil de pauvreté européen.

Dans son tableau du "mal-logement" qui sert souvent de référence, la Fondation donne toujours le chiffre de 100.000 sans domicile fixe basé sur une étude de l'Insee de 2001.

On compte 3.498.800 personnes connaissant "une problématique forte de mal-logement". Sur ce nombre de personnes "mal-logées", 2 millions vivent dans "des conditions de logement très difficiles" et 861.000 sont en situation d'occupation précaire. Parmi celles-ci, 88.400 ménages occupent un logement sans droit ni titre à la suite d'un jugement d'expulsion.

Les personnes privées de domicile personnel mais qui bénéficient tout de même d'un toit seraient près de 494.000. Parmi celles-ci, 100.000 vivent à l'année en camping ou en mobile-home, 150.000 chez des tiers dans des conditions difficiles, 50.000 sont installées dans des chambres d'hôtel et 41.000 dans un "habitat de fortune" (cabanes, constructions provisoires etc.).

La Fondation évalue à 6.617.000 le nombre total des personnes "en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme", avec parmi elles, les personnes en situation de précarité pour impayés de loyers (1.412.000) ou celles vivant en situation de surpeuplement (3.507.000).

La crise immobilière va avoir de lourdes conséquences sur la résorption du déficit en logements, avertit la Fondation qui estime que la pénurie risque de passer de 800.000 à 900.000 logements à la fin de 2009. La Fondation met également l'accent sur la baisse des aides personnelles au logement qui auraient été amputées de 12,5% depuis 2001.

La surréaliste discussion de l'article 19 sur la réduction de 3 ans à 1 an :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090154.asp#P431_66899

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lundi 16 février 2009

Comptes publics : Du casse-tête… à la prise de dette

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La France bat des records historiques de déficit. Marseille est la ville championne de France de la dette. Quant à Aix, son surplace la fait vivre au ralenti.

L'Etat est en faillite, ce n'est rien de le dire. Alors que la loi oblige les collectivités locales et maints organismes à présenter des budgets en équilibre sous peine de mise sous tutelle préfectorale, l'Etat court en permanence à la dérive sans qu'une autorité supérieure ne l'empêche.

Il y a bien les critères de Maastricht qui, pour l'essentiel, imposent un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut et une dette publique inférieure à 60% du PIB. Or, pour l'année en cours, en France, on en est respectivement à 4,4% et à 69%. Mais il n'y a pas que notre pays qui bat des records qui n'annoncent rien de bon.

La semaine dernière, le président de Marseille Provence Métrople, a fait sensation en publiant les résultats d'un audit sur l'état des finances de la communauté urbaine. La création de MPM devait être la planche de salut de Marseille, elle est devenue le désastre d'une gestion qui a fait plonger tous les chiffres au fond du Vieux-Port. Elle devient ainsi la communauté la plus endettée de France ! La Chambre régionale des comptes n'avait d'ailleurs pas manqué de lui en faire grief.

La dette s'élève à 1,2 milliard d'euros, c'est-à-dire carrément l'équivalent du budget qui est de 1,3 milliard. Si l'on ajoute la dette de Marseille, soit 1,8 milliard pour un budget de 1,6 milliard (une dette supérieure au budget !), la somme de la dette des deux collectivités atteint 3 milliards.

Inutile de dire que ce sont les générations à venir qui auront à éponger les flots de la dette. Comment ? En faisant ceinture, en empruntant encoe et encore et/ou en augmentant la fiscalité. A défaut d'être championne de France de footbal depuis longtemps, Marseille détient le titre de championne nationale du déficit.

Quant à Aix, s'il est vrai que le budget est toujours présenté en équilibre, il ne faut pas en conclure qu'il est plus productif. Depuis des années, l'investissement est au ralenti et n'attire plus les cofinancements des années 90. On se contente de "gérer" comptablement sans perspective de développement. Et si la municipalité se plaît à claironner que les impôts directs n'ont pas augmenté, elle fait la poche des Aixois par le biais d'augmentations régulières des taxes et droits divers touchant directement les services attendus par la population. La dernière hausse, pour 2009, est de 5%.

Le problème pour Aix comme pour toutes les collectivités territoriales est que l'Etat n'a plus rien dans les caisses. Et cette année va être encore plus rude puisque l'accumulation des restrictions financières dans l'aide qu'il apporte aux communes va atteindre un niveau insupportable. Cette aide ne couvrira pas l'inflation. Toutes les associations d'élus locaux ou presque crient que le "pouvoir d'achat des collectivités" est en danger. Baisse du pouvoir d'achat, donc baisse du niveau de service rendu aux citoyens. Ainsi que du niveau d'investisssements avec des conséquences lourdes pour l'économie quand on sait que les collectivités réalisent 70% des investissements publics.

Et on n'ose encore imaginer le coût de la dernière tuile que constitue la suppression annoncée de la part investissement de la taxe professionnelle si elle n'était pas compensée à l'euro près. On passerait du casse tête à la… prise de dette.

Lire aussi mon article "Le jeu mortel des chiffres et des dettes" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/11/12476842.html

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vendredi 13 février 2009

Même à l'arrêt, la LGV Sud-Est continue d'enfumer

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Après le train des contestations, le wagon des déclarations. Comme on pouvait s'en douter, sous le prétexte peu crédible de compléments d'études, le projet de la LGV Sud-Est va marquer un nouvel arrêt en gare prolongé jusqu'au 30 juin. Si le chef de gare annnonce une décision à ce moment-là – mais comment mettre tout le monde d'accord ? – il y aura une autre halte jusqu'en décembre pour rechercher les financements.

Or, s'agissant de l'annonce du choix officiel d'un des tracés en juin, du bouclage des contributions budgétaires en décembre et de la réalisation du projet lui-même en 2020, rien n'est moins sûr. Car, même si les machines du TGV ne marchent pas au charbon, il n'est pas difficile de percevoir que la polémique des tracés sert plutôt d'opération à enfumer pour une bataille qui n'a rien à voir avec celle du rail.

Dans un an auront lieu les élections régionales et déjà les candidats prennent des postures pour imprimer leurs marques et revendiquer leur leadership au sein de l'UMP. Maintenant que Jean-Claude Gaudin ne peut plus contrôler ni la pluie, ni le beau temps et encore moins la neige car il ne règne plus que sur les quatre mètres carrés de son bureau de la mairie, la succession au trône UMP du Sud-Est est ouverte. Avec à l'Est de la région, une lutte au couteau entre le maire de Nice Christian Estrosi et le maire de Toulon Hubert Falco, et à l'Ouest, une confrontation au poignard entre le député d'Aubagne Bernard Deflesselles et la députée d'Aix Maryse Joissains. La face à face final, Est contre Ouest, se fera à la dague empoisonnée.

Chacun a intérêt à asseoir son pouvoir, soit pour prétendre à un primat régional – mais faut-il encore être capable de déboulonner Michel Vauzelle –, soit pour user d'un pouvoir d'influence et de séduction à son endroit s'il est réélu pour la troisième fois – ce qui est le plus probable.

Avant de voir la LGV de nos yeux – si elle a encore une chance de se faire – nous verrons plus sûrement d'ici un an les dépouilles des vaincus étendues aux endroits mêmes des hypothétiques voies. Les citoyens, eux, tels des pèlerins en convois, pourront toujours organiser de sinueuses et colériques opérations escargot pour effectuer à l'envi des allers-retours sur les lieux du drame. Surtout si la fumée politico-ferroviaire a méchamment violenté leurs narines et si, de surcroît, le train leur est aussi passé sous le nez.

logo_france_bleu_provenceL'analyse de Jean-Laurent Bernard

dans son édito du 12 février

diffusé sur France Bleu Provence

Bonjour,

Ce n'est plus un gouvernement, c'est une boîte postale qui fait suivre tous les courriers qui lui sont envoyés. La réforme des lycées : reportée d'un an, la réforme du statut des enseignants-chercheurs : expédiée à la prochaine rentrée, le tracé de la LGV Sud-Est : différé au mois de juin.

A chaque fois que le sujet fâche, on nomme un expert chargé d'études complémentaires. C'est une méthode de gestion comme une autre mais qui relève plus de l'amateurisme que d'un travail un peu sérieux. Comme au bon vieux temps des années Balladur ou Jospin, dès qu'il fallait être impopulaire ou courageux, hop, une petite fuite dans la presse pour tester l'opinion publique et si nécessaire on remballait l'idée en jurant qu'il n'en n'avait jamais été question.

A qui fera-t-on croire que les études techniques de Réseau Ferré de France ne sont pas prêtes et archi bouclées depuis longtemps ? Les mois à venir relèveront donc uniquement de la concertation politique. Avec un seul mot d'ordre : plaire à tout le monde pour ne déplaire à personne. Les relations entre les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes vont virer à l'exécrable, surtout qu'entre les deux, le maire-ministre de Toulon va tenter de naviguer jusqu'aux élections régionales en espérant éviter les gouttes.

Dans cette histoire, l'Etat et donc le gouvernement doit afficher clairement son ambition d'aménagement du territoire. Ne rien faire et laisser le réseau en l'état ou presque au risque de se couper de l'Italie et de l'Espagne, choisir le tracé des métropoles pour créer enfin les conditions d'un développement régional ou passer beaucoup plus au Nord, pour piquer directement d'Avignon vers Nice. Afin de construire une liaison Paris-Nice au seul profit des Niçois.

Enfin, ce dossier de la LGV aura uni l'espace d'une réunion les maires de Marseille et d'Aix, le président de la communauté urbaine et celui du conseil général. Tous veulent la LGV par Marseille. Prêts à prendre le même train, mais certainement pas à voyager ensemble.

Bonne journée.

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jeudi 12 février 2009

Clinique du Montaiguet : Deux jours pour intervenir

Urgent ! L'enquête publique sur la révision du POS liée au projet d'implantation de la polyclinique au Montaiguet prend fin vendredi. Il est donc encore temps d'aller faire des obsevrations sur le registre de la mairie annexe de Pont de l'Arc. Pour rappeler les enjeux du projet, voici l'article paru dans "Le Ravi" de février.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Moix dans "Le Ravi" n° 60

Clinique nocive pour l'environnement

Le projet de construction d'une clinique et de son parking de 800 places, au Montaiguet sur une zone boisée classée, fait grincer des dents.

"Ecrin forestier", "parking boisé", "ornement" : sur le papier, le projet de regrouper deux cliniques privées d'Aix-en-Provence, Rambot et La Provençale, dans un nouveau bâtiment construit sur la petite colline du Montaiguet au Sud de la ville, sonne bien. "C'est pour ne pas dire bétonnage, parking de 800 places à ciel ouvert et bassin de rétention", traduit Martine Agathe Coste à l'initiative d'une association de riverains pour défendre le "poumon vert" d'Aix. Car petit détail contrariant : la zone de la future polyclinique de 340 lits est classée espace boisé. Un incendie a bien détruit une partie de la végétation en 2005 mais cela ne change en rien sa vocation forestière.

Le conseil municipal a pourtant voté en octobre 2007 le principe d'une modification du Plan d'occupation des sols (POS) pour la rendre constructible. Modification qu'il restera à acter après la clôture de l'enquête publique le 13 février. Le POS date de 1984 et était déjà jugé "obsolète", en 2005, par Henri Doglione, à l'époque adjoint à l'urbanisme (UMP). Depuis, la situation n'a guère changé. Aix-en-Provence n'a pas non plus de Plan de déplacements urbains (PDU). Le dernier a été annulé par le tribunal administratif en juin 2008, sanctionnant ainsi une absence de vision globale des transports.

Autre détail ennuyeux : la Ville fait actuellement construire via la Semepa, sa société d'économie mixte, un parking de 300 places à proximité immédiate de la polyclinique Rambot. "La proximité de ce parking, construit grâce à l'argent public, va représenter une certaine plus-value quand les propriétaires vont vendre leur clinique", critique Lucien-Alexandre Castronovo, ancien conseiller municipal radical de gauche.

Pas chiche, la Ville d'Aix serait prête à remettre la main au porte-monnaie afin de financer une route de campagne pour désengorger la  départementale, régulièrement embouteillée, qui mène à la future clinique du Montaiguet. Au risque de voir les pavillons pousser comme des champignons et la ville s'étendre. "Si on ne sait pas maintenir ce type de coupures vertes, on va arriver à des conurbations ingérables, critique Hervé Guerrera, conseiller municipal d'opposition (Partit occitan). Ce projet est un aspirateur à voitures. L'enjeu est le maintien des personnes âgées à domicile et le développement de l'offre de soins en centre-ville."

Devant la levée de boucliers des habitants, la mairie, qui dit "travailler sur la faisabilité du projet et chercher des solutions" aux problèmes soulevés lors des réunions publiques, semble un peu refroidie et n'exclut pas "une mise en stand-by du projet sur ce site s'il existe des impossibilités techniques" (1). Ce qui serait une façon élégante pour Maryse Joissains, le maire UMP à qui reviendra in fine la responsabilité de signer le permis de construire, de respecter ses promesses de "prise en compte des espaces naturels et paysagers ; des risques naturels dans la politique d'urbanisme" (2).

(Journaliste : Louise Fessard)

1. Selon les services de communication de la mairie, les élus n'ont pas souhaité s'exprimer avant la fin de l'enquête publique. 2. Maryse Joissains dans sa "Lettre aux décideurs du Pays d'Aix", 4 avril 2006.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

L'appel de l'Association des amis du Montaiguet

La Ville d'Aix est aujourd'hui menacée d'asphyxie : c'est une cuvette qui a besoin de ses poumons verts. Alors, favoriser la délocalisation de deux polycliniques (Rambot et Provençale) sur un des derniers poumons verts qui lui restent, le massif du Montaiguet, cela ne devrait même pas venir à l'idée !

Pourquoi là ? Pourquoi déclasser ce qui est classé ? Pourquoi déforester ce qui est boisé ? Pourquoi détruire sur des dizaines d'hectares un paysage majestueux ? Pourquoi saccager par des voies nouvelles un vaste territoire du Pont de l'Arc à la Plaine des Dés, de l'avenue Fortuné Ferrini à La Parade ? Pourquoi installer sur nos collines l'équivalent de la moitié de l'hôpital d'Aix, avec 800 places de parking à ciel ouvert ?

Pourquoi faire financer aux habitants du pays d'Aix les énormes infrastructures nécessaires à ce projet ? Pourquoi aggraver les problèmes de circulation à l'entrée Sud de la ville par le Pont de l'Arc ? Pourquoi favoriser ce projet privé au moment où l'hôpital public a cruellement besoin de moyens ? Pourquoi la CPA appplique-t-elle sa politique de réhabilitation forestière sur d'autres secteurs incendiés et pas sur celui-ci ? Pourquoi créer un précédent désastreux en modifiant le POS sur un site incendié, ce qui ne pourra qu'encourager la multiplication des incendies sur tous les sites naturels intéressants du pays d'Aix ?

L'enquête publique

Pour consulter le registre de l'enquête

Jeudi 12 et vendredi 13 février de 8 à 12h00 et de 13h30 à 16h30

mairie annexe de Pont de l'Arc

Pour rencontrer le commissaire enquêteur

Vendredi 13 février de 14 à 16h30

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/

Les photos du projet (clic sur chaque image pour agrandir) :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php

Visualiser le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49

Mes précédents articles sur le même sujet :

(du plus ancien au plus récent)

"La clinique privée qui tue l'hôpital et le Montaiguet" : 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/12/11717813.html

"Clinique du Montaiguet : La bataille continue" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/17/11753424.html

"Clinique du Montaiguet : Agissons !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/07/11995740.html

"Lettre ouverte au maire" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/26/12226720.html

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mercredi 4 février 2009

Pays d'Aix Habitat : Joissains responsable de la faillite

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le 2e rapport de la Miilos de mars 2008 (50 pages)

Après les annulations successives par le Tribunal administratif du contrat JCDecaux relatif à la signalisation commerciale, du Plan de déplacements urbains (PDU) et du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains, un nouveau document tombe sur la place publique et vient mettre à mal la gestion Joissains. L'objet : la situation désastreuse de l'Office Public de l'Habitat. 

La série ne s'arrêtera pas là car on attend aussi la publication prochaine du rapport sur Aix par la Chambre régionale et territoriale des comptes. Enfin, d'ici peu, je dévoilerai sur ce blog la teneur presqu'aussi inquiétante d'un audit sur une autre structure publique, qui n'a jamais été publié mais que je me suis procuré.

Mais, pour l'instant, revenons donc aux mécomptes de l'OPH. Cette fois-ci, dans un rapport de quinze pages, c'est le commissaire aux comptes de l'office qui met carrément les pieds dans le plat en déclarant la faillite de l'organisme lors du conseil d'administration qui s'est tenu le 29 janvier.

Pourtant, deux rapports volumineux de la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos), qui ont mis du temps à nous être communiqués, avaient déjà dressé un tableau apocalyptique de la gestion de Maryse Joissains.

Le maire d'Aix, mais aussi présidente de l'OPH, a toujours minimisé la catastrophe. Pendant l'élection municipale, elle a même diffusé un document de campagne, véritable tissu de bobards destiné à tromper les électeurs.

Par ailleurs, et pour rappel, car cela est étroitement lié à ce même dossier, il est à noter que nous en sommes maintenant au recrutement d'un 6e directeur en sept ans, en l'occurrence la directrice qui officiait au CCAS.

On attend aussi avec impatience des explications claires sur les deux cambriolages similaires et rocambolesques d'ordinateurs contenant les listings des attributions de logements. On connaîtra peut-être un jour quels ont été les heureux bénéficiaires de logements à la tête du client, dont des élus et des proches de la mairie.

Et puis, le silence sera-t-il brisé pour nous dire enfin la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur l'origine et le parcours de l'énigmatique enveloppe contenant des informations confidentielles, frauduleusement sorties du fichier de police STIC, concernant la personne de l'ex-directeur et déposée dans la boîte aux lettres du domicile de Maryse Joissains ?

Y a-t-il un lien de cause à effet avec les très longues négociations sur les conditions d'indemnisation qui ont précédé le "vrai-faux" licenciement du directeur finalement reclassé au sein de l'office ?

Cerise sur le gâteau, il ne faudrait pas oublier que la présidente a fait construire un nouveau siège de l'OPH pour 3M€... sans avoir revendu l'ancien !

Mais passons aux dernières révélations.

Ce que dit le rapport du commissaire aux comptes

Face à la dégradation économique très importante des comptes de l'Office Public de l'Habitat, qui gère 5.468 logements avec 5.000 demandes avec attente de 4 ans, le commissaire aux comptes a été dans l'obligation de déclencher des procédures d'alerte, d'abord phase 1, puis phase 2, mettant en avant des observations qu'il qualifie de "graves".

En voici les éléments essentiels :

Ÿ 2,3 M€ de perte estimée pour 2008

Ÿ 4,7M€ de solde prévisionnel négatif de trésorerie

Ÿ la marge d'autofinancement de l'office public est déficitaire de -1,7M€ en 2007, et même -2,1M€ si l'on tient compte des charges récupérables non récupérées auprès des locataires, ce niveau étant à comparer à celui de la moyenne des offices qui est positif de +10,2%

Ÿ une très forte progression des effectifs alors que le patrimoine est resté stable

Ÿ les frais de personnel ont augmenté de 50% entre 2003 et 2007

Ÿ les coûts globaux de structure ont grimpé de +88% pour la même période

Ÿ les impayés sont le quadruple de la moyenne nationale, 3,9% contre 1%

Ÿ une dégradation prévisonnelle pour la période 2008 à 2017

Dans son rapport, le commissaire aux comptes a fait une série de préconisations de redressement tout comme l'avaient fait les rapports de la Miilos, qui n'ont pas été suivis malgré les engagements par écrit de Maryse Joissains !

Résultat : l'OPH est à présent au bord du gouffre. Les familles à faibles revenus qui espéraient trouver un logement social à prix abordable vont devoir attendre encore longtemps.

Maryse Joissains pourra affirmer ce qu'elle veut, les faits concrets mis au jour ici la contredisent sans rémission. En tant que présidente de l'office, elle est bien la seule responsable de cette catastrophe.

Lire ou relire mes articles sur les désastres de l'OPAC :

(du plus ancien au plus récent)

"Bilan : A Aix, le logement, c'est le néant !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/02/10/index.html

"Les bobards honteux de Maryse Joissains" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

"Logement, toujours aussi OPAC…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/07/07/9837489.html

"OPAC Pays d'Aix Habitat : La folle saga continue…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550288.html

"OPAC : Le Ravi nous en dit encore plus" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550373.html

"La saga OPAC" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/20/11019726.html

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mardi 3 février 2009

LGV Sud-Est : Quelques vérités bien envoyées...

logo_france_bleu_provenceSi vous avez raté le direct diffusé hier matin sur France Bleu Provence, voici le texte intégral de l'excellent édito de Jean-Laurent Bernard. Un ton libre, pour quelques vérités bonnes à entendre…

   

Bonjour,

La manifestation contre le tracé nord de la LGV au pied de la Sainte Victoire s'est plutôt pas mal passée samedi matin. Associations, viticulteurs, élus de se sont retrouvés autour de la gare Aix-TGV pour dire leur colère. Au passage, on notera deux choses.

D'abord ce sont les mairies qui ont payé les cars pour acheminer les manifestants, est-ce bien là le rôle de l'argent public ? Ensuite, finalement les organisateurs ont usé des mêmes méthodes qu'ils dénoncent à longueur d'année les jours de grève à la SNCF, à savoir bloquer les Provençaux qui allaient prendre leur train. On peut se demander en quoi ces voyageurs du samedi sont concernés, en tous cas, s'ils ne l'étaient pas de gré ils le sont devenus de force l'espace d'une matinée.

Sur le fond à présent, cela fait deux gros dossiers régionaux dans lesquels le parti socialiste et l'UMP se retrouvent main dans la main pour défendre leur cause. Le tracé de la LGV que les uns et les autres souhaitent voir passer dans les villes, notamment à Marseille, et l'incinérateur où gauche et droite vont voter sous peu le démarrage. Les écologistes et le Modem doivent se sentir un peu cocus, leurs partenaires électoraux rompent ainsi allègrement leurs promesses et en prime soulignent à quel point ils n'ont pas besoin d'eux.

Accord toujours entre droite et gauche pour voler dans les plumes du président UMP des Alpes Maritimes, l'homme responsable de la poussée de fièvre de ces dernières semaines. C'est lui qui a déclaré que le tracé était choisi. Une affirmation à l'emporte-pièce mollement démentie par le ministre Borloo brillant jusqu'à aujourd'hui par son silence peureux.

L'épée de Damoclès mille fois évoquée reste suspendue : celle d'un coup de gueule du gouvernement qui aura beau jeu de renvoyer les élus de la région à leurs divisions. Mesdames, messieurs, puisque vous n'êtes pas capables de vous mettre d'accords, nous ne ferons pas la LGV. Ce qui fait dire tout bas à certains Marseillais ou Aixois, on s'en fout, on a déjà le TGV. Question à 2009 euros en cas d'abandon du projet : qui pleurera le plus fort, les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes Maritimes ?

Bonne journée.

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lundi 2 février 2009

L'autre fa(r)ce des vœux aux hormones de Joissains

mauvais_poil

J'éprouve peu de considération pour ce que l'on appelle la communication politique. A l'inverse de l'information, qui par essence doit être objective, la communication s'apparente le plus souvent à une pratique de propagande dont l'objectif est de valoriser son émetteur.

Parfois, ça marche, et c'est pour cette raison que les politiques en usent et en abusent. Parfois, la réalité est mise à nu par l'épreuve des faits qui vient contredire le message téléguidé.

Ces derniers jours, on a beaucoup entendu Maryse Joissains dans tous les médias. Le summum a sans doute été atteint à la cérémonie maintenue à la Cité du livre. Elle y a prononcé un discours clinquant de vœux gonflés aux hormones. Aix serait ainsi sur la bonne voie pour devenir le pays des merveilles. La planète n'a qu'à bien se tenir : toute survie de l'espèce ne peut venir que d'une volonté aixoise, comprenez celle propagée par notre maire évangéliste.

Ça, c'est pour la galerie composée des visiteurs "protocolés" qui auront bien profité de nourritures réglées par les fonds publics. Mais, dès que l'on remet les pieds sur terre et que l'on fait le tour de ce qui se passe dans la vraie vie, on constate qu'il est, somme toute, plus difficile "de forcer le destin".

On rétorquera que tout ne peut pas relever de l'immédiat et de l'idyllique. Certes, il y a des combats à mener, celui du tracé de la LGV en est un. Mais, il y a aussi des décisions qui déraillent complètement.

Ainsi, par exemple, Joissains ne trouve rien à redire à la nomination de l'épouse de son directeur général des services au poste de directrice de la Fondation Vasarely. Pourtant, même si c'est par intérim, la démarche ne peut que soulever des interrogations sur la nature des rapports entre la mairie et la fondation.

Autre cas, la situation des forains du marché de centre ville qui s'éternise, faute de concertation suffisante, et digne de ce nom, avec le maire et son adjointe, commerçante de renom riveraine du marché. 

Par ailleurs, c'est la presse qui nous l'apprend, si la délinquance ordinaire a baissé, en revanche, elle a progressé notamment pour les atteintes contre les personnes. Hélas, comme prévu, la vidéosurveillance installée en centre ville n'a fait qu'exporter les actes délictueux vers la périphérie. En effet, pas une semaine sans qu'un commerce de quartier ne soit la cible d'attaques violentes (+ 15%) ou que des habitants ne soient victimes d'agressions.

Et ne parlons pas des cambriolages qui n'ont jamais cessé. Dans cette catégorie, il y a les vrais et les bizarres. Il y a une semaine, pour la seconde fois en un peu plus d'un an, l'Office public de l'habitat a été visité. On y a dérobé quoi, au fait ? Un ordinateur, deux clés USB et un appareil photo. Etrange quand même cette malédiction qui cible toujours des outils contenant des informations confidentielles sur les attributions de logements.

Enfin, le maire répète à l'envi, samedi encore à la télé, qu'elle n'a pas augmenté la fiscalité depuis huit ans et qu'elle compte s'en tenir à cette ligne. C'est évidemment une blague… sournoise. Le dernier conseil municipal a voté une nouvelle hausse de 5% des taxes et tarifs divers qui affectent les Aixois dans leur vie quotidienne.

Cette simple liste de faits aberrants n'est évidemment pas exhaustive. Et voici donc la dernière en date. L'adjoint des Milles veut la mort du comité des fêtes, une association de bénévoles qui animent activement le village depuis huit ans. A la place, l'élu veut créer un comité à sa main. Le doute n'est plus permis, Nicolas Sarkozy fait bien des émules bâtés jusqu'à nos portes.

Quant à Maryse Joissains, au lieu de lever les yeux aux astres, elle ferait bien de se pencher sur ses désastres.

Echange de bons procédés :

Lire la succulente recette de Cixi pour casser les vœux :

http://cixi-helene.over-blog.com/article-27307724.html

Son blog :

http://cixi-helene.over-blog.com/

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mardi 27 janvier 2009

"Le Ravi" passe le PS aixois à la tronçonneuse

ravi_PS

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Moix dans "Le Ravi" n° 59

L'article qui suit a été publié par "Le Ravi" de janvier. Je le soumets tel quel à votre curiosité. Les deux NB sont de moi.

PS : Torpeur et tremblements

La pagaille règne dans les rangs des socialistes aixois. En faisant fusionner les trois sections, le congrès fédéral des Bouches-du-Rhône pourrait bien jouer à qui gagne perd…

Balle au centre ! Qui plus est au centre ville d'Aix ! C'est du moins ce que les patrons de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône espèrent. En votant, lors du congrès le 8 novembre dernier, la fusion des trois sections aixoises du parti au profit d'une seule située en plein cœur de la Belle Endormie, les petits de Defferre ont réveillé quelques colères intestines.

Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre que ce regroupement ne fait pas que des heureux. "C'est une chasse aux sorcières", suffoquent en chœur des militants des deux sections (Ouest et Sud) destinées à la dissolution. L'étrange coïncidence des calendriers dérange ces derniers. Lancer une réorgani­sation du PS local juste après le vote des motions pour le congrès national laisse quelques militants perplexes.

"Tous ceux qui n'ont pas voté Royal sont dissous", observe Michel Pezet, ancien ténor marseillais qui depuis les dernières munici­pales tente de se faire une place sur l'échiquier aixois. A Aix-Ouest, les militants préféraient Delanoë au premier tour et Aubry au second. Quant à Aix-Sud, ils ont tout de suite opté pour Aubry. La sage section du centre, en revanche, a suivi les instructions du boss du département Jean-Noël Guérini en choisissant Royal.

A Aix, nul n'est dupe. Sous cette reconfiguration se joue aussi le match de l'année entre les deux ennemis de mars 2008 : à ma gauche, Alexandre Medvedowsky, encarté à Aix-Centre et chef de file de l'opposition municipale ; à ma droite, Michel Pezet, encarté à Aix-Ouest, qui risque l'exclusion (NB : il n'a jamais été exclu) pour s'être présenté face au candidat PS (en l'occurrence Medvedowsky) choisi par les militants lors des municipales.

Au final, quelles que soient les motivations de cette fusion, elles font bouillir les militants des Milles (section Sud). "On ne va pas se laisser faire, prévient François Piluso, secrétaire de section. Chez nous, il n'y a que des militants de base ! Aucun élu !" Difficile à acheter en échange d'une place sur une liste… (NB : il était à la 25e place sur la liste Medvedowsky !)

Même le rendez-vous de la dernière chance organisé le 13 décembre au matin entre les responsables des sections Centre et Sud n'aura rien changé. "Dans ma tête, je suis déjà parti, lâche François Piluso "J'irai au Parti de gauche (NDLR : fondé par Jean-Luc Mélenchon) et je pense que je ne serai pas le seul". Peu importe en effet le combat de coqs qui s'opère entre Pezet et Medvedowsky. Presque pour la forme, il a toutefois envoyé "un courrier à Paris pour deman­der l'annulation de la dissolution".

Idem à la section Ouest. Supposée couvrir le vaste quartier du Jas de Bouffan, soit un territoire qui compte près de 25.000 habitants (sur les 130.000 Aixois), elle en appelle également au jugement de ses pairs parisiens. Fin décembre, la décision visant à départager les Aixois tardait néanmoins à tomber. "Si Ségolène Royal avait gagné, la décision aurait vite été prise", sourit Michel Pezet. Il faut donc encore attendre.

Pendant que Pezet gesticule, une autre figure de la section en revanche garde le silence. Ainsi, le conseiller général du canton, André Guinde, demeure en retrait. Peut-être parce qu'il est à la fois élu dans le secteur Ouest tout en ayant apporté un soutien de taille pour Alexandre Medvedowsky lors des muni­cipales. Malgré des appels répétés, il n'a pas répondu à nos sollicitations. L'art peut-être de ne pas envenimer la situation…

Quant à Alexandre Medvedowsky, il préfère laisser la besogne à son bras droit, Olivier Sana, secrétaire de la section Centre. "On prépare les prochaines muni­cipales, explique-t-il. Nous avons perdu les élections à cause de la dissidence de Michel Pezet. Nous essayons de faire en sorte que ça ne se reproduise pas." Tout est dit ! Après tout, il ne s'agit que de reproduire une pratique déjà bien huilée chez les socialistes aixois. "Dans les années 1980, il y avait huit ou neuf sections à Aix. Or, en 1995, c'est Jean-François Picheral (NDLR : ancien maire d'Aix de 1989 à 2001 et colistier de Pezet en mars 2008) lui-même qui avait souhaité leur fusion", ajoute Olivier Sana.

Et son camarade Piluso de balancer à son tour : "En 2001, on a perdu la mairie. Il faudrait se demander pourquoi…" A croire que l'équipe socialiste en place ait tout à gagner à perdre les prochaines élections… Déjà qu'elle semble jouer son rôle d'opposition municipale avec torpeur, laissant la fougue à d'anciens élus. Le PS aixois est moribond. Une résurrection est-elle encore possible ?

Journaliste : Adèle Monlairjih

Le sommaire du numéro de janvier :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=699 

Le site du Ravi :

http://www.leravi.org

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lundi 26 janvier 2009

Pour le boycott des vœux de Joissains !

La cérémonie des vœux prévue le 20 janvier par Maryse Joissains a été reportée à mercredi. Dans le contexte de souffrance de millions de nos concitoyens en France et de plusieurs millers en pays d'Aix, n'est-il pas scandaleux de maintenir un tel événement ? N'y a-t-il pas là une forme de mépris, voire de cynisme, qui écrase toute forme de solidarité avec les plus démunis ? Aucun argument ne peut justifier ce maintien. De très nombreux organismes et collectivités ont bel et bien décidé de supprimer ce type de raout de luxe qui coûte plusieurs dizaines de Smic !

Alors, à Aix aussi : boycott !

J'espère que des élus de l'opposition feront des interventions au conseil municipal de ce soir !

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