vendredi 9 octobre 2009

Joissains se décerne un prix Nobel… du martyre

La machine à mensonges reprend du service. Les constats s'accumulent. Pourtant, Maryse Joissains prétend qu'elle est présente à l'Assemblée nationale. Si, si, elle l'a dit ce matin sur France Bleu Provence. "Si je n'étais pas à l'Assemblée en juin, c'est à cause des annulations successives". Or, il y a eu une annulation et pas deux et cela n'a pas duré un an mais un mois à cheval sur juin et juillet.

Et de poursuivre : "En politique, il y a ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. On peut cumuler les fonctions", sous-entendu quand on fait partie de ceux qui travaillent. Précisément, c'est là que ça cloche. N'être présent que six fois à Paris sur un an, ce n'est pas travailler, c'est même être payé pour ne rien faire.

Alors, il faut bien trouver quelques alibis pour tenter de se défendre, ou de se faire passer pour victime de harcèlement. "On commence à faire du sexisme, de l'anti-UMP primaire en s'en prenant sans cesse à moi".

Le monde est décidément plein de méchants. Tout le monde lui en veut. C'est vrai, ce n'est pas normal tout ça : les journaux qui ne vont pas dans son sens et à qui elle fait des procès qu'elle perd, le Conseil d'Etat qui dit le droit, ses adversaires politiques qui exercent leur contrôle démocratique, les tous ceux qui ne sont pas à l'UMP, les collaborateurs qu'elle choisit pourtant elle-même et qu'elle vire à tour de bras pour incompatibilité…

Mais qu'on la laisse enfin en paix ! Qu'on arrête de la critiquer, quoi ! Elle sait tout, elle sait tout faire, elle est la meilleure, on a de la chance de l'avoir, il faut la croire sur parole puisque c'est elle qui le dit. Finalement, elle le mérite bien son prix Nobel du martyre auto-proclamé.

Posté par CASTRONOVO à 14:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

mercredi 7 octobre 2009

"Je viens de m'apercevoir que je suis maire" (2)

De nombreux sujets ont été abordés dans l'interview de Maryse Joissains publiée dans La Provence de lundi. Voici la seconde partie de mes commentaires sur les autres thèmes qui ont retenu mon attention.

Ÿ Beisson et Corsy

Le dossier ANRU de rénovation urbaine est définitivement enterré. Le projet devait faire partie du Plan banlieues prévu par l'Etat. On nous avait présenté une mouture satisfaisante fin 2005 qui fut votée à l'unanimité du conseil municipal. En novembre 2007, après l'élection présidentielle, l'Etat recadrait le plan national devenu Plan espoir banlieues et organisait des rencontres territoriales censées recueillir les propositions locales.

A la réunion programmée à Aix par le sous-préfet, à laquelle je me suis rendu, il n'y avait aucun élu de la majorité. J'avais exprimé mon grand étonnement en conseil municipal. Jusqu'en mai 2009, plus de nouvelles du projet ANRU aixois, sinon que, pour raison budgétaire, l'Etat avait réduit le nombre de quartiers concernés par le nouveau Plan banlieues de 800 à 215. Aix est sortie de la liste.

En novembre 2008, Joissains présentait un rapport pour relancer le projet sous une autre forme, déclarant qu'elle rencontrait Fadela Amara pour en discuter. Elle mettait nommément en cause le directeur de l'habitat, celui-là même qui avait été encensé pour le premier projet unanimement salué.

En mai et juin derniers, ne voyant toujours rien venir et en l'absence d'informations de la part de la Ville, de nombreux habitants de Beisson ont manifesté leur colère sur la place publique pour interroger Joissains.

Nous apprenons via l'interview que l'Etat s'est retiré complètement du projet et qu'il n'y aura pas de crédits. Cherchant à se dédouaner une nouvelle fois, sans crainte des contradictions, Joissains accuse maintenant Stéphane Salord, son adjoint pendant sept ans, d'avoir "plombé le dossier", ce qui est évidemment un autre mensonge pour camoufler un ratage politique dont la responsabilité première lui incombe.

Ÿ Pôle judiciaire

A la veille de l'élection de 2008, on nous présentait de magnifiques plans en 3D du futur tribunal d'instance. Le dossier de reconstruction était validé par l'Etat et il n'y avait plus qu'à faire. Et puis, patatras, plus de nouvelles, le ministère de la justice fait le mort pendant de long mois.

Peu à peu, filtre l'information d'un retard de l'Etat pour entériner le beau projet. Puis, se précise l'abandon de la reconstruction alors que la Ville se mettait en frais pour transférer provisoirement les services civils au Jas de Bouffan.

Maintenant, il est question d'un projet revu à la baisse, les déficits colossaux de l'Etat n'aidant évidemment pas. Joissains en avait fait un de ses chantiers. Ben, on est loin d'en voir le moindre premier coup de pioche.

Ÿ Clinique du Montaiguet

Pour faire passer l'énormité du saccage, Joissains maintenant réélue ose parler de "la première éco-clinique de France". Pendant la campagne électorale, elle émettait des réserves sur le projet "qui n'en était, selon elle, qu'aux balbutiements".

Le rapport du commissaire-enquêteur concluait certes à un avis favorable mais sous de nombreuses conditions. En effet, l'enquête publique a recuelli un record de 616 participations dont une majorité de critiques.

Joissains prétend que "l'opposition ne vient pas du quartier mais est orchestrée par trois ou quatre personnes qui habitent autour". Le compteur à mensonges va exploser ! Des CIQ, des médecins, des associations, des riverains et des citoyens d'Aix et alentour ont longuement dit qu'ils étaient contre la dénaturation du paysage, la détérioration de l'environnement et les afflux de circulation sur un secteur déjà engorgé.

La bataille va être rude, y compris devant les tribunaux, si, comme cela semble se profiler, une délibération de validation de la révision partielle du POS était inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal de novembre.

Joissains s'est peut-être un peu réveillée mais elle aura bien du mal à endormir les Aixois une nouvelle fois.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 6 octobre 2009

"Je viens de m'apercevoir que je suis maire..." (1)

joissainsMaryse Joissains tente de nous la refaire. Cette fois-ci, c'est dans une interview parue dans La Provence d'hier. En gros : "excusez-moi mais je me réveille à l'instant et je viens de m'apercevoir que je suis maire". Et la voilà en train de disserter sur nombre de sujets, comme si, après huit ans de mandat, tout commençait aujourd'hui. La réalité est tout autre, bien entendu.

Mais pour Joissains, il s'agit une fois de plus d'essayer d'endormir les Aixois en laissant espérer l'avènement de grands chantiers qui feront enfin leur bonheur.

Passons sur les alibis des retards pris pour cause d'élections successives et sur les prétendus travers des gestions précédentes (on le redit, huit ans ont passé). Ce qui compte, c'est ce que veut faire la municipalité. "Cette fois, j'ai donné des impératifs de rapidité, de concision et de plus grande présence dans les dossiers". Cela sonne comme un recadrage qui désavoue une méthode qui n'a pas été performante.

Au final, ce qui ressort de cette longue interview, c'est que Joissains semble avoir tiré quelques leçons des critiques qui lui ont été adressées depuis longtemps et, plus particulièrement, pendant la dernière campagne électorale où elle l'a échappé belle. Mais cela n'est pas suffisant car il y a, et il y aura, d'autres gros ratages.

Les illustrations ne manquent pas. Alors, sérions les sujets.

Ÿ Gare routière 

Après avoir fait des simulacres de concertation sur l'ancien projet critiqué pour sa démesure et son inadéquation à une véritable politique des déplacements, après avoir persisté en dépit de tout bon sens pour imposer un modèle pharaonique coûteux et inadapté à l'environnement, Joissains semble désormais se ranger à la réalisation d'un projet moins ostensible qui pourrait être coordonné avec des haltes extra-muros à la Calade et au plan d'Aillane.

Les deux autres mesures annoncées ne sont pas moins significatives : abandon de la trémie sous l'avenue de l'Europe, suppression de la halle et donc pas de grand bâtiment. A la bonne heure. Mais on aura donc déjà dépensé pas mal d'argent pour un premier projet qu'il va falloir remettre à l'ouvrage.

Ÿ OPAC

Le scandale par excellence. Il aura fallu huit ans pour intégrer mentalement que l'office n'a jamais véritablement rempli son rôle : construction d'un nouveau siège mais pas de nouveaux logements, réhabilitations au ralenti ou en panne, gestion désastreuse aboutissant à un déficit jamais vu, cinq changements de directeurs, embauches pléthoriques sans meilleurs résultats ou services rendus aux locataires. Et que dire des annonces répétées à satiété que tout allait mieux, qu'il y avait enfin un plan du patrimoine, que l'office se portait bien, touts choses contredites par des audits sévères de l'Etat.

Joissains, présidente jusqu'ici, a décidé de passer la main. Soit. Car le cumul de fonctions ne permet pas l'efficacité sauf à disposer de journées de 72 heures. Cela ne l'exonère en rien de ses reponsabilités. Mais Joissains semble avoir trouvé la recette du succès : organiser la logistique de l'office comme celle de Darty ! Vous auriez osé, vous, comparer un établissement public à un magasin d'électroménager qui parraine la météo ? Sûr que Joissains va encore essayer de nous vendre du beau temps jusqu'à la fin du mandat. S'il n'y pas une autre annulation d'ici là...

A suivre, demain…

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 5 octobre 2009

Peut-on rire de la démocratie ?

place_des_citoyensLa consultation populaire sur l'avenir de la Poste a été un succès. Voulue comme un exercice de démocratie concrète et organisée avec les moyens du bord grâce à de nombreux bénévoles, cette démarche menée à grande échelle est une première qui crée un précédent qui ne manquera pas de se répéter.

Au-delà de l'objet de cette "votation" (mot utilisé pour le caractère non juridique du scrutin), les citoyens ont voulu montrer qu'ils ne comptent pas pour du beurre.

Ce dimanche soir, le Comité national contre la privatisation de la Poste annonçait que plus de 2 millions de personnes avaient participé à la consultation dans près de 10.000 points de vote.

A Aix, en incluant quelques villages alentour (Vauvenargues, Puy Sainte-Réparade, Venelles et Eguilles), près de 9.000 votants ont mis un bulletin dans l'urne.

Dans certaines communes, les organisateurs ont été aidés par des mairies. Mais, la plupart du temps, c'est le système D qui a prévalu. A Aix, malgré la demande des élus de l'opposition au conseil municipal, Maryse Joissains a répondu négativement à toute aide technique pour faciliter les opérations de vote.

Cela faisant, elle s'inscrit dans la droite ligne des choix gouvernementaux mettant en œuvre la casse programmée et progressive des services publics : Edf, Gdf, santé, éducation nationale, pour citer les plus significatifs.

Comble de cynisme, l'instauration d'un referendum dit d'initiative populaire prévue par la réforme constitutionnelle n'a toujours pas été suivie du moindre décret d'application. Pour la démolition du statut de la Poste, l'esquive est double : Nicolas Sarkozy a décidé de la faire passer en force en lecture unique au Parlement.

Mais revenons à Aix. Si l'affreux Molière pouvait encore nous régaler en nos temps modernes, il ne manquerait pas de relever une autre incongruïté. Du 12 au 18 octobre, la Ville organise (attention, on gonfle bien ses poumons d'abord !) la "Semaine européenne de la démocratie locale". Enorme ! On se met à rêver !

Mais mieux vaut se frotter les yeux car, à lire le programme officiel, on n'y verra, pour ne prendre que deux exemples, ni le rôle ni la participation des Comités d'intérêt de quartiers, ni la moindre ombre de conseils de quartiers. Les premiers n'ont pas été conviés, les seconds sont inexistants, ce qui est contraire la loi de 2002.

La "semaine" sera donc une opération de propagande, se déroulant principalement à l'Hôtel de Ville, qui mettra des élus majoritaires en avant et qui fera intervenir des fonctionnaires municipaux pour organiser des visites de quelques services. Les conférences annoncées n'ont pour but que de déverser des discours à sens unique qui ne proposent aucun débat.

Alors, peut-on rire de la démocratie ? A chacun sa réponse…

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 29 septembre 2009

L'image trouble de la vie politique aixoise

Une information en avant-première : une date télé à retenir. Le lundi 19 octobre à 22h15 dans l'émission "Complément d'enquête", France 2 proposera un dossier sur la corruption avec divers reportages s'intéressant à la vie publique et politique, élus de tous grades, collaborateurs d'élus et de cabinets, administrations nationales et territoriales. Il me revient aux oreilles que le dossier devrait, entre autres, évoquer Aix. Cela pourrait faire du bruit.

En attendant, un internaute, que je remercie ici, m'a signalé un article à propos de l'élection municipale d'Aix de juillet dernier publié sur le blog Anticor qui est une association d'élus et de citoyens contre la corruption. Extraits.

Election d'Aix : Une campagne qui n'honore pas la démocratie

anticorlogoMaryse Joissains (UMP) a finalement remporté l'élection municipale d’Aix-en-Provence le 19 juillet dernier avec 50,22% des voix, sa liste battant d’une courte avance de 187 voix celle de son adversaire Alexandre Medvedowsky, candidat de l’alliance PS-MoDem-Verts. Stéphane Salord, à l’origine du recours contre l’élection de 2008, avait quant à lui appelé à soutenir l’alliance.

A propos de ce recours, Maryse Joissains n’avait pas hésité à dénoncer "une décision politique" lorsque le Conseil d’Etat avait décidé d’annuler l'élection de 2008. Du coup, Alexandre Medvedowsky signale que le fait de "critiquer une institution judiciaire est constitutif d’un délit". […]

Il faut savoir aussi que Mme Joissains fait partie du club des cumulards de la République, présidente de la communauté du pays d’Aix, elle est aussi députée. A Aix-en-Provence, on peut aussi parler de népotisme, lorsque l’on parle de la famille de Mme Joissains. Jugez vous-mêmes.

"En 1978, après deux annulations successives par le Conseil d’État, son époux, Alain Joissains, conquiert la mairie d’Aix-en-Provence. De plus, à la veille de l'élection municipale de 1983, alors que le maire sortant est crédité de 66% d’intentions de vote, éclate l'"affaire Joissains" (le maire aurait financé une partie de la villa de son beau-père avec l’argent de la municipalité). Accusant le clan Defferre, le couple Joissains se dit victime d’une brigue (manœuvre, manigance) "politico-médiatique". Durant cette période, Maryse Joissains, avocate de profession, soutient son mari avec opiniâtreté, obtenant la révision du procès qui l’a condamné à deux ans de prison avec sursis" (Wikipedia). Enfin, leur fille, Sophie Joissains est adjointe au maire d’Aix-en-Provence, vice-présidente de la communauté d’agglomération du Pays d’Aix et sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis octobre 2008.

Les résultats de cette élection (municipale) sont assez surprenants pour plusieurs raisons. Outre le cumul des mandats, le népotisme ambiant (dont on a finalement peu parlé…) et les termes accablants par lesquels le Conseil d’Etat avait annulé l'élection de mars 2008, la candidate UMP partait avec un lourd handicap. […]

On pouvait penser que l’UMP prendrait ses distances avec Maryse Joissains, compte tenu de l’image qu’elle véhiculait après cette campagne qui n’a pas, c’est le moins que l’on puisse dire, contribué à rétablir la confiance entre les citoyens et la classe politique. Il n’en a rien été.

Plusieurs personnalités de la majorité étaient venues à Aix-en-Provence soutenir Mme Joissains, dont Jean-François Copé et Xavier Bertrand ainsi que Jean-Claude Gaudin qui en rajoutait en déclarant "J’ai quitté Madonna pour aller embrasser l’autre Madonna d’Aix". Toujours dans la dentelle, Gaudin ! Pour le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand, la réélection de Maryse Joissains "est un succès pour l’UMP et pour toute la majorité présidentielle".

D’ailleurs, Mme Joissains a indiqué avoir reçu un coup de téléphone du président Nicolas Sarkozy. "Il m’a félicité et m’a dit qu’il avait conscience que je m’étais battue seule contre tous et que j’avais obtenu un excellent résultat alors que ce n’était pas évident".

Stéphane Salord, ancien membre de l’équipe municipale de Mme Joissains, aurait pu peut-être expliquer les raisons de ses dissensions avec la maire. A notre connaissance, il n’a pas pu ou su apporter les arguments pertinents qui auraient pu faire basculer le scrutin.

En conclusion, on s’aperçoit une nouvelle fois que le taux d’abstention reste très fort, ce qui n’est pas un signe de bonne santé de notre démocratie. En second lieu, on constate que des dirigeants de l’UMP n’ont pas hésité à soutenir une candidate qui avait été sanctionnée sévèrement par le conseil d’Etat pour "des propos et des insinuations d’une gravité inadmissible".

(Rédigé par Jean-Pierre Roux, 21 juillet, 2009)

L'article entier sur le site Anticor :

http://anticor.org/2009/07/21/elections-municipales-d%e2%80%99aix-en-provence-maryse-joissains-masini-ump-reelue-une-campagne-qui-n%e2%80%99honore-pas-la-democratie/#more-646 

Un article sur les élus corrompus sur le site Rue89 :

http://www.rue89.com/2009/09/24/anticor-propose-de-bannir-a-vie-de-la-politique-les-elus-corrompus 

Le site Anticor :

http://anticor.org/

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 28 septembre 2009

Elections d'Aix : On en parle encore

rouletteQuel sort sera-t-il fait à la procédure de recours concernant l'élection municipale de juillet ? Bien malin qui pourrait le dire avec certitude. Il y a, pour le moins, un ensemble de faits qui méritent d'être examinés sérieusement. Mais les juges les trouveront-ils assez fondés pour trancher vers une annulation du scrutin ou envisager une autre solution ?

Alors, il n'est jamais trop tard pour jeter un autre regard sur l'élection de l'été. Un correspondant dont j'avais déjà publié l'excellente analyse des résultats m'adresse un mot de conclusion provisoire du plus grand intérêt. C'est bien volontiers que je mets en ligne sa libre parole.

En guise de conclusion provisoire sur les élections aixoises

Un mot encore d’analyse sur ce scrutin, afin d’enfoncer le clou :

18 bureaux de vote méritent un zoom intéressant car ce sont eux, principalement, qui ont fait perdre Medvedowsky au 2e tour, pour des raisons sans doute différentes :

Ÿ 10 bureaux lui ont donné un % inférieur d’au moins 6% à celui obtenu par la liste Picheral en 2001 ; essentiellement des bureaux du Nord de la commune (Puyricard, Couteron, Granettes, Platanes) et de Luynes au Sud. Soit un manque de 500 voix environ.

Ÿ 9 bureaux où le taux de progression de Joissains au 2e tour a été très élevé (plus de 6% de plus que la moyenne de progression de Joissains sur les électeurs de Salord et de Guerrera), soit un plus de 450 voix pour Joissains.

Ÿ 1 seul bureau, le n°50 de Puyricard se trouve dans les 2 situations.

Au total, ce sont environ 900 voix qui ont manqué à Medvedowsky dans ces 18 bureaux alors qu’un bon candidat de gauche rassembleur et crédible les aurait à coup sûr recueillies. Chacun de ceux qui connaissent bien Aix en tireront leur analyse et leurs conclusions.

Cependant, il ne faut pas brûler les étapes dans la reconquête d’Aix : oublions les Medvedowsky, Guinde ou Pezet. Travaillons efficacement là où chacun est engagé, dans nos partis du PS, des Ecologistes, du MoDem, dans nos associations et nos syndicats, sur nos blogs et nos relais de com’. Lorsque les futures échéances électorales aixoises se préciseront, vraisemblablement en 2014, il sera temps et plus facile de faire émerger un leader charismatique consensuel de la gauche aixoise… comme Maryse Joissains l’a été pour la Droite !

(Auteur : Pierre DARLES, 5 septembre 2009

Lire la première partie de l'analyse :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/08/03/14627490.html

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

vendredi 18 septembre 2009

Elections régionales : Calculs et tumultes...

logo_pacaAlors que les deux élections les plus récentes - européennes et municipale - ont provoqué pas mal de calculs et de tumultes avec des positionnements inédits et des résultats surprenants, se profilent pour mars prochain les élections régionales qui ne seront pas, elles non plus, exemptes de comparables surprises. Les décompositions patentes et les recompositions envisagées ou forcées sont loin d'avoir clarifié les enjeux, les projets et les équipes politiques qui s'opposeront.

Pour notre région, à gauche, au sens large, on risque de voir plusieurs listes faire campagnes séparées, extrême gauche, socialistes et partenaires, écologistes et MoDem. Le seul espoir possible est que trois de ces listes fusionnent au second tour, en essayant d'éviter de perdre de 187 voix ! A droite, il y aura le nouveau conglomérat à la dernière mode présidentielle et l'extrême droite.

Si, à gauche, le candidat légitime est Michel Vauzelle, à droite, la rouste de Renaud Muselier en 2004 semble refroidir les ardeurs de tout candidat. Hubert Falco, dit-on, devrait enfin faire connaître son choix dans les heures qui viennent. Mais quelle que soit sa décision, par ses tergiversations, intéressées par des calculs sur son avenir politique personnel, il aura déjà hypothéqué les chances de sa propre candidature ou de celle d'un remplaçant d'équipe B quel qu'il soit. C'est peut-être là un atout qui servira la gauche.

Si Hubert Falco n'y va pas, je doute que Maryse Joissains se lance, ce n'est pas son truc. Même si elle est passée de justesse à Aix (si la justice n'invalide pas son élection ou ne la déclare pas inéligible), elle est sans doute loin de plaire dans les cinq autres départements de la région. Car, malgré les apparences affichées d'unité, les stratégies à droite sont meurtrières.

Il n'est que de se souvenir des clans qui s'étaient formés au moment du choix du tracé de la LGV, une vrai galop d'essai et une partie d'influence préparatoires précisément à ces régionales. Christian Estrosi et Bernard Deflesselles avaient tenté de prendre le contrepied de Maryse Joissains. Quant à Hubert Falco et Jean-Claude Gaudin, ils ont retourné leurs vestes plus d'une fois.

A gauche, le charivari au sein de parti socialiste pourrait être sauvé par le fait que Michel Vauzelle n'aura pas de concurrent à l'investiture. Comme la gauche détient à l'heure actuelle 21 régions, on peut imaginer qu'elle en perdra quelques-unes. Cependant, rien n'est moins sûr car les élections locales lui réussissent mieux en général pour exercer un contre-pouvoir à la politique nationale. Patientons.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

mercredi 16 septembre 2009

Joissains, députée au graphique plat

Logo_nos_deputes

C'est tout frais sorti lundi. Un nouveau site internet mesure l'activité (ou l'inactivité) des députés sur la base de statistiques publiques. Il y a quelques mois, nous avions déjà appris que Maryse Joissains n'allait, selon ses propres dires, qu'un jour par mois à l'Assemblée nationale. Au classement général des députés par assiduité et par production elle figurait dans les six dernières places. Cela se confirme sur les douze derniers mois : aucun progrès n'a été enregistré depuis. Cela semble même s'aggraver.

Afin de rendre plus transparent le travail réel des élus, le site Nosdéputés.fr met en ligne des données et des graphiques montrant la participation de chaque député (hémicycle et commissions) établis directement à partir des sites de l'Assemblée nationale et du Journal officiel. Les chiffres relevés concernent les présences, les participations et les prises de parole. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Maryse Joissains offre une ligne d'activité quasiment plate.

Soyons juste, la moitié des députés des Bouches-du-Rhône, de droite et de gauche, n'en fichent guère plus. On a honte pour eux. Vérification ci-dessous.

Le site de l'Observatoire citoyen de l'activité parlementaire :

Le graphique de Maryse Joissains :

http://www.nosdeputes.fr/maryse-joissains-masini

Les graphiques des 16 députés des BDR :

http://www.nosdeputes.fr/circonscription?search=13

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

mardi 15 septembre 2009

Assogora 2009 : Du monde et… des marionnettes

guignol

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le Guignol des Amis du Montaiguet avec Joissains et la présidente (Photo LAC)

Après le succès du salon des sports au complexe du Val de l'Arc il y a huit jours, ce dimanche, se tenait le salon exposition Assogora sur le cours Mirabeau, une vraie manifestation populaire. Le soleil a su rendre ridicules les quelques perfides gouttes de pluie qui ont préféré s'évaporer. Ça grouillait de partout. Animations musicales, démonstrations des savoir-faire, discussions des bénévoles avec les visiteurs, une véritable agora.

Ces deux événements donnent le signal des reprises aixoises. Pour moi aussi. J'ai déambulé pendant plus de quatre heures entre les stands, rencontrant êtres chers, amis et connaissances. Il règne là une sorte de paix des braves, les "ennemis" se faisant discrets ou carrément absents. Certaines associations trouvent ce jour-là l'occasion rêvée de faire signer massivement de multiples pétitions. Ainsi, ai-je personnellement ajouté mon nom pour la défense du service public de la Poste, pour l'abolition de la torture et pour l'amélioration des déplacements.

En haut du cours, un stand a fait carton plein grâce à une attraction originale d'une drôlerie moliéresque. L'association des Amis du Montaiguet a eu l'idée géniale de monter de toutes pièces un théâtre de guignol mettant en scène les protagonistes du catastrophique projet de polyclinique dans le massif des quartiers Sud.

Maryse Joissains était accompagnée de son chien, tous deux plus vrais que nature. La présidente de l'association a joué de l'autodérision en confectionnant aussi sa propre marionnette que l'on pouvait immédiatement comparer en sa présence. Même humour avec le diable, le médecin porteur du projet, une infirmière malade de savoir ce que pouvait devenir le massif et Paul Cézanne tel un commandeur emblématique venu supplier qu'on ne touche pas au patrimoine naturel d'Aix.

Avec près d'une demi-heure de dialogues parfois assassins, ce théâtre de guignol a attiré les groupes de spectateurs tout au long de la journée à raison d'une demi-douzaine de représentations. Bravo d'avoir rendu concrets et intelligibles aux Aixois les ressorts de ce saccage annoncé de notre poumon vert aixois.

Dimanche, les élus municipaux n'ont pas brillé par leur présence. Il est fort à parier que les seuls que l'on a pu repérer n'ont pas fait halte devant ce stand coup de poing. De toute façon, cela finira bien par leur revenir en boomerang. Car vu la détermination des opposants, le scénario final est loin d'être joué.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 5 août 2009

Election municipale : La fièvre et le tort tue…

gif_lapin_tortue

Dernières salves d'été...

Pour les raisons que nul n'ignore, l'activité politique aixoise s'est prolongée jusqu'à ce premier dimanche d'août. Enfin, pas pour tout le monde. Car Maryse Joissains n'était pas présente au conseil municipal. Comme on ne peut mettre cela sur le compte d'une réunion se tenant encore un dimanche - Joissains a voté la loi sur le travail ce jour-là - ni sur des congés anticipés du maire, il faut bien essayer de trouver un motif crédible.

Explication mise en avant par ses proches : elle aurait ressenti un "besoin de repos après une campagne éprouvante". Faut-il en déduire que la campagne n'aurait été qu'un simple exercice de routine pour tous les autres candidats et élus ? On peut en douter. Serait-ce une sage précaution de Joissains pour prévenir un éventuel coup de fatigue tellement à la mode ces temps derniers ? Si c'était le cas, on aurait évidemment envie d'applaudir à cette forme de sagesse.

Ce qui est sûr, c'est que l'absence n'était pas due à une énième extinction de voix, les cordes de ce baratin étant usées d'avoir trop servi. Alors quoi ? L'hypothèse la plus sérieuse semble bien être un certain vote inscrit à l'ordre du jour. Présentée en procédure d'urgence - il y avait de quoi, en effet - une délibération a finalement entériné, à l'unanimité, oui, mesdames et messieurs, à l'unanimité, la liste initiale des élus d'opposition devant siéger à la CPA qui avait été malignement réformée dans un fantasque numéro de tréteaux une semaine auparavant.

C'est alors qu'on se remémore la très aventureuse parabole lancée au micro telle une sentence par Joissains : "Il faut savoir perdre et savoir le faire dans l’honneur. Je ne sais pas si vous avez fait du sport, mais les sportifs quelquefois perdent d’une courte tête un titre olympique et ils le font dans l’honneur malgré la souffrance que peut constituer le fait d’avoir perdu un combat auquel on tenait…" Et hop, c'est qu'il est convenu d'appeler un honnête retour à l'envoyeur.

Au final, la seule chose que l'on puisse lui reconnaître, c'est que son absence toute diplomatique camouflée en fatigue n'aura pas coûté un centime à la sécurité sociale qui ne rembourse pas le pédalage en marche arrière forcée. Et là, dommage que Joissains n'ait pas eu le privilège d'affronter les mines réjouies de l'opposition. En revanche, les élus de la majorité chargés de présenter le revirement puis de le voter ont dû pâlir en ingurgitant une telle couleuvre. Car la docilité à toute épreuve a parfois un prix, celui de la honte.

Encore une séance illégale ?

Revenons maintenant à la séance elle-même. N'y a-t-il pas eu une entorse de plus à la légalité ? Etrangement, c'est le 3e adjoint qui a présidé le conseil municipal. Connaissant l'homme, qui est aussi un ami de longue date, loin de moi l'idée de lui nier la capacité à le faire. Non, c'est plus fondé que cela.

En effet, le Code général des collectivités territoriales précise clairement ceci dans son article L.2122-17 : "En cas d'absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau", c'est-à-dire l'ordre d'élection des adjoints et des conseillers municipaux.

Autrement dit, le 1er adjoint remplace le maire en cas d'absence ou d'incapacité. Si le 1er adjoint est indisponible, c'est le 2e qui prend cette place et ainsi de suite. A ce conseil, étaient présents le 1er adjoint et la 2e adjointe. Pourquoi le 1er surtout a-t-il été dessaisi de la présidence de la séance au profit de l'adjoint classé 3e ? Cela est passible de l'annulation de la totalité de la réunion du conseil municipal. On se demande bien quel est le niveau de vigilance de certains.

Enfin, après tous les arguments de campagne utilisés par l'équipe Joissains clamant que l'invalidation de l'élection allait faire perdre beaucoup d'argent et de temps, remettons un peu les choses en place. On cherche encore les retards à rattraper en matière de conduite des affaires de la Ville.

Après les deux conseils consacrés principalement à la réinstallation de l'assemblée communale, la mairie a publié les dates des prochains conseils municipaux : les 28 septembre, 3 novembre et 14 décembre. Rien de changé par rapport aux vieilles habitudes annuelles. Idem pour la CPA dont la plus proche convocation n'est fixée qu'au 23 octobre. Il n'y a pas à dire, question envies pressantes de rattraper le temps, c'étaient surtout celles des trônes et des cabinets des élus.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]