mercredi 15 décembre 2010

Quand Alexandre Guérini aide des proches à se loger

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Toujours plus de révélations… Pas même le temps de finir de lire tout ce qui s'écrit que de nouveaux documents surgissent des placards.
Hier, Bakchich a mis en ligne de nouvelles informations. Y figure une partie de la transcription des écoutes téléphoniques dont Alexandre Guérini a fait l'objet. Il s'agit ici d'une conversation avec la directrice de cabinet du président de l'office HLM départemental 13 Habitat dans le but de placer des proches. Résultat : appel reçu cinq sur cinq et logement attribué, contrat de location à l'appui.

"L'agent Guérini loge la famille Barresi" :
http://www.bakchich.info/L-agent-Guerini-loge-la-famille,12656.html 

Comment faut-il interpréter ce slogan
et ces informations sur le site de 13 Habitat ?
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mardi 14 décembre 2010

L'affaire Guérini, une bombe à fragmentation ?

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Dessin de Cabu
dans Le Canard enchaîné du 8 décembre 2010

Après de longs mois d'enquête, c'est un missile à frappe chirurgicale qui a fini, il y a douze jours, par atteindre une cible de choix en la personne d'Alexandre Guérini mis en examen et aussitôt envoyé en prison. Hier après-midi, la justice n'a pas été plus tendre avec lui en confirmant sa détention provisoire.
Et voilà que, à peine quelques heures plus tard, sans crier gare, le missile semble s'être soudainement mué en bombe à fragmentation, en tout cas si l'on en juge par les divers éclats qui commencent à se propager.
En effet, dans un nouvel épisode de conséquence, on apprenait qu'Eugène Caselli, président de la communauté urbaine de Marseille, venait de limoger sur le champ son directeur de cabinet depuis deux ans, Frank Dumontel. Celui-là même qui, vendredi matin encore, était confortablement installé à sa droite à la tribune de la séance du conseil communautaire de Marseille.
A l'évidence, la présente disgrâce de Frank Dumontel, par ailleurs mis en examen dans l'affaire des subventions du conseil régional alors qu'il était le directeur de cabinet de Michel Vauzelle, semble directement découler des documents publiés la veille par Le Journal du dimanche.
Cela a paru étonner tout le monde, y compris l'intéressé qui s'est exprimé par voie de communiqué de presse (lisible sur le site Marsactu). Pourtant, certains avaient évoqué des surprises en forme de rebondissements. D'où le faux calme préconisé entre les deux camps droite et gauche, sans doute le signe que d'autres digues pourraient rompre avant peu. Et qu'il vaut mieux se tenir coi en entassant des sacs de sable pour tenter de se mettre à l'abri d'un possible gros paquet de vagues dans le portrait. (Voir aussi plus bas mon second billet du jour sur le même thème.) 

Des articles très intéressants :
Le JDD du 12 décembre 2010 :
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Proglio-Guerini-Si-je-peux-vous-etre-de-quelque-utilite-que-ce-soit-242251/
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Ce-que-Guerini-a-dit-aux-gendarmes-241687/?sitemapnews
Le site Marsactu :
http://www.marsactu.fr/2010/12/13/suite-aux-revelations-du-jdd-caselli-debarque-franck-dumontel-son-directeur-de-cabinet/
Le site de Bakchich :
http://www.bakchich.info/Tempete-a-la-communaute-urbaine-de,12654.html

Un autre article de Bakchich Hebdo :
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Affaire Guérini : C'est l'histoire du fil et de la pelote

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Dans sa livraison de mercredi dernier, Le Canard enchaîné a publié une demi-page sur l'affaire Alexandre Guérini. Sous l'article principal intitulé "Le clan Guérini mis à nu", l'hebdomadaire nous gratifie également de deux encadrés sur d'autres faces cachées du dossier. Morale de l'histoire, si l'on peut dire, quand on tire le premier fil, le risque est grand de voir débouler toute la pelote. C'est à lire…

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lundi 13 décembre 2010

Son appel refusé, Alexandre Guérini reste en prison

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Pas de surprise donc. Comme l'avait requis l'avocat général, la mise en détention provisoire d'Alexandre Guérini est bien confirmée.
Il va falloir que notre brave homme s'habitue au régime d'oranges…

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Selon Maryse Joissains, Aix est "la cité du bonheur"…

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Je ne sais si vous avez l'occasion de vous intéresser au magazine municipal. Et donc, de le feuilleter. Personnellement, ma curiosité m'amène à le faire à chaque parution. Mais je prends la précaution de m'asseoir, pour amortir les chocs.
Je commence toujours par l'édito de Maryse Joissains, une véritable féerie. Ce mois-ci, son titre n'est rien moins que : "La cité du bonheur".
Ensuite, je saute directement à la fin pour découvrir les tribunes politiques de la majorité et de l'opposition. Et l'on y voit systématiquement, même si c'est de bonne guerre, la première dégommer les propos de la seconde qui est contrainte de livrer ses textes bien plus longtemps à l'avance. Quoi qu'il en soit, à part le côté duel convenu, on n'y apprend pas grand-chose, pas plus en tout cas que ce que la presse a déjà raconté dans le feu de l'actualité.
Puis, je passe aux pages "quartiers". Et là, c'est quasiment la consternation. En dehors des classiques événements humanitaires, le reste relève de l'anecdote.
M'armant de courage, je retourne vers le début pour essayer d'en savoir plus sur l'avenir radieux, que dis-je, mirifique, que nous prépare la municipalité. C'est d'ailleurs annoncé en une du magazine : "un sondage explicite" (sic) a établi que "92% des Aixois sont satisfaits de vivre à Aix".
Les détails sont fournis en page 10. Entre 98 et 61% des personnes sondées (par les yeux, le nez, les oreilles) perçoivent, "spontanément" nous dit-on, Aix comme une ville touristique, de patrimoine, universitaire, agréable à vivre, animée, avec une identité forte, un cadre de vie exceptionnel et ont confiance en leur ville.
On aurait pu améliorer les résultats jusqu'à 150% en posant par exemple la question "que pensez-vous du soleil ?" mais l'on n'a pas osé en rajouter sans doute par scrupule d'enfoncer aussi l'ultime porte ouverte de nos mérites séculaires indépendants de notre pouvoir. Oh, à part ça, il y a bien encore quelques vétilles, mais, figurez-vous, ce ne sont que de mineures préoccupations de vie quotidienne.

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Si tous les chiffres, issus d'une enquête téléphonique effectuée par un institut de sondage dans le cadre de la préparation du Plan local d'urbanisme, sont reproduits avec une apparence de grande transparence, on incite incidemment le lecteur à comprendre que, malgré quelques faiblesses, la municipalité y est bien sûr pour quelque chose dans les mérites attribués à notre ville.
Car, que veut dire cette fin de phrase : "pour 47% des Aixois, le cadre de vie s'est amélioré ces dernières années" ? Est-ce seulement entre 2001 et maintenant, ou, plus honnêtement, depuis au moins vingt ans ?

Quelques sujets d'interrogation parmi d'autres

à La loi SRU qui institue le Plan local d'urbanisme date de décembre 2000. Après dix ans de mandat, Maryse Joissains lance la démarche pour Aix qui ne devrait aboutir dans le meilleur des cas qu'en 2012.
à Le siège de la nouvelle université unique sera finalement à Marseille aux dépens d'Aix. Maryse Joissains s'insurge contre ce qu'elle perçoit comme un coup de force. On voudrait bien partager sa colère mais que n'a-t-elle agi avant pour s'occuper sérieusement des universités aixoises et les défendre ? Cela fait des années que la pénurie criante de logements fait fuir les étudiants vers Marseille pour s'y loger moins cher et y rester pour étudier. Le plan Campus, arrivant trop tard pour refaire le chemin qui n'a pas été fait, ne peut maintenant à lui seul servir d'argument d'appoint contre le vote déjà entériné de délocaliser le siège. 
à Dans le même ordre d'idée, il n'est peut-être pas inutile de rappeler aussi la gestion catastrophique de l'OPAC Pays d'Aix habitat et l'absence caractérisée de volonté de construire des logements sociaux accessibles aux milliers de familles peu fortunées.
à La réhabilitation des quartiers Corsy et Beisson a pris également beaucoup de retard à cause des réductions de crédit du gouvernement que Maryse Joissains soutient. Si le projet présenté récemment a maintenant le mérite d'exister, il n'est pas assez ambitieux et ne semble pas encore avoir convaincu pleinement les habitants.
à Quant à la mise en vente de l'Hôtel de Caumont, bien de la Ville depuis 1964, classé monument historique depuis 1990, siège du Conservatoire de musique, elle a été opérée comme une affaire commerciale. Ce n'est pas la première fois que la municipalité écoule le patrimoine immobilier public aixois pour le confier au privé. Oui, bon, on a prévu d'y installer des activités culturelles mais avec tout le bazar de services et de produits purement commerciaux. On a vanté la qualité de la société acquéreuse, notamment pour son expérience en la matière. Sauf que, pour l'instant, toutes les structures dont elle s'est assuré la gestion sont la propriété d'institutions publiques et de collectivités territoriales. Aix est donc une exception. Quelles garanties a-t-on qu'il ne soit pas un jour revendu, vu que Culturespaces est une filiale de GDF Suez ? L'Hôtel de Caumont méritait une gestion maîtrisée par la Ville qui aurait pu opter pour une délégation de service public.  

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vendredi 10 décembre 2010

Renaud Muselier sous protection policière

muselier_par_oliv_dans_bakchich___CopieC'est aujourd'hui, en séance publique du conseil de la communauté urbaine de Marseille, que risque de se jouer une partie de jets de boules puantes. Les échanges, qui n'ont pas  vraiment eu lieu lundi matin au conseil municipal au sujet des affaires judiciaires que l'on sait, s'invitent donc dans cet autre hémicycle.
C'est Renaud Muselier qui s'est promis de relever le défi. Alors, on verra bien jusqu'où il ira, s'il peut toutefois y peut aller. Le site Bakchich a publié hier un article qui envisage une possible autre attitude. Et pour cause…

Les explications sont ici : 
http://www.bakchich.info/Renaud-Muselier-sous-protection,12616.html

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Ce vendredi 14h00 :
Finalement, quelques éructations et... de bien tendres courbettes :

(Clic sur l'image pour agrandir)guerini_seance_MPM_10

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jeudi 9 décembre 2010

Jean-Claude Gaudin et ses vrais bons "ennamis"…

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Comme certains se gaussent des déclarations décalées ou des rivalités sournoises entre postulants socialistes au château élyséen ! Pourtant, la droite ferait mieux de mesurer la taille de sa propre poutre dans l'œil.
Au niveau national, est-ce vraiment signe d'unité parfaite que ces dissidences affichées ou souterraines, ces cacophonies permanentes à l'UMP, à ses flancs ou aux centres ? Et là, juste à côté de chez nous, à Marseille par exemple, comment peut-on croire un instant à une entente sans nuages, à un respect mutuel, bref, à un amour fou ?
La lecture de l'édito d'hier de Jean-Laurent Bernard sur France Bleu Provence fait bien le tour de la question. Les armes de l'ambition et de la trahison ne demandent qu'à parler. Jean-Claude Gaudin va devoir compter ses vrais bons "ennamis". Il est à craindre pour lui que d'ici trois ans les doigts d'une seule main ne suffiront plus.
Guy Teissier s'est déjà frité plusieurs fois avec lui sur divers sujets. Il pense depuis longtemps être son successeur naturel. Jean-Claude Gaudin le lui laisse croire malicieusement. Ne serait-ce que pour saboter les prétentions au beau fauteuil de maire d'un Renaud Muselier qui s'y rêve déjà installé au moins par mérite sinon par héritage. Aux élections régionales de 2004, ce dernier n'avait-il pas osé le slogan "Fils de Provence Alpes Côte d'Azur".
Impatient comme jamais, voilà qu'il récidive. "Aujourd'hui, après avoir connu trois tickets Gaudin-Muselier, des mandats locaux, nationaux et ministériels, je me positionne pour 2014. Car j'ai une compétence sur cette ville, j'ai construit un parcours qui me permettra de fabriquer une équipe et un projet." C'est ce qu'il déclarait il y a une dizaine de jours dans une interview pleine page de La Provence.
Plus cocasse, il ajoutait : "Jean-Claude Gaudin a raison de ne rien s'interdire et je l'aiderai dans tous ses choix. Mais, moi non plus, je ne m'interdis rien. Nous faisons équipe depuis 1995. Cela ne va pas commencer aujourd'hui." C'est à se demander s'il est naïf ou s'il le fait exprès car c'est plutôt mal parti pour lui.
Décidément, cette ville n'a pas un Vieux-Port tranquille.

P.S. 1 (cruauté des sigles) : Alexandre Guérini n'aime pas la prison
On le sait, Alexandre Guérini n'a pas envie de rester en prison. Son avocat a donc déposé une demande auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour qu'on le remette en liberté. L'appel du placement en détention a donc été examiné mercredi par la chambre d'instruction. Le parquet a requis le maintien en détention. Il serait étonnant que la décision qui sera finalement rendue lundi soit favorable. Nouvelle attente.
P.S. 2 : Un élu UMP allume une autre mèche
Intéressante déclaration d'un membre de la commission d'appel d'offres de la communauté urbaine de Marseille… Bon, au moins celui-là, c'est sûr, ne rêve pas d'être un jour calife.

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mercredi 8 décembre 2010

CM de Marseille : Quand affaire rime avec se taire...

logo_MarseilleA écouter tous ceux qui détiennent du pouvoir en location à la tête ou sein de collectivités, quand il y a des affaires, mieux vaut pour tous ne pas trop en parler.
C'est le principe du "nous-pas-intérêt-à-agiter-les-ordures-chez-les-autres-sinon-gare-à-nos-propres-effluves".
La posture empruntée d'entrée par Jean-Claude Gaudin lundi au conseil municipal de Marseille en est l'illustration parfaite (J'ai suivi cette séance en direct sur internet) avec la lecture d'une déclaration hypnotique.
"Une affaire judiciaire concernant des incriminations de blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, corruption active, a de nouveau attiré sur notre département et notre ville un soupçon global sur notre capacité collective à l'honnêteté. […] Faisons avancer Marseille en travaillant et débattant honnêtement et dignement comme nous avons toujours fait."
"Applaudissements de tout l'hémicycle"
, a rapporté La Provence.
Déclaration grandiose ! Seulement voilà, aucun nom n'a été prononcé et on n'évoque qu'"une" affaire, pas les affaires. On n'en sait donc pas plus sur ce qui se passe ? Pourtant, a ajouté le maire, cela "a attiré de nouveau un soupçon global sur notre capacité collective à l'honnêteté."
"De nouveau",
tiens, tiens, il y aurait eu quelque chose précédemment ? "Honnêteté", il n'y a donc jamais eu d'élus ou de fonctionnaires d'aucune collectivité mis en cause voire condamné ? Et puis, le joli mot "dignement", sans doute utilisé pour faire honte par avance à ceux qui auraient la tentation de se vautrer dans des conduites d'égoutiers. Raté. Lundi, il y avait au moins deux égoutiers qui avaient omis de chausser leurs bottes.
D'abord, Yves Moraine, ci-devant président du groupe majoritaire, qui balance sur "des élus et des hauts fonctionnaires du conseil régional mis en examen pour des détournements de fonds." Coucou Sylvie Andrieux. Puis, Bruno Gilles, par ailleurs sénateur, qui, répondant à une élue socialiste lui demandant d'arrêter de la pointer d'un index menaçant, plonge à pieds joints dans le graveleux avec cette formule toute bigardienne "mon doigt, je le mets où je veux".
Et Renaud Muselier ? Rien de sa part ? Ben, si, pardi. Déjà, il n'avait pas applaudi le beau discours de son maire. Puis, à la sortie, raconte La Provence, regrettant que le maire ait invité les élus à ne pas s'exprimer sur le sujet, il a confirmé qu'il entendait bien poser des questions sur l'affaire des déchets lors de la réunion de la communauté urbaine de vendredi. Là, on comprend mieux que le nom d'Alexandre Guérini sera prononcé.
Et l'opposition dans tout ça, alors ? Eugène Caselli a relevé "l'attitude extrêmement digne" de Jean-Claude Gaudin. Car le conseil municipal, a-t-il estimé, n'est pas "le lieu propice à la polémique". Mais, admet-il toutefois, il n'est "pas contre un débat" au sein de Marseille Provence Métropole, débat "qui devra rester dans les limites républicaines".
Et Patrick Mennucci ? Lui aussi a apprécié la volonté du maire de ne pas débattre. "J'en avais discuté avec lui. Jean-Claude Gaudin n'avait pas envie que la séance devienne une foire d'empoigne et je n'aurais pas laissé passer une mise en cause du PS."
Et que pense Jean-Noël Guérini de toute cette affaire ? Pareil. Le 2 décembre, dans une interview à La Provence, reprise son blog, il a déclaré : "Je ne suis concerné ni de près ni de loin par les affaires et les entreprises de mon frère." Il a également annoncé qu'il s'exprimerait sur le sujet avant la fin décembre. "Le moment venu, je parlerai parce que j'ai des choses à dire." On bout d'impatience.
Pour finir, comme l'avait fait Michel Vauzelle pour prendre les devants dans les accusations liées à l'affaire des subventions, Eugène Caselli a porté plainte contre X à titre conservatoire dans l'affaire de marchés publics présumés frauduleux.  Ouais, verra bien qui verra le dernier.
Et au fait, que devient Alexandre Guérini au milieu de tout ça ? Deux jours après sa mise en détention provisoire, il a demandé à son avocat de faire appel de son placement, "contestant avec force toute implication dans les faits qui lui sont reprochés." Yaka.

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Marseille : Plongeon dans le nouveau Vieux-Port

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Avec des affaires qui font de l'ombre, n'y aurait-il plus de ciel bleu à Marseille ? Si, un peu quand même. Quoique.
Le projet de requalification du Vieux-Port a été dévoilé il y a quelques jours. Le gagnant du concours est le britannique Norman Foster associé au paysagiste Michel Desvigne. Il s'agit en fait d'une première étape à livrer pour 2013, la livraison de la seconde devant s'effectuer à l'horizon 2017. C'était le choix conjoint de Jean-Claude Gaudin, de Jean-Noël Guérini et d'Eugène Caselli.
Le projet étant de la compétence de la communauté urbaine de Marseille, la décision a été prise par Caselli malgré la victoire à la commission d'appels d'offres, à une voix d'écart, du projet porté par la marseillaise Corinne Vezzoni considéré comme manquant de faisabilité.
Et maintenant, comme d'habitude, bien sûr, il n'y a plus qu'à rêver que toutes ces ravissantes images de synthèse de cabinet d'architecte ne relèvent pas de la supercherie. 

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marseille_2_bon
marseille_3_bon
   
Relire mon précédent article sur le projet :
"Marseille : En politique, sont 'ach'ment balèzes"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/07/13292315.html

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lundi 6 décembre 2010

De mauvais vents à la Communauté du Pays d'Aix...

 CPA

Quel(s) terme(s) pour décrire ce qui se passe à la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix ? Depuis septembre, la presse, notamment La Provence, a raconté les divers épisodes du feuilleton. Mécontents de certains aspects de la gouvernance de Maryse Joissains, 32 maires sur 34 ont décidé de réagir. D'abord, en se réunissant entre eux, puis, en lui adressant une lettre rédigée en commun.
Les deux points les plus évoqués sont : la décision de Maryse Joissains de licencier le directeur général des services de la CPA en poste depuis seulement un an et demi, et le parasitage des débats par des conflits aixo-aixois importés au sein de la communauté en même temps que la part trop belle qui serait faite à Aix dans le nombre de postes à responsabilité et dans les répartitions budgétaires motivées par des charges de centralité excessives.
Moments de mauvaise humeur, protestations, rencontres, rendez-vous et échanges en coulisses se sont multipliés pour tenter de trouver une porte de sortie. En conséquence, la dernière réunion publique du conseil communautaire a même été reportée deux fois.
Maryse Joissains a visiblement fait des propositions pour essayer de faire cesser les critiques, avec une sorte d'ouverture en direction des maires de gauche en leur confiant de nouvelles responsabilités et des réponses aux maires de droite qui demandaient aussi un rééquilibrage de la représentation au sein du bureau communautaire (jusqu'ici 21 aixois sur 61 membres) pour favoriser l'expression démocratique.
Il a donc fallu près de deux ans et même plus pour en arriver là. On ne peut que s'étonner que ces revendications soient si tardives de la part des frondeurs. Certes, la gestion des intercommunalités est censée s'opérer sur le consensus le plus large. Mais, quand même ! Pourquoi crier au loup seulement maintenant alors que les choses étaient déjà mal engagées depuis le début. Comment donc, personne ne se souvient des transferts de compétences non obligatoires de la Ville d'Aix vers la CPA imposés depuis au moins 2004 ?

 L'organigramme encore en vigueur à la CPA
jusqu'au licenciement du DGS
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Venons-en maintenant au licenciement du directeur général des services, qui semble avoir attisé le feu. Une fois de plus, si l'on comprend bien, la présidente a voulu se séparer d'une personne… qu'elle a elle-même recrutée. Avec ce nouveau cas, on atteint presque le tragique de répétition.
On se souvient du sketch de Nicolas Sarkozy se flattant d'être un excellent directeur des ressources humaines. On sait ce qu'il en advenu avec la sortie des traitres recrutés à gauche. Maryse Joissains semble être la spécialiste locale de la méthode. Et en pire.
Pour mémoire, depuis 2001, la liste de ses fantaisies relève presque du record. Qu'on relise ce que j'écrivais déjà en mars 2009 :
Lors du premier mandat, l'excellent  directeur de l'Agence d'urbanisme a été viré pour avoir participé à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme. Dans la même période, c'est la très compétente directrice de l'Association des crèches, en place depuis de longues années, qui a été abusivement licenciée pour… aucune faute !
Puis, est venu le tour du directeur de la sécurité municipale, ancien commissaire, recruté pour ses qualités incontestables, qui a été mis au placard pour avoir manifesté des désaccords sur la politique à mener. La charrette s'est alourdie avec le licenciement du directeur des ressources humaines qui refusait de se plier aux injections politiques de recrutement. Il faut signaler dès à présent que la plupart ont gagné leurs procès en abus de pouvoir contre Maryse Joissains. Mais, continuons les rappels.
En sept ans, cinq directeurs se sont succédé à la tête de l'Office HLM et un sixième vient de prendre ses fonctions. Rayon instabilité, on ne peut guère faire mieux, le record de Dati est battu. Pour être complet sur cet exemple, le plus récent directeur "débarqué" a été reclassé directeur du Centre de formation des apprentis avec une indemnité inférieure à celle d'un licenciement mais suffisante pour qu'il ne se répande pas dans la presse. Histoire de donner le change en économie de moyens, c'est la directrice du CCAS qui a pris sa suite à l'office.
Il y a peu aussi, le valeureux directeur des services de la Communauté du pays d'Aix a été reclassé comme "conseiller technique", laissant sa place au profit d'un ami politique de Maryse Joissains. Pour combien de temps, serait-on tenté de dire. Car, il se dit que le nouveau directeur n'a en tête que de "mettre les élus au pas". Ça promet !
Pour clore, provisoirement, venons-en au cercle le plus proche. Maryse Joissains, dont le sens familial n'est plus à démontrer, avait recruté son époux Alain comme directeur de cabinet à la mairie (l'appel en annulation de son contrat est désormais en cours) et leur fille Sophie comme directrice de cabinet à la CPA. Pour le second mandat, Ils ont été remplacés à leurs deux fonctions par une seule et même personne, l'ancien directeur de l'hôpital d'Aix. Lequel, après seulement quelques mois d'exercice, vient de plier bagage à son tour. Etonnant que les médias n'aient pas rapporté l'information et les raisons.
Enfin, il m'a été murmuré que le directeur actuel des services municipaux, en poste depuis six ans, va lui aussi dégager et que son remplaçant pourrait être le fonctionnaire ayant lui-même pris la place du directeur des ressources humaines licencié (et rétabli dans ses droits).
Si des doutes subsistent sur le pourquoi de ces tous ces mouvements, précisons qu'ils sont le plus souvent annoncés comme ayant pour base la "perte de confiance" de Maryse Joissains envers ces fonctionnaires et collaborateurs. Mais on l'aura compris, les explications relèvent plus de la purge et de la versatilité que de l'intérêt général.
Comme on pourra le lire ci-dessous, le DGS de la CPA est sommé à son tour de rejoindre la cohorte des bannis. Disant cela, je ne voudrais pas laisser croire que je le défendrais. Le connaissant depuis très longtemps, je n'ai jamais partagé ses idées de droite.

(Clic sur les images pour agrandir)
Deux billets livrant des détails du conflit entre Joissains et le DGS
publiés par le site "Info-économique"
Le 19 octobre 2010
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Le 4 novembre 2010
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