mercredi 30 janvier 2013

HLM : La SACOGIVA, c'est guère mieux que Pays d'Aix Habitat

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En novembre dernier, le conseil municipal a pu prendre connaissance de la teneur du rapport de 13 pages de la Chambre régionale des comptes établi à partir de l'exercice 2005 sur l'activité de la SACOGIVA (Société anonyme de construction et de gestion immobilière d'Aix-en-Provence) dont la présidence revient de droit au maire en exercice.
Cet organisme HLM (environ 2.000 logements) est le second par importance après celui de Pays d'Aix Habitat environ (5.600 logements).
Or, ce rapport est un peu passé sous silence et n'a pas vraiment été commenté.
Comme je l'avais déjà fait en 2009 pour le rapport sévère de la Miilos (Mission interministérielle d'inspection du logement social) (voir lien en bas d'article), je livre ici quelques éléments de ce récent rapport qui montre que tout va ne pas aussi bien dans le meilleur des mondes en termes de gestion de l'office.
Pourquoi revenir aujourd'hui sur ce document ? Tout simplement parce que la crise du logement social accessible aux familles les plus modestes pose aussi problème à Aix. Parce qu'en matière de construction, Maryse Joissains a fait le choix politique de privilégier des logements s'adressant à des catégories de population moins défavorisées.
Que ce soit dans le cadre général du Plan local d'habitat (PLH) de la Communauté du Pays d'Aix ou dans la filière HLM dont la SACOGIVA et l'OPH sont pourtant les deux autres leviers essentiels que Maryse Joissains, maire d'Aix et présidente de la CPA, a le pouvoir d'actionner.
On connaît la gestion calamiteuse et inefficace de Pays d'Aix Habitat. Mais on sait moins que celle de la SACOGIVA est tout aussi inquiétante.
La CRC a examiné quatre thèmes : le patrimoine, la gestion financière, le fonctionnement et la convention de gestion entre la société et la Ville d'Aix.
Si les magistrats considèrent que la situation financière est dans l'ensemble satisfaisante, en revanche, ils relèvent que "la société doit toutefois veiller à dimensionner adéquatement ses fonds propres au regard de son endettement." Qu'est-ce cela veut dire ?
Le mystère est ainsi levé : "Le versement de la somme de 16M€ par la SACOGIVA à la commune selon le principe d'un 19e avenant en décembre 2009 est toutefois de nature à compromettre sérieusement le développement de la sociéte". En clair, cela signifie que la Ville d'Aix a joué en quelque sorte un rôle prédateur au détriment de la société. 
Maintenant, qu'en est-il du fonctionnement en termes d'attribution des logements ?
A cette fin précise, la société dispose de deux commissions.
"Les candidatures sont adressées aux organismes réservataires (dont la commune et la préfecture) mais ceux-ci ont pour habitude de n'adresser qu'une seule candidature par logement vacant, contrairement aux exigences du Code de la construction et de l'habitation qui prévoit que, sauf en cas d'insuffisance du nombre des candidats, les commissions examinent au moins trois demandes pour un même logement à attribuer."
Or, explique plus loin la CRC, "la commission d'attribution de la SACOGIVA se borne à vérifier que le candidat répond aux conditions réglementaires, notamment au niveau des ressources, et que le logement à attribuer correspond à la taille de la famille. Son rôle se trouve ainsi réduit et cette pratique de la candidature unique a pour effet de restreindre la souveraineté de la commission, malgré la possibilité pour cette dernière de refuser d'examiner la candidature unique. Elle conduit à transférer aux organismes réservataires un quasi-pouvoir d'attribution des logements. Cette pratique échappe en grande partie à la SACOGIVA", comme l'avait déjà fait remarquer la Miilos. 
Finalement, le constat de la gestion de Maryse Joissains est toujours le même, mauvais ou piètre. A quoi s'ajoute celui du bilan du PLH de la CPA, dont j'ai parlé il y quelques jours, qui indique que, pour la période 2008-2010, sur l'ensemble des constructions réalisées ou programmées, les logements PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration) n'ont représenté que 4,5%. 
Au moment de l'élection municipale, il ne faudra pas avoir la mémoire courte !

Petit résumé de l'évolution sur 35 ans de la part du logement collectif à Aix

PLU logements sociaux
  
A qui la faute ?

PLU logements diagnostic

Sur le rapport sévère de la Miilos de 2009
"Sacogiva : le rapport de la
Miilos caché par Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/11/13685178.html

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lundi 28 janvier 2013

PLU : Joissains verse une larme de vert pour noyer ses revers !

PLU prévisions prov 17
(Clic sur l'image pour agrandir)

L'urbanisme et tous les enjeux qui lui sont liés seront l'un des sujets majeurs de la future élection municipale. Après une très longue période d'immobilisme, Maryse Joissains promet maintenant de faire voter le Plan local d'urbanisme juste avec le scrutin. J'en ai parlé il y a quelques jours.
Mais voyons un peu les intentions proposées à travers le thème de l'environnement.
Histoire sans doute de faire avaler le somnifère de son incurie, Maryse Joissains joue sur le fait que le retard dans l'élaboration de son PLU lui permettrait d'être désormais compatible avec les objectifs du Grenelle de l'environnement.
Outre que le dispositif a été lancé en 2007 et que la loi passée en 2009 a été bien écornée par des reniements du même gouvernement qui l'avait imaginé, les annonces faites en ce moment par Maryse Joissains ne sont-elles pas elles-mêmes un désaveu de la politique qu'elle a mise en œuvre depuis plus de douze ans ? Mais, voilà, l'élection est en ligne de mire, tout presse et il lui faut par conséquent coûte que coûte s'ingénier à ripoliner une image désastreuse.
Prenons quelques exemples qui parlent aux Aixois.
Contrairement à beaucoup d'autres communes, rien n'a a été fait à Aix pour limiter les nuisances dues aux antennes-relais. Rien de particulièrement marquant non plus n'a été entrepris pour lutter contre la pollution, notre ville étant classée 9e ville la plus polluée de France alors qu'elle est la 23e démographiquement et la 16e en superficie.
Et que dire de certains espaces naturels livrés à une urbanisation à vocation monofonctionnelle, décousue et intempestive. Quels liens avec les lieux de vie, les déplacements, le logement, le commerce et autres activités culturelles ou de loisir ? Aucun plan sérieux d'aménagement du territoire n'a été pensé jusqu'ici pour relever les défis du futur. En est aussi la preuve le cas du projet d'implantation de la polyclinique Rambot au pied du massif du Montaiguet qui réunit à lui seul toutes les tares d'une politique brouillonne et irresponsable.
Or, que dit le document du PLU ? "Il s'agit de trouver un juste équilibre en optimisant les espaces bâtis déjà équipés et desservis par rapport à la consommation d'espaces qui ont encore conservé leur caractère naturel." Plus hypocrite on ne fait pas. Se déclarer vertueux et plus vert que vert après avoir agi si lontemps dans le sens contraire ne dupera plus personne.

PLU espaces naturels et agricolesIl s'agit de la période couvrant en grande part les deux mandats de Maryse Joissains.

PLU espace naturel boisé(Clic sur l'image pour agrandir)
PLU cartes étalement urbain

"PLU : Joissains veut le faire voter à deux mois de l'élection !" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/01/25/26242208.html

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vendredi 25 janvier 2013

PLU : Joissains veut le faire voter à deux mois de l'élection !

PLU expo hôtel de ville

Dans son show de lundi lors de ses (a)vœux en public sur la scène du Grand Théâtre de Provence, Maryse Joissains a redit, moitié-modeste moitié-bravache : "Le PLU, c'est le document qui va arbitrer l'évolution d'Aix. Il a pris beaucoup de retard mais Aix va sortir un PLU qui sera conforme au Grenelle de l'environnement." 
Les lecteurs de ce blog ne l'ignorent pas, la Ville d'Aix-en-Provence n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme, et cela près de 13 ans après la loi en faisant obligation ! 
Or, c'est à peine et seulement maintenant, à un an pile de l'élection municipale dont tout le monde s'accorde à dire que les enjeux seront déterminants tant pour l'avenir d'Aix que pour celui plus large du Pays d'Aix, que Maryse Joissains, déjà visiblement lancée à fond dans sa campagne avec l'espoir d'être reconduite pour un troisième et inéluctable ultime mandat, cherche par tous les moyens à masquer toutes ses incuries en tentant de duper encore une fois les Aixois par le biais d'une opération de communication censée annoncer l'aboutissement d'une procédure.
A ce titre, l'exposition organisée à la salle Pavillon de l'Hôtel de Ville jusqu'à mi-février de ce qui devrait être le PLU (son PLU), présente des documents généraux dits d'orientation.
Or, si l'on en croit, enfin disons plutôt pour ceux qui y croient, le calendrier claironné prévoit une série de phases obligatoires s'étalant sur toute l'année 2013 et un vote final en conseil municipal début 2014. Soit juste à moins de deux mois de l'élection de mars dont il n'est pas sûr que ce soit la même équipe qui se verrait confier la responsabilité d'appliquer ce projet.
Quand on se rappelle comment a été menée la politique de l'urbanisme depuis 2001, à coups de révisions partielles et opportunistes du Plan d'occupation des sols avec parachutage d'opérations déconnectées des besoins réels en logement social accessible aux familles les plus modestes ou des nécessités d'un plan cohérent de déplacements, sans oublier le massacre environnemental en cours ou projeté - le projet de méga-polyclinique au Montaiguet et celui de la Constance dans le secteur Valcros au Jas de Bouffan en sont les pires - il est permis de douter que les intentions développées dans le document présenté puissent sérieusement tenir la route.
Une des meilleures preuves est le constat dressé par la Communauté du Pays d'Aix dans le bilan du Plan local de l'habitat (PLH). Pour la période 2008-2010, sur l'ensemble des constructions réalisées ou programmées, les logements PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration) n'ont représenté que 4,5% du total. Ce qui peut expliquer le ralentissement (c'est donc une décision politique) de l'augmentation de la population à Aix. Les chiffres publiés par l'Insee, arrêtés à janvier 2010, montrent clairement une hausse de 5,39% entre 2000 et 2010 (mandats Maryse Joissains) alors que la progression était de 7,45% entre 1990 et 1999 (mandats Jean-François Picheral). Inutile de chercher plus loin à qui profite le crime. J'y reviendrai plus en détails dans un prochain article.

PLU aix dial janvier 2013 n° 58

PLU devenir prov 17

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mercredi 23 janvier 2013

Police municipale : Le directeur viré et vilipendé par Joissains

police municipale aix

Après l'article de lundi sur la gestion extravagante de l'office HLM par Maryse Joissains depuis 12 ans, revenons aujourd'hui sur une autre mascarade, son exécrable politique de sécurité dont elle a rendu responsable le directeur de la police municipale. Un fonctionnaire qu'elle avait soudain évincé alors qu'elle louait depuis 2003 les compétences de cet homme décoré par elle de la médaille du courage et du dévouement suite à une opération contre un braquage de bijouterie où il s'était distingué avec neuf autres collègues en janvier 2008. Et qui avait également été nommé chevalier de l'Ordre du mérite national (pour ses 24 ans de services civils et militaires) le 17 mai 2008 au titre du ministère de l'intérieur. 
J'en avais rendu compte ici même il y a tout juste un an (on peut relire en cliquant sur le lien en fin d'article), la police municipale est sans boussole. Le constat en avait déjà été dressé par un rapport sévère de 40 pages rédigé et publié par la Chambre régionale et territoriale des comptes en octobre 2010.
"Aucune politique globale de lutte contre l’insécurité et de prévention de la délinquance n’a été formalisée et aucun bilan véritable de la politique de sécurité n’a été établi." [...] "Cette absence d’objectifs précis complique l’évaluation de la politique de sécurité de la ville d’Aix-en-Provence." [...] "La commune ne dispose pas d’un système de comptabilité analytique permettant une connaissance du coût réel de sa direction de la sécurité. En 2009, les dépenses relatives à la sécurité représentent environ 3% du budget de la collectivité. Elles sont restées relativement stables sur la période."
Et à propos de la structuration de la direction de la sécurité, la CRTC écrivait ceci : "De la même façon, il n’existe pas de règlement intérieur du service de police municipale ni de projet de service ou de lettre de mission définissant les objectifs assignés à ce service. Les objectifs globaux du service sont fixés chaque année par l’adjoint délégué à la sécurité. Depuis ces trois dernières années, l’organigramme des services en charge des missions de sécurité a connu de nombreuses modifications révélatrices des hésitations dans la structuration de la direction de la sécurité." Voilà pour le bouquet d'orties.
Sans surprise et comme à son habitude, Maryse Joissains avait alors tenté de jouer à la musclée en chef en demandant un audit externe sur la police municipale (58.000 euros tout de même !), enquête diligentée entre juin et décembre 2011. Résultat prévisible : remise d'un second bouquet d'épines avec un document de quelque 90 pages à la teneur bien sombre.
On y re-découvre en effet que c'est bien l'absence d'une gestion politique cohérente de la police municipale qui est montrée du doigt. Re-belote, Maryse Joissains est toujours aussi loin du sujet vu qu'elle est incapable de maîtriser la situation qu'elle a elle-même créée. Et là, hop, nouvelle défausse, elle s'obstine à s'en prendre encore à son ancien directeur en essayant de le vilipender tout en cherchant à déprécier la valeur de certains policiers.
Question logique maintenant : face à de tels constats d'inaptitude et d'incurie, se peut-il qu'il y ait encore des Aixois pour accepter de prolonger son mandat de maire en 2014 ?

Lire ces deux articles très parlants !

"Pourquoi la police municipale a frôlé l'implosion" (paru le 17 décembre 2012) : http://pm.aixenpce.free.fr/EYGAZIER%20PROVENCE%2017122012.htm
L'ex-directeur : "Je ne me laisserai pas salir" (paru le 18 décembre) :
http://pm.aixenpce.free.fr/EYGAZIER%20REPONSE%20LA%20PROVENCE.htm

 "Rébellion de la police municipale contre Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/01/18/23272860.html

Extrait d'un article de mon blog écrit en décembre 2006 ! police extrait blog déc 2006

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lundi 21 janvier 2013

Pays d'Aix Habitat : Joissains a viré 6 directeurs en 12 ans !

opac siege et logo

Revenons aujourd'hui sur ce qu'on pourrait appeler depuis 12 ans l'effet siège éjectable du poste de directeur général de l'office HLM Pays d'Aix Habitat.
Lors de sa première élection en 2001, Maryse Joissains en avait fait des tonnes sur sa volonté et sa prétendue capacité personnelle à savoir mieux gérer l'office, office qui n'avait pourtant jamais autant construit de logements vraiment sociaux que dans la période 1989-2001.
Dans la foulée, son premier acte d'éclat consista à limoger l'excellent directeur qui avait remis en marche la machine. Mais, ne pouvant faire autrement, elle mena cependant à leur terme les programmes déjà lancés par la précédente municipalité. Et puis, plus rien à l'horizon. La machine se mit à tourner d'autant plus au ralenti que la maire décida de ne plus donner la priorité à la construction de logements destinés prioritairement aux familles les plus en difficulté.
Depuis, ce choix politique n'a fait qu'aggraver les conditions d'accès à un toit pour cette tranche de la population. Dès lors, l'office a fortement tangué avec, de surcroît, des crises internes qui ont freiné toute évolution.
A chaque nouvelle inquiétante, dont les sérieux rapports officiels de la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos) et de la Chambre régionale et territoriale des comptes (CRTC), Maryse Joissains a tenté de faire croire que maintenant tout était réglé et que le bateau ivre avait retrouvé un cap. Le remplacement de cinq directeurs consécutifs jusqu'en 2009 est venu apporter un cruel démenti.
A cette date et sans cesse depuis lors, le recrutement d'une sixième directrice générale avait une fois de plus été présenté à qui voulait l'entendre comme la garantie que l'office venait de franchir un nouveau pas déterminant vers un fonctionnement et un développement équilibrés. Et voilà que, fin décembre, c'est à son tour d'être éjectée.
Peu importe ce que le conseil d'administration de l'office semble maintenant lui reprocher, serait-on tenté de dire, entre inadéquation à la fonction, contrat posant problème et autres supposés manquements dans ses pratiques personnelles. La question est : pourquoi avoir encensé cette "fonctionnaire de haut niveau", selon les propres mots de Maryse Joissains, qui découvrait le monde du logement puisqu'elle n'avait exercé qu'au Centre communal d'action sociale (CCAS) où elle n'était déjà pas spécialement bien perçue (d'où son recyclage avec promotion salariale à l'office), et quelques années auparavant à la direction du projet de tramway de Nice ?
Apprenant sa suspension puis son éviction, la directrice a évidemment réagi : "Je ne comprends pas. […] J'entends que mon honneur soit rétabli. Maryse Joissains m'a toujours fait confiance, elle m'a dit qu'elle ne voulait pas que je parte !" Or, c'est bien là le problème.
Comme je l'ai expliqué dans mon article de jeudi, elle n'est malheusement pas un cas unique. Maryse Joissains a toujours voulu s'improviser découvreuse de talents, des talents dont elle a chaque fois découvert qu'ils ne faisaient finalement pas l'affaire.
Il y a quelques jours, lors des vœux annuels de l'offfice, le président en titre, adjoint au maire, a étrangement dressé un bilan très flatteur de l'établissement alors que personne n'ignore plus que ce dernier ne répond pas du tout aux exigences d'une politique vraiment sociale du logement. "Pays d'Aix Habitat, a-t-il déclaré, a engagé d'importants moyens au service d'un plan d'action destiné à redresser la situation financière, etc., etc." 
Mais alors, mais alors, est-on en droit de s'interroger, si tout va si bien, qui donc a pu accomplir tant de prouesses ? Le président lui-même ? Et la directrice virée n'y serait pour rien ? Ou s'agit-il simplement de continuer à camoufler aux Aixois l'inertie d'un outil si essentiel dans le paysage urbain ? Pour ma part, mon opinion est faite depuis longtemps.

OPAC mantot rapport 2010

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux objectifs sont ratés !

"Pays d'Aix Habitat : Joissains responsable de la faillite"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/04/12357657.html

"Joissains : le virus de virer…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/01/17/26173681.html

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jeudi 17 janvier 2013

Maryse Joissains : Le virus de virer et la politique du lampiste

joissains biblio Mejanes

Faut jamais désespérer. Tout finit par arriver. A point. Le temps de dresser le bilan global des deux mandats de Maryse Joissains n'est plus très loin. Il sera fait dès cette année et jusqu'au jour de l'élection municipale de mars 2014. 
Alors, commençons aujourd'hui avec quelques simples faits qui illustrent la manière hasardeuse, cavalière et méprisante dont la présidente de la communauté du Pays d'Aix et maire d'Aix s'est fait la spécialiste pour virer, écarter ou mettre au ban certains responsables de l'administration communale et intercommunale.
Depuis bientôt douze ans, nous avons assisté de façon répétitive à un même scénario appliqué quasiment à l'identique chaque fois qu'un problème s'est fait jour.
C'est ce que le langage courant nomme la politique du lampiste, une tactique lâche qui consiste à faire payer à d'autres le prix de ses propres fautes ou errements.
Dans les exemples cités ici, chaque personne licenciée, en place avant 2001 ou le plus souvent recrutée et validée par Maryse Joissains en sa qualité de chef du personnel depuis son élection, avait été auparavant, faut-il le rappeler, portée aux nues en termes particulièrement élogieux, en privé comme comme en public. 
Alors, pourquoi tant de dégâts ? Vu le nombre de bévues, de ratés ou de fiascos provoqués au fil des années par certains choix dans des dossiers qu'elle survole ou qu'elle a du mal à maîtriser, Maryse Joissains n'a trouvé qu'une seule solution pour se défausser : se séparer des directeurs en charge de ces dossiers en les accusant de ne pas avoir été à la hauteur. Certains renvois ou déplacements ont été scandaleux, d'autres brutaux ou sournois.
Cela avait commencé avec le licenciement inopiné, aussi injuste qu'injustifié de la directrice de l'association des crèches reconnue jusque-là et à l'unanimité pour son professionnalisme. Cette dernière a depuis obtenu une importante réparation financière pour le préjudice subi.
Vint ensuite le cas du directeur en titre de l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix qui avait eu l'heur de déplaire au maire en allant participer à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme.
Le virus de virer…
Puis, au cours du premier mandat, ce fut le tour du directeur des ressources humaines, pourtant recruté par Maryse Joissains, mais qui, selon elle, n'était plus digne de la confiance qu'elle lui avait accordée lors de l'embauche. Pipeau. La véritable raison est que cette personne refusait de se soumettre à des injonctions politiques peu conformes au regard des règles à respecter dans le cadre de 
son travail. Là encore, après de longues années de bataille devant les tribunaux, cette personne réussit à faire valoir son bon droit et la mairie fut contrainte de l'indemniser sur la base d'une reconstitution de sa carrière.
Il y a un peu plus de deux ans, la charrette des "pestiférés" s'est élourdie avec le licenciement du directeur général des services de la CPA qui avait lui aussi été recruté en toute confiance mais qui fut viré sans ménagement.
Autre cas, celui plus récent du directeur de la police municipale, en place depuis huit ans à la demande expresse de Maryse Joissains qui le couvrait de lauriers à chaque réunion publique, qui a été tenu pour responsable de la désorganisation des services de la police alors même que la Chambre régionale des comptes et un audit indiquaient clairement que c'est la Ville elle-même qui n'avait jamais eu aucune politique cohérente et sérieuse sur la sécurité.
Plus proche de nous, et tous les Aixois ont eu l'occasion de s'en apercevoir, le nouveau réseau de bus a complètement disjoncté, et c'est peu dire. Là encore, Maryse Joissains a fait porter le chapeau au directeur opérationnel des transports de la CPA, une personne d'une rare expérience que la présidente de la CPA s'enorgueillissait d'avoir à ses côtés et qu'elle ne manquait jamais de féliciter pour l'excellence de son travail, raison pour laquelle elle ne cessait de le solliciter pour répondre aux questions des usagers. Dehors lui aussi ! 
Ces quelques exemples sont peut-être moins connus que celui de l'office HLM qui semble bien surpasser tous les autres. En douze ans, l'office a eu à souffrir du changement de pas moins de six directeurs. Le dernier épisode est en cours. La directrice générale de Pays d'Aix Habitat installée par Maryse Joissains comme "une fonctionnaire de haut niveau" et présentée jusqu'ici comme la personne qui aurait remis l'office en ordre de marche (cela reste à prouver), vient de faire l'objet d'une suspension et d'une démarche de révocation pour des griefs qui voudraient la faire passer pour voleuse et tyrannique, rien que ça. 
La seule vraie question qu'il convient de se poser face à ce manque de flair et responsabilité de Maryse Joissains est la suivante : est-elle elle-même à la hauteur ?
Je traiterai certains de ces cas plus en détails d'ici peu. 

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vendredi 11 janvier 2013

La pagnolade du fils de Tapie racontée par le Canard

tapie ravi 102 ysope

Du Bernard Tapie, on va encore s'en régaler toutes les semaines. Mais, cette fois-ci, admettons-le, il ne s'agit pas de lui mais du fils. Et, pour ce qui est du style et du vocabulaire fleuri, on dirait qu'il a de qui tenir. Voyez plutôt ce que Le Canard enchaîné a rapporté mercredi sur la pagnolade dont il a été l'acteur en tant que commentateur sur France Bleu Provence un soir de match. Moi, ça me rappelle cette sage pensée de Thomas Mann : "L'exemple, c'est tout ce qu'un père peut faire pour ses enfants." Allez, Bonne lecture !

(Clic sur l'image pour agrandir)

tapie canard 9

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mardi 8 janvier 2013

Tapie : Voir ma tête dans La Provence non, être à sa tête oui !

tapie gaudin la provence

Les journaux nationaux ont augmenté leur prix à l'unisson, toujours avec la litanie des mêmes raisons : prix du papier, hausse du coût de transport et du carburant, etc.
Pour l'instant, La Provence n'a appliqué dix centimes de plus qu'à son édition du samedi. Il faut donc s'attendre à la même peine pour le reste de la semaine d'ici peu. Et ce sera bien la seule chose qu'on ne pourra pas reprocher à Bernard Tapie.
Par ici pourtant, on le connaît bien, très bien, et même un peu trop bien sans doute. Car, pendant des années, on a vu le bonhomme tour à tour s'occuper du stade vélodrome, tourner autour de la mairie de Marseille, conquérir la circonscription de Gardanne, balader son yacht dans les eaux phocéennes, se faire incarcérer aux Baumettes et à la prison de Luynes et monter aussi sur les scènes de théâtres du coin.
Or, nul ne peut jamais ignorer ses coups d'éclat. Son dernier a été de s'offrir le groupe de presse du sud-est avec son titre phare La Provence. On espère pour lui qu'il n'a pas confondu avec un match acheté, le crédit d'une banque au nom lyonnais, le rachat d'une marque de chaussure ou de pile électrique qui faisait jadis "merveille". Non, non, même s'il n'y connaît rien en matière de presse, il sait très bien qu'il s'agit d'un journal qui rencontre certes des difficultés comme tous les journaux mais dont les journalistes sont circonspects quand débarque un tel patron.
Depuis cette annonce, les réactions politiques se sont multipliées. Et pour cause, l'événement tombe pile au moment où les candidats bataillent déjà pour l'élection municipale.
Pour le coup, alliés purement objectifs, ou pas, Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini ont salué la reprise de La Provence par Tapie. "Pour la liberté de la presse, je pense que c'est une bonne chose", a déclaré le premier. "Je préfère que ce soit un Français qui rentre largement dans le capital Hersant plutôt qu'un émir du Qatar ou même un Belge", a renchéri le second.
D'un autre côté, Eugène Caselli, jouant le commandeur, y est allé d'un "Je serai très vigilant sur l’emploi et l’indépendance de La Provence". A vrai dire, le plus opposé et aussi le plus offensif a été Patrick Mennucci qui a immédiatement réclamé une enquête et l'ouverture d'une commission parlementaire sur les conditions de la reprise du journal.
Que Bernard Tapie fasse peur ou pas, en tout cas, ce que les lecteurs ont compris dans tout ça, c'est que s'il ne veut plus voir sa tête dans les journaux il vaut mieux être à leur tête.

(Clic sur l'image pour agrandir)

tapie canard 2

La lettre de Patrick Mennucci
(Clic sur le rectangle en bas à droite pour une lecture plein écran)

(Clic sur l'image pour agrandir)

tapie mennucci carnard 2

(Clic sur l'image pour agrandir)
Bande dessinée signée Yacine parue dans le Ravi de janvier

tapie ravi 103 janvier 2013 - Copie

logo bakchich

"Tapie au Milieu de Marseille" :
http://www.bakchich.info/france/2012/12/21/tapie-au-milieu-de-marseille-62056

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lundi 7 janvier 2013

Clientélisme : Le député Henri Jibrayel sort les rames...

jibrayel canard 25

"On me cherche des poux parce qu'on n'est pas parvenu à me faire tomber dans les urnes..." Dès qu'un élu est soupçonné de clientélisme, la réponse est invariable : c'est une cabale. Pour le député Henri Jibrayel réélu en juin, l'affaire dont il pourrait être l'objet et en faire les frais a été révélée par un courrier anonyme adressé au juge Charles Duchaine en avril 2011 et confié au juge Julien Retailleau. 
La lettre était très directe. Il y était notamment question "de pratiques clientélistes et mafieuses" et "de pratiques qui perdurent depuis 2001 en matière de financement des associations" dans les quartiers nord de Marseille, le secteur même où est élu Jibrayel. L'auteur masqué évoque "des versements de subventions par le conseil général à des associations coquilles vides" et "de militants qui, en remerciements, rétrocédaient l'argent en liquide afin de permettre de faire face à des dépenses de campagne. Au cours de ces investigations, je vous assure que vous allez découvrir de belles surprises".
L'enquête avait démarré aussi sec en mai puis semblait être tombée en sommeil. Et puis, en août de la même année, des responsables de deux associations, proches du parlementaire, avaient été entendus notamment au sujet du paiement de mini-croisières autour de Porquerolles offertes à des personnes âgées de ces quartiers.
La facture de ces "virées" maritimes (avec buffet et orchestre) organisées par une association de séniors aurait en fait été réglée par une association de femmes, structure présidée par l'attachée parlementaire du député. Cette dernière avait d'ailleurs été mise en garde à vue et avait quitté ses fonctions. Elle a été mise en examen le 20 décembre dernier. 
Auparavant, en septembre 2012, la division économique et financière de la police judiciaire était allée perquisitionner la permanence du député.
Cherchant à prévenir et à se défendre de toute accusation qui le toucherait, Jibrayel assure que
"ces associations font des actions, je ne vois pas où il y a eu détournement de fonds. A ma connaissance, elles étaient bien gérées, avec des factures et tout". Interrogé par La Provence, France3 Provence et LCM, Jibrayel proteste "je n'ai pas été convoqué, je ne me sens pas concerné". Et se déclare évidemment "totalement étranger à cette affaire, point à la ligne".
Comme c'est bizarre. Ils disent tous ça. Et puis…

Chronologie de l'affaire

(Clic sur l'image pour agrandir)

jibrayel canard 25

"Guérini et Jibrayel sont grognons et tirent des gnons" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/05/12/21114526.html

Vidéo de mai 2012

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jibrayel canard 2

Vidéo du 4 janvier 2013

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mercredi 19 décembre 2012

Quand la polyclinique Rambot dépasse… Les Bornes (3)

montaiguet 9
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En haut, les deux permis de construire initiaux datés de 2010,
en bas, les trois permis modificatifs datés de 2011 (Lire explications en fin d'article)

Suite des articles des 14 et 17 décembre… 
Avec, aujourd'hui, un article bien fourni pour le meilleur du meilleur du dossier !
Le docteur Jean Lacoste répète qu'il s'estime
"victime d'un acharnement". "J'ai l'impression que des gens veulent torpiller le projet." "Nous avons affaire à des gens malhonnêtes et égoïstes. C’est de la méchanceté gratuite." "Nous avons perdu beaucoup de temps. On va maintenant lancer la construction. Nous allons reconsulter les entreprises et envisager la pose de la première pierre au début du 2e trimestre 2013."
Une fois de plus, le docteur Lacoste semble bien imprudent de s'avancer autant. Car, quoi qu'il affirme ou veuille en faire croire, le projet de transfert de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes au Pont de l'Arc n'est pas pour demain. Son offensive médiatique récente qui cherchait à rassurer ses banquiers et à intimider les opposants ne changera rien tant que les décisions définitives sur les recours contre l'implantation de l'établissement médical au Montaiguet n'auront pas été prononcées par les juridictions administratives. Certaines procédures sont toujours en appel. Et il n'est pas exclu, comme la loi le permet, que des pourvois en cassation puissent avoir lieu.
Par ailleurs, une plainte a également été déposée par l'association des
Amis du Montaiguet au sujet de la participation au vote en conseil municipal de l'adjoint Victor Tonin, médecin ayant partie liée au projet. Enfin, ces derniers jours, une vingtaine de personnes parmi les opposants se sont vu signifier des assignations lancées par voie d'huissier par le docteur Lacoste.

montaiguet courrier daix 15(Clic sur l'image pour agrandir)
Extrait d'article du Courrier d'Aix
La photo a été fournie au Courrier d'Aix par le Dr Lacoste. On pourrait croire que la construction virtuellement ajoutée s'intègre parfaitement dans le site. Or, c'est un effet d'optique car le cliché inclut des arbres au premier plan qui sont situés de l'autre côté de la RDn8 à peine perceptible entre les deux massifs.

Reprenons dans l'ordre. 
Les appels.
Il faut savoir qu'il a déjà fallu un peu plus de deux ans pour que le tribunal administratif de Marseille rende ses premières décisions en avril et novembre 2012. Il faut compter sensiblement sur un même délai pour que la cour administrative d'appel juge à son tour les recours. Au cas où la procédure devait aussi être portée en cassation, il faudrait envisager de nouveau un délai de deux ans. C'est ce que l'on appelle une moyenne raisonnable courante pour ce genre de dossier.
L'autre plainte des Amis du Montaiguet.
Parellèlement aux recours administratifs, l'association a porté plainte auprès du procureur pour "prise illégale d'intérêt" du docteur Victor Tonin, adjoint de Maryse Joissains, lors du vote au conseil municipal de novembre 2009 de la révision simplifiée du Plan d'occupation des sols pour rendre constructible un terrain qui ne l'était pas et autoriser ainsi l'implantation de la polyclinique aux Bornes. Le docteur Tonin est en effet actionnaire d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale qui a un contrat d'exclusivité avec la polyclinique.

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montaiguet lacoste assigne 15

Les assignations lancées par le docteur Lacoste.
On se demande s'il a encore beaucoup d'argent à perdre. Agacé, paniqué, pris à la gorge, on choisira la qualification que l'on veut, le docteur Lacoste a lancé il y a exactement une semaine des procédures d'assignation à l'encontre de certains opposants au projet qu'il considère comme agissant pour des intérêts particuliers alors que, lui, agirait pour l'intérêt général qui est surtout son propre intérêt privé.
Récapitulant en une dizaine pages la raison de sa demande et de ses griefs, le docteur vise à intimider la plupart de ceux qui, selon lui, l'empêcheraient de mener à bien son projet. Voilà de drôles de manières de se défendre alors que toutes les procédures passent par les tribunaux administratifs.
Le document est intéressant surtout pour d'autres raisons. On peut y découvrir des informations jusque-là confidentielles ou tenues secrètes. Et d'abord le détail financier de l'opération. Ainsi apprend-on que la polyclinique est une société anonyme au capital de 525.000€ et la SCI Les Bornes une société civile immobilière au capital de 5.000€.
Le docteur a vendu ses bâtiments de centre ville en 2008. Or, on ne peut que s'étonner que cette vente des murs se soit effectuée sans le minimum de précautions élémentaires garantissant, en cas de retard de déménagement, des conditions suspensives (exemple, "permis de construire purgé de tout recours"). Non, comme on peut le déduire en lisant le document, rien n'a été prévu ni négocié auprès de son acquéreur.
Le dispositif de cession était ainsi établi : pas de loyer jusqu'en 2011, loyer de 1M€ annuel pour 2012 et loyer annuel de 1M€ plus des pénalités à hauteur de 1M€ à partir de 2013. Et ça, c''est dans quelques jours !
Ses dépenses pour construire aux Bornes se décomposent de la sorte : 4,4M€ pour l'achat du terrain, 3,4M€ en frais architectes, notaires et prestataires divers, 0,5M€ en frais financiers et divers, soit 8,3M€. En 2008, le budget prévisionnel des travaux était estimé à 69,3M€. Il ajoute que ce coût augmente de fait en moyenne de 2% par an.
Maintenant face à ses propres déboires, le docteur veut donc s'en prendre aux opposants en leur imputant la cause de divers frais de retard qu'il évalue à environ 2M€ par an. Car, prétend-il,
"L'exercice d'une action en justice est de nature à dégénérer en abus lorsque son auteur sait que son action est de mauvaise foi ou manifestement irrecevable et qu'il décide de la poursuivre". Ce n'est pas en tout cas l'avis du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel qui ont validé la recevabilité de tous les recours et appels.
Dans son assignation, perdant tout sens de discernement et de mesure, il demande leur condamnation et leur réclame des indemnités de 2M€ et de 1M€ à verser respectivement à la SCI Les Bornes et à la polyclinique Rambot.
"Un tel comportement caractérise un abus de droit d'ester en justice". Ah, la belle affaire ! Les responsables seraient les requérants et ils devraient payer ses propres incuries et déconvenues. Qu'on se rassure, le docteur n'a pas jugé bon de préciser depuis quand la loi ne permet donc pas d'aller en appel. Il est alors permis de penser que cet oukase ne saurait être pris au sérieux car il n'a aucune chance d'aboutir. Et pour cause ! Il n'existe aucune jurisprudence dans pareil cas d'assignation.
Le permis de construire initial était illégal.
Il a fallu attendre la deuxième modification pour que l'architecte des bâiments de France cesse enfin d'ignorer l'existence de deux bastides provençales classées (la Félicité et les Brègues d'Or) dont le projet impacte les périmètres de protection, ce qui démontre bien que le permis et la première modification étaient illégaux. Les Amis du Montaiguet étaient donc plus que fondés à attaquer le permis.
Par ailleurs, il est spécifié dans la propre demande de permis modificatif que le permis de construire initial est illégal. En effet, on peut lire : 
"un permis de construire a été délivré le 1er juillet 2010 pour la réalisation de la polyclinique et de la maison médicale". Cette autorisation prévoit la cession gratuite des terrains, assiette des équipements publics. Or, le Conseil constitutionnel a rendu récemment, le 22 septembre 2010, une décision aux termes de laquelle les cessions gratuites contenues dans les permis de construire sont illégales. Pour prendre en compte ce nouvel élément, et pour contourner deux illégalités initiales, il a été organisé la mise en place d'une participation du propriétaire au financement des équipements publics, par convention de PUP (Projet urbain partenarial), à réaliser par la Ville pour répondre aux besoins des futurs usagers du programme : la cession de terrains à la mairie et l'aménagement d'un rond-point sur la route au droit du site. Là encore, l'association était plus que fondée à attaquer ce permis.
Une dernière remarque sur un mystère. La SCI a vendu à la mairie au prix de 100.000€ des terrains achetés 1,5M€ par le docteur Lacoste. On aimerait bien savoir dans quel but ce dernier a carrément bradé cette parcelle au détriment de la gestion de l'établissement qu'il dirige…

montaiguet assignation extraits

Incroyable ! Ça s'est passé à la polyclinique…
Episode 1 :
http://abc-des-liaisons-dangereuses.over-blog.com/article-la-polyclinique-du-parc-rambot-a-aix-91050420.html

Episode 2 :
http://abc-des-liaisons-dangereuses.over-blog.com/article-la-polyclinique-du-parc-rambot-a-aix-en-provence-103647681.html

Mon premier article du 14 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/14/25913666.html 
Mon deuxième article du 17 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/17/25934334.html

Tous les articles sur le sujet :
Voir rubrique "Pont de l'Arc", colonne à droite du blog 

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