vendredi 15 juin 2018

La gestion de Maryse Joissains avec ses pratiques, anomalies et injustices

Lundi, l'ordre du jour du conseil municipal était bien chargé. La séance a duré quatre heures ! Le morceau principal était le compte administratif 2017. Sur ce sujet comme pour d'autres, j'ai relevé les pratiques, les anomalies et les injustices qui signent la gestion au coup par coup de Maryse Joissains. Tour d'horizon, exemples à l'appui...

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La séance publique du conseil municipal de lundi a duré quatre heures car il y avait 106 délibérations à l'ordre du jour. Je suis intervenu une bonne dizaine de fois comme on peut le lire ci-dessous.
Le plus gros dossier portait sur le compte administratif de l'année 2017 qui donne une vision complète de la politique qui est menée. J'ai essayé de montrer que les choix de la municipalité ne sont pas exempts de contradictions et qu'ils continuent de favoriser surtout les plus nantis.
Comme chaque année, le budget est fabriqué à partir d'expédients et de mesures décidées au coup par coup. Celui de 2017 n'a pas échappé à cette façon singulière de pratiquer : hausse des taxes et droits divers, braderie du patrimoine immobilier communal, mauvaise transaction avec le Canal de Provence qui va entraîner tôt ou tard une augmentation du prix de l'eau, réduction des aides aux associations... 
Autre constat notable : les réalisations prévues au budget tant en investissement qu'en fonctionnement peinent à dépasser les 73% dans un cas et les 55% dans l'autre. Ce qui est très étonnant, c'est que dans l'ancienne communauté du pays d'Aix (devenue conseil de territoire), les taux sont au-dessus de 80%. Or, c'est aussi la même équipe, Maryse Joissains et Gérard Bramoullé, qui la dirige. Alors, pourquoi ces différences ? Mystère.
J'ai aussi émis des doutes sur la gestion de l'Office de tourisme d'Aix qui dépense 66% de son budget en masse salariale. C'est beaucoup. Il va falloir chercher ce qui cloche.
Enfin, j'ai vivement critiqué la gratuité, que je trouve indécente, pour location de salle qui a été accordée à Martine Vassal venue faire sa tournée politique sous le prétexte de présenter son bilan de trois à la tête du département.
Hélas, ainsi va notre ville encore aux mains d'une municipalité déconsidérée aussi par les affaires.

 
Interventions LAC
sur les surprenantes décisions de Maryse Joissains 

(Clic sur la vignette pour accéder au document)

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lundi 11 juin 2018

Réunion-débat mercredi 13 juin : Aixois, où va vraiment votre argent ?

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Savez-vous vraiment d'où vient l'argent du budget municipal et ce qu'on en fait ?
Il nous paraît important d'en connaître les tenants et les aboutissements pour se faire une idée complète des choix qui sont opérés chaque année en votre nom.
Cette réunion-débat vise à permettre à un large public de disposer et de s'emparer d'informations précises et vérifiées qui nous concernent directement au quotidien.
Alors, notez bien ce rendez-vous unique et n'hésitez pas à en parler et à relayer cette invitation autour de vous et à vos contacts. Venez assister en nombre à cette séance à caractère inédit à Aix. D'autant que cet événement tombe en pleine actualité puisque ce lundi est présenté au conseil municipal le compte administratif de l'année 2017.
Le groupe Démocratie pour Aix sera très heureux de vous accueillir à notre siège pour ensuite en débattre avec vous. L'entrée est libre.

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lundi 4 juin 2018

Exclusif : Le Conseil d'Etat annule la promotion du chauffeur de Joissains

Le 25 mai 2018, le Conseil d'Etat a rendu son arrêt définitif annulant la promotion éclair du chauffeur de Maryse Joissains. Une nouvelle fois, justice est faite à l'encontre des pratiques de favoritisme qui ont cours à la mairie d'Aix. Prochain épisode, le 18 juillet, cette fois avec les peines qui seront prononcées suite aux réquisitions de 18 mois de prison dont 9 avec sursis et 10 ans d'inéligibilité par le tribunal de grande instance. 

joissains alain sophie omar

Vroum vroum, fait encore la voiture de fonction ! Même s'il aura fallu cinq ans pour connaître l'épilogue qui a notamment renvoyé Maryse Joissains en correctionnelle et dont la décision du délibéré est annoncée pour le 18 juillet.
Le 25 mai, le Conseil d'Etat a tranché, lançant encore un autre gros parpaing en pleine figure à Maryse Joissains. L'arrêt rendu est un chef-d'œuvre, que dis-je, une pépite qui honore le droit (ci-dessous le texte intégral de l'arrêt).
La promotion du chauffeur de madame la maire est définitivement annulé. Les magistrats rejettent tous les arguments, et il y en a des fantaisistes, ainsi que toutes les requêtes de la Ville d'Aix qui tentaient de justifier un tel acte empreint pourtant d'abus manifeste de pouvoir et de favoritisme exercé en dépit des lois.
Ce sont d'ailleurs ces mêmes lois sur la Fonction publique territoriale datant de 1984 qui m'avaient permis de faire annuler le contrat illégal de l'ex-directeur de cabinet, Alain Joissains.
Alors, pourquoi avoir récidivé ? A croire que Maryse Joissains, ex-avocate et mettant toujours en avant ses compétences de juriste, ne sait jamais tirer les leçons des procès perdus. La voilà une fois de plus contrainte de respecter la loi et de se soumettre aux règles.
Ah, c'était bien la peine de faire appel sur appel pour retarder le verdict et de gaspiller l'argent des Aixois en frais inutiles tant l'issue désormais connue était prévisible. Si ces mauvais jeux me rendent triste pour l'image même de notre ville, je ne le suis absolument pas pour les sanctions prononcées que je trouve méritées. Morale : on ne peut toujours traficoter impunément.

"La scandaleuse promotion du chauffeur de Maryse Joissains !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/04/16/26936233.html

 

conseil d'état image

L'arrêt intégral du Conseil d'Etat daté du 25 mai 2018
(en gras, les passages essentiels)

Conseil d'État 
N° 408614    
ECLI:FR:CECHS:2018:408614.20180525 
Inédit au recueil Lebon 
8ème chambre jugeant seule
Mme Emmanuelle Petitdemange, rapporteur
M. Romain Victor, rapporteur public
HAAS ; SCP THOUVENIN, COUDRAY, GREVY, avocats
Lecture du vendredi 25 mai 2018

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Vu la procédure suivante :

M. Alain Capus a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 mai 2013, par lequel la maire d'Aix-en-Provence a nommé M. Omar Achouri en qualité d'attaché territorial stagiaire ainsi que la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la maire d'Aix-en-Provence sur sa demande du 17 juin 2013 tendant au retrait de cette nomination et à une nouvelle saisine de la commission administrative paritaire après détermination des critères permettant d'évaluer la valeur professionnelle des agents mis à la disposition des organisations syndicales. Par un jugement n° 1306484 du 22 décembre 2014, le tribunal administratif de Marseille a annulé ces deux décisions.

Par un arrêt n° 15MA00980 du 27 décembre 2016, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par la commune d'Aix-en-Provence contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 3 mars 2017, 6 juin 2017 et 26 avril 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune d'Aix-en-Provence demande au Conseil d'Etat : 
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;
3°) de mettre à la charge de M. Capus.la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 ;
- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Emmanuelle Petitdemange, maître des requêtes, 
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à Me Haas, avocat de la commune d'Aix-en-Provence et à la SCP Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de M. Capus.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que M. Achouri a été inscrit sur la liste d'aptitude établie après avis de la commission administrative paritaire de la commune d'Aix-en-Provence du 11 avril 2013 puis nommé attaché territorial stagiaire par arrêté de la maire du 29 mai 2013. M. Capus, éducateur territorial des activités physiques et sportives figurant sur la liste des candidats susceptibles d'être promus attaché territorial soumise à cette commission, a demandé à la maire d'Aix-en-Provence de retirer l'arrêté de nomination de M. Achouri et de saisir à nouveau la commission administrative paritaire. M. Capus a saisi le tribunal administratif de Marseille de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande.

Par jugement du 22 décembre 2014, celui-ci a annulé l'arrêté du 29 mai 2013. La commune d'Aix-en-Provence se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 26 décembre 2016 par lequel la cour administrative de Marseille a rejeté l'appel qu'elle avait formé contre ce jugement.

2. Pour demander l'annulation du jugement qu'elle attaquait, la commune d'Aix-en-Provence soutenait notamment que le tribunal administratif avait à tort écarté la fin de non-recevoir qu'elle avait soulevée devant lui, tirée du défaut d'intérêt donnant qualité pour agir à M. Capus. La cour ne s'est pas prononcée sur ce moyen, qui n'était pas inopérant. Par suite, son arrêt doit être annulé.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de régler l'affaire au fond en application des dispositions de l'article L. 821-2 du code de justice administrative. 

Sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir de M. Capus :

4. Les fonctionnaires appartenant à une administration publique ont qualité pour déférer à la juridiction administrative les nominations illégales faites dans cette administration, lorsque celles-ci sont de nature à leur porter préjudice en retardant irrégulièrement leur avancement ou en leur donnant pour cet avancement des concurrents qui ne satisfont pas aux conditions exigées par les lois ou règlements. M. Capus, éducateur territorial des activités physiques et sportives qui figurait, fût-ce en 75ème position, sur la liste des 168 agents susceptibles d'être promus dans le cadre d'emplois des attachés territoriaux soumise à la commission administrative paritaire, avait vocation à être nommé dans ce cadre d'emploi. Il justifiait ainsi, contrairement à ce que soutient la commune, d'un intérêt lui donnant qualité pour demander l'annulation de la nomination de M. Achouri. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Aix-en-Provence doit être écartée.

Sur le fond :

5. Aux termes de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : "En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration ou à une organisation internationale intergouvernementale, non seulement par voie de concours, selon les modalités définies au 2° de l'article 36, mais aussi par la nomination de fonctionnaires ou de fonctionnaires internationaux, suivant l'une des modalités ci-après : / (...) 2° Inscription sur une liste d'aptitude établie après avis de la commission administrative paritaire compétente, par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents".

Aux termes de l'article 3 du décret du 30 décembre 1987 portant statut particulier du cadre d'emplois des attachés territoriaux : "Le recrutement en qualité d'attaché intervient après inscription sur les listes d'aptitude établies : / (...) 2° En application des dispositions du 2° de l'article 39 de [la] loi [du 26 janvier 1984]".

Aux termes de l'article 5 du même décret : "Peuvent être inscrits sur la liste d'aptitude prévue au 2° de l'article 3 ci-dessus : / 1° Les fonctionnaires territoriaux qui justifient de plus de cinq années de services effectifs accomplis en qualité de fonctionnaire territorial de catégorie B en position d'activité ou de détachement ; / 2° Les fonctionnaires territoriaux de catégorie B qui ont exercé les fonctions de directeur général des services des communes de 2 000 à 5 000 habitants pendant au moins deux ans (...)".

Aux termes de l'article 1er de ce décret : "Les attachés territoriaux constituent un cadre d'emplois administratif de catégorie A au sens de l'article 5 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 susvisée. / Ce cadre d'emplois comprend les grades d'attaché, d'attaché principal, de directeur territorial.".

Aux termes de l'article 2 du même décret : "Les membres du cadre d'emplois exercent leurs fonctions sous l'autorité des directeurs généraux des services des départements et des régions, des secrétaires généraux ou secrétaires des communes ou des directeurs d'établissements publics et, le cas échéant, des directeurs généraux adjoints des départements et des régions, des secrétaires généraux adjoints des communes, des directeurs adjoints des établissements publics ou des administrateurs territoriaux en poste dans la collectivité ou l'établissement. / Ils participent à la conception, à l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques décidées dans les domaines administratif, financier, économique, sanitaire, social, culturel, de l'animation et de l'urbanisme. Ils peuvent ainsi se voir confier des missions, des études ou des fonctions comportant des responsabilités particulières, notamment en matière de gestion des ressources humaines, de gestion des achats et des marchés publics, de gestion financière et de contrôle de gestion, de gestion immobilière et foncière et de conseil juridique. Ils peuvent également être chargés des actions de communication interne et externe et de celles liées au développement, à l'aménagement et à l'animation économique, sociale et culturelle de la collectivité. Ils exercent des fonctions d'encadrement et assurent la direction de bureau ou de service".

6. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'une liste de 168 agents de la commune d'Aix-en-Provence remplissant les conditions pour être promus attaché territorial a été soumise à la commission administrative paritaire qui s'est réunie le 11 avril 2013 et que, lors des débats, la maire a précisé que M. Achouri, qui figurait en 50ème position du classement opéré par cette liste sur la base de la valeur professionnelle et l'ancienneté des agents, méritait une promotion "au regard des heures de travail fourni et de ce qu'il a subi lors de la précédente municipalité, même s'il ne figure pas en début de liste".

D'autre part, il ressort de la fiche de poste de M. Achouri que ce dernier était chargé de missions, relevant habituellement de la catégorie C, consistant à conduire les élus sur différents sites, à entretenir et nettoyer son véhicule, à organiser les déplacements du maire, à assurer la logistique liée à ces déplacements et à renseigner les administrés durant ses déplacements, alors que les fonctions des deux agents dont l'inscription sur la liste d'aptitude a été débattue au cours de la réunion de la commission du 11 avril 2013 consistaient respectivement en la direction d'un service comprenant 50 agents et en la gestion des relations institutionnelles et financières avec les crèches, gérant notamment un budget annuel de 6 millions d'euros ainsi qu'une délégation de service public concernant environ 400 personnes.

Il résulte de ce qui précède qu'en inscrivant M. Achouri sur la liste d'aptitude établie à la suite de la commission administrative paritaire puis en procédant à sa nomination dans le cadre d'emploi des attachés territoriaux, alors même que ce dernier contribuerait ainsi qu'il est soutenu, dans l'exercice de ses missions, à la bonne coordination entre les services de la commune, la maire de la commune d'Aix-en-Provence a commis une erreur manifeste d'appréciation de la valeur et de l'expérience professionnelle de l'intéressé au regard des dispositions de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984. Il résulte de ce qui précède que la commune d'Aix-en-Provence n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a prononcé l'annulation de l'arrêté attaqué. 

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 3 000 euros à verser à M. Capus au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. Capus qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

D E C I D E :
--------------
Article 1er : L'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 27 décembre 2016 est annulé.
Article 2 : La requête présentée par la commune d'Aix-en-Provence devant la cour administrative d'appel de Marseille est rejetée.
Article 3 : Les conclusions de la commune d'Aix-en-Provence présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La commune d'Aix-en-Provence versera à M. Capus la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à la commune d'Aix-en-Provence et à M. Alain Capus.
Copie en sera adressée à M. Omar Achouri. 

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lundi 28 mai 2018

Ce qui se passe en coulisses depuis le procès de Maryse Joissains...

"L'autorité territoriale, c'est moi !", a revendiqué Maryse Joissains devant les juges du tribunal correctionnel. Or, c'est justement à cause des manquements à la nature même de sa fonction que les magistrats ont fondé leurs reproches et requis de lourdes peines. Que retiendra le délibéré du 18 juillet ? Ambiance dans les coulisses de la mairie et revue de presse détaillée...

joissains correctionnelle prov 15

Il faudra attendre jusqu'au 18 juillet pour connaître les peines qui seront réellement retenues contre Maryse Joissains suite à sa comparution devant le tribunal de grande instance de Montpellier le 14 mai.
Il ne me paraît pas possible qu'elle soit relaxée car les faits reprochés sont avérés, quoi qu'en dise encore la maire d'Aix qui sur un ton pseudo monarchique a revendiqué : "L'autorité territoriale, c'est moi !".
Les réquisitions sont lourdes : 18 mois de prison dont 9 avec sursis, et 10 ans d'inéligibilité. On ne voit pas comment le très prochain jugement pourrait effacer tout ça.
Dans une interview à La Provence, Maryse Joissains dit tout assumer. Mais, se victimisant, elle se plaint d'avoir subi "une instruction à charge". Etrange façon pour une juriste de présenter les choses ! C'est pourtant bien le principe quand on est traîné devant un tribunal, non ? Elle met en avant le fait qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Il n'aurait plus manqué que ça, tiens !
Elle crie au complot, comme font tous ceux qui essaient de rejeter leurs fautes sur d'autres. François Fillon avait inventé qu'il détenait les preuves qu'il y avait un "cabinet noir" à l'Elysée. Elle n'est pas loin de recourir aux mêmes imputations.
En interne, à la mairie, la contre-offensive en forme de sauve-qui-peut semble s'organiser. En parallèle, sa fille, Sophie Joissains, a publié un long texte sur sa page Facebook pour plaider en faveur de sa mère et peut-être pour elle-même pour ne pas hypothéquer son envie de la remplacer au cas où. En coulisses, des élus, dont certains m'en ont fait la confidence, l'ambiance est au doute et à l'option lâchage si tout devait tourner à la catastrophe.
Maryse Joissains essaie de donner le change en affirmant qu'elle a le soutien de 85% des maires et des élus territoriaux et municipaux. Là encore, c'est à voir si j'en crois ceux qui sont venus glisser à mon oreille qu'ils n'admettent pas les dérives de la maire d'Aix et qui prennent leurs distances. Désormais plus nombreux que ceux qui étaient venus me féliciter pour tout ce que j'avais entrepris pour faire annuler le contrat illégal d'Alain Joissains car ils trouvaient que l'ex-directeur de cabinet avait gravement failli à la probité.
Maryse Joissains a beau jongler avec 
les interprétations, les faits sont là, incontestables. Que sortira-t-il du délibéré de la mi-juillet ? Quelles en seront les conséquences politiques ? Toujours est-il que nombre d'ambitieux se voient déjà jouer les premiers rôles pour tenter de prendre la succession. Et là, ça promet de belles empoignades entre "chers amis" bien sûr.

Revue de presse du 15 au 20 mai 2018 (qui inclut la réaction d'Edouard Baldo)

joissains correctionnelle verdict La Provence 15 mai 2018 Ajoissains correctionnelle verdict La Provence 15 mai 2018 BJoissains correctionnelle prov 19

Joissains correctionnelle prov 19
joissains correctionnelle prov 20

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lundi 21 mai 2018

Et maintenant Maryse Joissains pistonne aussi sa petite-fille !

Maryse Joissains fait partie de ces élus qui osent tout. Voici la lettre à en-tête de la mairie qu'elle a adressée aux élus de la majorité pour les inviter à un événement privé co-organisé... par sa petite-fille, trois semaines avant son passage en correctionnelle ! 

joissains piston 23

Maryse Joissains fait partie de ces élus qui osent tout. Une nouvelle preuve avec ce courrier adressé aux seuls élus de la majorité municipale, glissé dans ma boîte aux lettres par une main souhaitant aussi m'informer vu sa teneur à caractère strictement publicitaire commercial et privé. Rien ne manque, ni l'en-tête officielle de la mairie ni la signature manuscrite de la maire d'Aix. 
Jeanne est sa petite-fille, fille de Sophie Joissains. 
Certes l'entrée de cet événement annoncé pour la soirée du 26 mai dans un lieu privé est payante pour les invités qui souhaitent y participer. Mais le moyen utilisé et la phrase d'encouragement personnel de Maryse Joissains ne peuvent en aucune façon relever des compétences et des prérogatives publiques liées à une fonction élective. Un peu scandaleux, non ? 

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mardi 15 mai 2018

18 mois de prison dont 9 avec sursis et 10 ans d'inéligibilité contre Joissains

Lundi, le tribunal de grande instance de Montpellier a requis 18 mois de prison, dont 9 avec sursis, et 10 ans d'inéligibilité contre Maryse Joissains. Et une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis, et l’interdiction d’exercer une fonction publique durant cinq ans pour le fils du chauffeur. Voilà la maire d'Aix en bien mauvaise posture...

joissains correctionnelle affiche
(photo de Marsactu)
(Clic sur l'image pour agrandir)

Actualisation 17 mai 2018 00h10 : Le Canard enchaîné en parle (voir plus bas)
Un reportage de France 3 a montré l'arrivée de Maryse Joissains au tribunal de grande instance de Montpellier accompagnée de Sophie Joissains. Les images n'ont pas révélé si le chauffeur était du voyage. Interrogée par une journaliste, la maire d'Aix a répété qu'elle n'avait rien à se reprocher et qu'elle était en droit de recruter et s'est amusée à dire "moi j'ai trois collaborateurs (note : en fait, bien plus), Gaudin en a dix-neuf".
Non seulement Jean-Claude Gaudin ne fait l'objet d'aucune mise en cause de cet ordre et n'a rien à voir là-dedans mais cet argument est totalement fallacieux car il n'a aucune base juridique. Car ce qui pose problème est le dévoiement de la loi si l'usage des recrutements ne répond pas aux règles.
Voilà donc Maryse Joissains en mauvaise posture avec des réquisitions à son encontre de dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis, et dix ans d'inéligibilité. Comme le fils du chauffeur qui a bénéficié d'un emploi fictif et contre lequel le parquet a requis douze mois de prison dont six avec sursis, et l'interdiction d'exercer une fonction publique durant cinq ans. 
Ci-dessous l'article de 20minutes publié à 22h45 hier soir.

joissains correctionnelle titre 20minutes

Une peine de dix-huit mois de prison, dont neuf mois avec sursis, ainsi qu’une peine d’inéligibilité d’une durée de dix ans, ont été requises par le représentant du parquet, lundi soir, à l’encontre de Maryse Joissains Masini (LR) à Montpellier.
La maire d’Aix-en-Provence, et présidente de la communauté du Pays d’Aix (note: au moment des faits reprochés), a dû répondre devant le tribunal correctionnel de soupçons de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts. Mise en examen en 2014, l’ancienne députée, âgée de 75 ans, est accusée d’avoir promu indûment son chauffeur, ami de longue date, et fourni des emplois de complaisance à certains de ses proches.

Tout est parti d’une lettre anonyme
Alerté en mars 2012 par une lettre anonyme, signée d’un "contribuable du pays d’Aix qui en a marre de l’usage frauduleux de l’argent public", le parquet avait ouvert une enquête, demandant que l’ancienne députée de droite ne soit pas jugée dans sa ville. Les enquêteurs avaient notamment pointé du doigt, au terme des investigations, "un mélange d’autocratie, de népotisme et de désinvolture dans l’engagement des deniers publics" à la mairie d'Aix ainsi qu’à la CPA.

Au cœur de ce dossier, la promotion du chauffeur et conseiller de l’élue, tandis qu’il ne figurait qu’à la 50e place d’une liste dressée par ordre de mérite. Ils se sont rencontrés en 1984, alors que cet homme venait de perdre deux proches dans un accident de voiture. Depuis, lui et l’élue, ancienne avocate, ont gagné des procès ensemble. "Des liens d’amitié se sont tissés, a confié devant le tribunal Maryse Joissains Masini. Il a posé sa candidature pour être chauffeur, et comme je le connaissais, je l’ai acceptée."
"Il me facilitait les choses"
Selon l’élue, son chauffeur, qui avait un poste de "coordination", faisait un travail "considérable". "Il m’emmenait dans les quartiers populaires, il me facilitait les choses, je pouvais tout visiter, sans aucune difficulté, raconte la maire d’Aix-en-Provence. C’est quelqu’un qui ne compte pas ses heures. Les gens ont son portable, ils l’appellent, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit (…) Il résout les problèmes, j’ai besoin de lui. C’est son engagement que j’ai voulu récompenser. C’est une promotion sociale."
Autre reproche fait par la justice à l’élue, l’embauche à son cabinet de la communauté du Pays d’Aix d’une militante de la cause animale, qui n’est autre que la sœur d’un de ses proches. Selon l’enquête, les missions de cette collaboratrice, qui bénéficiait d’une voiture de fonction, n’étaient pas dans les compétences d’une communauté de communes, et recoupaient d’ailleurs celles déjà remplies par un service municipal.

"Elle se consacrait pleinement à la cause animale"
Maryse Joissains Masini a assuré devant le tribunal que c’était la "compétence" de cette personne en matière animale qui l’avait poussée à l’embaucher. "C’est quelqu’un que vous pouviez appeler à n’importe quelle heure, le week-end ou les jours fériés, a noté l’élue. Elle se consacrait pleinement à la cause animale. Souvent, je me balade dans les campagnes, je rencontre des animaux maltraités ou abandonnés, j’avais besoin de quelqu’un qui soit disponible." Et si cette militante de la cause animale a été embauchée sans vote préalable de la communauté de communes, c’est parce que "le président a droit à cinq collaborateurs", et cette personne en faisait partie, assure l’élue.

La militante de la cause animale, qui ne travaille plus aujourd’hui avec la maire d’Aix-en-Provence, et le chauffeur ont bénéficié d’un non-lieu, et n’étaient donc pas jugés lundi.
Le fils de ce chauffeur, en revanche, a comparu devant le tribunal de Montpellier, aux côtés de l’élue. Il aurait bénéficié, selon la justice, d’emplois de complaisance au sein de structures sportives de la commune, où il aurait brillé, selon les investigations, par son absence. Le parquet a requis à son encontre une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis, et l’interdiction d’exercer une fonction publique durant cinq ans.
Pour le procureur, les accusations de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts pour lesquels l’élue d’Aix-en-Provence est poursuivie sont "parfaitement caractérisées". Pour le représentant du ministère public, ils sont "d’une gravité extrême, car ils sont le contraire de la probité attendue d’un élu", a-t-il ajouté ce lundi soir.

Actualisation : Le Canard enchaîné en parle...

joissains correctionnelle canard 16

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lundi 7 mai 2018

Grands chantiers à Aix : Les bonnes et aussi... les mauvaises surprises !

Les multiples travaux dans la ville se voient et tout le monde en parle. Que ce soit en bien ou en mal, faut-il pour autant en rester aux seules apparences ? Le Cercle Condorcet m'a invité à en parler en public. Au-delà des constats dressés à partir d'éléments scrupuleusement vérifiés, je me suis attaché à en révéler les tenants et les aboutissants ainsi que quelques surprises sur les options à visée politique de Maryse Joissains que je vous invite à découvrir ici... 

condorcet réunion chantiers 20 mars 2018 sommaire

Les gros chantiers qui encombrent plusieurs secteurs de la ville ne passent pas inaperçus et leurs impacts ne laissent personne indifférent, c'est le moins que l'on puisse dire. Ils suscitent de nombreuses réactions qui occupent les discussions quotidiennes. Mais qu'y a-t-il derrière ces chamboulements simultanés qui, le temps des travaux, incommodent automobilistes, piétons ou commerçants ?
Depuis 1989, le Cercle Condorcet ne cesse de mener des débats sur les problèmes de société. Il apporte sa contribution au développement de la conscience citoyenne et, par l’élargissement des connaissances et de la réflexion critique, à l’amélioration des pratiques démocratiques. Il organise des réunions sur tout ce qui touche à la vie de la cité. C'est ainsi qu'il m'a invité à venir faire un exposé sur les grands chantiers actuellement en cours à Aix.
Mon intervention a été enregistrée et je souhaite en faire profiter mes lecteurs. Au-delà des constats, j'ai pu présenter le cadre dans lequel s'inscrivent ces changements, leurs logiques et leurs coûts. Puis, j'ai tenté d'établir quels bénéfices en sont attendus et, surtout, pour qui ? Et c'est là que l'analyse prend son sens en révélant quelques surprises que je vous laisse découvrir ! 
Pour faciliter l'écoute de la bande sonore, voici des repères pour les diverses séquences. 

SOMMAIRE
Introduction : du début à 4'18' 
I. de 4' 19" à 19' 00"
II. de 19' 00" à 22' 45" 
III. de 22' 45" à 23' 55" 
IV. de 23' 55" à 35' 45" 
V. de 35' 45" à 51' 18" 
VI. de 51' 08" à 1h 01' 15"
VII. de 1h 01' 15" à la fin

Condorcet réunion chantiers 20 mars 2018 dépenses

==> On peut aussi accéder à la trame écrite de mon intervention.


(Clic sur la vignette pour un affichage pleine page)


 Grands chantiers à Aix : Qu'en est-il vraiment ? 
Par Lucien-Alexandre Castronovo

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mardi 24 avril 2018

Edouard Baldo : "Les citoyens que je rencontre en ont assez des Joissains"

La Provence a souhaité interviewer Edouard Baldo suite aux déclarations de Maryse Joissains parues dans le journal une semaine avant. Ses propos sur la situation aixoise sont clairs. Je ne suprendrai personne en disant que je les approuve entièrement. 

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Quelle est votre réaction après l'annonce récente de Maryse Joissains dans "La Provence" signalant qu'elle n'excluait pas de se représenter à nouveau aux prochaines municipales ?
Edouard Baldo : "Il y a eu une loi de la moralisation de la vie politique. Le Premier ministre a dit que lorsqu'un ministre est mis en examen, il doit quitter ses fonctions. D'abord par respect de ses concitoyens. On a vu partir comme ça quelques personnalités. Comme à Toulon où un adjoint qui avait un problème de détournement d'argent public a démissionné. Je sais que, judiciairement, un dossier de mise en examen peut se terminer en non-lieu. Mais là, vous avez un renvoi devant le tribunal correctionnel de Madame Joissains pour détournement d'argent public et prise illégale d'intérêt. Et on continue comme si de rien n'était ! Bien sûr, il y a la présomption d'innocence... Mais le respect du citoyen ?

Selon vous, Maryse Joissains aurait dû démissionner après sa mise en examen ?
Démissionner, ou se mettre en retrait... On ne peut pas continuer à gérer de l'argent public quand on est poursuivi pour détournement. Finalement, qu'elle soit candidate ou pas, ce qui est sûr, c'est que les citoyens que je rencontre en ont assez des Joissains. Je marche dans la rue, on m'interpelle : 'faites quelque chose'. Au Jas, on nous dit : 'le quartier est abandonné'. Les gens sont pris à la gorge avec les travaux menés actuellement. Cette histoire de commission d'indemnisation arrive en retard, et témoigne du manque de vision prospective de cette mairie, qui entraîne un désastre économique. Alors finalement, qu'elle se représente ou pas...

Sa candidature potentielle aura quand même une incidence sur la vie politique locale...
Regardez le PLU (Plan local d'urbanisme, Ndlr.). Lorsque vous consultez sa présentation, on vous dit que les choix politiques de la commune ont entraîné, depuis 15 ans, le départ de 10 000 jeunes actifs de la ville. La population aixoise reflue. Le coefficient de vieillissement est le plus important dans la région après Menton. Ce déplacement des actifs a aussi une répercussion sur les transports avec toutes ces voitures qui arrivent le matin. Quel que soit le candidat de l'équipe actuelle qui viendra défendre son bilan, il aura de la peine à le faire vis-à-vis des Aixois.

Vous-même, pensez-vous vous représenter ?
Je ne suis pas un politicien. J'ai été, il y a 5 ans, tiré par la manche parce qu'au PS, ils se sont rendu compte que quand je marchais en ville, je disais vingt fois bonjour en cinq minutes. Et qu'il y avait une réflexion sur la commune, sur son attractivité économique. Il faut se souvenir qu'il y a eu, par le passé, des usines de fabrication, ici, dans ce qu'on appelait encore la zone industrielle des Milles. Nous pouvions installer des entreprises ici... Il y a des projets à mener.

Vous n'avez pas répondu à ma question...
Je ne suis pas un politicien, je ne me suis jamais présenté aux législatives, aux cantonales ou aux régionales... Aujourd'hui les contorsions d'appareil dans une ville en souffrance, comme celle-ci, sont insupportables. S'il y a une volonté globale de réflexion sur la ville, et une véritable volonté de gestion, je répondrai à l'appel des gens qui m'arrêtent dans la rue. Après, s'il y a encore des bisbilles d'appareil...

La République en marche se structure au niveau local. Un rapprochement avec ces personnes vous semblerait-il cohérent au niveau aixois ?
Dans l'hypothèse où on est dans des combinaisons d'appareil, ce n'est pas mon truc. Si les Aixois réfléchissent à redresser la ville et viennent me dire : 'on compte sur vous', c'est autre chose.

Quand le député Laqhila dit qu'Aix peut se gouverner au centre, qu'en pensez-vous ? L'histoire lui donne plutôt raison, même des socialistes comme Picheral n'étaient pas de grands gauchistes...
Prenez Ciccolini. C'était un homme de dossiers, qui a complètement transformé la ville: le Jas, Encagnane, c'est lui. Et la population aixoise avait augmenté à l'époque. Elle baisse depuis 17 ans. Monsieur Laqhila est député, il a une étiquette... Lorsque les politiques annoncent des choses, ça veut dire qu'il y a des arrière-pensées". 
                                                                          Interview par Julien Danielides

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vendredi 20 avril 2018

Maryse Joissains vise 2020 : "C'est moi ou le chaos !" Ah oui ? Vraiment ?

Maryse Joissains se trouve irremplaçable. Parce que, pense-t-elle, si elle n'était pas candidate en 2020, Aix s'écroulerait. En octobre 2017, elle laissait entendre qu'elle n'affonterait plus les urnes. Mais hop, six mois après, elle veut encore s'accrocher. Explications...

Joissains interview dans La Provence 16 avril 2018 2020

Maryse Joissains songe à se représenter en 2020. Sinon, pense-t-elle, sans elle, Aix ne tarderait pas à sombrer dans le chaos. Elle cherche donc encore à s'accrocher. Alors que six mois avant, elle ne se voyait plus affonter les urnes.
Et comment justifie-t-elle cela ? Oh, c'est simple, elle déclare qu'elle souhaite continuer à livrer bataille contre la métropole. Le hic, c'est qu'elle n'en a gagné aucune et que la métropole est bel et bien là. Car qu'ont donné les nombreuses procédures que Maryse Joissains a engagées devant les tribunaux ou face au préfet ? Toutes perdues, aux frais des contribuables de surcroît.
Mais il ne faut peut-être pas aller chercher ailleurs ce qui motive cette envie de récidiver à la mairie. Dans son équipe, des prétendants commencent à avoir des ambitions. Il y en a au moins trois qui convoitent le trône, prêts au pugilat mais qui font mine de s'entendre… en façade, chacun dans son coin s'estimant évidemment légitime et compétent pour assurer la succession.
C'est bien connu, car les exemples ne manquent pas. Quand des ambitions personnelles sont mises en avant et qu'une telle configuration de discorde se fait jour, les risques de division sont assez rarement synonymes de victoire. Maryse Joissains n'ignore pas cela. Elle a encore entre les mains le pouvoir de faire ou de défaire les destins en tenant son monde sous sa coupe.
Elle a en tête l'élection de 2008 où elle avait réduit à néant deux de ses ex-adjoints qui avaient voulu s'émanciper pour présenter leur propre liste. Donc, comment faire pour conserver la mairie à droite ?
Il n'est pas tout à fait exclu, du moins sur le papier, si on ne peut préjuger du sort qui lui sera fait en correctionnelle dans un mois, que Maryse Joissains puisse faire un nouveau mandat. Elle passerait ensuite en cours de route la couronne et le sceptre qui va avec à Sophie Joissains, sachant que l'affaire se règle en interne et non par un nouveau recours aux urnes.
Qu'en pensent les Aixois ? Laisseront-ils ce cas de figure advenir ou estimeront-ils que trop c'est trop ? Mieux vaut y réfléchir sans tarder, en toute connaissance de cause !
Regardons un peu ce qui se passe depuis quelques temps dans certaines communes du Pays d'Aix. Des majorités se déchirent et les démissions vont bon train. Tous les prétextes sont bons. Ici ou là, tel maire est accusé de tous les défauts et maux : on dit qu'il n'écoute que lui-même, qu'il méprise ses adjoints et son opposition, qu'il ne tient pas les engagements pris devant les électeurs…
Divers recours devant les tribunaux sont déposés par les dissidents, souvent qualifiés de "traîtres", ou les opposants. Par exemple à Peynier (droite) contre le Plan local d'urbanisme qui conduirait à sacrifier 15 ha de terres agricoles pour les rendre constructibles. Des inscriptions anonymes fleurissent à répétition sur les murs pour dénoncer de supposées magouilles du maire à Trets (droite). Des élus en colère quittent seuls ou groupés la majorité ou démissionnent en grand nombre du conseil municipal qui ne peut plus se réunir entraînant de fait de nouvelles élections intermédiaires comme cela vient d'avoir lieu à Rognes (centre ?) et à Saint-Estève Janson (droite). Autres symptomes caractéristiques de scissions latentes, des affrontements houleux enveniment l'ambiance à Cabriès (droite) et à Simiane-Collongue (droite) où la gestion contestée des maires amène ces derniers à retirer les délégations aux rebelles.
C'est sans doute ce qui doit actuellement inspirer Maryse Joissains à ne laisser aucune tête dépasser de ses rangs, comme on dit, pour tenter de maintenir son camp aux manettes. Etonnant, non ? (hommage à Pierre Desproges disparu il y a exactement trente ans)

LAC prov 24

Joissains interview dans la Prov 16

Joissains interview dans La Provence 12 octobre 2017 AJoissains interview dans La Provence 12 octobre 2017 B

Joissains interview dans La Provence 17 septembre 2016 - Copie

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lundi 16 avril 2018

Métropole : Jean-Claude Gaudin étrille Maryse Joissains !

On peut être pour ou contre la métropole, mais le débat ne devrait pas être encombré par des disputes stériles de cour de récréation du style "na na na, moi je suis plus fort que toi !". Maryse Joissains veut faire sécession en dépit de la loi. Jean-Claude Gaudin n'approuve pas et étrille ses mauvaises manières. Au milieu des deux, Martine Vassal se voit diriger Aix-Marseille Métropole qui serait fusionnée avec le département. A deux ans des échéances électorales, pour assurer sa propagande, elle vient d'entamer une tournée des popotes, fort coûteuse...

Métropole Palais du Pharo

Mardi 17 avril 2018 20h00 : Actualisation (voir plus bas)
Maryse Joissains répond à Jean-Claude Gaudin : quelle élégance !

Maryse Joissains passe et perd son temps à vouloir quitter la métropole pour tenter de créer la sienne en forme de village gaulois pour conserver son pouvoir et, je n'insisterai pas, les prébendes qui vont avec. Rien d'étonnant. Ne nous a-t-elle pas habitués à concentrer les avantages pour sa propre famille et le cercle de ses proches ?
Mais, cela ne marche pas comme ça. Car la loi a changé la donne en permettant un regroupement plus large des communes en vue d'une mutualisation des moyens et d'une efficacité accrue pensée à un niveau supérieur semblable à ce qui se passe dans d'autres pays européens.
Aix-Marseille Métropole recouvre autour de 60% du territoire des Bouches-du-Rhône, et elle abrite un peu plus de 90% de la population du département. C'est l'échelle pertinente pour avoir une vision globale des politiques à mener et agir de manière plus performante.
On parle maintenant d'une éventuelle fusion entre la métopole et le département avec une redéfinition des compétences. Bon, ce n'est pas encore fait mais ce serait une nouvelle étape judicieuse pour enfin se débarrasser des doublons ou des triplons qui rendent la gestion des territoires confuse et souvent fort coûteuse à cause de dépenses improductives.
A deux ans des élections municipales couplées aux métropolitaines, on voit déjà des prétendants s'agiter pour essayer de rafler les postes de pouvoir. Martine Vassal, présidente du département, fait le tour des popotes, façon Guérini, pour vanter son bilan de mi-mandat (avec les sous laissés en héritage par la gauche). Nul ne peut échapper à sa propagande en forme de matraquage massif pleines pages dans les médias et chacun devrait se poser la question sur son coût réel. La tournée en dix réunions publiques, qui a commencé vendredi à Aix en présence d'une Maryse Joissains quasiment envoûtée, et qui s'achèvera le 17 mai, est calquée sur le modèle des spectacles superproductions qui attirent les fanatiques absolus et captifs.  
Martine Vassal semble vouloir jouer sur tous les tableaux pour se positionner et prendre la succession de Jean-Claude Gaudin à la métropole et, qui sait, à la mairie de Marseille ? Mais, en bête politique qu'il est, Jean-Claude Gaudin reste maître du jeu. D'ailleurs, interrogé par La Provence il y a une semaine, il n'a pas hésité à étriller Maryse Joissains sur ses lubies de sécession et ses bien extravagantes manières. Il a eu cependant l'élégance de ne faire aucune allusion à son imminente comparution en correctionnelle…

métropole prov 10

Métropole marseillaise 14

Métropole marseillaise 14

Actualisation :
Maryse Joissains enfin élégante… (b
outade !)

Métropole MJM interview Prov 16

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