mardi 14 novembre 2017

Conseil municipal : Un ordre du jour ordinaire... ponctué d'escarmouches

L'ordre du jour du conseil municipal de vendredi matin n'était pas vraiment folichon. Mais mon groupe a tenu à évoquer divers sujets épineux. Quant à moi, j'ai relevé des points particuliers qui ne sont pas sans importance. Petite revue...

hotel de ville plafond 2 - Copie
La magnifique salle des Etats de Provence de l'Hôtel de Ville
(Clic sur l'image pour agrandir)
 

A première vue, l'ordre du jour semblait assez ordinaire. Pourtant, cette séance publique a quand même duré trois bonnes heures. Mes interventions n'ont pas été longues. Mais j'ai concentré mes questions sur des points particuliers. 
Jardin Cezanne : Dans un document budgétaire, une ligne indiquait une dépense de 114.000 euros pour le "jardin Cezanne". On m'a précisé que c'était pour quelques nouvelles améliorations. J'ai fait observer que l'on devrait plus le nommer jardin vu que, hélas, tout a été minéralisé. J'ai donc suggéré de changer cette appellation en "espace Cezanne" qui me semble mieux correspondre à l'état aride actuel du lieu.
Fourrière automobile : Dans le rapport annuel d'activité de la fourrière automobile, j'ai relevé que cette année la Ville paierait beaucoup moins au gestionnaire que les années précédentes. Cela est dû au fait qu'un avenant, que j'avais préconisé, avait abaissé le seuil de la garantie d'actvité à partir de laquelle la commune devait compenser le manque à gagner pour insuffisance d'enlèvements de véhicules. Ce seuil minimum avait été ramené à 7650. Or, le nombre de voitures enlevées a été de 7560, soit un écart de 80.
La somme à payer pour insuffisance se calcule sur la base de 100 euros par véhicule. En conséquence, la Ville devra régler 8.000 euros. Ce qui est loin des 71.900 de l'an dernier et des 230.900 en 2015 ou des 270.000 en 2014.
Crèches : Sujet plus délicat, le rapport annuel d'activité des crèches par la société Les petits chaperons rouges ressemble à un document du genre "tout va bien". Si les données sont retranscrites de façon exhaustive, en revanche, on n'y trouve aucun paragraphe ou mention d'un bilan social qui retrace les conditions de travail des salariés, avec une très large majorité de femmes.
Je me suis fait le malin plaisir de rappeler à Maryse Joissains et aux élus qu'en juin 2015 un mouvement de grève avait déjà affecté de nombreuses crèches. Et en novembre 2016, des employées ont même manifesté dans la cour de la mairie pour exprimer leur malaise et tenter de se faire entendre. "Les salaires trop bas, on n'en veut pas. Il faut vite changer, on va craquer ! Notre salaire est moindre par rapport à d'autres professionnels de la petite enfance d'autres structures." déclaraient-elles à l'unisson.
Et que voit-on dans ce rapport annuel ? Des chiffres inquiétants sur l'absentéisme, hors congés de maternité, causé par la tension au travail. Pour assurer tant bien que mal la continuité du service, la direction de la structure a recours à des remplaçantes en CDD. Le taux représente 11,7% de l'effectif des personnels, un taux élevé qui tend à confirmer la réalité d'un malaise persistant. C'est ce qui explique sans doute l'occultation d'un bilan social circonstancié.
Plusieurs de mes collègues se sont chargés d'intervenir sur d'autres sujets. La presse du lendemain en a fait le compte-rendu.

CM 34 10

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 7 novembre 2017

Quel sort pour le Muséum d'histoire naturelle ? La Provence en parle aussi

Encore quelques mots sur le Muséum d'histoire naturelle qui n'a toujours pas de domicile fixe. Mon article de lundi dernier a été cité dans La Provence de dimanche que je remercie d'avoir relayé l'information et d'aider ainsi à la prise de conscience de la nécessité urgente de mettre un terme à l'incertitude du sort de cet équipement essentiel entre tous.  

museum image

Mon article de lundi dernier sur le destin ajourné de notre Muséum d'histoire naturelle a été relevé par La Provence de dimanche. Cela me touche car le sujet est important. Et plus on en parle, mieux la diffusion de l'information pourra servir la prise de conscience.
C'est bien beau, n'est-ce pas, d'investir 68 millions d'euros pour édifier un équipement de prestige tel que la salle polyvalente de Luynes, dont on a au passage sous-estimé les voies d'accès et le nombre de places de stationnement, ce qui provoque des embouteillages monstres, mais parier sur la culture patrimoniale et éducative paraît être une nécessité aussi fondamentale qu'essentielle.
Le choix du divertissement et du loisir est une chose dont on ne saurait se passer mais celui de la mise en valeur de l'héritage scientifique accumulé au fil des siècles n'est pas moins important. Loin s'en faut, car il pose des jalons dans l'histoire humaine, développe les savoirs, enrichit les connaissances et construit les individus en permettant leur épanouissement.
La politique et la gestion d'une ville doivent être faites de priorités et par conséquent d'arbitrages. Doit-on privilégier le spectacle au détriment de l'instruction ou faire l'inverse ? Tout est affaire de programmation et de moyens judicieusement étalés dans le temps. Avec l'idée de savoir si l'on veut d'abord s'adresser à des publics sensibles aux événements festifs ou à l'ensemble de la population sans distinction d'âge.
Alors, je le dis comme je le pense, à Aix, Maryse Joissains a tranché en faveur du chant des sirènes et de l'arène plutôt qu'au continuum du muséum.

museum prov 5

CM 27 13

"Le Muséum d'histoire naturelle d'Aix est toujours sans domicile fixe !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/10/30/35814375.html

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 30 octobre 2017

Le Muséum d'histoire naturelle d'Aix est toujours sans domicile fixe !

Depuis qu'il a été obligé de quitter le centre-ville, le Muséum d'histoire naturelle n'a plus de domicile fixe. Le projet de construction d'un bâtiment au parc Saint-Mitre est au point mort. La municipalité ne se préoccupe pas de redonner vie à cet outil de première importance. Et cela risque de durer encore plusieurs années... 

Fête science 6
La Fête de la science du 6 au 8 octobre au parc Saint-Mitre
(Clic sur l'image pour agrandir)

Après l'article sur les sites archéologiques, faisons aujourd'hui le point sur le Muséum d'histoire naturelle. Installé en centre-ville depuis 1953, il a migré vers le parc Saint-Mitre dans les quartiers ouest. Mais bien malin qui saura trouver où il se niche. Il ne dispose plus d'aucun lieu d'exposition depuis 2014. Seuls les services administratifs ont pu être hébergés dans le parc.
Cette situation sans domicile fixe risque de durer encore quelques années. Pourtant, des promesses ont été faites pour construire un vrai muséum à cet endroit. Mais toujours rien en vue. Ni projet, ni plans et surtout ni financements.
Dans l'article publié par le Courrier d'Aix que l'on peut lire ci-dessous, le président des amis du muséum retrace l'historique, et rappelle la vocation et l'intérêt pour l'éducation et le rôle fondamental des sciences que permet le muséum.
On ne peut que s'étonner que la municipalité trouve des fonds pour d'autres équipements ou pour divers événements mais ne se préoccupe pas à ce point de redonner vie à un outil de première importance pour l'ensemble de la population, enfants et adultes. L'équipe de permanents et de bénévoles du muséum en est réduite à jongler avec d'autres lieux qui veulent bien l'accueillir pour continuer à organiser au mieux des activités de recherche, des ateliers pédagogiques, des expositions et des conférences.

Fête science 2017

Lors de la Fête de la science d'octobre, comme chaque année, il s'est joint à d'autres partenaires pour tenir un stand où ont défilé plus de mille élèves du primaire et du secondaire. Preuve est faite que le muséum représente un attrait indéniable pour inciter à la curiosité et à l'enseignement des richesses de notre patrimoine engrangées depuis près de deux cents ans.

OÙ EN EST LE MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE D'AIX ?
(article du Courrier d'Aix du 14 octobre 2017) 
(Clic sur la vignette)
Le site du Muséum :
http://www.museum-aix-en-provence.org/ 
Les amis du Muséum : 
                          http://amismuseumaixenprovence.fr/

"La longue nuit du Muséum d'histoire naturelle" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/05/15/29875339.html
"Qu'attend-on pour valoriser tout le patrimoine archéologique aixois ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/10/25/35802816.html

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 25 octobre 2017

Qu'attend-on pour valoriser tout le patrimoine archéologique aixois ?

Le patrimoine archéologique aixois est d'une admirable richesse. Si des efforts sont faits pour exhumer des sites et les mettre en valeur, il n'en reste pas moins que d'autres tout aussi remarquables sont encore délaissés. Pour leur redonner vie, seule une volonté politique forte peut y remédier. Ce n'est hélas pas encore tout à fait le cas... 

Travaux 3 places A 16
Le chantier archéologique de la place Verdun

On parle beaucoup des vestiges archéologiques découverts en plein centre de Marseille et d'aucuns se mobilisent à juste titre pour en conserver l'essentiel afin que le public puisse en profiter. Mais le sous-sol aixois cache aussi des richesses patrimoniales historiques inestimables. Le chantier des trois places vient d'en révéler des nouvelles dont on se doutait bien. Mais les voir, là, au grand jour, procure une émotion inédite. Dire que l'on y foulait nos pas sans même pouvoir imaginer qu'elles étaient à quelques petits mètres sous nos chaussures.
Une grande partie sera hélas recouverte à la fin du chantier. Seuls deux ou trois espaces représentatifs resteront sans doute visibles sous des parois de verre. Le service archéologie de la Ville aura auparavant inventorié, cartographié et photographié les éléments qui constituaient l'ancien palais comtal et recueilli de nombreuses pièces qui constituaient le quotidien de nos prédécesseurs en terre aixoise.

travaux Seds
Le théâtre antique de la Seds

On se souvient qu'en 2004 une autre surprise majeure, dont les premiers sondages avaient été réalisés en 1990, avait été mise en lumière à la Seds : le théâtre antique romain quasiment intact, de 100 mètres de diamètre, que des milliers de visiteurs ont pu admirer pendant quelques courtes semaines avant qu'il ne soit de nouveau enseveli sous des tonnes de sable. Faute de financements, notamment de l'Etat, et d'un solide projet de mise en valeur, il s'est endormi pour encore longtemps.

Entremont photo
L'oppidum d'Entremont

Quel autre lieu remarquable peut-on voir encore à Aix pour remonter les siècles ? Le site de l'oppidum d'Entremont bien sûr ! Son histoire est bien plus ancienne puisqu'elle est en quelque sorte l'acte de naissance d'Aqua Sextiae fondée par les Salyens en 123 avant J.C. Ce site classé monument historique en 1980 appartient à l'Etat qui, à vrai dire, ne s'en soucie guère. Ce sont les bénévoles de l'Association Archéologique Entremont qui s'en occupent depuis 50 ans. Seul hiatus, qui n'est pas de leur fait, les aménagements d'accès à l'oppidum et le stationnement à l'extérieur sont insuffisants voire inexistants et ne sont donc pas pratiques pour les visites.  

ASSOCIATION ARCHÉOLOGIQUE ENTREMONT
50 ANS D'ACTIVITÉ POUR LE PATRIMOINE
(article du Courrier d'Aix du 21 octobre 2017)
(Clic sur la vignette)

Et tout sur l'oppidum d'Entremont : 
http://www.asso-archeo-entremont.com/presentation.html

Et un site formidable à consulter sans modération !
https://www.aixendecouvertes.com/

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 20 octobre 2017

Inquiétude des bénévoles du Comité communal feu de forêt !

Les bénévoles du Comité communal feu de forêt sont inquiets et même assez découragés. Ils estiment que les moyens dont ils disposent ne sont pas à la hauteur de leurs missions. Ils m'ont sollicité pour j'intervienne au conseil municipal. Compte-rendu...

CCFF 1

Comme je l'ai raconté dans mon article de mardi, au conseil municipal, il y a les gros dossiers qui fondent une politique, les choix budgétaires et les plans directeurs pour l'urbanisme, les déplacements et l'habitat, mais il y a aussi des sujets qui pourraient paraître mineurs si on ne les regardait pas de plus près.
Lors du dernier conseil, j'ai posé une question orale sur la gestion et les moyens du Comité communal feu de forêt. Il m'a semblé opportun à l'entrée de l'automne, après une saison où les incendies n'ont pas manqué dans le sud de la France, un peu moins dans le Pays d'Aix, d'interroger la municipalité.
J'avais été contacté par des bénévoles qui passent leur été dans les massifs pour assurer la surveillance des lieux, des biens et des personnes et, le cas échéant, donner l'alerte dès qu'un signe inquiétant peut laisser penser à un risque de feu. Ces bénévoles, qu'on reconnaît à leur tenue orange, ont aussi la mission d'informer et de guider les secours arrivés sur place.
Je connais bien le CCFF car, de 1995 à 2001, quand j'étais adjoint de la mairie-annexe de Pont de l'Arc et des quartiers sud, j'avais eu l'occasion de me familiariser avec l'équipe du Montaiguet. Je faisais assez souvent la tournée quotidienne avec eux à bord de leur véhicule orange pour prendre la mesure de leur travail. Je peux donc témoigner de leur dévouement et des heures passées à sillonner les pistes et les terrains, en pleine période de forte chaleur.
Les bénévoles actuels m'ont sollicité pour porter leur message au conseil municipal. Comme on peut le lire dans mon intervention, beaucoup estiment ne pas avoir la reconnaissance de leur engagement, et, pour les plus découragés, ne plus pouvoir continuer si leurs conditions ne s'améliorent pas.
L'élu délégué au CCFF a été contacté plusieurs fois et il n'ignore donc pas que la situation de ces bénévoles est devenue délicate. Je lui ai demandé de revoir l'organisation des missions et de mettre en place un plan pluriannuel de dotation de moyens. Je lui ai fait part de certains dysfonctionnements et des insuffisances : seule la moitié de la flotte de véhicules est opérationnelle, et les réparations sont assurées en pleine saison estivale au lieu d'être effectuées très amont hors saison. L'élu a reconnu les faits. De même qu'il a reconnu que le véhicule qui avait été commandé en novembre 2016 n'avait toujours pas été livré. Il a fait une nouvelle promesse pour la fin de cette année. Espérons-le.
 

CCFF QO

Le site du CCFF d'Aix :
(Pour les informations détaillées et les conseils, clic sur les onglets figurant sous la photo d'accueil)
http://ccffaix.net/fr_FR/accueil-ete/

CCFF 2 

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 17 octobre 2017

Démocratie pour Aix, l'opposition active et utile du conseil municipal

Chaque séance du conseil municipal (il y en a eu trente-trois en trois ans) se déroule selon des règles bien définies. L'opposition peut intervenir pour débattre et même poser des questions spécifiques et décisives qui ne sont pas forcément à l'ordre du jour porté par la majorité. Notre groupe Démocratie pour Aix ne s'en prive jamais. Illustrations...

CM 32 20
(Merci à Gaëlle Lenfant pour la photo)

Chaque séance du conseil municipal obéit à un même rituel et à des formes définies. Il y a l'ordre du jour proposé par la maire, ce qui est normal. Mais nous pouvons aussi poser des questions orales, déposées à l'avance et dans les temps, sur des sujets d'actualité comme le prévoit le règlement intérieur. Au groupe Démocratie pour Aix, nous utilisons cette procédure chaque fois que cela nous semble nécessaire. Parfois, c'est pour interpeller directement la municipalité en vue d'obtenir des informations complémentaires sur divers thèmes, d'autres fois, pour signaler des sujets que des citoyens et des associations que nous rencontrons ou qui nous sollicitent nous demandent de porter sur la place publique.
En trois ans de mandat, nous avons déjà déposé dix-huit questions. Pour ne citer que quelques exemples significatifs, elles concernaient 
le devenir de l'aérodrome d'Aix-Les Milles, les transports collectifs avec Aix en bus, le Bus à haut niveau de service, les Roms, la laïcité, le Plan local d'urbanisme, l'encadrement des loyers, la nécessaire protection des arbres, les fouilles archéologiques, l'état des écoles, le respect de l'espace public, les compteurs Linky, la métropole. La mairie est dans l'obligation d'apporter des réponses et lorsqu'elles ne nous conviennent pas, nous développons notre point de vue de façon contradictoire. 
L'ordre du jour est assez diversifié. Et, au gré de certaines délibérations, nous saisissons aussi l'occasion de faire connaître nos critiques et nos inquiétudes. Mais nous ne nous contentons pas de pointer des contradictions, des doutes ou des insuffisances. Nous avons toujours des propositions à faire parce que cinq jours avant chaque séance nous recevons tous les dossiers et nous organisons une réunion de notre groupe pour les étudier. C'est ainsi que nous pouvons préparer nos interventions. 
Personnellement, par exemple, j'interviens en particulier sur les documents budgétaires et tout ce qui concerne le personnel municipal. Et sur pas mal d'autres thèmes. En tant qu'élu de longue date, j'ai la chance de disposer à la fois de mes propres archives et aussi et surtout de ma mémoire qui jusqu'à ce jour ne me fait pas défaut. 
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir ci-après quelques commentaires que j'ai eu l'occasion de faire lors du conseil municipal de fin septembre. Vous le constaterez, lorsqu'on est dans l'opposition, en dehors des domaines de prédilection, il faut aussi être généraliste pour s'intéresser à des sujets de toutes sortes. Toute bataille mérite d'être menée !

J'ai demandé à Maryse Joissains pourquoi il y avait du retard sur la remise aux élus du rapport sur le Bilan social présentant la gestion des personnels. Elle a expliqué que le rapport sévère de la Chambre régionale des comptes y était pour quelque chose… 
J'ai aussi donné mon point de vue personnel sur la chasse. "Sans plus développer, je souhaite dire que, étant pour le respect de toute forme de vie et, par conséquent, réfractaire à toute source de violence et de toute maltraitance quelle qu'elle soit, je m'abstiendrai sur ce rapport. Pour information, il y a 30 millions de morts animales chaque année en France. On appelle à tort du gibier ce qui est en réalité un massacre d'animaux. Pour les pertes humaines, rien que pour septembre, le 3, un adolescent de 17 ans est mort suite à des blessures subies au cours d'une partie de chasse. Le 10, un chasseur a reçu une balle dans la jambe. Le 17, un enfant de 13 ans a été tué par un tir de son grand-père. Le même jour, il y a eu deux blessés graves dans le Var. En 2015-2016, on a dénombré 10 morts et, en 2016-2017, 18 morts.

CM 33 29

Et à la suite d'une intervention judicieuse et remarquée de ma collègue Gaëlle Lenfant sur la quasi absence de noms féminins des rues, j'ai tenu à appuyer ses observations. J'en ai profité pour ajouter : "Je note avec satisfaction, comme je l'avais proposé à un précédent conseil, que vous avez commencé à inscrire les fonctions et les dates de vie sur les plaques de rues qui rendent hommage aux personnes de qualité que cela concerne."

CM 33 29CM 33 29

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 6 octobre 2017

Compteurs Linky : Maryse Joissains laisse traîner et les Aixois sont inquiets !

Aucune délibération ne figurant au conseil municipal du 29 septembre, j'ai interpellé Maryse Joissains sur ses intentions. C'est toujours le flou, rien n'est tranché. Pendant ce temps, Enedis et ses sous-traitants continuent à déployer les compteurs en usant de méthodes agressives et surtout illégales...

linky 3 65%

Le dossier sur les compteurs Linky devait figurer à l'ordre du jour du conseil municipal du 29 septembre. C'était ce qu'avait laissé entendre Maryse Joissains. Hélas, toujours aucune décision claire à l'horizon. J'estime donc qu'il s'agit là d'une nouvelle désinvolture et d'un énième acte de laxisme de sa part face aux vives inquiétudes de la population.
Oui, car pendant ce temps, Enedis et ses sous-traitants ont les mains libres pour continuer à installer les compteurs en toute impunité. Cela faisant, Maryse Joissains laisse filer les choses et leur permet de poursuivre leur objectif de déploiement sur toute la commune. Il faut savoir que la programmation commencée en juillet 2016 est censée s'achever en juin 2018. Au vu du calendrier, elle s'achemine vers son terme. Maryse Joissains ne peut l'ignorer.
Les habitants se sentent méprisés et abandonnés à leur sort sans la moindre protection de la commune. J'ai donc saisi l'occasion d'une délibération qui citait ErDF pour interroger la maire d'Aix.
Voici la teneur de mon intervention.

Si vous me le permettez, voyant qu'aucune délibération n'est aujourd'hui inscrite à notre ordre du jour, je souhaite vous demander quelle est la position finale que vous comptez adopter au sujet des compteurs Linky.
En juillet, la longue délibération, pas moins de 545 pages, a été retirée au dernier instant. Elle indiquait que vous alliez autoriser la pose généralisée des compteurs à Aix, revenant ainsi en arrière par rapport à votre engagement pris dans la délibération du 23 septembre 2016 qui, même si elle était insuffisante, avait au moins suscité un espoir pour beaucoup d'Aixois, qui sont aussi des électeurs, en protégeant les établissements et équipements publics communaux.
Si votre réponse est finalement de ne pas interdire l'installation de ces compteurs, vous allez laisser les mains libres à Enedis et à ses sous-traitants pour agir avec les méthodes d'intimidation, de mensonge et de menaces qu'ils emploient auprès de nos concitoyens. Cela faisant, vous abandonneriez les Aixois à leur sort et ils n'auront qu'à se débrouiller par eux-mêmes pour se battre et faire respecter leur refus. Ils risquent fort, et ils sont nombreux, de vous en tenir rigueur. Et vous devrez alors en assumer la pleine responsabilité.
Dernier point, avez-vous fait étudier la proposition de délibération de refus des compteurs que je vous avais adressée et qui était inattaquable juridiquement ? Je n'ose imaginer que vous vous êtes laissée embrouiller par la propagande et l'intoxication d'Enedis.

Au cours des échanges qui ont suivi, Maryse Joissains a fait part de ses doutes quant à la propriété des compteurs. Je lui ai précisé que, oui, les compteurs appartiennent bien aux communes. Et que l'adhésion au Syndicat mixte d'énergie du département des Bouches-du-Rhône  (SMED13) ne signifie pas transfert de propriété mais seulement gestion des infrastructures.
"Là, tu m'apportes des informations nouvelles, m'a-t-elle répondu. Je vais faire étudier ces éléments." Or, à diverses reprises depuis mai 2016, je n'ai cessé de lui indiquer qu'elle avait tout pouvoir pour agir en tant que maire. Mais, depuis, Maryse Joissains traîne les pieds pour prendre une décision d'interdiction pour protéger tous les habitants. Pourquoi ne pas trancher une fois pour toutes ? Est-ce pour temporiser jusqu'à ne plus pouvoir rien faire ? J'ai de gros doutes sur sa volonté de s'opposer à ces compteurs.
Voila la triste réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Pour obtenir des informations pratiques sur la méthode à suivre pour refuser les compteurs Linky et Gazpar, clic ICI

"Coup de théâtre au conseil municipal, le rapport retiré !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/07/25/35504606.html
"Ma demande à Maryse Joissains d'interdiction totale des compteurs Linky" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/06/30/35429129.html

Revue de presse

CM 32 20 

Linky prov 3

Linky prov 16

LINKY La Provence 10 août 2017 80% part ALINKY La Provence 10 août 2017 80% part BLINKY La Provence 10 août 2017 80% part C

Posté par CASTRONOVO à 02:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 2 octobre 2017

Maryse Joissains prise au piège de ses contradictions

Mon article de lundi dernier mettait l'accent sur deux projets actuels fortement contestés de la municipalité. La Provence en a cité quelques phrases qui ont déplu à Maryse Joissains. Et qui l'ont fait réagir. Mauvaise pioche pour elle ! Explication de texte...

manif rambot 29
(Clic sur l'image pour  agrandir)
Manifestation 
vendredi matin sur la place de l'Hôtel de Ville (merci à ML pour la photo)

Visiblement, Maryse Joissains n'a pas apprécié que je pointe du doigt ses errements. Et que je parle de "début de fin de règne". Sa réponse n'enlève rien à mon analyse.
A propos des procédures judiciaires, elle dit qu'elle en gagne 80%. Pas faux. Mais ce sont des procès courants plus ou moins importants comme en engagent beaucoup de collectivités pour faire respecter la loi. En revanche, parmi les 20% restants, il y a des dossiers lourds qui posent réellement problème. Et, pour certains, alors que la cause est incontestablement perdue par avance, Maryse Joissains s'obstine à poursuivre souvent jusqu'en cassation, aux frais des Aixois bien sûr, toujours avec cette idée de se vanter de ne jamais rien lâcher.
Des exemples ? Il y a le choix.
L'affaire du contrat illégal de son ex-directeur de cabinet, avec dix ans de procédures et une annulation magistrale du contrat. La condamnation à payer 1,7 million d'euros à JCDecaux pour rupture unilatérale du contrat V'Hello, pour lequel je l'avais pourtant mise en garde. L'affaire du chauffeur et du favoritisme pour deux autres employées, ce qui lui vaut d'être mise en examen, avec convocation bientôt devant le tribunal correctionnel. Ne pas oublier non plus tous les recours perdus aussi contre la mise en place de la métropole. Il faudra un jour évaluer leurs coûts supportés par les contribuables.
Puis, et la liste n'est pas exhaustive, les recours là encore anéantis contre la vente des parkings aixois et l'office HLM Pays d'Aix Habitat. La loi étant la loi, pourquoi s'acharner en allant en cassation, pour faire croire que c'est encore jouable ?
Plus récemment, et c'est ce que je mettais en avant, le projet de construction d'un parking sous le parc Rambot qui a fait l'objet de deux avis défavorables sévères et consécutifs des commissaires enquêteurs. A quoi s'ajoutent les incertitudes sur le Plan local d'urbanisme, qui n'est pas de fait encore totalement protégé juridiquement. Nous avons d'ailleurs remis ces sujets sur la table lors du conseil municipal de vendredi qui a été précédé par une manifestation d'opposants au parking sous Rambot.
Quant à la consultation de la population, parlons-en. Voici le plus bel exemple. Qui ne se souvient des désordres créés lors du changement de délégataire du réseau de bus ? Il a fallu attendre plusieurs mois avant de se résoudre à programmer des réunions publiques pour recueillir enfin l'avis des usagers et des associations de quartiers.
Autre cas, celui du chantier des trois places Prêcheurs, Madeleine et Verdun, qui a été contesté non pour sa pertinence mais pour son manque de concertation suivie avec les riverains, les commerçants et les comités d'intérêt de quartiers. Justement, ce dont se prévaut Maryse Joissains dans sa réponse. Une énième réunion publique a lieu ce lundi soir à l'Hôtel de Ville pour faire le point sur ce projet. Le débat risque d'être vif.
Enfin, et j'en reste là pour aujourd'hui, la phrase
"Pour Monsieur Castronovo qui ne regarde que l'écume des choses, seule la protestation est visible" m'a beaucoup fait rire. Tout le monde sait que je n'ai aucune expérience, que je n'étudie aucun dossier et que je n'avance évidemment jamais aucune preuve de ce que je dis ou écris. En revanche, si Maryse Joissains, maire depuis seize ans, prétend en connaître un rayon, elle est souvent prise en défaut en plein conseil municipal. On l'entend ainsi se justifier : "ce n'est pas moi qui suis ce dossier", "je ne connais pas bien ce dossier", "je le découvre aujourd'hui", et j'en passe…
Je disais
"une impression de début de fin de règne". Ben, oui, je confirme.

LAC contre MJM 26 et 27 septembre 2017 

"Rentrée : Ça tangue fort pour les projets contestés de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/09/25/35705973.html

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 25 septembre 2017

Rentrée : Ça tangue fort pour les projets contestés de Maryse Joissains

Pour Maryse Joissains, la rentrée s'annonce mal. Ses projets et ses méthodes sont l'objet de contestations citoyennes et de décisions juridiques impitoyables. De gros déboires qui lui font perdre la boussole. Et qui donnent une impression de début de fin de règne. Tour d'horizon...

Travaux 3 places A 16

En cette période de rentrée, de gros nuages s'accumulent sur la tête de Maryse Joissains. Des déboires de toutes sortes. Des procédures juridiques perdues sur des dossiers significatifs. Et des décisions en marche arrière contestées. Les mobilisations citoyennes contre certains projets obtiennent le soutien des tribunaux. Pour couronner le tout, la maire d'Aix a annulé des réunions pourtant annoncées. Revue ici. 
* Le chantier des trois places
Faut-il ou non couper des arbres ? Où, pourquoi et surtout lesquels ? Plusieurs décisions de justice ont donné raison aux collectifs citoyens récusant le nombre de platanes à abattre, estimant qu'ils ne sont pas tous malades. Expertise et contre-expertise se rejoignent pour demander la préservation de ceux qui sont viables. Pour rappel, l'abattage des arbres nécessite l'avis et l'autorisation prélable de déboisement de l'Architecte des bâtiments de France. Or, la Ville ne s'est pas embarassée pour tailler dans le vif. 

arbres yso

* Le parking sous le parc Rambot
Une première enquête publique a établi qu'il est illégal de le construire à cet endroit qui a fait l'objet d'un legs ancien de Gustave Rambot en 1859. Mécontente, Maryse Joissains a alors demandé une seconde enquête. Résultat : le jugement est encore plus sévère. Et, chose incroyable, la maire déclare sans rire : "Il est rappelé que l’avis formulé par le commissaire enquêteur n’est pas un avis conforme. Il s’agit d’un avis personnel basé sur son analyse des observations déposées lors de l’enquête publique".
C’est pourtant la Ville qui a voulu et organisé l’enquête pour laquelle le tribunal administratif a désigné un autre commissaire enquêteur. Il est particulièrement grave d’affirmer, de manière aussi irresponsable, qu’une procédure tout à fait régulière serait non conforme au motif que ses conclusions ne sont pas celles attendues. Alors qu’on a mobilisé, une seconde fois, l’argent des Aixois, la Ville jette l’opprobre sur un élément déterminant de la démocratie communale ! 
* Des réunions annulées
En ce mois de septembre, pas moins de trois réunions ont été annulées, sans la moindre explication. A savoir, le conseil municipal du 13 qui devait examiner des modifications du Plan local d'urbanisme. On retrouve cependant le dossier inscrit au conseil du 29. Mais on peut imaginer, sans se tromper, que les avis négatifs du commissaire enquêteur sur le parking Rambot y sont pour quelque chose. La séance du conseil de territoire du 14 a elle aussi disparu des agendas mais, là, le mystère reste complet. Enfin, a été reportée la réunion publique du 25 dont le thème portait précisément sur le chantier des trois places. 

Travaux trois places Prov 19

* Cours Mirabeau
Dans le cadre de l'état d'urgence, des précautions de sécurité ont été prises depuis un an pour interdire et contrôler l'accès du cours à la circulation automobile. Le 4 septembre, des bornes rétractables ont été installées pour sécuriser l'entrée et ne permettre de l'emprunter qu'aux services d'urgence, aux livraisons des commerces et aux riverains. Revirement quinze jours après, le cours est rouvert à tous les véhicules, en contradiction avec les arguments exposés précédemment et aussi avec l'engagement claironné depuis seize ans de piétionisation du centre-ville. Allez comprendre…

cours mirabeau bornes

Les conclusions sans appel de la seconde enquête :
http://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/avis_et_conclusions.pdf

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

jeudi 14 septembre 2017

Le rapport de la Chambre régionale règle ses comptes à la Ville d'Aix !

La Chambre régionale des comptes a analysé la gestion de la Ville de 2009 à aujourd'hui. Le rapport a été présenté au conseil municipal de juillet. Alors que Maryse Joissains fustige toujours Marseille, les magistrats ont constaté des dérives dans les choix de la maire d'Aix...   

CRC - Copie

Grosse inquiétude. La production de miroirs a-t-elle été arrêtée ou tous les miroirs de la terre sont-ils brisés ? Dans le numéro de septembre du magazine municipal, Maryse Joissains pourfend, une fois de plus, Jean-Claude Gaudin pour sa gestion "calamiteuse" de la mairie de Marseille en citant la Chambre régionale des comptes. Mais elle oublie de se regarder dans la glace. 
La même Chambre n'y est pas allée par quatre chemins pour étriller la gestion de la maire. Le rapport définitif a été présenté au conseil municipal de juillet. C'est une obligation de le porter à la connaissance des élus et du public. Si tout n'est pas critiqué par les magistrats, ces derniers ont constaté quelques dérives, appelées "errements" dans le jargon juridique. 
Voici, par exemple, trois domaines frappants qui devraient faire réfléchir les Aixois sur les choix et les pratiques de la municipalité ainsi que sur l'usage de l'argent public. Pour mémoire, nous avions alerté plusieurs fois Maryse Joissains sur ces sujets.
Evidemment, rien de rien, pas même une ligne allusive, n'apparaît dans les pages du magazine dévolues à l'équipe municipale. 
Alors, voyons un résumé de ce qui est caché aux Aixois et que nous avons décidé d'insérer dans nos propres pages. 

                                         CESSIONS DU PATRIMOINE : DES CADEAUX
Hôtel de Caumont

En préalable à la vente, la Ville avait fait une avance de trésorerie de 1.700.000 euros pour le ravalement des façades. "La Chambre observe que la somme due par l'acquéreur sera réglée en trois annuités, prolongeant ainsi l’avance faite par la Ville, et qu’elle ne couvre pas l’intégralité de ses débours."
Les contribuables aixois ont donc fait un cadeau à ce groupe financier.
Office de tourisme
La cession et la démolition totale de l'ancien Office de tourisme ont fait réagir la Chambre. "L'acquéreur y a érigé un nouvel édifice à usage commercial alors même que l’appel à candidatures indiquait qu'il fallait préserver l’intégrité du bâtiment et qu’une offre concurrente a été écartée notamment pour ce motif. Contrairement à ce qu’ont soutenu tant l’ordonnateur que l’acquéreur, l’écart entre les attentes initialement affichées et le projet finalement réalisé ne peut intégralement s’expliquer par l’évolution de la réglementation visant à prévenir les risques sismiques."
La Chambre a compris que la municipalité avait ses "préférences".
                            TRANSFERTS À LA MÉTROPOLE : DES CHOIX DISCUTABLES
La Chambre relève que l'objectif premier des retours du musée Granet et du Grand Théâtre de Provence était d'éviter une récupération par la métropole. "Cependant, prévient-elle, l'avenir municipal de ces équipements demeure juridiquement incertain".
Cela veut-il donc dire que tout peut être remis en question ?
Dans un autre chapitre, la Chambre évoque aussi la vente avortée des parkings aixois.
                                              RESSOURCES HUMAINES : À REVOIR
La Chambre y consacre 11 recommandations sur les 13 du rapport. Temps de travail inférieur à la durée légale : coût annuel de cette libéralité consentie, 2,4 millions d'euros. Dépassement des plafonds d'heures supplémentaires : coût en 2014, 1,6 million. Jours de congés irréguliers, recours abusif aux emplois saisonniers, occasionnels et de remplacement : près de 900 personnes par an étaient concernées, impact financier estimé entre 2,4 et 3,3 millions annuels !
Elle n'est pas belle la ville ?

CM 32 20

La synthèse du rapport de la CRC est ==> ICI
Le rapport intégral est ==> ICI

CM 32 20

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]