vendredi 14 juin 2019

Maryse Joissains renie sa parole et ferme définitivement deux centres aérés

Oui, vous avez bien lu. La mairie n'a finalement pas donné suite aux demandes de maintien des deux centres aérés de la Beauvalle et de Puyricard au-delà de juillet. Cela faisant, Maryse Joissains a renié sa parole de tout faire pour pérenniser l'accueil des enfants...

ALSH Mag Aix mai-juin 2019

Scandaleux ! La municipalité n'a pas donné suite aux demandes de maintien des deux centres aérés de la Beauvalle et de Puyricard au-delà de l'année scolaire en cours. Maryse Joissains a renié son engagement de les pérenniser pourtant pris devant les parents.
Dans un premier temps, grâce à une forte mobilisation des familles, ils avaient bénéficié par un avenant au contrat de gestion d'une prolongation jusqu'en juillet. La promesse de ne pas fermer définitivement n'a donc pas été tenue. Les parents sont mis devant le fait accompli pour chercher des places d'accueil ailleurs pour la centaine d'enfants concernés, avec évidemment tous les préjudices professionnels et famiiaux d'horaires et de déplacements qui en découlent.
Pourtant, rappelez-vous, en janvier, j'avais rapporté l'échange que j'avais eu en conseil municipal avec Maryse Joissains : "Reste maintenant à réfléchir suffisamment tôt, et autant que faire se peut, pour anticiper la question des années à venir après juillet 2019 car je n'imagine pas que la Ville ne souhaite pas pérenniser l'accueil des enfants pour les recaser dans d'autres structures qui sont saturées." 
Maryse Joissains nous avait rassurés en déclarant qu'elle veillerait à la continuité. Volià, c'était donc un pur mensonge de sa part qui plus est proféré en séance publique !

"Soulagement : L'accueil des deux centres aérés prolongé jusqu'en juillet" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/12/03/36910421.html

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mercredi 12 juin 2019

Gestion de la SMAC : Mon petit doigt me dit que le gagnant est…

La salle des musiques actuelles qui sort de terre au Jas de Bouffan dans le secteur à urbaniser de la Constance a pris du retard et n'ouvrira pas avant septembre. Le dossier du gagnant de la délégation de service public a été annulé par le tribunal administratif. C'est donc le candidat qui a contesté ce premier choix qui en sera le gestionnaire officiel. Détails...  

SMAC affiche

La mise en concurrence pour la gestion en délégation de service public de la salle avait permis de retenir quatre dossiers de candidature. La commission de DSP métropolitaine avait désigné le gagnant qui présentait, selon elle, toutes les garanties.
Comme cela arrive dans des cas où les enjeux sont importants, un candidat évincé estimant que le choix est contestable peut engager un recours auprès du tribunal administratif. Cela a été le cas pour la SMAC (lire l'article de la Provence ci-dessous).
De fait, il a suffi, si l'on peut dire, d'un élément décisif ne correspondant pas aux obligations du cahier des charges pour que les juges annulent la DSP. La métropole se trouvait alors contrainte soit de relancer toute la procédure depuis le début, soit de désigner un autre candidat. C'est cette seconde voie qui a prévalu afin de ne pas prolonger la perte de temps. 
Au final, après le rejet forcé du gagnant invalidé, deux postulants ont aussi été éliminés pour candidature déclarée irrégulière. Il ne reste donc qu'un seul candidat recevable et c'est lui qui sera le délégataire officiel. Il s'agit de la société Iris, sachant que les autres sont également des acteurs culturels connus pour leurs capacités à organiser des moments de musiques urbaines intéressant primordialement la jeunesse.
La déduction va de soi pour connaître le lauréat du concours. D'ailleurs, la décision est inscrite à l'ordre du jour du conseil de territoire du 14 juin et de celui du conseil de métropole du 20.  

SMAC prov 11
Précision : Maryse Joissains évoque trois candidats. Or, il y en a eu quatre.

L'article de La Provence rapporte que le sujet a été abordé en séance publique au conseil de territoire de mai. Pour information, je me permets d'ajouter que je suis à l'origine de cette question : "Pouvez-vous faire le point sur l'évolution du dossier relatif à la décision de décembre du tribunal administratif qui a ordonné l'annulation de passation de la délégation de service public et la reprise de la DSP au stade de l'examen des offres ?" Je suis également intervenu au conseil municipal de fin mai pour que Maryse Joissains fasse le point sur ce dossier à l'intention des élus municipaux.

Les quatre candidats étaient :
- Association Dune : premier désigné puis rejeté
- Association Le Générateur, collectif composé de Musical Riot, Entre peaux, Comparses et Sons, Association Aix’Qui?, Coopérative Internexterne : éliminé
- Association La SAS Concerts Cartel Concerts, SoundBirth App, Electrobotik Invasion, Ballet d’Europe Jean Charles Gil, Cosmo AV, Le Nouveau Kfé Quoi, BAM-Boîte à Mus’ : éliminé
- Iris, société coopérative d'intérêt collectif, organisation et diffusion de concerts, gestion et exploitation de salles, production de spectacles vivants, organisation de tournées ou événements culturels : le futur gestionnaire officiel 

SMAC prov 6SMAC prov 6

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lundi 10 juin 2019

Arena : Des travaux pour sécuriser l'accès mais pas pour le stationnement

Tous les problèmes pour accéder à l'Arena et trouver où se garer ne sont pas encore résolus. Si un programme de travaux va bientôt permettre de sécuriser la circulation des véhicules et des piétons à proximité du site, en revanche, il n'y aura pas de solution immédiate en vue pour combler le nombre très insuffisant de places de stationnement. J'ai posé la question au conseil de territoire...

CT 21 21
(Clic sur l'image pour agrandir)

J'en avais parlé en octobre dernier (voir lien en fin d'article). L'Arena n'avait pas résolu tous les problèmes rencontrés depuis son ouverture. Outre l'accès et le stationnement difficiles les soirs d'événements, l'exploitation de l'équipement n'était pas encore à la hauteur.
De l'aveu même du délégataire filiale du groupe Lagardère, on notait une absence d'unités de gestion des issues de secours (travaux en cours), une insuffisance de couverture WIFI et GSM (travaux en cours), des consommations en fluides nettement supérieures au prévisionnel fourni, une contrainte liée à la mise en configuration handball.
Au conseil de territoire du 21 mars, un rapport présentait un programme de travaux visant à améliorer l'accès au site. Bon, c'est déjà ça de pris pour la sécurité des véhicules et des piétons.
Même si ces mesures vont dans le bon sens, les initiatives demeurent très insuffisantes pour répondre aux besoins de stationnement, sachant qu'il y a près de la moitié moins de places de parking que la jauge de 6000 spectateurs les soirs de grande affluence. Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut savoir que les déplacements en bus ne représentent que 8% des flux.
Je suis donc intervenu pour demander des éclaircissements sur cet autre aspect à traiter de manière globale. L'élu responsable de la délégation des sports m'a confirmé qu'il y avait bien un problème et n'a pas hésité à mettre en cause le délégataire pour la gestion des événements qui provoquent d'énormes embouteillages à la sortie de l'autoroute. A quoi s'ajoute le flux de véhicules en transit qui passent par là et n'ont rien à voir avec les concerts ou les matchs.
L'élu délégué aux finances a, lui, indiqué que les relations avec Lagardère ne sont pas toujours simples et qu'il faut se battre pied à pied pour le respect de la délégation de service public qu'il juge ne pas être toujours satisfaite. Il faudra chercher des ajustements.
Il a aussi annoncé qu'une étude est en cours pour savoir s'il est envisageable d'utiliser un terrain agricole limitrophe non cultivé pour augmenter le nombre de places de stationnement. Mais, qu'on prenne son mal en patience, il n'y aura pas de solution immédiate en vue.

Le programme des travaux annoncé au conseil de territoire

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Le périmètre des travaux à venir 
(Clic sur l'image pour agrandir)

Une étude a permis d'aboutir à la proposition d'un programme de travaux qui s’établit comme suit :
* Aménagement du profil en travers de la chaussée : la plateforme actuelle étant relativement large, elle permet de mettre en place 2 voies de circulation pour les véhicules auxquelles s’ajoute une voie réservée aux bus en sortie du pôle d’activités comme le préconisent les études circulatoires réalisées sur le secteur.
* Traitement piétonnier : le projet prévoit l’intégration d’un cheminement côté Nord de la RD59. Tenant compte du contexte hors agglomération, avec une vitesse à 70 ou 80 km/h, le cheminement piéton présente une largeur de 3 mètres et est séparé de la chaussée par un dispositif de retenue de type glissière mixte bois/métal.
* Éclairage public : l’objectif est de réaliser un éclairage minimal de type balisage permettant aux piétons de repérer le cheminement à suivre. Des plots encastrés dans le sol seront mis en place tous les 5 mètres environ entre les deux giratoires.
* Le coût prévisionnel de l'opération s’élève à 1 500 000 € HT soit à 1 800 000 € TTC. Ce montant est composé d'une partie travaux pour un montant de 1 350 000 € HT, soit 1 620 000 € TTC et d'une partie étude pour un montant de 150 000 € HT, soit 180 000 € TTC.

"Arena : Derrière les apparences… des problèmes pas encore résolus" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/10/19/36781331.html 

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vendredi 7 juin 2019

Le centre-ville fait place aux places et aux marchés mais…

Les places ont été inaugurées. Je ne m'étais pas trompé sur le fait que les travaux ne seraient pas terminés à temps. Voici le résultat de ma dernière virée sur les lieux...

travaux 28
(Clic sur l'image pour agrandir)

Les photos que j'ai prises vendredi après-midi, une semaine après le grand tralala organisé juste avant la condamnation de Maryse Joissains, montrent qu'il y a encore à faire pour que tout soit impeccable.
La partie la plus emblématique qu'il faudra appeler les places comtales a accueilli les marchés. Et, ne gâchons pas notre plaisir, sincère, passants, clients et touristes sont nombreux à venir y déambuler.
Le plus gros morceau à terminer est celui de l'espace devant être mis en valeur par une résurgence d'eau qui, je le répète, n'est pas une fontaine mais une sorte de pédiluve.
Autre problème dû à une absence de panneaux de signalisation, le jour de mes clichés, j'ai été témoin de véhicules longeant le mur du palais de justice piégés sur la place. On se demande pourquoi et comment ces automobilistes, inconscients et sans pieds, sont arrivés jusque-là, les places ayant été conçues pour faire disparaître les voitures de ces lieux et favoriser les piétons. Mais bon, on nous dit que cela va être résolu au plus vite.
Si vous n'êtes pas encore allé voir à quoi tout cela ressemble, n'hésitez pas. Même si j'y mettrais deux bémols : c'est un peu trop minéral à mon goût car la verdure n'est pas abondante. Dernier point, dans la journée et surtout par temps ensoleillé, les plaques de verre ne sont pas assez transparentes pour percevoir les vestiges qui sont de toute beauté. Il faudra aller les admirer éclairées la nuit. C'est malgré tout une belle réussite.

(Clic sur les images pour agrandir) travaux 28
La fontaine des Prêcheurs est toujours entourée de terre et de gravillons

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Les travaux inachevés de la future source d'eau

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Au plus près des vestiges

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dimanche 2 juin 2019

Les motifs à la pelle qui condamnent Maryse Joissains

La Provence a publié hier les éléments décisifs qui ont amené la cour d'appel de Montpellier à condamner sévèrement Maryse Joissains. Peut-on être plus clair ? Dans ces conditions, le pourvoi en cassation de la maire d'Aix ne risque-t-il pas de faire pschitt lui aussi ?

joissains correctionnelle prov 1

Lors de sa première condamnation en juillet dernier, Maryse Joissains avait dénoncé une instruction "à charge". Avait-elle alors dans sa manche des arguments pour le prouver ? Visiblement pas puisque la cour d'appel de Montpellier s'est appuyée sur les mêmes récriminations pour la condamner à nouveau.
La Provence d'hier revient en détail sur les reproches, des fautes graves selon la cour, qui ont amené les magistrats à prononcer une peine de six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité à son encontre. Qu'en dira la cour de cassation ? On la voit mal déjuger deux sentences identiques motivées par des faits établis et constatés...

"Six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour Maryse Joissains":
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/05/29/37388321.html

joissains correctionnelle prov 1

joissains correctionnelle prov 1

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mercredi 29 mai 2019

Six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour Maryse Joissains

Même si le verdict est moins lourd en appel, la condamnation de Maryse Joissains à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité reste une sanction exemplaire pour des manquements graves. Réussira-t-elle à passer le cap de la recevabilité en cassation ? Là, rien n'est moins sûr. Mon point de vue...

joissains correctionnelle F3 JT 28

joissains correctionnelle ravi marsactu - Copie

Maryse Joissains ne cessait de clamer qu'elle serait relaxée par la cour d'appel de Montpellier alors qu'en mars les réquisitions avaient pourtant été aussi sévères à son encontre qu'en juillet dernier.
Hier après-midi, le verdict est tombé, certes moins lourd mais très net. Six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. La maire d'Aix fait connaître qu'elle se pourvoit en cassation. Si elle n'a pas pu apporter des arguments tendant à prouver son innocence en appel ni dénicher des vices de forme, comment pourra-t-elle convaincre la cour de cassation ?
On comprend qu'à dix mois de la prochaine élection municipale elle veuille encore jouer la montre comme on dit. Elle a toujours procédé ainsi pour gagner du temps. Mais le temps finit par arriver à l'heure.
Avez-vous remarqué le délai d'à peine dix mois entre les deux jugements alors que dans ce genre de dossier il s'écoule en général environ deux ans ? Il semble bien que l'instruction initiale avait été si bien effectuée que les magistrats en appel n'ont pas eu à tout reprendre de zéro.
Cela pourrait être de nouveau le cas en cassation. Mais il faut savoir qu'à ce niveau de juridiction il y a une étape essentielle et cruciale à franchir, celle de la recevabilité. Imaginons que les magistrats estiment eux aussi qu'il n'y a aucun fait nouveau qui puisse justifier cet ultime recours, l'affaire serait alors rapidement bouclée. La sentence deviendrait alors exécutoire sans avoir à être reprise en intégralité puisque tout aura déjà été établi.
Maryse Joissains laisse entendre par le biais de ses avocats "qu'il n'y a dans son dossier aucun délit constitué". C'est de bonne guerre pour contester le verdict. Mais les faits, eux, sont constitués dans les moindres détails et il lui sera difficile sinon impossible de les chicaner. D'autant qu'elle en a elle-même admis quelques-uns.
La question restante est la suivante : Maryse Joissains pourra-t-elle encore essayer d'enfumer la justice ? 

Conférence de presse annulée et remplacée par un simple communiqué

joissains correctionnelle FB 28

joissains correctionnelle prov 29

joissains correctionnelle prov 29

Tous les détails sur les réquisitions contre Maryse Joissains :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/14/37175424.html

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samedi 25 mai 2019

Impossible de faire places nettes à temps pour une inauguration précipitée

Il était 15h30, soit deux heures avant l'inauguration officielle des places Prêcheurs Verdun, lorsque j'ai pris ces photos pour me rendre compte si le chantier allait être terminé à temps. Ben, non. Pourquoi cette précipitation à couper le ruban ? J'ai ma petite idée. Reportage...

travaux 24
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le chantier non terminé près de la rue Fabrot

Ce vendredi après-midi, l'ambiance était fiévreuse sur le chantier des places qui allaient être inaugurées. Il y avait les fonctionnaires municipaux chargés du projet. Les tractopelles étaient toujours en action. Des ouvriers s'affairaient encore à tailler des pierres au format pavé dans un bruit assourdissant et des envolées de poussière. D'autres nettoyaient le sol et surtout les dalles vitrées soit à genoux, soit à bord de petits véhicules à jet d'eau haute pression. La police municipale assurait la circulation et la protection des lieux.
Une déambulation d'un bout à l'autre des places m'a permis de voir que les cavités des pavés manquants étaient juste comblées avec de la terre. Que des jointures des pavés n'étaient toujours pas réalisées. Que des bordures de trottoir inachevées étaient elles aussi couvertes de terre.
Et puis, là où est prévue une fontaine, qui n'en est pas une car c'est une sorte de pédiluve côté rue Fabrot, une palissade était encore en place pour délimiter les travaux qui ne seront pas finis ce vendredi.
Certes, on pouvait voir le mât d'éclairage planté au centre de la place et des bornes dont des employés testaient le fonctionnement. Bref, le constat s'impose, l'inauguration aura eu lieu avant l'achèvement total des travaux.
Comme je l'imaginais dans mon précédent article sur le même sujet, il y a eu une précipitation évidente de la part de Maryse Joissains à programmer cette ouverture des places. Un ouvrier à bout de force m'a d'ailleurs dit :
"On nous a poussé à accélérer et on a plus travaillé ces dernières 48 heures jour et nuit que durant une semaine." Certaines personnes que je connais étaient étonnées du choix de cette date pour l'inauguration pensant comme moi que cette agitation avait sans doute un lien avec la décision de justice attendue mardi sur le sort de Maryse Joissains. Un signe de mauvais augure ?

(Clic sur les images pour agrandir) travaux 24
Une des machines de nettoyage du sol 

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Une bordure de trottoir inachevée couverte de terre pendant que la police veille 

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Des ouvriers s'affairent autour des plaques de verre 

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Embouteillage à l'amorce de la rue Thiers dont les pavés ne seront pas tous posés 

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Le pourtour de la fontaine des Prêcheurs provisoirement comblé de terre

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Une des plaques de verre qui laisse apparaître les vestiges 

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jeudi 23 mai 2019

Maryse Joissains inaugure les places vendredi, au cas où la justice, hein...

Maryse Joissains fait savoir qu'elle inaugurera les places réhabilitées du centre-ville vendredi et que le retour des marchés y sera effectif mardi. Pourquoi ces décisions prématurées alors que le chantier donne l'impression de ne pas être encore vraiment achevé ? Faisons dans le mauvais esprit. Y aurait-il un lien quelconque avec la décision de justice qui tombera le 28 ? Attendons de voir…   

Travaux 17
(Clic sur l'image pour agrandir) 
Les dalles vitrées qui dévoileront les vestiges 

Les travaux des fameuses places seront-ils achevés d'ici vendredi, jour où Maryse Joissains a prévu de les inaugurer ? Il faudrait une prouesse pour que tout soit complètement terminé à ce moment-là. Les photos prises vendredi 17 mai laissent pensif sur l'état des lieux qui sont encore en chantier. Je me suis posé la question sur la date prématurée retenue par Maryse Joissains pour couper le ruban des nouvelles places. J'ai peut-être mauvais esprit mais y aurait-il un lien quelconque avec la décision de justice la concernant attendue quatre jours après ?
Dans la foulée, la mairie annonce aussi le retour des différents marchés dès le mardi 28. Or, les forains qui le réclamaient sur ces emplacements d'avant les travaux ne semblent plus être d'accord et certains souhaitent maintenant conserver leurs nouvelles habitudes sur les espaces de substitution du côté des Allées provençales.
Pourquoi ? Selon eux, leurs chiffres d'affaires se sont améliorés pour au moins deux raisons : le parking Rotonde est à proximité et il y a plus de passage de clients dans ce secteur. Des discussions ont eu lieu mais il n'en est rien sorti, la mairie ne changeant pas d'avis. Les forains ont alors manifesté plusieurs fois dans les rues d'Aix en ralentissant la circulation notamment sur les boulevards extérieurs. Que va-t-il se passer le 28 ? Ce sera à surveiller…

Travaux 3 places fenêtres verre B

Travaux 3 places fenêtres verre

Travaux 17
(Clic sur les images pour agrandir)

Travaux 17

La mairie communique
À partir du mardi 28 mai, une partie des marchés déplacés dans le cadre de la réhabilitation des places Verdun-Prêcheurs, sera de retour sur son emplacement historique, au coeur du quartier comtal. La nouveauté viendra de la continuité du marché qui partira désormais de la place des Anciens Combattants d’Afrique du Nord, remontera le cours Mirabeau et rejoindra les places Verdun-Prêcheurs par la place Forbin et la rue Thiers.

marchés 28 
Réflexions

marchés halles prov 13

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mardi 21 mai 2019

Le BHNS arrive mais tout n'est pas encore tout à fait lisse avec Keolis…

Samedi, les Aixois pourront découvrir le premier exemplaire des bus du futur réseau du Bus à haut niveau de service. On nous promet que ce véhicule aura beaucoup de qualités répondant aux normes environnementales et aux besoins des usagers. Acceptons-en l'augure. Mais...

Aix en bus BHNS RDT13
Le prototype du bus aixois (image RDT13)

Le réseau hsitorique Aix en bus sera de nouveau géré et en continuité par Keolis qui a emporté l'appel d'offres de délégation de service public lancé, c'est une nouveauté, par la métropole.
Le 9 mai, j'ai posé la question au conseil de territoire car jusque-là aucune information n'avait filtré. J'en ai profité pour insister encore une fois sur la surveillance à exercer en me fondant sur les cafouillages et les déboires divers enregistrés depuis 2012 lors de la première attribution du marché à cette société.
Rappelez-vous les graves dysfonctionnements dus à la refonte du réseau avec dénumérotation des lignes, modifications de certains itinéraires, suppressions ou ajout d'arrêts, horaires fantaisistes et inadaptés, et j'en passe. Les usagers étaient décontenancés et avaient protesté. Ce qui avait poussé Maryse Joissains à organiser dans la précipitation cinq réunions publiques pour ajuster les dessertes. Au final, devant tant d'incohérences, la maire avait demandé un retour pur et simple au réseau précédent. Cela avait entraîné un surcoût de 9 millions d'euros puis de 19 autres.
C'est donc à partir de ces faits que j'ai demandé que la vigilance soit de mise pour ne pas connaître de nouvelles déconvenues. J'ai aussi rappelé qu'il fallait impérativement coordonner le BHNS avec les autres lignes de bus pour tenir compte des suppressions de lignes faisant doublon avec le BHNS et d'articuler au mieux les correspondances.
Au passage, une révélation qui ne manquera pas d'étonner. L'autre candidat à la gestion du réseau était Transdev, groupe de transport multimodal. Maryse Joissains a indiqué que cette société avait été éliminée car elle aurait fait des pressions sur les membres de la commission qui devait désigner le titulaire du marché. C'est sans doute pour ces raisons que Keolis a fini par être choisi. On peut donc s'interroger si ce choix a plutôt été fait par défaut.
Pour finir, peu avant la sélection du gagnant, sans doute pour essayer de redorer son image, Keolis a accordé des avancées notamment une augmentation de 2,70% des salaires aux employés qui avaient menacé de lancer un mouvement de grève illimitée en mars. Là encore, ce que Keolis refusait de faire systématiquement lors des négociations annuelles obligatoires avec le personnel (que j'ai rencontré à leur demande) a été gratifié comme par magie en moins de deux. Inutile d'en dire plus sur les méthodes…
Que pensent les salariés d'Aix en bus ?
"On a trouvé un compromis financier. C’est une victoire mais il ne faut pas se leurrer : les inquiétudes sont toujours présentes", expliquent-ils. Concernant l’après 2020, les salariés sont craintifs "à tous les niveaux". "L’organisation va changer et nous ne sommes au courant de rien. Tout est opaque, les nouvelles lignes, les effectifs et la formation...". "Aucun élément n’est communiqué, ce qui nous amène à nous inquiéter..."
La gestion des BHNS pose question
La fin de la DSP n’est pas le seul point de préoccupation des salariés. La mise en place de l’Aixpress s’est faite sans Keolis. "C’est inédit de voir la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13) gérer les bus à haut niveau de service alors que nous gérons le reste du réseau. Nous l’avons vécu comme une défaite", explique un syndicaliste. Pour lui, cette double gestion risque d’être problématique : "S’il y a une panne électrique, ça sera sûrement à nos bus de prendre le relais mais comment ? On n’en sait pas plus." Il prévient : "Si on n’a pas de garanties sur nos conditions de travail après 2020, on ne s’interdit pas de déposer de nouveaux préavis."
Coût du BHNS et des travaux
80 millions d'euros dont 15 pour les 15 véhicules

Aix en bus grève courte prov 27

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vendredi 17 mai 2019

Grosses manœuvres : Le Programme local de l'habitat métropolitain rejeté !

Etonnante prise de position du conseill de territoire du pays d'Aix le 9 mai. Le Plan local de l'habitat métropolitain a été mis en cause alors qu'il l'avait validé précédemment. Un combat anti-métropole d'arrière-garde qui pénalise tous ceux qui attendent un logement. A son tour, Martine Vassal vient de suspendre tous les documents stratégiques. N'est-il pas en effet plus urgent de rester immobile sauf... pour consacrer son temps à mieux préparer sa réélection ? 

métropole CT

Depuis le vote du rapport par le conseil territoire de son propre PLH, mes amis et moi ne l'avions jamais validé. Il ne répondait pas aux vrais besoins en logements. Et si des constructions publiques et privées étaient annoncées, elles faisaient la part trop belle à des types de logements sociaux pour les ménages aisés et très insuffisants pour les familles dont les revenus sont modestes.
Je comptais donc faire des observations surle contenu des orientations pour la période 2020-2025 pour soulever ces points. Or au moment de la présentation du rapport, l'impensable s'est produit. Les élus qui avaient initialement voté à la quasi unanimité le projet ont trouvé à redire sur ce même projet.
Pour bien saisir la portée de cette surprise, il faut savoir qu'à l'heure actuelle le programme local de l'habitat métropolitain en est à sa phase transitoire. Il est composé de l'addition des six PLH des six territoires qui constituent la métropole. Autrement dit, la métropole a choisi de prendre en compte chaque PLH sans n'y rien changer avant de bâtîr prochainement un vrai programme coordonné et harmonisé. Un peu comme a été conçu le plan mobilité qui a été pensé en y intégrant l'ensemble des formes et moyens existants ou à développer dans une logique de services rééquilibrés pour permettre et faciliter les déplacements. La mesure la plus parlante, par exemple, a été la fusion des tarifications en une seule poru les transports publics en car.
Alors qu'est-ce qui a motivé le rejet du PLH métropolitain ? D'abord, de manière plus ou moins avouée, les élus ont ainsi voulu poursuivre leur bataille anti-métropole d'arrière-garde consistant à pourfendre tout ce qui vient de Marseille. Ensuite, le fait qu'il n'y aurait pas encore urgence à voter le document car il n'y a pas de date butoir définie. Certains maires ont mis en avant qu'il n'était pas normal de valider le projet à quelques mois des élections municipales. D'autres ont fait valoir un autre point de vue en disant qu'on ne peut suspendre toute action à cause de ces échéances car le service public doit continuer à s'exercer. Enfin, certains maires ont déclaré que le PLH qu'ils avaient pourtant voté n'était pas applicable. Allez comprendre. Toujours est-il que les discussions contradictoires ne les ont pas effarouchés plus que ça.
Je suis intervenu pour dire que s'il fallait rejeter le PLH, il fallait trouver des arguments plus sérieux. J'ai ainsi rappelé qu'il me semblait incongru de voter pour un projet sans le relier aux autres documents supérieurs, le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), en cours d'élaboration, qui englobe les PLH, les Plans de déplaments urbains (PDU) et les Plans locaux d'urbanisme (PLU). Les élus n'ont rien voulu entendre. Ce qui m'a confirmé dans l'idée que le refus était bien une opération politicienne.
Au final, Maryse Joissains a proposé que l'on émette des réserves avant le passage du projet au conseil de métropole. On a appris mercredi que Martine Vassal, qui ne veut peiner personne mais dont les arrière-pensées ne sont pas absentes, postule le renouvellement de son mandat de présidente voire sa première candidature à la mairie de Marseille, a retiré de l'ordre du jour du conseil le rapport sur le PLH métropolitain. Voilà, voilà.…

Information de dernière minute…

Prétextant du "flou institutionnel" sur la fusion de la métropole et du département, Martine Vassal a prononcé la suspension de tous les votes relatifs à ses documents stratégiques : Plan local d’urbanisme intercommunal, Programme local de l’habitat et Schéma de cohérence territoriale.
Il est vrai que les nombreux immeubles en péril, effondrés ou insalubres peuvent bien encore attendre quelques années. Cela réjouira sans doute tous les désespérés qui ont l'incroyable culot de s'impatienter pour obtenir un logement puisque ces nantis ne sont finalement que 12000 dans le département. Alors bravo et vive la politique politicienne de l'urgence à rebours toute ! 

 CT 22 - Copie

CT 22 9

CT 22 9

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