lundi 17 mai 2021

Conseil municipal : Propos odieux de Maryse Joissains contre ses opposants

HONTEUX. Elle en a hélas l'affligeante habitude. Une fois de plus, au dernier conseil municipal, face aux interpellations parfaitement légitimes de certains de ses opposants, Maryse Joissains a réagi en multipliant les propos irrespectueux, insultants et vexants à leur égard. Récit...

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Philippe Klein et Marc Pena
(Captures d'écran)

Le conseil municipal du 7 mai a duré un peu plus de sept heures. Lorsqu'étais élu, je n'avais jamais connu cela même lorsque l'ordre du jour comportait jusqu'à cent rapports. Là, il n'y en avait pourtant qu'une cinquantaine. Mais ce n'est pas moi qui me plaindrai que les débats soient nourris. La vie municipale mérite que le sujets soient approfondis et que les moindres détails soient étudiés.
Si l'on s'en tient à la présentation des dossiers, les élus majoritaires déclinent à tour de rôle, en lisant ou en paraphrasant, les informations dont disposent tous les élus. Mais il est de bon droit que les oppositions posent des questions pour tenter d'obtenir plus de précisions. Dans ce cas, la majorité se plie à l'exercice. Il arrive parfois que les élus majoritaires ne puissent pas répondre sur-le-champ et demandent aux fonctionnaires d'apporter les éclaircissements nécessaires. Dans ma conception de la démocratie représentative, je trouve que ces recours sont peu reluisants pour les élus chargés d'une ou plusieurs délégations. Parce que c'est leur travail et leur responsabilité, les élus se doivent de maîtriser leur sujet en l'ayant étudié à fond pour être capables de répondre aux questions.
Certes, certains d'entre eux sont nouveaux mais, à mes yeux, cela n'est pas une raison suffisante. Pour les plus anciens, la pratique est plus facile mais il leur arrive aussi d'être défaillants. Au dernier conseil municipal, il y a eu beaucoup de brouillard et de brouillage. On a entendu des voix s'élever et des propos inacceptables notamment de la bouche de Maryse Joissains. Il lui était reproché sa manière de gérer l'ordre du jour.
Pour comprendre, il faut savoir que la maire déroule les dossiers par chapitre (avec parfois plus de quinze sinon plus rapports à voter) et donne ensuite la parole à la salle. Le problème est que tout se mélange. Les discussions sont hachées. Tout part dans toutes les directions. On fait des retours en arrière sur un même dossier au lieu de sérier les questions sujet par sujet. Les opposants qui souhaitent s'exprimer sont obligés de signaler qu'ils veulent donner leur avis sur un thème qui a été entrecoupé par un autre. Les débats sont morcelés, incohérents et rendus incompréhensibles.
J'ai visionné en direct la séance sur internet. J'ai bien sûr l'habitude des agissements et errements de la maire. Mais tout citoyen cherchant à s'intéresser aux échanges aurait du mal à y trouver son compte. Deux élus, Marc Pena (groupe Aix en partage) et Philippe Klein (groupe Aix au cœur) n'ont pas manqué de protester contre cette cacophonie quasi permanente. Je trouve qu'ils ont raison. Je m'étais moi-même élevé contre cette méthode qui a aussi pour désagrément de prolonger inutilement la séance. Voilà mes impressions sur ce qu'il faut bien appeler du désordre.

Quelques exemples de paroles entendues, vexantes, insultantes, impolies :

* Maryse Joissains s'adressant à Anne-Laurence Petel : "Vous avez décidé de bordéliser ce conseil." "Vous êtes méchante." "Vous n'avez pas l'expérience de gestion d'une ville."
* Maryse Joissains s'adressant à Philippe Klein :
"Tu n'as pas la taille pour entrer dans ce genre de débat."
Réponse de Philippe Klein : "Ne me traitez pas ainsi, madame." 
* Maryse Joisains s'adressant à Marc Pena : "Tu dis n'importe quoi." "Tu es ridicule."
Réponse de Marc Pena :
"Je ne me permettrais jamais à votre égard." 

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lundi 3 mai 2021

Fusion des offices HLM aixois et marseillais dans la métropole, c'est fait !

MARIAGE. La fusion entre les offices HLM aixois et marseillais est faite et un président a été élu. Une période de transition s'ouvre pour regrouper et harmoniser les deux entités en une seule qui sera opérationnelle en 2023. On peut enfin espérer voir se mettre en place une véritable politique métropolitaine du logement social. N'en déplaise à Maryse Joissains qui avait contesté d'une manière tapageuse ce rapprochement pourtant inscrit dans la loi...

HLM fusions - Copie

J'en ai parlé ici à deux reprises en mars. Et voilà que l'information est confirmée. Dans un article de La ProvencePatrick Pappalardo, le président fraîchement élu de la Métropole du logement Aix-Marseille-Provence, nouvelle entité issue de la fusion de Pays d'Aix Habitat et de Marseille Habitat Provence, déclare "nous travaillons en bonne intelligence avec Aix". Hé hé forcément car la loi, c'est la loi. Et Maryse Joissains qui a tenté de s'y opposer n'y peut rien malgré ses tentatives tapageuses de résistance vouées à l'échec. MLAMP (21 logements sociaux !) relève bien d'une compétence métropolitaine obligatoire et sera opérationnelle début 2023.
D'ici là, il va falloir en effet travailler à la coordination des deux établissements et à la fusion des services administratifs et techniques, à l'intégration globalisée des ressources humaines ainsi qu'au suivi des projets et à la mise sur pied d'une politique harmonisée du logement social dans tout le territoire de la métropole. Dans ce cadre, sont concernés aussi et entre autres la construction de nouveaux logements, l'amélioration du parc immobilier, la réhabilitation et la résorption de l'habitat insalubre.
De vastes chantiers qu'il faut traiter de manière équitable pour répondre au mieux aux immenses besoins des ménages métropolitains aux revenus limités. Les listes d'attente sont hélas importantes tant à Marseille qu'à Aix. Certes, il faudra encore s'armer de patience mais la structure unique qui vient d'être créée devrait pourvoir être plus efficace pour y faire face.

"La guerre lourdingue de Maryse Joissains contre la fusion des offices HLM" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/03/15/38866313.html
"Fusion des offices HLM : Maryse Joissains reçoit un camouflet !"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/03/22/38879007.html

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lundi 26 avril 2021

The Camp : Un château de sable qui prend l'eau ?

COMA. Après l'euphorie de son inauguration et de ses débuts, The Camp, projet synonyme de l'innovation par le numérique, semble à l'arrêt. Le décès de son initiateur Frédéric Chevalier n'y est pas pour rien, lui que l'on avait héroïsé grâce à sa seule image et sur qui tout reposait. Une enquête fouillée et instructive du site Blast (le souffle de l'info) retrace les péripéties qui ont conduit à la situation périlleuse d'aujourd'hui...  

The Camp aérien
(Clic sur l'image pour agrandir)

Inauguré en septembre 2017, en présence de plus d'un millier de personnes, le site The Camp sur le plateau de l'Arbois avait suscité l'euphorie des collectivités, des entreprises, des banques et de l'Etat. L'objectif était l'innovation liée à la ville du futur et au développement numérique. L'initiateur et fondateur du projet était l'entrepeneur Frédéric Chevalier qui ce jour-là n'avait pas pu savourer cet instant car il venait de décéder deux mois avant dans un accident de la route.
Si les conditions de fonctionnement initiales semblaient promises à un bel avenir, à l'heure actuelle, ses chances de prospérer semblent bien compromises. Pas seulement à cause de la crise sanitaire mais également par le constat que les ambitions étaient trop grandes. Les investissements avaient atteint 85 millions d'euros. Mais les années passant, The Camp n'avance pas.
En février, le site est au bord de la rupture. On y injecte encore quelques millions mais les perspectives demeurent sombres. Ce qui est certain, en tout cas c'est ma conviction, c'est que le consensus reposait sur la seule image de Frédéric Chevalier qui a en quel sorte été héroïsé. Et personne n'imaginait qu'il pourrait disparaître et qu'une succession à la hauteur serait à rechercher.
Le site gratuit Blast tout récemment créé vient de publier une superbe enquête en tout point instructive : chronologie depuis le lancement du projet, responsabilités des acteurs économiques, mouvements financiers, changements de directeurs de The Camp et constats sur place par les enquêteurs. Du joli travail d'investigation qui offre un tableau complet de la situation.
Un des journalistes m'a contacté pour recueillir mes impressions en tant qu'élu en exercice au moment du lancement du projet et de son inauguration (à laquelle je n'étais pas invité). 

The Camp moi

L'euphorie immodérée des personnalités qui soutenaient le projet : 

The Camp prov 25

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

L'article original est ici :
https://www.blast-info.fr/articles/2021/the-camp-crash-en-vue-pour-le-phare-de-la-startup-nation--sRduOExR1K99TSF0VOc_Q

thecamp - Copie

logo Blast 
Pour découvrir cet excellent site :
https://www.blast-info.fr/

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lundi 19 avril 2021

Raccourcie à l'origine de 2 kms, la ligne A du BHNS enfin rallongée ?

RÉ-BUS. Le Bus à haut niveau de service fonctionne depuis deux ans. Prévu pour aller jusqu'au Val Saint-André, son tracé avait été amputé de deux kilomètres pour finir sa course au parking Krypton. Il est question maintenant de réparer cette mauvaise décision. On s'en réjouit bien sûr même si le projet ne devrait pas voir le jour avant 2025. En attendant, beaucoup de choses mériteraient d'être utilement revues : par exemple, le gabarit des véhicules d'Aix en bus en les dimensionnant aux besoins réels des usagers en heure de pointe et en heure creuse. Quant aux fréquences et aux correspondances avec la ligne A, une meilleure coordination ne serait vraiment pas de trop... 

BHNS 15
(Clic sur l'image pour agrandir)

Je suis un usager assez régulier du BHNS mais aussi d'autres lignes parce que je trouve pratique de limiter mes déplacements en voiture. Lorsque la création de la ligne A avait été annoncée, j'avais émis des critiques non pas sur cette initiative mais sur sa nécessaire coordination avec le réseau Aix en bus qui n'a pas manqué d'erreurs et de protestations depuis l'arrivée de Kéolis en 2012 et le renouvellement de la délégation de service public en 2019.
Certes des améliorations ont été les bienvenues mais il reste encore à parfaire certains points qui ne sont pas de simples détails. Les correspondances ne sont pas toutes satisfaisantes. Les véhicules sont mal dimensionnés. Aux heures de pointe, ils sont saturés alors qu'en heures creuses ils transportent moins de monde.
Certains quartiers excentrés auraient besoin de bus moins volumineux. Il existe bien trois minibus et des diablines mais ils ne desservent que le centre-ville dont il est vrai que les rues ne se prêtent guère à des passages de bus de grande taille. Pourtant, si on y regarde de plus près, ces modèles pourraient faire l'affaire pour d'autres secteurs de la ville.
Mais revenons au BHNS. En 2014, au lancement du projet, le tracé devait aller du Jas de Bouffan au Val Saint-André. Le temps des études passant, la ligne A a été réduite à 7,2 kms, donc amputée de 2 kms. Le terminus a été établi au parking-relais du Krypton. Les motifs de ce racourcissement sont demeurés jusqu'à ce jour assez obscurs. L'un d'entre eux a porté sur la création d'un parking à l'autre terminus en y consacrant l'argent économisé sur la section supprimée (20 millions d'euros).
Etait-ce judicieux ? C'est à voir car, même avant la crise sanitaire, il était très loin de faire le plein. Sans doute parce que les usagers du BHNS cherchent d'abord à se garer gratuitement dans les rues du Jas. Il faudra analyser et juger si ce parking est donc rentable.
Les dernières nouvelles nous apprennent qu'il est maintenant prévu d'allonger la ligne A jusqu'au Val Saint-André à hauteur du parking Malacrida. On ne peut que s'en féliciter bien sûr notamment pour la prise en compte du développement universitaire dans le secteur sud. Ce ne sera pas pour tout de suite. Il faut d'abord réunir les fonds nécessaires. Le projet devrait coûter un quart (25 milllions d'euros) de la somme consacrée à la ligne existante (100 millions). La date avancée pour la mise en service devrait être autour de 2025. 

BHNS prov 15

Les tracés envisagés en 2014
BHNS prov 27

Le tracé actuel
BHNS tracé

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mardi 13 avril 2021

Pont de l'Arc : Le rond-point a perdu son prestigieux nom et ses ornements

COUPS DE BOULES. On passe par là un jour ou l'autre. On peut s'apercevoir que le rond-point de Pont de l'Arc est en souffrance. Mal entretenu, il a aussi perdu ses décorations en forme de boules de pierre et les plaques qui portaient le nom de la 4ème Région aérienne sur ma proposition lorsque j'étais adjoint du quartier. J'ai écrit aux élus concernés de l'actuelle majorité pour leur demander de restaurer le lieu. A ce jour, aucune suite ne m'a été signifiée. J'ai donc décidé d'en parler ici...    

Brossolette rond point
(Clic sur l'image pour agrandir)
Etat actuel d'abandon du rond-point

Beaucoup d'Aixois empruntent ce rond-point de l'avenue Pierre-Brossolette proche du pont sur l'autoroute A8. Il y a une trentaine d'années, s'y trouvait une fontaine qui fonctionnait très mal et qui un jour a cessé de fonctionner. Elle était moche au point qu'on la surnommait le "bunker". Pour son malheur, des étudiants s'amusaient à verser de la lessive pour faire mousser abondamment l'eau stagnante et la faire déborder sur la chaussée.
Alors que j'étais adjoint du quartier, j'avais proposé au maire Jean-François Picheral de détruire cette vérue et d'aménager un espace vert. Ce qui fut fait. Le service municipal des espaces verts et des jardins avait agrémenté le parterre de petits massifs de fleurs. A l'heure actuelle, il ne subsiste plus que du gazon sans autre forme d'ornements végétaux.
Après ces quelques détails pour rappeler des souvenirs, je veux maintenant parler de l'état d'abandon du site. Ce poind-point n'avait aucun nom. Nous était alors venue l'idée de le singulariser à l'occasion de la fermeture définitive le 1er juillet 2000 de la base de 4ème Région aérienne située aux Milles là où se trouvait également la Base aérienne 114 (que je connais bien pour y avoir effectué la plus grande partie de mon service national !).
La réflexion plut au dernier général de la base, le général Claude Bigot, qui trouva l'endroit approprié d'autant qu'à moins de deux cent mètres du rond-point on rejoint la route départementale D9 qui mène aux Milles et que dans le quartier de Pont de l'Arc et alentours un bon nombre de voies portent des noms prestigieux de militaires et de résistants.
C''est ainsi que le 9 décembre 1999, une délibération du conseil municipal octroyait à ce rond-point l'appellation "Rond-point 4ème Région Aérienne Méditerranée 1936-2000". La décoration du lieu avait été soignée avec la disposition de sept boules en pierre de part et d'autre, la plus grosse comportant une plaque commémorative. L'inauguration se déroula officiellement le 7 juillet en présence du maire, de moi-même et des autorités militaires. Suivit une réception d'honneur à la mairie-annexe de Pont de l'Arc pour des discours de remerciements.
Les années ont défilé et le rond-point fait hélas pitié à voir depuis longtemps. Des automobilistes un rien abrutis ont percuté le rond-point et les boules ont été endommagées. Celles du côté ouest ont été enlevées et la plus grosse du côté est a perdu la plaque commémorative. Début 2019, alors que j'étais encore conseiller municipal, j'ai saisi mon collègue délégué aux anciens combattants pour lui faire part de ma demande de restaurer au minimum les plaques, avec lettre et photos à l'appui. "Oui, oui, je m'en charge", m'avait-il promis. Et puis, aucune réponse. Fin 2019, j'ai aussi interpellé par les mêmes moyens l'adjoint du quartier, par ailleurs, délégué à la voirie. "Merci, je vais m'en occuper". Pas de réponse non plus.
En tout, deux ans sont déjà passés depuis ma requête et la situation n'a pas bougé. Dois-je m'adresser au pape pour lui soumettre ce pourtant simple souhait. Il pourrait peut-être se montrer plus efficace en convenant que si selon l'adage les voies sont impénétrables, rien n'empêche qu'un rond-point soit réparable.

brossolette plaque
(Clic sur l'image pour agrandir)

album LAC armée rond-point brossolette - Copie (2)
(Clic sur l'image pour agrandir)
De gauche à droite, l'adjoint du quartier Lucien-Alexandre Castronovo, l'adjoint aux anciens combattants Pierre Arboré, le maire Jean-Franois Picheral, le général Claude Bigot et son adjoint

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mardi 6 avril 2021

Procès Guérini : 2 ans ferme pour Jean-Noël, 8 ans ferme pour Alexandre

À L'OMBRE ! Après 12 ans de procédures fouillées, le procès des frères Guérini et autres comparses se tient pendant un mois. Les réquisitions pour prises illégales d'intérêts ont déjà été prononcées : 4 ans de prison dont 2 ferme et 5 ans d'inéligibilité pour Jean-Noël et 8 ans ferme et amendes pour Alexandre. C'est lourd mais la justice ne laisse plus rien passer. On ne peut que se réjouir des sanctions qui frappent durement les comportements de personnages sans vergogne...  

Guérini procès casseroles ravi
(Dessin paru dans Le Ravi)

Il aura fallu attendre douze longues années pour enfin voir les frères Jean-Noël et Alexandre Guérini, brouillés maintenant (“Lui c’est lui, moi c’est moi” dira Jean-Noël), comparaître devant un tribunal correctionnel. Au fil du temps, les dossiers qui les concernent et les accusations dont ils font l'objet auront occupé plusieurs juges d'instruction.
Le procès s'est ouvert le 14 mars et va durer encore une bonne semaine. Les réquisitions, très lourdes car la justice se montre de plus en plus sévère, ont déjà été prononcées : pour prises illégales d'intérêts, à l'encontre de Jean-Noël quatre ans de prison dont deux ferme et cinq d'inéligibilité et d'Alexandre huit ans ferme et amendes.
Le premier, président du conseil départemental au moment des faits, toujours sénateur, est soupçonné d'avoir favorisé le second, entrepreneur dans la gestion des déchets, pour l'obtention d'un terrain destiné à l'agrandissement d'une décharge sur quatre hectares. Dans cette affaire, on parle de millions d'euros. Parole de procureur : "A tous les deux, ils ont fait du clientélisme un mode de gouvernance qui a permis à l’aîné de satisfaire ses ambitions politiques et au cadet de faire des profits considérables".
Le procès a vu d'autres personnes plus ou moins proches des deux prévenus et plus ou moins  impliquées dans ce méli-mélo défiler à la barre. Au cours des audiences, les magistrats n'ont pas hésité à diffuser des multiples enregistrements d'écoutes effectuées à leur insu très compromettants entre les deux frères. Impossible pour eux de nier leurs échanges même en vocabulaire codé ou en corse.
Réaction de Jean-Noël : “Toute ma vie, j’ai été d’une droiture exemplaire”. A l'entendre, il n'y aurait qu'à le croire… Et les charges retenues contre lui, ce serait par erreur judiciaire ? On ne peut que se réjouir qu'un tel procès fasse enfin la lumière sur des pratiques et des comportements illégaux même si cela intervient toujours et encore très tardivement.

guérini réquisitions

guerini france 3

Guérini canard 24

guerini canard raisons 2 24
(Dessin du Canard enchaîné Cabu 2011)

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lundi 29 mars 2021

Mise en vente du couvent des Prêcheurs : Les enfumages de la mairie !

BOBARDS. Non, ce n'est pas un simple couac. C'est une décision prise par Maryse Joissains. La mise en vente du couvent des Prêcheurs provoque de nombreuses critiques. La mairie parle d'appel à candidature mais on comprend qu'il s'agit de trouver un acquéreur sans formuler un projet. En annonçant cette cession d'un bien public, la municipalité compte faire une opération commerciale qui profiterait au privé pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de la ville. Il y a peu, la vente du couvent pour la création d'un musée Picasso a déjà essuyé un lamentable échec...    

Prêcheurs intérieur
(Capture d'image document mairie)

Par surprise, la municipalité met en vente le couvent des Prêcheurs qui a entre autres abrité le collège du même nom. Je le connais bien pour y avoir enseigné dans les années 80. L'annonce a été faite le 15 mars sur le site de la mairie (voir capture d'écran ci-dessous). Les deux mots équivalents "cession" et vente" y figurent bel et bien.
Aussitôt, de nombreuses protestations se sont élevées de toutes parts pour refuser que ce joyau du patrimoine communal aixois soit livré au secteur privé. Outre la perte de la propriété et de la gestion municipale, le risque est de donner les clés à un acquéreur qui ne cherchera qu'à faire de l'argent. Dans la même veine d'incertitude et d'incohérence, la Ville ne prévoit aucune clause portant sur la nature du destin que pourra prendre l'activité qui y sera installée.
Depuis que les critiques se sont multipliées, Maryse Joissains s'est fendue d'une vidéo où elle essaie de rattraper les choses par des circonvolutions niant que c'est une vente et que la cession devra répondre à un projet pour lequel la Ville aura son mot à dire. Bla bla bla. L'annonce, répétons-le, ne fait état que de la cession, sans autre forme. 
Au conseil municipal de vendredi, les oppositions ont fustigé cette façon de faire. Maryse Joissains ayant laissé sa place pour des raisons personnelles liées à sa santé, c'est le premier adjoint qui a présidé le reste de la séance. Répondant aux interpellations, il a tenté de justifier dans une argumentation tordue et loufoque la position de la mairie en affirmant contre l'évidence qu'il ne s'agit pas d'une vente mais d'un appel à projet. C'est faux. Il a essayé d'embrouiller tout le monde avec cette surprenante phrase : "une mise en vente n'aboutit pas nécessairement à la vente". Il a ajouté lui aussi que l'annonce est un appel à candidature. Oui mais pour l'achat, pas pour un projet.
Beaucoup de mots ont été échangés pour lui rappeler que l'opération cache une autre raison, celle d'une cession commerciale qui vise à renflouer les caisses sous le prétexte de ne pas augmenter les impôts. En son temps, au conseil municipal, j'avais fait la démonstration que les impôts indirects (tarifs divers des services publics) avaient grimpé de près de 30% depuis l'élection de cette majorité en 2001.
Par ailleurs, il n'est pas inutile ici de rappeler que la municipalité n'a cessé de vendre de très nombreux immeubles communaux au privé, toujours dans cette optique électoraliste de maintien des taux fiscaux directs. Ces biens cédés auraient pu être transformés en logements sociaux ou en équipements publics, des structures de proximité qui font défaut notamment 
au cœur de la ville pour la petite enfance, les étudiants et les personnes âgées. Eh bien non, Maryse Joissains continue de jouer au monopoly et préfère se livrer à des opérations qu'on peut assimiler à de l'affairisme au mépris de l'intérêt général. 

L'annonce dans la rubrique "marchés publics" sur le site de la mairie

Prêcheurs annonce vente

Prêcheurs prov 28

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

Rappel de l'affaire Picasso pour les Prêcheurs
"Création d'un Musée Picasso à Aix : Histoire d'un échec prévisible"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/03/09/38855242.html

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lundi 22 mars 2021

Fusion des offices HLM : Maryse Joissains reçoit un camouflet !

DÉSINTOX. Suites de mon article sur la fusion des offices HLM. Je publie aujourd'hui les lettres devenues publiques échangées entre le préfet, la maire d'Aix et son ex-adjoint. Ce dernier remet en place la réalité des faits qui ont été présentés de manière altérée et abusive par Maryse Joissains pour se défausser sur lui. Voilà donc que la vérité éclate au grand jour…

HLM fusions

Dans mon article de lundi dernier, j'ai raconté la drôle de présentation des faits qu'a faite Maryse Joissains au sujet de la fusion des offices HLM qui sont devenus une compétence métropolitaine. Voulant conserver son pouvoir sur les logements sociaux, en contradiction avec la loi, elle proposait une fusion avec des offices qui ne peuvent statutairement pas fusionner. La fusion ne peut s'opérer qu'avec des offices publics existant dans le cadre métropolitain.
Déjà en 2016, Maryse Joissains avait tenté un coup politique en faisant voter une délibération portant sur la vente de Pays d'Aix Habitat à la Sacogiva. Mal lui en avait pris car ces deux offices sont de nature différente. PAH relève de la Métropole et la Sacogiva est strictement municipale. Pour couronner le tout, c'est cette dernière de plus petite envergure qui devait dévorer la plus grosse ! Le préfet avait rappelé à l'ordre la maire d'Aix et l'affaire ne s'est pas faite (voir le courrier du préfet dans le dossier ci-dessous).
Pour le cas plus récent de la contestation de la fusion imposée par la loi, Maryse Joissains a remis le couvert pour détourner les textes en laissant croire que l'opération pourvait se concrétiser avec un office de droit privé (Famille et Provence) ou un autre office qui est départemental (13 Habitat), les deux n'ayant aucun lien avec la métropole (voir sa lettre au préfet ci-dessous). Cela faisant, Maryse Joissains se défausse sur ancien adjoint qui présidait PAH en l'accusant de ne pas avoir suivi ses demandes.
Devant tant d'idioties, Maurice Chazeau, dont je répète qu'il a œuvré au mieux dans l'exercice de sa fonction tout en étant respectueux des lois, a tenu à apporter au préfet toutes les précisions qui rétablissent la réalité des faits (son courrier est aussi ci-dessous). Voilà qui éclaire les choses sur qui a fait n'importe quoi et qui a agi en toute transparence.

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

"La guerre lourdingue de Maryse Joissains contre la fusion des offices HLM" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/03/15/38866313.html

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lundi 15 mars 2021

La guerre lourdingue de Maryse Joissains contre la fusion des offices HLM

PITRERIE. C'est un article du site Marsactu qui révèle le 10 mars les dessous d'une guerre lancée avec une petite épée en plastique par Maryse Joissains contre la fusion des offices HLM métropolitains prévue par la loi. Ses arguments sont plus que spécieux et ne tiendront pas, pas plus que d'autres de ses précédentes tentatives contraires à la loi et donc retoquées par le préfet. De sucroît, pour protester, la maire d'Aix se défausse sur son ancien adjoint, président de l'office aixois, qu'elle a évincé l'an dernier de sa liste. Je connais bien cette personne et j'ai suivi ses efforts pour relancer l'office alors qu'en douze ans six directeurs avaient été licenciés par Maryse Joissains. La politique, c'est parfois dégueulasse...

PAH + HMP

Depuis la création de la métropole en 2016, la maire d'Aix aura tout tenté pour se replier dans son village gaulois en contestant toutes les dispositions de transfert d'organismes communaux et communautaires vers Aix-Marseille Métropole. Elle a chaque fois perdu malgré ses interpellations en direction de l'Etat.
Ellle avait voulu vendre les parkings aixois à la Semepa alors que la loi édicte un transfert dans le cadre d'une organisation métropolitaine d'ensemble. Cette affaire n'est pas encore tout à fait réglée car Maryse Joissains qui avait été retoquée par le préfet a attaqué ce dernier. On en est à l'étape de la cassation. Et le verdict ne saurait tarder à officialiser le transfert.
De même, dans une tentative invraisemblable, Maryse Joissains a essayé de pousser la vente de l'Office à la Sacogiva (deux fois plus petite que sa grande sœur) alors que les deux offices relèvent de statuts incompatibles. En gros, la petite, non transférable à la métropole, devait absorber la grosse. Cela faisant, la Ville aurait gardé la main sur les logements sociaux. Là aussi, l'échec, prévisible, lui a été signifié par le préfet.
Maryse Joissains s'est aussi engagée dans une autre catégorie, celle du transfert de Pays d'Aix Habitat à la métropole. Et plus récemment en refusant la fusion de l'office avec un autre de la métropole. Là encore en contradiction complète avec la législation. En effet, la loi Elan (portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) du 23 novembre 2018 a fixé au 31 décembre 2020 la date limite théorique pour la restructuration, fusion ou création d'une société de coordination, des organismes HLM gérant moins de 12.000 logements. C'est le cas de PAH qui gère quelque 5.700 logements. Maryse Joissains a de nouveau adressé un courrier au préfet pour se plaindre de la prochaine fusion avec Habitat Marseille Provence qui possède 14.500 logements.
Pour la bonne compréhension de la question, le conseil d'administration de PAH a bien respecté les textes et s'est logiquement rapproché de HMP. La maire d'Aix a vu rouge. Et a accusé le précédent président de l'office de ne pas avoir suivi sa demande. Sa punition a été de ne plus figurer sur la liste municipale de 2020 alors qu'il était adjoint depuis 2001.
Excusez mon vocabulaire mais je trouve cela dégueulasse. Maurice Chazeau, que je connais bien et apprécie, a essayé de relancer l'office dès qu'il avait été désigné président. Le problème, ce n'était pas lui, c'était la gestion chaotique de Maryse Joissains elle-même qui avait procédé à pas moins de six licenciemens de directeurs en 12 ans, le septième est toujours en place. Maryse Joissains lui en veut aussi car lors de l'élection municipale de l'an dernier, l'épouse de ce directeur était candidate sur la liste dissidente d'un ancien adjoint qui avait choisi de tenter sa chance contre la maire sortante. Voilà comment Maryse Joissains règle ses comptes en se défaussant complètement de sa responsabilité.
Comme le précise Marsactu, elle réclame ni plus ni moins au préfet “de mandater la chambre régionale des comptes et peut-être même la Cour des comptes, car avec à peu près 20.000 logements que devrait gérer ce nouvel office métropolitain, cela mérite un contrôle régional, voire national…".
Alors voici ma question perfide : outre que toutes les menées de Maryse Joissains dans ces pitreries sont contraires aux lois, une élue condamnée définitivement en décembre pour des faits de "prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics", mais ayant formé un recours en cassation uniquement pour contester la peine de huit ans de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité, est-elle encore crédible ?

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mardi 9 mars 2021

Création d'un Musée Picasso à Aix : Histoire d'un échec prévisible

REVERS. Vous en avez  forcément entendu parler. Surtout entendu parler car le projet n'a pas abouti. Et c'était prévisible. Récit des péripéties qui ont émaillé ce dossier pendant quatre ans. Maryse Joissains a fini par reconnaître que nous avions soulevé les bonnes questions à poser sur le possible échec de cette initiative intéressante mais périlleuse juridiquement...

Collège Prêcheurs 16

Le magazine de la ville y est encore revenu dans ses numéros récents de novembre et de janvier. Retour sur les faits donc. Quelques mois avant la fermeture définitive du collège des Prêcheurs prévue en 2015, Maryse Joissains avait émis l'idée, intéressante, d'installer dans le bâtiment principal affecté aux classes "un pôle de formation et de recherche judiciaires" ainsi que "d'y localiser une crèche de soixante places, indépendante en terme de fonctionnement." Le conseil municipal avait validé cette initiative.
Mais en 2017, Catherine Hutin, fille de la seconde épouse de Pablo Picasso se manifeste pour créer un musée Picasso. Information tout aussi intéressante pour enrichir le patrimoine aixois. Elle demande 12 millions d'euros à la Ville qui lui consent une ristourne d'un million. Les tractations commencent et se poursuivent sans convaincre l'héritière. La municipalité veut y inclure des clauses de sauvegarde, pour certaines à juste titre.
Le principal désaccord est que la Ville veut instaurer une garantie que le musée resterait un musée au moins pendant quinze ans avant un éventuel changement de destination, par exemple une vente à nouvel opérateur culturel ou autre. Catherine Hutin défend l'idée de cinq ans et refuse d'intégrer cette clause dans le comromis de vente. Réaction de Maryse Joissains : "Ça n’avance pas avec l’héritière de Picasso, je crois qu’elle est entourée de conseillers mal avisés." En septembre 2020, cette dernière impute à la mairie l'échec du projet. Fin de partie. Il n'y aura pas de musée Picasso à Aix.
Vu le flou des tractations, cette affaire a été évoquée à plusieurs reprises au conseil municipal. Dès 2017, mon collègue Edouard Baldo qui connaît bien le sujet juridiquement a chaque fois émis des doutes sur les intentions de Catherine Hutin insistant notamment sur les incertitudes liées à la solidité et à la légitimité de cette dernière à se réclamer de l'héritage car la société nommée Madame Z qui porte son projet avait été précisément créée en 2017.
Edouard Baldo avait tiqué sur la nature de la société, et le type de contrat de cession des murs de l'ancien collège des Prêcheurs "de gré à gré" entre la Ville d'Aix et l'héritière. "On veut vendre à Madame Z. Avez-vous vérifié les statuts de Madame Z ? L'ancien collège fait-il partie du domaine public ou privé de la commune ? Il est en plein secteur sauvegardé..." Et l'élu de poursuivre sa démonstration : "Il y a sept musées (dédiés au maître espagnol) en Europe. Le musée le plus important du monde, c'est le musée de Paris. Il est mort en 1973, Picasso. Depuis 1973, elle aurait eu le temps de le faire, son musée, Mme Hutin. Eh bien non. Je vais vous dire pourquoi : en 1989 est intervenue une décision de justice qui donne la totalité de la décision à Claude Picasso, qui est l'administrateur de la Picasso administration, installée aux États-Unis. C'est Claude Picasso qui délivre les certificats d'authenticité, les autorisations de création des musées, c'est lui qui veille au nom, à l'image, à l'oeuvre et à la signature. L'a-t-on consultée, cette Picasso administration ?".
Au conseil municipal d'octobre dernier (alors que nous n'y siégeons plus), Maryse Joissains a finalement admis que le scepticisme d'Edouard Baldo avait du sens (voir extrait de La Provence, ci-dessous). Aux dernières nouvelles, la Ville veut lancer un appel à projet pour en faire un centre d'art. Souhaitons-en l'augure...

Musée Picasso La Provence 13 octobre 2020 - Copie

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