Gérer des établissements publics de cet ordre demande que l'on en garde la maîtrise avec transparence et autorité. La Ville a son mot à dire puisqu'elle les finance en grande partie. Pourquoi alors n'exerce-t-elle pas pleinement son rôle ? Exposé sur ces deux cas... 

office tourisme + école art aix

Il faut savoir que pour l'Office de tourisme, la Ville accorde une subvention de 1,7 million d'euros par an et, pour l'Ecole d'art, 2 millions. Au conseil municipal de fin mai, je suis intervenu pour faire part de mon étonnement sur ces deux sujets.
Office de tourisme
L'an dernier déjà, j'avais formulé des observations et des interrogations. Je les rappelle :
1. L'importance de la masse salariale (charges de personnel et frais assimilés) qui représentait 66% des dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire 4,5 millions du budget sur près de 7 millions. C'est excessif.
2. Or, en 2018, par rapport à l'année précédente, nous retrouvons le même pourcentage.
3. J'ai donc renouvelé ma démande de révision budgétaire de l'Office pour faire la clarté et rationaliser les dépenses.
4. J'avais demandé, comme on le fait pour le compte administratif municipal, de produire une information présentant un tableau analytique des effectifs. L'adjoint aux finances m'avait répondu, je cite : "Aucun problème. Nous allons nous rapprocher du directeur et du président et demander l’ensemble des documents. Je vais transmettre tes demandes."
C'est toujours ça d'obtenu. Mais il manque encore l'organigramme des postes et des fonctions. Pourquoi ? Y aurait-il quelque chose à cacher ?
Ecole d'art
Le problème est un peu différent. On apprend que l'école semble rencontrer des positions quelque peu antagonistes à l'interne même de sa gestion. Par ailleurs, d'après ce qui nous a été rapporté, la direction manifeste une volonté d'agir indépendemment des liens avec la mairie, refusant tout échange avec elle, selon les dires de l'adjoint aux finances lui-même.
Autrement dit, la mairie est mise à l'écart alors qu'elle est le principal financeur et qu'elle l'accompagne depuis plusieurs années dans sa démarche d'autonomisation, particulièrement au niveau de la gestion comptable et financière et de la gestion du personnel.
La question qui se pose est la suivante : comment se fait-il que la mairie soit incapable de se faire entendre alors que le conseil d'administration compte une dizaine d'élus municipaux et qu'il est présidé par une élue municipale ?
Dans les deux cas, est-ce trop demander que de mettre les choses à plat pour tendre vers une meilleure gestion ?