vendredi 29 mars 2019

Rénovation du Parc Jourdan : Le gros cafouillage des travaux

Pour faire le point sur le cas confus des travaux de rénovation du parc Jourdan et obtenir des éclaircissements, lors du conseil municipal de vendredi dernier, j'ai officiellement posé une question orale au nom de mon groupe Démocratie pour Aix. Résultat : dysfonctionnements, suspension des travaux, remise en état et relance de la procédure. Récit...

Parc Jourdan 9
(Clic sur l'image pour agrandir)

Je m'étais étonné que, après avoir consulté les services, aucun marché public n'apparaissait comme ayant été attribué à une entreprise. On m'a répondu que le lot de ce marché avait été passé à travers un accord-cadre de travaux (plus de 5 millions d'euros) destiné à l'entretien du patrimoine et qu'il a servi à exécuter celui du parc Jourdan. D'où la difficulté pour moi de l'identifier en tant que tel puisqu'il ne mentionnait pas explicitement la rénovation du parc.
Au passage, la première phase de travaux s'élève bien à 420.000 euros. Une seconde devrait atteindre le même montant.
Face au flou juridique que j'ai rappelé, la mairie a confirmé la suspension des travaux et a annoncé que toutes les modifications qui ont été effectuées seront supprimées dès le 1er avril pour un retour à l'état initial des piliers, éléments constitutifs de clôture avec les grilles qui devaient être rehaussées.
Les deux plus gros points du litige portaient sur la non consultation de l'architecte des bâtiments de France, pourtant obligatoire, et l'absence d'affichage de l'arrêté des travaux dès le début du chantier.
Ces vices de forme et la remise en état à l'identique du parc vont probablement être facturés en surplus du coût du marché. La mairie doit maintenant relancer des procédures pour se conformer aux règles des marchés publics et des dispositions de conservation du patrimoine.
Résumé de la réponse de la mairie
L'objectif des travaux était de mettre en place une sécurisation. Il y a eu un dysfonctionnement. Le début des travaux a été fait sur la base de renseignements qui étaient erronés. Il y avait un accord-cadre. Les travaux ont été arrêtés. Vous avez raison, l'architecte des bâtiments de France est concerné. Il a demandé un diagnostic historique et patrimonial. A partir du 1er avril, tout sera remis en état à l'identique en attendant les résultats des avis des experts.
Vous pouvez écouter ou lire mon intervention ci-après.

"Rénovation du parc Jourdan : Les désastreux travaux sont enfin suspendus !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/13/37172563.html

CM 45 22
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Le détail du marché

Marché n°A16.086 : lot n°2 Péri-urbain
Date de conclusion du marché : 18 novembre 2016
Nombre d'offres reçues : 4
Le marché a été attribué à un groupement de 3 opérateurs économiques
Noms des titulaires : SOCIETE SATR, SOCIETE EUROVIA MEDITERRANEE, SOCIETE VIDAL
Valeur totale du marché : 5.200.000 euros

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mercredi 27 mars 2019

Le développement du Pays d'Aix incompatible avec celui de la métropole ?

Suite à une question que j'ai posée sur la cohérence du développement urbanistique, un débat vif a eu lieu entre les élus du conseil de territoire sur les orientations stratégiques du Pays d'Aix à intégrer dans le Plan local métropolitain. Les territoires devront-ils appliquer le même taux d'évolution démographique ou pourront-ils y déroger en raison de leurs singularités ? 

PLUi Pays d'Aix

Au conseil de territoire de jeudi dernier, un rapport était présenté aux élus pour avis au sujet du futur Plan local d'urbanisme intercommunal. La métropole étant désormais chargée de coordonner l'ensemble des PLUi des six grands territoires qui la constituent doit d'abord agréger les données pour ensuite les harmoniser. Ainsi, le développement urbain devrait gagner en cohérence pour les actions à mener. Cela posé, la métropole a déjà travaillé à des orientations stratégiques en concertation avec les six territoires. C'est le sens du dudit rapport.
Je suis intervenu pour faire part de mes observations. En particulier, pour demander si le Pays d'Aix tient à affirmer ses choix d'urbanisme et à s'assurer qu'ils ne seront pas noyés dans le document final. Je ne me doutais pas que cela allait entraîner un débat d'une demi-heure pendant lequel on a découvert que les élus n'avaient pas forcément une même vision.
Le point qui a provoqué les échanges est celui de l'évolution démographique du territoire métropolitain qui prévoit une augmentation globale de 0,80% par an jusqu'en 2040. J'ai demandé si ce pourcentage est uniforme pour les six territoires ou si des modulations spécifiques à chacun d'entre eux sont possibles et seraient dans ce cas prises en considération.
On a appris que le PLU du Pays d'Aix table sur une fourchette de 0,40 à 0,50% tandis que Marseille veut se contenter de 0,40%. Cela veut-il donc dire que Marseille ne ferait pas beaucoup d'efforts, laissant aux autres territoires le "soin" de compenser ?
Comment le faire savoir à la métropole ? La discussion a été vive.
Le rapport étant seulement soumis pour avis, difficile de l'accepter tel quel et pas moins difficile aussi de s'y opposer en courant le gros risque de tomber dans un piège, celui de bloquer le PLUi du Pays d'Aix pour plusieurs années. Evidemment, les pour, les contre et les partisans d'une abstention avaient du mal à s'entendre.
Finalement, le rapport a été voté assorti de réserves demandant le respect des orientations définies par le Pays d'Aix. La métropole en tiendra-t-elle compte, sachant qu'harmoniser est une chose et singulariser en est une autre ? C'est tout l'enjeu de la métropolisation.
Pour rappel, le PLUi du Pays d'Aix, ainsi que les Plans de l'habitat et des déplacements urbains ont bel et bien mutualisé leurs stratégies à travers des compromis. Alors…

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(Clic sur l'image pour agrandir) PLUi AMP

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jeudi 21 mars 2019

Les vérités offensives de Démocratie pour Aix sur le bilan de la mairie

Fin janvier, notre groupe Démocratie pour Aix a fourni un premier bilan de mandat à un an de l'élection municipale. Nous avons évoqué la gestion de Maryse Joissains, notre travail dans l'opposition et nos propositions. Actuellement, nous distribuons deux documents à plusieurs milliers d'exemplaires dans toute la ville. Passage en revue… 

DPA voeux 2019 Q - Copie

Lors de la cérémonie de vœux, nous avons voulu évoquer certains grands sujets en forme de premier bilan de la gestion de Maryse Joissains. A tour de rôle, chacun des élus est revenu sur les domaines dont elle ou il s'occupe au quotidien. Au-delà des critiques, nous avons exposé la politique municipale telle qu'elle est pratiquée et avons formulé nos propres propositions. Il va de soi qu'il n'était pas possible de tout aborder lors de cette cérémonie et que nous en reparlerons dans les mois qui viennent.

Vidéo réalisée par Anonymal

Voici certains des sujets que nous avons traités.
* La vie associative dont les subventions baissent régulièrement, les taux de pauvreté et du chômage notamment dans les quartiers excentrés, le manque de logements sociaux et le mauvais entretien de l'existant.
* Les divers problèmes rencontrés par les riverains et les commerces au cours de la requalification des trois places, l'éclatement des marchés alimentaires et d'artisanat, l'erreur de ne pas avoir inclus les qiuartiers ouest et le parc Rambot dans le projet de Parc naturel urbain, la bataille que nous avons menée pour la Charte de l'arbre, la demande d'audit pour sauver Pays d'aix associations. 
* Le développement du rail comme moyen de mobilité en déplorant que n'ait pas été reprise l'idée de création de haltes ferroviaires à Luynes, Puyricard et la Pauliane, l'étalement urbain à la Constance et à la Duranne, les graves "errements" relevés pas la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la municipalité, l'inadéquation du réseau Aix en bus aux besoins réels alors que se met en place le BHNS, les carences constatées dans la propreté de la ville et le manque d'entretien de la voirie.
Le nombre important de logements vides au centre-ville (environ 2000), la perte d'habitants à cause des orientations du Plan local d'urbanisme, la présence massive de punaises de lit, de cafards et de rats dans les quartiers, le nombre démesuré de procédures juridiques entamées par et contre la mairie, l'affaire du contrat illégal et annulé de l'ex-directeur de cabinet et, bien sûr, la comparution de Maryse Joissains devant le tribunal correctionnel.
Edouard Baldo a conclu ainsi : "Les élus doivent être au service des habitants. L'argent public n'est pas destiné à engraisser les courtisans ou à payer les petits camarades parce que la République c'est d'abord l'argent public et l'argent public est destiné au public, à la chose publique." 

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

DPA voeux 2019 prov 27

"Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

DPA chroniques prov 16

C'est gonflé !

joissains correctionnelle prov 21

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jeudi 14 mars 2019

Maryse Joissains prend 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

Hier, à Montpellier, les lourdes réquisitions en appel à l'encontre de Maryse Joissains étaient identiques aux condamnations prononcées l'an dernier : 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité. C'est donc peine perdue pour elle qui pariait sur sa relaxe. Récit comme si on y était...

cour d'appel Montpellier

Condamnée le 18 juillet 2018 en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité pour "détournement de fonds publics” et “prise illégale d’intérêts", Maryse Joissains avait fait appel. En arrivant hier au tribunal correctionnel de Montpellier, elle a déclaré "je suis sereine" avec l'idée d'obtenir la relaxe. Défense de rire. La cour d'appel a confirmé intégralement les mêmes peines.
L'avocat général a dénoncé d'entrée les propos de la maire d'Aix lorsqu'elle avait évoqué un règlement de comptes politiques. Non madame, lui a-t-il rétorqué, "la justice ne règle pas des comptes, elle demande des comptes". Dur à encaisser !
Puis, pendant près de trois heures, Maryse Joissains a été confrontée aux questions précises du président de la cour. Accrochée au micro, elle l'a souvent fait imprécisément, ce qui a obligé le magistrat à reposer ses questions pour obtenir des réponses complètes. Comment une ex-avocate peut-elle ignorer à ce point que la justice se garde des explications digressives ou floues même défendues avec vigueur ?
L'avocat général à lancé dans son réquisitoire : "Cette affaire est une illustration du comportement de nombreux élus qui sont de plus en plus dénoncés, à l’image de MM. Fillon ou Cahuzac", et réclame la confirmation de la peine prononcée il y a huit mois. Piquée au vif, Maryse Joissains l’a immédiatement interrompu. "Je ne peux pas laisser associer mon nom à ceux de voyous de la République. (...) Me comparer à Cahuzac, mais enfin vous avez perdu la tête ?" "Vous avez parlé de vertu, mais vous n’êtes pas vertueux", a-t-elle encore protesté, en direction de l’avocat général, et après les plaidoiries de ses avocats : "Vous n’avez pas le droit de rire, de vous gondoler durant vos réquisitions !" Ben, il n'allait pas quand même pleurer l'avocat général !
Les faits reprochés
Pour mémoire, les faits reprochés ne sont pas légers : la promotion jugée indue de son chauffeur et l’embauche à la Communauté du Pays d'Aix d’une collaboratrice chargée de la protection animale alors que ce domaine ne relevait pas du tout des compétences de cette collectivité.
Pour l’avocat général, le chauffeur est au cœur du "clientélisme, cette politique de petits services" de Maryse Joissains. Sa promotion était "irrégulière", a-t-il précisé car il a été distingué alors qu’il figurait à la 43e place sur une liste dressée par l’ordre de mérite. Cette promotion avait été définitivement annulée par le Conseil d’Etat qui avait estimé que l’élue avait "commis une erreur manifeste d’appréciation de la valeur et de l’expérience professionnelle" de l’intéressé.
Quant à l’emploi de la collaboratrice, il était "injustifié", a poursuivi l’avocat général : "Il faisait double emploi avec les compétences municipales. Cet emploi est donc en partie fictif et n’a pas de consistance".
"J'ai très bien géré ma ville". Euh...
Tout au long de l’audience, Maryse Joissains, au cours d’échanges parfois vifs avec le président de la cour, avait pourtant vanté sa gestion : "Je suis la vingtième ville de France, j’ai très très bien géré ma ville", a-t-elle assuré."Et je suis persuadée d’être dans le cadre de la loi pour les deux cas qui me sont reprochés." "Ma gestion est louée dans la France entière !" Sauf que sa gestion est plutôt connue dans tout le pays pour les chroniques judiciaires du système Joissains depuis quarante ans.
Comme elle l'avait fait en première instance, Maryse Joissains a défendu bec et ongles son "pouvoir souverain" de nommer des collaborateurs de cabinet, l’avocat général y voyant, lui, une "conception autocratique" du pouvoir. "On est dans un dossier de rumeurs, de règlement de comptes locaux. C’est un opposant politique qui est à l’origine du dossier, il faut le rappeler", a plaidé l'un de ses avocats : "Je vous demande de regarder froidement ce dossier. Je vous demande de ne pas entendre les élucubrations de l’avocat général sur un clientélisme. Je vous demande de regarder chacun des deux délits, deux petits points, et non le tombereau de dénonciations anonymes".
Alerté en 2012 par une lettre anonyme, le parquet d’Aix-en-Provence avait ouvert une enquête et, "pour la bonne administration de la justice", le procès avait été dépaysé à Montpellier.
L’arrêt a été mis en délibéré au 28 mai. 
Rappelons aussi quelques faits. Maryse Joissains a succédé en 2001 à la mairie à Alain Joissains, maire de 1978 à 1983 et condamné en 1986 en appel pour recel d’abus de biens sociaux. 
Qu'en dit Sophie Joissains ?
Interrogée hier matin par France Bleu Provence, elle a estimé que la maire d'Aix jugée dans l'après-midi pour favoritisme et prise illégale d'intérêt devant la cour d'appel de Montpellier n'avait "commis aucun délit". "Il n'y a aucun enrichissement personnel ni emploi fictif reprochés", a insisté l'élue à propos de sa mère condamnée en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité.
Selon elle, "l'instruction a été menée dans un contexte politique, à charge, bâclée et avec un procès inéquitable". Alors qu'en première instance, le procureur avait estimé "parfaitement constitués" les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts, "d'une gravité extrême car ils sont le contraire de la probité attendue d'un élu", Sophie Joissains a répondu qu'il s'agissait de "littérature". "Son chauffeur n'était pas simplement son chauffeur", a-t-elle dit en dénonçant "beaucoup d'amalgames". "C'était un collaborateur de cabinet qui était quand même catégorie B depuis plus de cinq ans et qui correspondait aux conditions légales".
En cas de confirmation de la peine, Sophie Joissains, qui espère la relaxe de sa mère, a évoqué la possibilité d'un recours "mais on n'espère ne pas en arriver là".
Mon commentaire 
Sophie Joissains avait usé d'arguments tout aussi fallacieux pour défendre son père Alain Joissains alors même que, par l'arrêt du Conseil d'Etat du 2 février 2015 et après dix années de procédures (à mes frais), j'allais obtenir l'annulation de son contrat illégal de collaborateur de cabinet de Maryse Joissains.
(Sources consultées pour la rédaction de mon article : agences et sites médias)

Le verdict du 28 mai prochain devrait ressembler au premier jugement du 18 juillet 2018 
(Ci-dessous le document intégral)

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

 

"Chroniques judiciaires du système Joissains de 1978 à 2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

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mercredi 13 mars 2019

Rénovation du parc Jourdan : Les désastreux travaux sont enfin suspendus !

Le spectacle offert à la vue est proprement ahurissant. J'en ai parlé début mars. On a surélevé les piliers en pierre de Rognes avec du béton en faisant fi des règles basiques qui s'appliquent à la protection d'un tel site ! Face aux multiples alertes, la mairie vient enfin de suspendre les travaux de rénovation du parc Jourdan. Ouf !

Parc Jourdan 9
(Clic sur l'image pour agrandir)
Cliché pris le 9 mars 2019 où l'on voit les 12 piliers surélevés de béton

Les premiers travaux dits de rénovation du parc Jourdan en ont fait sursauter plus d'un. Pour une raison simple : ils ont commencé par un saccage des piliers visibles de l'intérieur et de l'extérieur du parc. Pour rehausser les grilles de clôture, on n'a rien trouvé de mieux que de surélever aussi les piliers en pierre de Rognes avec du béton ! Aix, ville d'art, il faut vite le dire !
Il est évident que les règles les plus basiques n'ont pas été respectées. Le comité d'intérêt de quartier a mené l'enquête et a apporté les preuves qu'on était en train de dégrader l'apparence du site au mépris des mesures à prendre pour en conserver l'identité patrimoniale.
Face aux protestations, la mairie a suspendu les travaux jusqu'à nouvel ordre. Afin de se conformer aux procédures encadrées qui existent en termes de protection de ce genre de site naturel, notamment la demande d'avis de l'architecte des bâtiments de France, la mairie va devoir remettre en l'état initial tout ce qui a été modifié. Puis, elle devra établir un cahier des charges avant de lancer un appel d'offres et de pouvoir entamer les travaux.
Au départ, la rénovation du parc partait évidemment d'une bonne intention. Elle avait pour objectif de réaménager les espaces et d'assurer une meilleure sécurité des lieux. Mais pourquoi la mairie a-t-elle agi dans la précipitation ? Mystère. 

"Rénovation du parc Jourdan : Un début de travaux scandaleux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/01/37137063.html

Parc Jourdan prove 9

parc Jourdan prov 10

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vendredi 8 mars 2019

Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018

Les affaires judiciaires touchant les municipalités Joissains n'ont jamais cessé. Depuis 40 ans, les procès et les condamnations ont sali l'image de notre ville. Les placards à archives sont faits pour servir un jour. C'est maintenant. Il est donc nécessaire d'informer complètement les Aixois, anciens et nouveaux, sur les pratiques délictueuses et les dérives inadmissibles auxquelles se livre l'équipe en place. Nous en appelons au réveil général des consciences pour mettre fin à ce système. Bonne lecture…

DPA bilan général justice capture image de tête blog

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DOCUMENT INTÉGRAL

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TRACT pour BLOG ATRACT pour BLOG BTRACT pour BLOG CTRACT pour BLOG DTRACT pour BLOG E

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lundi 4 mars 2019

L'adjoint à l'urbanisme Alexandre Gallèse soupçonné de trafic d'influence

Après la condamnation de Maryse Joissains en première instance du tribunal correctionnel, une autre affaire touche la mairie en la personne d'Alexandre Gallèse, adjoint à l'urbanisme. Des soupçons de "prise illégale d'intérêts" et de "trafic d'influence" pèsent sur lui au sujet de marchés publics en échange de dons pour son association politique... 

joissains correctionnelle urbanisme

Ce qui devait arriver est arrivé, dira-t-on ? Mais voilà, une nouvelle affaire touche la mairie d'Aix alors que Maryse Joissains sera rejugée en appel au tribunal correctionnel de Montpellier le 13 mars. Alors, de quoi s'agit-il cette fois-ci ? Une information judiciaire a été ouverte à la suite d'un signalement par l'association Anticor sur des soupçons de "prise illégale d'intétrêts" et de "trafic d'influence" au sein du service d'urbanisme dont l'adjoint est Alexandre Gallèse.
L'excellent site Marsactu a été le premier à révéler l'information au grand public même si, ici et là, des rumeurs circulaient dans la ville depuis longtemps. Les autres médias ont embrayé et voilà l'affaire éventée. Enfin, suis-je tenté de dire, car j'avais publié un article dès octobre 2013 (voir lien plus bas) pour alerter sur des signes concernant deux fonctionnaires laissant penser qu'ils ne cautionnaient pas la gestion du service. On me pardonnera de rester prudent car ces personnes ne sont pas mises en cause. C'est l'élu qui est visé du fait de sa responsabilité politique.
Le cœur du problème est l'attribution présumée de nombreux marchés publics d'urbanisme en échange de dons pour le micro-parti local "Réflaixion" créé et présidé par Alexandre Gallèse qui aurait pu faire du chantage aux entreprises du bâtiment en échange de dons pour alimenter l'association. On dit même que certaines personnes se seraient vu refuser des marchés pour n'avoir pas versé de l'argent à l'association. Si cela est avéré - c'est l'enquête qui le dira - ce serait très grave.
L'information judiciaire ouverte en mai 2018 a donné lieu en décembre à des perquisitions par la brigade financière tant au sein du service de l'urbanisme lui-même que dans les locaux de la SEMEPA et de la SPLA, présidées par Gérard Bramoullé, premier adjoint au maire, sociétés qui sont le bras armé de la Ville pour les grands projets d'aménagement et de construction tels ceux de la Beauvalle et de la Duranne et qui font l'objet des investigations.
Sans doute n'est-ce qu'une partie certes importante et perceptible de ce qui motive les soupçons. Mais dans des discussions plus ou moins chuchotées, des gens confient leurs déboires au moment de solliciter un permis de construire. Ils s'étonnent des délais appliqués qui semblent varier, selon eux, pour des raisons peu orthodoxes. On voudrait bien comprendre s'il faut faire un geste particulier pour accélérer une procédure et obtenir satisfaction…

Déjà en 2013 sur mon blog ! 
"Mais que se passe-t-il au service de la police de l'urbanisme ?"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/10/09/28181702.html

gallèse urbanisme prov 26

gallèse urbanisme prov 26

gallèse urbanisme prov 26

L'article de Marsactu est ==> ICI

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Conseil de territoire : Des interrogations sur l'inadaptation d'Aix en bus

Au conseil de territoire de mercredi, les élus n'étant pas tenus au courant sur les avancées de l'articulation du Bus à haut niveau de service avec le réseau Aix en bus, j'ai donc posé la question. Surtout parce que je constate que le réseau est toujours inadapté et que rien ne bouge pour mieux servir les usagers...

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Depuis 2016, le conseil de territoire du pays d'Aix remplace l'ex-communauté d'agglomération. Il est l'une des six intercommunalités qui composent Aix-Marseille Métropole. La loi a transféré à cette dernière certaines compétences pour une gestion plus globale. L'exemple le plus parlant est celui des transports. Il y a aussi l'environnement, l'habitat, les plans d'urbanisme, l'eau et l'assainissement pour ne retenir que les plus siginificatifs.
Or donc, le projet de Bus à haut niveau de service lancé à Aix par l'ancienne CPA ainsi que le réseaau Aix en bus ont été pris en charge par la métropole. Cela relève autant de la logique institutionnelle que du diagnostic qui prévoit que l'on pense les transports à une échelle plus pertinente, à savoir les liaisons intermodales propres à faciliter les déplacements.
Ce n'est pas la première fois que le dossier du BHNS passe en délibération devant les élus. Mercredi, un rapport portait sur l'avenant n°12 de la délégation de sevice public d'Aix en bus. Je suis intervenu pour dire que je comprends bien qu'il faille prendre en compte les évolutions du réseau.
J'en ai profité cependant pour répéter que le réseau n'est toujours pas adapté aux besoins des usagers. Parce que je ne suis pas le seul en tant qu'utilisateur des bus à le remarquer, beaucoup en font aussi l'amère expérience.
Comme les élus ne sont pas tenus au courant des études sur la nécessaire articulation du BHNS et d'Aix en bus, j'ai de nouveau demandé si l'on pouvait en avoir connaissance par exemple sous forme de carte ou de graphique, ce qui nous permettrait de savoir sur quel projet on vote.
Maryse Joissains semblant en manque d'informations a donné la parole au fonctionnaire métropolitain qui suit le dossier. On a essayé de me rassurer mais je reste étonné qu'on mette autant de temps à présenter les points d'étape qui serviront à finaliser le projet. Je ne suis pas moins étonné que pour de trop nombreuses délibérations aucun élu ne sollicite des explications et se contente de simplement de voter, quasi automatiquement (voir les comptes-rendus de la presse ci-dessous).
J'ioserai même aller plus loin en m'interrogeant s'ils ont vraiment lu les documents. C'était ma minute de persiflage.
L'ordre du jour de la séance de mercredi comportait 74 rapports, 883 pages, 36 rapports pour avis, 36 pour décision et 2 pour information. Il y avait donc de la matière.

CT 20 27

CT 20 27

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dimanche 3 mars 2019

Grand débat ou grand blablabla ?

Par curiosité, j'ai participé au grand débat qui a eu lieu jeudi dans deux salles de la mairie. J'ai choisi d'aller à celui sur la démocratie et la citoyenneté et les services publics. En sortira-t-il quelque chose de concret ? Je reste pessimiste. Et vous ? 

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(Clic sur l'image pour agrandir)

C'est d'abord par curiosité mais sans réelle illusion de ce qui pourrait en sortir que j'ai décidé de participer au grand débat mis en place par la mairie que nous avions incitée à le faire.
Dans la salle des Etats de Provence, les thèmes portaient sur la transition écologique et la fiscalité et les dépenses publiques. Dans la salle des mariages, c'était démocratie et citoyenneté et l'organisation de l'Etat et des services publics. J'ai choisi ces thèmes-là.
L'organisation était correcte avec des personnes chargées d'animer les séances. Durant trois heures, l'ambiance était à la réflexion et le débat s'est déroulé le plus calmement possible. A mon avis, les thèmes proposés forment un tout mais je comprends bien que pour cibler les sujets il fallait les séparer. D'ailleurs, la parole étant libre, les participants n'ont pas manqué d'aller au-delà du cadre strict proposé.
Des questionnaires papier étaient disponibles comportant entre 11 à 34 items. J'ai tout rempli mais j'ai fait remarquer qu'ils ressemblaient trop souvent à des QCM, autant dire des questions fermées laissant peu de place à une expression plus diversifiée et plus large. Mes plus grandes critiques portent sur le fait que deux aspects n'ont pas été mis en débat dans cette consultation organisée par l'Etat : le choix des orientations économiques à opérer pour donner corps à un vrai changement de politique à l'issue du débat, donc grand doute sur son utilité, et l'occultation du rôle essentiel joué par le mouvement des gilets jaunes qui a permis de se révolter contre les injustices sociales et fiscales. Quid des grands services publics régaliens tels par exemple l'hôpital, l'école, la poste qui forment les bases de la cohésion républicaine, auxquels il faudrait ajouter la création d'un service public national des EHPAD ? Je suis intervenu sur plusieurs fois pour le faire observer.
Au passage, j'ai exprimé mes positions sur des points qui m'ont toujours tenu à cœur. Je suis pour le non-cumul des mandats et la réduction significative du nombre des élus. Je propose que, toutes institutions confondues, ils ne soient indemnisés qu'en fonction de leur présence effective à leurs tâches et non pas seulement sanctionnés en cas d'absence. Leur crédibilité en sortirait grandie.
Le manque de confiance à l'égard de la classe politique, voire le rejet total de ce qu'on nomme les corps intermédiaires, est le signe que les citoyens ne se sentent pas représentés, écoutés. Oui, ils se sentent abandonnés, humiliés dans leur dignité par les pouvoirs publics. Il faut donc leur donner les moyens de prendre la parole car ils savent mieux que quiconque quels sont leurs besoins.
J'ai proposé la création obligatoire de Maisons du citoyen et d'annexes par quartiers pour la proximité, c'est-à-dire de véritables outils dédiés aux services publics en forme de guichet unique, dans toutes les communes de plus de 3500 habitants.
Pour finir, j'ai résumé mon opinion sur cette vaste opération lancée par le président de la République. La seule vraie question à se poser est la suivante : que fait-on quand on se lève chaque matin, qu'on n'a pas ou pas assez d'argent et qu'on ne sait pas comment on va pouvoir manger ? Tout part de là. J'ai hélas le sentiment que les réponses du gouvernement risquent de ne pas être à la hauteur des attentes des citoyens qui réclament un rééquilibrage des politiques publiques pour plus de solidarité. 

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(Clic sur l'image pour agrandir)

grand débat

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Dans le Ravi de mars : Arriverderci la democrazia ?

une ravi 171

Chaque mois, le Ravi nous surprend par le choix de ses thèmes. Le numéro de mars n'y déroge pas. Il établit un rapprochement, pertinent, entre l'Italie et notre région. Il les compare sur la base d'éléments factuels qui invitent à des réflexions sur les composantes politiques extrémistes qui jouent un rôle de plus en plus important au point que nos voisins italiens n'ont pas hésité à voter pour une coalition gouvernementale hétéroclite.
Cela peut-il advenir en France ? L'Italie est-elle le laboratoire d'une expérimentation susceptible d'alimenter des idées chez nous ? Les analyses du mensuel sont très intéressantes et méritent qu'on les lise de près.
Parmi les autres sujets, la minable inconduite du nouveau directeur des services de la région, pas piqué des hannetons et les étranges connivences pour des terrains entre le maire de la Roque d'Anthéron passé à LaRem et le premier adjoint de Marseille condamné pour fraude fiscale.
Et aussi l'avenir incertain du projet de conversion en pôle écologique innovant de l'usine à charbon de Gardanne, les sanctions discutables de gilets jaunes en Vaucluse, le compte-rendu amusé d'un grand débat à Forcalquier, commune alpine dont le maire est devenu ministre de l'intérieur.
Et pour l'humour caustique, un portrait bien taillé de l'ancien patron Gattaz qui ne renie pas ses méthodes envers ses employés au sein des 35 hectares de son château dans le Luberon.  

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