A l'évidence, les révélations sur les coulisses du dossier des chalets de Noël ne semblent plaire ni à l'association de défense des forains du grand sud ni à la mairie. Mais il n'y a pas que les chalets, il y a aussi les manèges. Et les écarts de traitement entre les deux. Aujourd'hui, le deuxième article de La Marseillaise...

DPA forains marseillaise 9

                                                  La Marseillaise Jeudi 9 août 2018
L’élu PS, Edouard Baldo, a exprimé dans notre journal, sa méfiance sur les conditions dans lesquelles la majorité municipale octroie les espaces commerciaux lors des fêtes de Noël.
"Pourquoi il s’en prend à nous, Edouard Baldo ?", s’indigne l’association de défense des forains du grand Sud (ADFGS) par la voix de son secrétaire Michel Bailly, qui déplore "de basses attaques" de l’élu PS. Entre ce dernier, président du groupe d’opposition "Démocratie pour Aix", et l’association qu’il accuse de proximité avec la majorité de droite, ça n’est pas la franche amitié.
Dans nos colonnes ce week-end, Baldo ne contestait pas le droit des forains à proposer leurs services. En revanche, il affichait ses soupçons de favoritisme vis à vis de l’association, notamment dans l’attribution des chalets de Noël sur le cours Mirabeau. L’ADFGS dément, déplorant même une baisse du nombre d’emplacements attribués à ses adhérents depuis des années.
Selon M. Baldo, l’association serait intervenue auprès de la mairie pour le faire évincer de la commission de sélection des forains du marché de Noël, déterrant une hache de guerre qui n’a pas fini d’être agitée.
Car après les chalets : les manèges. L’élu s’interroge sur les tarifs accordés à l’ADFGS pour installer ses attractions en décembre. L’an dernier, les occupants des 49 chalets (dont 4 tenus par des membres de l’ADFGS) se sont acquitté d’une redevance de 3760 euros pour 42 jours. Dans le même temps, les industriels forains ont déboursé 460 euros par manège installé.
M. Joissains : "Les forains ont le droit d’exister !"
"En 2016, j’ai demandé à Mme Joissains (maire LR, ndlr) en conseil municipal, ce qui justifiait cet écart", explique Edouard Baldo, "elle m’a répondu que les manèges, "c’est joli et ça met de l’ambiance !" Vérification faite sur le procès-verbal du conseil municipal du 18 juillet 2016, Maryse Joissains a ajouté : "les forains font partie de la société, ils ont le droit d’exister, de nourrir leur famille (...) Ils amusent les enfants et la ville leur doit des remerciements".
Parmi les arguments des forains pour parer les attaques : chalets et manèges sont attribués de façons différentes (commission de sélection pour les uns, occupation du domaine public pour les autres). De plus, l’association reverse chaque année une partie des recettes aux enfants de l’hôpital d’Aix, et accueille gratuitement sur ses stands, des enfants handicapés : "si la mairie ne nous permettait pas de travailler, nous ne pourrions pas faire ces actions, et elles nous tiennent à cœur", témoigne Michel Bailly. L’an dernier, l’ADFGS a fait don de près de 5000 euros à l’hôpital.
Reste que pour Edouard Baldo, rien de cela n’explique l’écart de traitement entre les exploitants des chalets et ceux des manèges. En 2016, Maryse Joissains avait fini par reconnaître : "Qu’on leur fasse payer les emplacements, c’est normal. Les services feront le point et on reviendra". L’opposition attend toujours.                                                                                                             Sabrina Guintini
                                                                                                                             
A suivre...

Mon article précédent sur le même sujet :
"Chalets de Noël : Nouveaux soupçons de favoritisme... à la mairie d'Aix" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/09/03/36674160.html