mardi 24 avril 2018

Edouard Baldo : "Les citoyens que je rencontre en ont assez des Joissains"

La Provence a souhaité interviewer Edouard Baldo suite aux déclarations de Maryse Joissains parues dans le journal une semaine avant. Ses propos sur la situation aixoise sont clairs. Je ne suprendrai personne en disant que je les approuve entièrement. 

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Quelle est votre réaction après l'annonce récente de Maryse Joissains dans "La Provence" signalant qu'elle n'excluait pas de se représenter à nouveau aux prochaines municipales ?
Edouard Baldo : "Il y a eu une loi de la moralisation de la vie politique. Le Premier ministre a dit que lorsqu'un ministre est mis en examen, il doit quitter ses fonctions. D'abord par respect de ses concitoyens. On a vu partir comme ça quelques personnalités. Comme à Toulon où un adjoint qui avait un problème de détournement d'argent public a démissionné. Je sais que, judiciairement, un dossier de mise en examen peut se terminer en non-lieu. Mais là, vous avez un renvoi devant le tribunal correctionnel de Madame Joissains pour détournement d'argent public et prise illégale d'intérêt. Et on continue comme si de rien n'était ! Bien sûr, il y a la présomption d'innocence... Mais le respect du citoyen ?

Selon vous, Maryse Joissains aurait dû démissionner après sa mise en examen ?
Démissionner, ou se mettre en retrait... On ne peut pas continuer à gérer de l'argent public quand on est poursuivi pour détournement. Finalement, qu'elle soit candidate ou pas, ce qui est sûr, c'est que les citoyens que je rencontre en ont assez des Joissains. Je marche dans la rue, on m'interpelle : 'faites quelque chose'. Au Jas, on nous dit : 'le quartier est abandonné'. Les gens sont pris à la gorge avec les travaux menés actuellement. Cette histoire de commission d'indemnisation arrive en retard, et témoigne du manque de vision prospective de cette mairie, qui entraîne un désastre économique. Alors finalement, qu'elle se représente ou pas...

Sa candidature potentielle aura quand même une incidence sur la vie politique locale...
Regardez le PLU (Plan local d'urbanisme, Ndlr.). Lorsque vous consultez sa présentation, on vous dit que les choix politiques de la commune ont entraîné, depuis 15 ans, le départ de 10 000 jeunes actifs de la ville. La population aixoise reflue. Le coefficient de vieillissement est le plus important dans la région après Menton. Ce déplacement des actifs a aussi une répercussion sur les transports avec toutes ces voitures qui arrivent le matin. Quel que soit le candidat de l'équipe actuelle qui viendra défendre son bilan, il aura de la peine à le faire vis-à-vis des Aixois.

Vous-même, pensez-vous vous représenter ?
Je ne suis pas un politicien. J'ai été, il y a 5 ans, tiré par la manche parce qu'au PS, ils se sont rendu compte que quand je marchais en ville, je disais vingt fois bonjour en cinq minutes. Et qu'il y avait une réflexion sur la commune, sur son attractivité économique. Il faut se souvenir qu'il y a eu, par le passé, des usines de fabrication, ici, dans ce qu'on appelait encore la zone industrielle des Milles. Nous pouvions installer des entreprises ici... Il y a des projets à mener.

Vous n'avez pas répondu à ma question...
Je ne suis pas un politicien, je ne me suis jamais présenté aux législatives, aux cantonales ou aux régionales... Aujourd'hui les contorsions d'appareil dans une ville en souffrance, comme celle-ci, sont insupportables. S'il y a une volonté globale de réflexion sur la ville, et une véritable volonté de gestion, je répondrai à l'appel des gens qui m'arrêtent dans la rue. Après, s'il y a encore des bisbilles d'appareil...

La République en marche se structure au niveau local. Un rapprochement avec ces personnes vous semblerait-il cohérent au niveau aixois ?
Dans l'hypothèse où on est dans des combinaisons d'appareil, ce n'est pas mon truc. Si les Aixois réfléchissent à redresser la ville et viennent me dire : 'on compte sur vous', c'est autre chose.

Quand le député Laqhila dit qu'Aix peut se gouverner au centre, qu'en pensez-vous ? L'histoire lui donne plutôt raison, même des socialistes comme Picheral n'étaient pas de grands gauchistes...
Prenez Ciccolini. C'était un homme de dossiers, qui a complètement transformé la ville: le Jas, Encagnane, c'est lui. Et la population aixoise avait augmenté à l'époque. Elle baisse depuis 17 ans. Monsieur Laqhila est député, il a une étiquette... Lorsque les politiques annoncent des choses, ça veut dire qu'il y a des arrière-pensées". 
                                                                          Interview par Julien Danielides

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vendredi 20 avril 2018

Maryse Joissains vise 2020 : "C'est moi ou le chaos !" Ah oui ? Vraiment ?

Maryse Joissains se trouve irremplaçable. Parce que, pense-t-elle, si elle n'était pas candidate en 2020, Aix s'écroulerait. En octobre 2017, elle laissait entendre qu'elle n'affonterait plus les urnes. Mais hop, six mois après, elle veut encore s'accrocher. Explications...

Joissains interview dans La Provence 16 avril 2018 2020

Maryse Joissains songe à se représenter en 2020. Sinon, pense-t-elle, sans elle, Aix ne tarderait pas à sombrer dans le chaos. Elle cherche donc encore à s'accrocher. Alors que six mois avant, elle ne se voyait plus affonter les urnes.
Et comment justifie-t-elle cela ? Oh, c'est simple, elle déclare qu'elle souhaite continuer à livrer bataille contre la métropole. Le hic, c'est qu'elle n'en a gagné aucune et que la métropole est bel et bien là. Car qu'ont donné les nombreuses procédures que Maryse Joissains a engagées devant les tribunaux ou face au préfet ? Toutes perdues, aux frais des contribuables de surcroît.
Mais il ne faut peut-être pas aller chercher ailleurs ce qui motive cette envie de récidiver à la mairie. Dans son équipe, des prétendants commencent à avoir des ambitions. Il y en a au moins trois qui convoitent le trône, prêts au pugilat mais qui font mine de s'entendre… en façade, chacun dans son coin s'estimant évidemment légitime et compétent pour assurer la succession.
C'est bien connu, car les exemples ne manquent pas. Quand des ambitions personnelles sont mises en avant et qu'une telle configuration de discorde se fait jour, les risques de division sont assez rarement synonymes de victoire. Maryse Joissains n'ignore pas cela. Elle a encore entre les mains le pouvoir de faire ou de défaire les destins en tenant son monde sous sa coupe.
Elle a en tête l'élection de 2008 où elle avait réduit à néant deux de ses ex-adjoints qui avaient voulu s'émanciper pour présenter leur propre liste. Donc, comment faire pour conserver la mairie à droite ?
Il n'est pas tout à fait exclu, du moins sur le papier, si on ne peut préjuger du sort qui lui sera fait en correctionnelle dans un mois, que Maryse Joissains puisse faire un nouveau mandat. Elle passerait ensuite en cours de route la couronne et le sceptre qui va avec à Sophie Joissains, sachant que l'affaire se règle en interne et non par un nouveau recours aux urnes.
Qu'en pensent les Aixois ? Laisseront-ils ce cas de figure advenir ou estimeront-ils que trop c'est trop ? Mieux vaut y réfléchir sans tarder, en toute connaissance de cause !
Regardons un peu ce qui se passe depuis quelques temps dans certaines communes du Pays d'Aix. Des majorités se déchirent et les démissions vont bon train. Tous les prétextes sont bons. Ici ou là, tel maire est accusé de tous les défauts et maux : on dit qu'il n'écoute que lui-même, qu'il méprise ses adjoints et son opposition, qu'il ne tient pas les engagements pris devant les électeurs…
Divers recours devant les tribunaux sont déposés par les dissidents, souvent qualifiés de "traîtres", ou les opposants. Par exemple à Peynier (droite) contre le Plan local d'urbanisme qui conduirait à sacrifier 15 ha de terres agricoles pour les rendre constructibles. Des inscriptions anonymes fleurissent à répétition sur les murs pour dénoncer de supposées magouilles du maire à Trets (droite). Des élus en colère quittent seuls ou groupés la majorité ou démissionnent en grand nombre du conseil municipal qui ne peut plus se réunir entraînant de fait de nouvelles élections intermédiaires comme cela vient d'avoir lieu à Rognes (centre ?) et à Saint-Estève Janson (droite). Autres symptomes caractéristiques de scissions latentes, des affrontements houleux enveniment l'ambiance à Cabriès (droite) et à Simiane-Collongue (droite) où la gestion contestée des maires amène ces derniers à retirer les délégations aux rebelles.
C'est sans doute ce qui doit actuellement inspirer Maryse Joissains à ne laisser aucune tête dépasser de ses rangs, comme on dit, pour tenter de maintenir son camp aux manettes. Etonnant, non ? (hommage à Pierre Desproges disparu il y a exactement trente ans)

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Joissains interview dans la Prov 16

Joissains interview dans La Provence 12 octobre 2017 AJoissains interview dans La Provence 12 octobre 2017 B

Joissains interview dans La Provence 17 septembre 2016 - Copie

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lundi 16 avril 2018

Métropole : Jean-Claude Gaudin étrille Maryse Joissains !

On peut être pour ou contre la métropole, mais le débat ne devrait pas être encombré par des disputes stériles de cour de récréation du style "na na na, moi je suis plus fort que toi !". Maryse Joissains veut faire sécession en dépit de la loi. Jean-Claude Gaudin n'approuve pas et étrille ses mauvaises manières. Au milieu des deux, Martine Vassal se voit diriger Aix-Marseille Métropole qui serait fusionnée avec le département. A deux ans des échéances électorales, pour assurer sa propagande, elle vient d'entamer une tournée des popotes, fort coûteuse...

Métropole Palais du Pharo

Mardi 17 avril 2018 20h00 : Actualisation (voir plus bas)
Maryse Joissains répond à Jean-Claude Gaudin : quelle élégance !

Maryse Joissains passe et perd son temps à vouloir quitter la métropole pour tenter de créer la sienne en forme de village gaulois pour conserver son pouvoir et, je n'insisterai pas, les prébendes qui vont avec. Rien d'étonnant. Ne nous a-t-elle pas habitués à concentrer les avantages pour sa propre famille et le cercle de ses proches ?
Mais, cela ne marche pas comme ça. Car la loi a changé la donne en permettant un regroupement plus large des communes en vue d'une mutualisation des moyens et d'une efficacité accrue pensée à un niveau supérieur semblable à ce qui se passe dans d'autres pays européens.
Aix-Marseille Métropole recouvre autour de 60% du territoire des Bouches-du-Rhône, et elle abrite un peu plus de 90% de la population du département. C'est l'échelle pertinente pour avoir une vision globale des politiques à mener et agir de manière plus performante.
On parle maintenant d'une éventuelle fusion entre la métopole et le département avec une redéfinition des compétences. Bon, ce n'est pas encore fait mais ce serait une nouvelle étape judicieuse pour enfin se débarrasser des doublons ou des triplons qui rendent la gestion des territoires confuse et souvent fort coûteuse à cause de dépenses improductives.
A deux ans des élections municipales couplées aux métropolitaines, on voit déjà des prétendants s'agiter pour essayer de rafler les postes de pouvoir. Martine Vassal, présidente du département, fait le tour des popotes, façon Guérini, pour vanter son bilan de mi-mandat (avec les sous laissés en héritage par la gauche). Nul ne peut échapper à sa propagande en forme de matraquage massif pleines pages dans les médias et chacun devrait se poser la question sur son coût réel. La tournée en dix réunions publiques, qui a commencé vendredi à Aix en présence d'une Maryse Joissains quasiment envoûtée, et qui s'achèvera le 17 mai, est calquée sur le modèle des spectacles superproductions qui attirent les fanatiques absolus et captifs.  
Martine Vassal semble vouloir jouer sur tous les tableaux pour se positionner et prendre la succession de Jean-Claude Gaudin à la métropole et, qui sait, à la mairie de Marseille ? Mais, en bête politique qu'il est, Jean-Claude Gaudin reste maître du jeu. D'ailleurs, interrogé par La Provence il y a une semaine, il n'a pas hésité à étriller Maryse Joissains sur ses lubies de sécession et ses bien extravagantes manières. Il a eu cependant l'élégance de ne faire aucune allusion à son imminente comparution en correctionnelle…

métropole prov 10

Métropole marseillaise 14

Métropole marseillaise 14

Actualisation :
Maryse Joissains enfin élégante… (b
outade !)

Métropole MJM interview Prov 16

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mardi 10 avril 2018

Ravi d'avril : L'hôpital public est malade. Quelle thérapie pour le sauver ?

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Surtout éviter de chuter, de se briser la jambe, de faire un infarctus et même de faire le caprice d'un cancer. Il va falloir s'y résoudre car tout cela pourrait bientôt être interdit. Il faudra veiller à ne pas être malade car l'hôpital public l'est et se trouve sans un piteux état. La priorité est donc de le soigner avant qu'il puisse s'occuper de nous dans les meilleures conditions. Tout cela n'est-il pas logique finalement ?
Dans son enquête d'avril, Ravi dresse un constat sans concession du service public de la santé. Ce n'est pas une vue de l'esprit. On s'en aperçoit à l'occasion d'une demande de rendez-vous, d'une urgence, d'une intervention chirurgicale ou d'un séjour par nécessité. 
C'est un fait. Il manque des lits, des personnels, des équipements de proximité et des budgets adaptés pour faire tourner la machine avec efficacité et sérénité. L'Etat cherche à faire des économies et taille ses contributions à la serpe au détriment de la qualité des soins.
L'hôpital n'est pas une entreprise du CAC40, c'est un service public dont les actionnaires sont les usagers. L'accès aux soins n'est pas une faveur, c'est un droit.
Amis lecteurs, ne ratez pas ce numéro du Ravi qui ne peut laisser personne indifférent. L'hôpital nous concerne toutes et tous, de la naissance à la mort.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss
Le sommaire d'avril :

http://www.leravi.org/spip.php?article2980
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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vendredi 6 avril 2018

En bref : Quel avenir pour le stade Laurent-Reynier au Jas de Bouffan ?

La politique sportive aixoise serait-elle à deux vitesses ? On peut le penser lorsqu'on constate que des sommes importantes sont destinées à rénover des stades déjà bien équipés alors que la municipalité tarde à honorer les annonces faites à certains clubs de quartier depuis six ans…

ASNA carte stade

Au conseil municipal du 12 mars, à l'occasion du vote de près d'un million d'euros pour la rénovation des stades Carcassonne (450.000) et de Luynes (500.000), j'ai interrogé la mairie sur le sort du stade Laurent-Reynier et les conditions difficiles rencontrées par le club de football qui l'utilise sur le site de la Constance au Jas de Bouffan. On lui avait promis des améliorations techniques pour lui assurer un cadre correct d'utilisation. Les premières annonces pour un terrain synthétique avaient été faites en 2012. Et puis, plus rien.
Le club ASNA (Alliance sportive nord Aix) compte 300 adhérents et rencontre un beau succès grâce à l'engagement de tous les bénévoles qui les encadrent avec beaucoup de dévouement. Preuve en a encore été fournie le samedi 10 mars à l'occasion d'un grand tournoi féminin où j'ai pu constater que le terrain non stabilisé est mauvais état.
En décembre, il n'y avait pas d'eau dans les douches et l'éclairage était défaillant. La mairie a installé un groupe électrogène mais ce n'est pas une solution idéale. Réponse de Maryse Joissains : oui, on va aussi s'occuper de ce stade. Mais on prévoit son déménagement. Oui, mais quand ? Pas dans encore six ans quand même ? Les quartiers seraient-ils habités par des citoyens de seconde zone ?

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mercredi 4 avril 2018

En bref : L'arnaque et les mésaventures des compteurs Linky continuent...

La grosse arnaque des compteurs Linky, et maintenant des Gazpar, se poursuit. Mais les refus par les habitants sont de plus en plus nombreux face aux mensonges et aux coups de force d'Enedis qui tente de nier les dangers avérés. Que chacun le sache bien, il est toujours temps de s'y opposer…

LInky arme prov 29 

Jeudi 5 avril 2018 0h10 : Actualisation (voir ci-dessous)
Les compteurs Linky font encore la une des médias. Les refus par les habitants se multiplient à cause des mensonges d'Enedis et des coups de force des sous-traitants alors que les dangers sont avérés. Il n'y a qu'à lire la presse pour se rendre compte que des incidents, quand ce ne sont pas carrément des incendies, surviennent de plus en plus fréquemment.
La bataille continue. Répétons que ces compteurs ne sont pas obligatoires et que l'on peut s'y opposer. Je l'ai fait dès décembre 2016 par voie d'huissier, tout comme pour le nouveau compteur Gazpar. A ce jour, soit quinze mois après, mes anciens boîtiers sont toujours en place.
Mais attention, les équipes d'installateurs interviennent parfois par ruse en l'absence des habitants ou par intimidation face à des personnes mal ou non informées, certaines personnes âgées ou vulnérables. Il faut donc être vigilant en permanence. Pour cela, il est préférable de ne pas agir seul et de se regrouper entre voisins pour faire face à toute situation de contrainte, de menace voire de conduite agressive de la part des installateurs. 
La Cour des comptes a pointé du doigt cette opération à but commercial qui profite à EDF sans que les abonnés n'en tirent le moindre avantage. Voilà le sens caché de cette arnaque à grande échelle !

Linky meuh

Actualisation
Linky prov 5 avril 2018

LINKY prov 18

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