lundi 26 février 2018

Les platanes disparaissent et sur le cours Mirabeau coule la peine…

L'abattage massif des platanes du cours Mirabeau suscite autant de curiosité et de peine que de controverses. Normalement, les opérations doivent obéir à des règles bien précises. Mais entre l'arrêté du préfet, la position de la mairie et le regard des observateurs associatifs, les avis ne sont pas unanimes.  Alors, qu'en est-il vraiment ?

platanes cours mirabeau 24
Cliché pris samedi 24 février 2018 à 14 heures

Ne craignons pas d'emprunter à Guillaume Apollinaire pour constater et déplorer le drame. Nos valeureux platanes du cours Mirabeau tombent, ou plus exactement sont abattus un à un. Ordre du préfet, précise la mairie. 38.000 platanes, soit 19% du patrimoine arboré, sont répertoriés à Aix. Sur le cours, 26 d'entre eux sont malades. Des analyses le confirment. Si des lois et des règlements les protègent, ils exigent aussi leur disparition et celle de leurs voisins dans un rayon de 35 mètres pour risque de contamination par le chancre coloré (quel horrible nom !).
Depuis quand sont-ils là ? Depuis combien de temps nous ont-ils prodigué ombre et fraîcheur aux plus belles heures estivales ? Nous voilà nous-mêmes désormais mués en saules pleureurs.
Inévitable la coupe ? Oui, hélas. Mais le travail est-il accompli dans les règles de l'art ? C'est l'autre objet d'incompréhension. Déjà, à l'occasion des travaux des trois places, des associations avaient protesté et même entamé des procédures devant les tribunaux pour faire prendre en compte des expertises, seules aptes à distinguer les agonisants des encore pas mal portants. Et cela recommence avec les platanes du cours.
Selon certains observateurs aguerris, les dispositifs de coupe ne sont pas totalement respectés. Pire, la façon de mener les opérations sans les précautions nécessaires aggraverait la situation en contaminant outils, espaces et arbres encore viables.
Ils notent ainsi par exemple que l'entreprise Dolza, titulaire du marché public, n'applique que très partiellement les dispostions réglementaires : méconnaissance de la nature du produit de désinfection passé aux pieds des passants et des conditions de transport des bois coupés en récipient clos, pas de mesures suffisantes de protection des populations et de sécurité du chantier. Une vraie catastrophe, en somme, qui s'ajoute à la perte des arbres. Le passant, lui, ne sait plus à qui se fier. Il ne peut que se frotter les yeux devant le triste paysage qu'il découvre si mal lui prend de les lever.
Comment finir cet exposé ? Voilà, sourions un peu avec Jean de La Fontaine. Quelles plantations faut-il choisir ? Le roseau qui plie mais ne rompt pas au lieu du malheureux chêne qui n'a que l'apparence de la force ? Pure folie, il faudrait que le cours soit une rivière. Et l'on songerait à Guillaume Apollinaire, "sur le cours Mirabeau coule la peine".

platanes photo france 3 PACA
(Photo France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur)

platanes prov 21

Pour en savoir plus…
Collectif Aix en arbres :

http://aixenarbres.fr/reponses-a-vos-questions-maladie-platanes-necessite-de-abattre/

La Charte de l'arbre votée au conseil municipal du 13 décembre 2017 :
http://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/chartearbrebd.pdf

" Aix : Ces platanes qu'on abat ! De quoi monter aux arbres !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/10/07/34409410.html

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mardi 20 février 2018

Maryse Joissains vante sa bonne gestion mais la médaille est en chocolat !

Maryse Joissains et son adjoint aux finances se vantent de bien gérer la ville. Et même d'avoir obtenu une médaille ! Je pense que c'est plutôt une médaille en chocolat vu le nombre de mauvais choix et de failles qui entachent la politique municipale. Le rapport d'orientations budgétaires présenté au conseil municipal de février m'a permis d'en dresser une liste...

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Avant chaque budget primitif annuel, la municipalité doit présenter un rapport d'orientations budgétaires. Cela se fait en deux séances distinctes. Début février, a donc été discuté le ROB et en mars ce sera le tour du BP. Les documents doivent respecter un certain de règles permettant la meilleure information possible des élus. C'est le cas à Aix-en-Provence grâce au travail des fonctionnaires qui s'appliquent à cette tâche avec beaucoup de professionnalisme. 
L'adjoint aux finances introduit le rapport, puis la parole est donnée aux élus. En matière de finances, rien n'est simple. Mais, en lisant bien les chapitres techniques, on peut cependant dégager une idée des choix opérés pour l'année et plus largement de la politique menée par l'équipe municipale. Il y aurait beaucoup à dire mais il faut hélas se limiter à l'essentiel. 
Chaque année, on entend les mêmes rengaines qui laissent penser que la ville serait un exemple de gestion vertueuse et irréprochable contrairement à d'autres qui ne seraient que des nuls (comprendre l'Etat, la métropole, Marseille...). 
Alors, l'adjoint et Maryse Joissains rappellent leurs marottes : "les taux fiscaux restent stables" (oubliant de dire qu'ils se rattrapent en augmentant lourdement les taxes et tarifs divers qui touchent tous les Aixois sans distinction de revenus et que les subventions aux associations subissent des coups de hache), "l'Etat réduit les moyens des collectivités locales" (oui, peut-être mais il fait lui aussi des efforts), "les investissements améliorent l'image de la ville" (des coûts pharaoniques de prestige au détriment des équipements sociaux et en délaissant toujours plus les quartiers à leur sort), "la métropole est une catastrophe" (mais ce combat est stupide, contre-productif et donc stérile, tout ça pour rester entre soi tel dans un village gaulois afin de conserver pouvoir et prébendes qui vont avec). 
J'aime bien m'atteler à ce déchiffrage et j'ai pu faire part de mes observations au nom de mon groupe. Voici un résumé de mon intervention.

CM 36 1CM 36 1Joissains s'envoie des fleurs prov 28CM 36 1

DPA carte des ventes
http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/ventes-aix-en-provence_156324#12/43.5478/5.4145

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vendredi 16 février 2018

Bilan social : Comment fonctionne la mairie d'Aix avec Maryse Joissains

Tous les deux ans, obligation est faite par la loi de présenter aux élus un Rapport de l'état de la collectivité synthétisant les principales données en forme de bilan social sur la gestion et le traitement des personnels.  Le document est instructif à plusieurs égards. Dans le débat qui a eu lieu au conseil municipal de février, j'ai tenu à faire part de mes observations. Résumé...  

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J'ai récemment évoqué de manière brève la manifestation des personnels municipaux réclamant écoute et concertation pour la révision de leurs horaires et conditions de travail. Le sujet est revenu en débat au conseil municipal de début février sous une autre forme.
Les collectivités locales sont tenues de présenter tous les deux ans un document complet retraçant un Rapport sur l'état de la collectivité, une synthèse sous le titre de Bilan social regroupant les principales données. Ce bilan porte essentiellement sur le budget principal de la Ville, hors donc budgets annexes.
Etant le seul élu ayant souhaité intervenir dans le débat, en propos liminaire, j'ai fait observer que nous aurions dû avoir ce rappport en début de 2017 comme nous avions reçu le précédent de 2013 en février 2015. Comme prétexte, Maryse Joissains nous avait dit que le retard était dû à la prise en compte du rapport de la Chambre régionale des comptes qui couvrait la période 2009 et suivantes. Or, à l'évidence, le bilan social n'en fait pas mention. Et ne livre que les informations enregistrées pendant la période 2013-2014. Mais bon.
En soi, le document est évidemment très intéressant. J'ai lu et annoté les 170 pages qui contiennent beaucoup de tableaux accompagnés d'éléments explicatifs. Impossible de tout traiter en séance. J'ai donc évoqué un certain nombre de points qui me paraissent importants.
1. Dans un contexte de stabilisation des effectifs de titulaires et de non titulaires sur postes permanents, il y a lieu tout de même de noter que la catégorie "fourre-tout" que constituent les autres personnels non permanents recrutés notamment sur emplois saisonniers ou occasionnels (collaborateurs de cabinet, assistants maternels, assistants familiaux, apprentis…) est restée élevée (443 effectifs même si elle a baissé de 50). La Chambre régionale des comptes a d'ailleurs fait des observations là-dessus.
2. La part de la masse salariale dans le budget était de 52,84% en 2004, puis à une exception près en 2006, elle a toujours été supérieure à 54% avec deux pics à 55,68% en 2008 et 55,51% en 2009. En 2015, c'est ce qu'il faut retenir dans ce bilan social, le taux a été de 55,60%. J'ai noté que des efforts ont été faits pour stabiliser les effectifs et que la variation du budget général fait que ces taux peuvent monter ou descendre.
3. Concernant la mobilité interne, de la formation professionnelle et de l'action en faveur des personnes handicapées, il est honnête de dire que les initiatives vont dans le bon sens. De même pour l'égalité hommes/femmes qui est globalement respectée avec un taux de féminisation de 52% en 2015. Il existe cependant quelques disparités selon les filières et les cadres d'emplois concernés. Autre information, le faible nombre de personnels à temps partiel constaté (autour de 9%) par rapport au constat fait pour l’ensemble de la Fonction publique territoriale qui est nettement supérieur (16% en moyenne).
4. En revanche, un point qui revient sans cesse dans tous les débats sur la parité, en termes d'égalité professionnelle, au niveau national des collectivités territoriales, les femmes représentent 60% mais seulement 18% dans l'encadrement supérieur et moins de 5% des directeurs généraux de services. La route semble encore longue avant de compenser les retards et s'orienter vers un traitement équitable entre hommes et femmes.
5. Enfin, l’examen ligne à ligne de la répartition des effectifs par filières, administrative, technique et culturelle, montre aussi un poids significativement plus lourd de la première (26%) par rapport à la moyenne nationale la même année (22%). Pour ce qui est de la répartition des catégories d'emplois, la A représente 23%, la B un pourcentage très faible et la C environ ¾ des effectifs.
A l'issue de ces constats, à mes yeux, si certains points révèlent des avancées positives, il n'en reste pas moins que les efforts à produire pour rééquilibrer les carences devront être soutenus en priorité.

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Manifestation des personnels municipaux sur la place de la mairie en décembre 2017

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lundi 12 février 2018

Cour des comptes : Les compteurs Linky profitent à EDF, pas aux usagers !

Il y a toujours du nouveau sur les compteurs Linky tant l'affaire est loin d'être claire. C'est maintenant la Cour des comptes qui s'en mêle. Et de belle manière. Les magistrats dénoncent le coût de l'opération qui bénéficie à EDF et ne profite en rien aux abonnés  ! Je suis intervenu au conseil de territoire pour interpeller Maryse Joissains devant les maires du Pays d'Aix...

Linky dehors

==> Actualisations : Deux articles dans la presse (voir plus bas)
               Mardi 13 février 13h00 : La Provence

               Lundi 12 février 13h00 : La Marseillaise
Dans son rapport annuel qui vient d'être rendu public, les magistrats n'y vont par quatre chemins pour fustiger les compteurs Linky. L'opération est bien un vaste enfumage commercial au seul bénéfice d'EDF (Enedis) sans que les abonnés n'y trouvent aucun avantage. Voilà, c'est dit.
De nombreuses associations et des citoyens lanceurs d'alerte avaient montré que cette opération ne recouvrait aucun besoin et présentait de surcroît des dangers pour la sécurité, la santé et la vie privée.
J'ai saisi l'occasion d'un rapport portant sur la nouvelle organisation de la compétence énergie par la métropole inscrit à l'ordre du jour du conseil de territoire qui s'est tenu à Saint-Cannat le 8 février pour m'adresser au trente-quatre maires qui le composent (voir ci-dessous).
J'ai été relayé par le seul maire, celui d'Eguilles, qui a eu le courage d'interdire la pose des boîtiers dans l'ensemble de sa commune. Maryse Joissains a essayé d'interrompre mon intervention, sans doute vexée par le fait que je signalais devant tout le monde qu'elle avait limité l'interdiction aux seuls bâtiments et équipements municipaux publics en laissant le reste des Aixois se débrouiller par eux-mêmes. Cela ne m'a pas impressionné et j'ai poursuivi mes explications jusqu'au bout.
Au moment de l'apéritif qui a suivi la séance, j'ai eu le plaisir de voir certains maires venir me demander des conseils et des renseignements pratiques pour prendre à leur tour des initiatives d'interdiction des compteurs. C'est encore ça de gagné !

Brouhaha, désordre et retard à chaque séance du conseil de territoire
CT 14 2

CT 14 8

Actualisation 13 février 2018
Linky CT prov 13

Actualisation 12 février 2018
CT 14 8

 France 2 reportage 15 décembre 2017

C politique reportage 28 janvier 2018

C politique débat 28 janvier 2018

Le rapport intégral de la Cour des comptes sur les compteurs Linky
(Pour un meilleur confort de lecture, clic trois fois sur le signe +
qui apparaît en pointant en bas du document)

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jeudi 8 février 2018

La profonde colère des commerçants contre la politique de Maryse Joissains

La révolte devient une habitude. Depuis quelques mois, d'imposantes manifestations contre la politique de Maryse Joissains se multiplient. Les contestataires, parents d'élèves, personnels municipaux, commerçants, viennent en masse sur la place de l'Hôtel de Ville juste avant les séances du conseil municipal. Puis envahissent l'espace réservé au public dans la salle des Etats de Provence. Et chaque fois, chahut et cacophonie garantis...

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Trois grosses manifestations en sept mois au conseil municipal. Cela avait commencé fin juin avec celle des parents d'élèves mécontents des conditions d'accueil et de travail dans les écoles en période de chaleur. Puis en décembre avec celle des personnels municipaux réclamant écoute et concertation pour la révision de leurs horaires de travail.
Dernière en date, celle de février avec les commerçants du centre-ville mécontents des conséquences des travaux sur les trois places et sollicitant la création urgente d'une commission d'indemnisation comme cela a toujours été la règle dans de telles circonstances exceptionnelles. Ce jour-là, hasard, une équipe de Francetélévisions était sur place pour une enquête à Aix. J'y reviendrai en détail prochainement.

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Manifestation des commerçants du centre-ville au sujet des travaux des trois places

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Manifestation des personnels municipaux en décembre
(photo prise depuis le balcon de la mairie et photo sur la place)
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Manifestation des parents d'élèves en juin dernierCM 31 23

Pas d'audit pour les écoles ! 
Interrogée sur l’audit promis sur l’état et l’avancement des travaux des écoles, la municipalité a répondu que seules les problématiques thermiques ont été traitées dans 28 d’entre elles (sur un total de 74). Non seulement nous n’avons pas pu consulter les résultats de cet audit, mais de plus, quid des autres problématiques ? Cours en mauvais état, problèmes de WC, d’entretien, etc. L’adjointe aux écoles a fini par nous dire qu’il n’y aurait tout simplement pas d’audit… parce que tout va bien !

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lundi 5 février 2018

Le Ravi de février : La solidarité est un devoir d'humanité

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Que fait-on spontanément si quelqu'un tombe ou risque de se noyer ? Nous réagissons sans même nous poser de questions et lui portons secours avec la force mystérieuse de l'instinct de survie. Nombreux sont ceux qui appliquent cette simple règle pour aider des migrants qui luttent dans des conditions inhumaines pour tenter de sauver leurs vies.
Des associations et des citoyens œuvrent chaque jour par des actions empreintes d'humanité et de dignité, parfois aux limites de la loi qui ne le leur permet pas. C'est ce déni de solidarité qui veut les empêcher d'agir pour leurs semblables.
Le Ravi a enquêté sur les multiples initiatives qui se développent dans notre région. Tout le monde a entendu parler des procès que l'on fait à ceux qui accueillent des migrants pour les soustraire à leur triste sort. Ne ratez pas ce reportage qui en dit bien long sur ces situations dramatiques.
Ne passez pas non plus à côté des autres sujets de février : les magouilles d'élus dans le Var,  les loufoqueries de la ligne TER, le projet piégé de rénovation du quartier Noailles, les déclarations stupéfiantes de Muselier à la presse et l'interview du député Mohamed Laqhila. Je ne partage pas nombre de ses points de vue. Alors, n'allez pas croire que je lui fais de la publicité. En revanche, j'aime le portrait de Fathi Bouaroua (Fondation Abbé Pierre), une personnalité toute en actes.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de février :

http://www.leravi.org/spip.php?article2937
Le Ravi sur Facebook :
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Le site du Ravi :

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