La métropole franchira inéluctablement une nouvelle étape essentielle en janvier. Or, à chaque séance du conseil de territoire, Maryse Joissains en est toujours à ses marottes de menaces, d'annonces de batailles vaines et de revendications qui n'ont aucun fondement légal. Récit des trois derniers épisodes...

CT 11 12
Toujours présents

Trois séances en deux mois. Y a-t-il accélération de la mise en œuvre de la métropole ? Oui. Car le 1er janvier marquera une étape importante pour de nouveaux transferts de compétences
jusqu'alors exercées par les communes et les intercommunalités. Cela résulte de la loi. Mais, personne ne s'en étonnera, les maires récalcitrants, une obsession, continuent de manifester leur mauvaise humeur et de promettre des batailles qui, soit dit en passant, sont d'ores et déjà vouées à l'échec. Comme les précédentes. Pire, en se décrédibilisant par l'annonce d'obstacles artificiels, ces élus risquent d'affaiblir leurs chances de trouver la meilleure place possible au sein de la métropole.
Pour rappel, la création de la métropole a pour objectif d'organiser le territoire dans divers domaines tels que la mobilité, l'économie, l'urbanisme, le logement et l'environnement pour n'évoquer que les plus importants. Il s'agit de mutualiser et de rationnaliser les moyens en coordonnant les missions et les défis qui concernent près de 1,8 million d'habitants. Admettons-le, ce n'est pas une mince affaire.
Après la phase légale d'instauration de la métropole, vient maintenant le temps de la mise en commun. Cela ne peut évidemment pas se faire d'un coup de baguette magique. Il y a forcément une période d'adaptation, voire d'expérimentation, qui nécessite des procédures complexes.
Prenons l'exemple de l'eau. Il y a quatre catégories de gestion qui passent actuellement par le public ou le privé. Les contrats ne sont pas tous conclus pour la même durée et il faudra plusieurs années pour les harmoniser et aboutir à une convergence des modes de gestion.
A l'inverse, la mobilité, qui conditionne la cohérence et l'efficacité de tous les modes de déplacements entre les différentes parties du territoire, a été le premier chantier validé avec un agenda dont tout le monde loue la qualité et la pertinence. Rome ne s'est faite en un jour. La métropole aura elle aussi besoin de temps pour se constuire et se développer.
Au conseil de territoire d'octobre, a été évoqué le devenir des offices de tourisme. La loi impose leur transfert à la métropole. Seules les communes classées pourront en conserver la gestion. C'est le cas d'Aix et de Marseille par exemple. Des débats homériques et pleurnichards ont agité certains élus annonçant sans aucune mesure l'apocalyse, rien de moins, "on est étouffés de toutes parts", "on est en train de vivre un nouveau colonialisme"
Autre bataille donquichottesque au conseil de novembre, Maryse Joissains ne s'est pas attaquée à des moulins mais… à des éoliennes. Elle a voulu faire passer une motion contre un projet d'implantation souhaité par deux communes… du Var ! Un département qui n'a rien à voir avec Aix-Marseille-Provence ! Faire du vent, c'est sa spécialité.
Cerise sur le gâteau au conseil de décembre : les conventions à passer commune par commune du Pays d'Aix pour valider les dotations budgétaires arbitrées pour contribuer au budget de la métropole. Gnan… gnan… gnan… "on nous spolie" ont repris en chœur nombre de maires, chacun y allant de sa plainte nombrilique. Mais loin de l'unanimité demandée par Maryse Joissains pour exprimer un avis réservé (qui n'a aucune valeur pour un vote). La présidente venait de fustiger "le"b…" qui règnerait à la métropole. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui rétorquer "vu le désordre et les points de vue divergents qui se manifestent ici ce soir, j'ai plutôt l'impression que vous en connaissez un rayon avec ce mot qui commence par la lettre b"

CT 11 12

CT 12 29