L'ordre du jour du conseil municipal de vendredi matin n'était pas vraiment folichon. Mais mon groupe a tenu à évoquer divers sujets épineux. Quant à moi, j'ai relevé des points particuliers qui ne sont pas sans importance. Petite revue...

hotel de ville plafond 2 - Copie
La magnifique salle des Etats de Provence de l'Hôtel de Ville
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A première vue, l'ordre du jour semblait assez ordinaire. Pourtant, cette séance publique a quand même duré trois bonnes heures. Mes interventions n'ont pas été longues. Mais j'ai concentré mes questions sur des points particuliers. 
Jardin Cezanne : Dans un document budgétaire, une ligne indiquait une dépense de 114.000 euros pour le "jardin Cezanne". On m'a précisé que c'était pour quelques nouvelles améliorations. J'ai fait observer que l'on devrait plus le nommer jardin vu que, hélas, tout a été minéralisé. J'ai donc suggéré de changer cette appellation en "espace Cezanne" qui me semble mieux correspondre à l'état aride actuel du lieu.
Fourrière automobile : Dans le rapport annuel d'activité de la fourrière automobile, j'ai relevé que cette année la Ville paierait beaucoup moins au gestionnaire que les années précédentes. Cela est dû au fait qu'un avenant, que j'avais préconisé, avait abaissé le seuil de la garantie d'actvité à partir de laquelle la commune devait compenser le manque à gagner pour insuffisance d'enlèvements de véhicules. Ce seuil minimum avait été ramené à 7650. Or, le nombre de voitures enlevées a été de 7560, soit un écart de 80.
La somme à payer pour insuffisance se calcule sur la base de 100 euros par véhicule. En conséquence, la Ville devra régler 8.000 euros. Ce qui est loin des 71.900 de l'an dernier et des 230.900 en 2015 ou des 270.000 en 2014.
Crèches : Sujet plus délicat, le rapport annuel d'activité des crèches par la société Les petits chaperons rouges ressemble à un document du genre "tout va bien". Si les données sont retranscrites de façon exhaustive, en revanche, on n'y trouve aucun paragraphe ou mention d'un bilan social qui retrace les conditions de travail des salariés, avec une très large majorité de femmes.
Je me suis fait le malin plaisir de rappeler à Maryse Joissains et aux élus qu'en juin 2015 un mouvement de grève avait déjà affecté de nombreuses crèches. Et en novembre 2016, des employées ont même manifesté dans la cour de la mairie pour exprimer leur malaise et tenter de se faire entendre. "Les salaires trop bas, on n'en veut pas. Il faut vite changer, on va craquer ! Notre salaire est moindre par rapport à d'autres professionnels de la petite enfance d'autres structures." déclaraient-elles à l'unisson.
Et que voit-on dans ce rapport annuel ? Des chiffres inquiétants sur l'absentéisme, hors congés de maternité, causé par la tension au travail. Pour assurer tant bien que mal la continuité du service, la direction de la structure a recours à des remplaçantes en CDD. Le taux représente 11,7% de l'effectif des personnels, un taux élevé qui tend à confirmer la réalité d'un malaise persistant. C'est ce qui explique sans doute l'occultation d'un bilan social circonstancié.
Plusieurs de mes collègues se sont chargés d'intervenir sur d'autres sujets. La presse du lendemain en a fait le compte-rendu.

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