Chaque séance du conseil municipal (il y en a eu trente-trois en trois ans) se déroule selon des règles bien définies. L'opposition peut intervenir pour débattre et même poser des questions spécifiques et décisives qui ne sont pas forcément à l'ordre du jour porté par la majorité. Notre groupe Démocratie pour Aix ne s'en prive jamais. Illustrations...

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(Merci à Gaëlle Lenfant pour la photo)

Chaque séance du conseil municipal obéit à un même rituel et à des formes définies. Il y a l'ordre du jour proposé par la maire, ce qui est normal. Mais nous pouvons aussi poser des questions orales, déposées à l'avance et dans les temps, sur des sujets d'actualité comme le prévoit le règlement intérieur. Au groupe Démocratie pour Aix, nous utilisons cette procédure chaque fois que cela nous semble nécessaire. Parfois, c'est pour interpeller directement la municipalité en vue d'obtenir des informations complémentaires sur divers thèmes, d'autres fois, pour signaler des sujets que des citoyens et des associations que nous rencontrons ou qui nous sollicitent nous demandent de porter sur la place publique.
En trois ans de mandat, nous avons déjà déposé dix-huit questions. Pour ne citer que quelques exemples significatifs, elles concernaient 
le devenir de l'aérodrome d'Aix-Les Milles, les transports collectifs avec Aix en bus, le Bus à haut niveau de service, les Roms, la laïcité, le Plan local d'urbanisme, l'encadrement des loyers, la nécessaire protection des arbres, les fouilles archéologiques, l'état des écoles, le respect de l'espace public, les compteurs Linky, la métropole. La mairie est dans l'obligation d'apporter des réponses et lorsqu'elles ne nous conviennent pas, nous développons notre point de vue de façon contradictoire. 
L'ordre du jour est assez diversifié. Et, au gré de certaines délibérations, nous saisissons aussi l'occasion de faire connaître nos critiques et nos inquiétudes. Mais nous ne nous contentons pas de pointer des contradictions, des doutes ou des insuffisances. Nous avons toujours des propositions à faire parce que cinq jours avant chaque séance nous recevons tous les dossiers et nous organisons une réunion de notre groupe pour les étudier. C'est ainsi que nous pouvons préparer nos interventions. 
Personnellement, par exemple, j'interviens en particulier sur les documents budgétaires et tout ce qui concerne le personnel municipal. Et sur pas mal d'autres thèmes. En tant qu'élu de longue date, j'ai la chance de disposer à la fois de mes propres archives et aussi et surtout de ma mémoire qui jusqu'à ce jour ne me fait pas défaut. 
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir ci-après quelques commentaires que j'ai eu l'occasion de faire lors du conseil municipal de fin septembre. Vous le constaterez, lorsqu'on est dans l'opposition, en dehors des domaines de prédilection, il faut aussi être généraliste pour s'intéresser à des sujets de toutes sortes. Toute bataille mérite d'être menée !

J'ai demandé à Maryse Joissains pourquoi il y avait du retard sur la remise aux élus du rapport sur le Bilan social présentant la gestion des personnels. Elle a expliqué que le rapport sévère de la Chambre régionale des comptes y était pour quelque chose… 
J'ai aussi donné mon point de vue personnel sur la chasse. "Sans plus développer, je souhaite dire que, étant pour le respect de toute forme de vie et, par conséquent, réfractaire à toute source de violence et de toute maltraitance quelle qu'elle soit, je m'abstiendrai sur ce rapport. Pour information, il y a 30 millions de morts animales chaque année en France. On appelle à tort du gibier ce qui est en réalité un massacre d'animaux. Pour les pertes humaines, rien que pour septembre, le 3, un adolescent de 17 ans est mort suite à des blessures subies au cours d'une partie de chasse. Le 10, un chasseur a reçu une balle dans la jambe. Le 17, un enfant de 13 ans a été tué par un tir de son grand-père. Le même jour, il y a eu deux blessés graves dans le Var. En 2015-2016, on a dénombré 10 morts et, en 2016-2017, 18 morts.

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Et à la suite d'une intervention judicieuse et remarquée de ma collègue Gaëlle Lenfant sur la quasi absence de noms féminins des rues, j'ai tenu à appuyer ses observations. J'en ai profité pour ajouter : "Je note avec satisfaction, comme je l'avais proposé à un précédent conseil, que vous avez commencé à inscrire les fonctions et les dates de vie sur les plaques de rues qui rendent hommage aux personnes de qualité que cela concerne."

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