Le démarrage de la métropole va plus vite que ce que certains grognards, Maryse Joissains en tête, ne voulaient l'admettre. Le chantier de la mobilité, prioritaire entre tous, a été entériné au conseil de territoire du Pays d'Aix avant de l'être aujourd'hui au conseil de la métropole. De quoi se sentir soudain commme transportés... 

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Un an d'existence. Mais la métropole est bel et bien lancée malgré les obstacles juridiques et de toutes sortes placés en travers par les irréductibles qui n'avaient pour seul objectif que de vouloir garder leurs petits pouvoirs. Avec, en tête de ces combats d'arrière-garde, Maryse Joissains telle qu'en elle-même prenant la posture de la rebelle qui s'obstine. Mais la loi est la loi. Et la machine d'Aix-Marseille-Provence se met inéluctablement en route. Pourtant, la présidente du conseil de territoire du Pays d'Aix continue à adresser ses critiques. Mais c'est chaque fois peine perdue.
L'ordre du jour de la séance publique de jeudi dernier en est une nouvelle illustration éclatante. Sur les 81 rapports à traiter (près de 1000 pages !), 70 ne l'étaient que pour avis du conseil et seulement une poignée pour décision. Les transferts de compétences pour les dossiers régaliens et structurants sont désormais directement gérés par la métropole. Par exemple, jeudi, le gros morceau soumis à l'avis des élus concernait la mobilité. C'est d'ailleurs cette thématique qui est l'une des principales bases qui ont poussé à la création de la métropole.
Un dossier complet intitulé "agenda de la mobilité métropolitaine" dressé par les agences d'urbanisme recense les données actuelles et trace les projets potentiellement réalisables pour les années à venir. Le projet est ambitieux et évolutif qui met en avant une vision de l'offre de transports à l'horizon 2025 puis 2030. Il a été validé à l'unanimité car il contient des propositions positives et réalistes de coopération, articulées et mutualisées, qui marquent les premiers progrès d'une politique coordonnée à mener sur le territoire de la métropole.
Dans la même veine, un autre document d'analyse intitulé "Observ'agglo" sur les principales grandes agglomérations françaises, une véritable base de données, a été présenté aux élus. Il recèle une mine d'informations à partir du recensement effectué sur les 50 indicateurs qui couvrent un large champ de thématiques et qui guideront l'élaboration des grands schémas fondamentaux que seront notamment le Schéma de cohérence du territoire (SCOT),
le Plan de déplacements urbains (PDU) et le Plan local de l'habitat (PLH)  métropolitains. 
Lors de mon intervention, j'ai insisté sur ces avancées et ironisé sur le fait que, finalement, n'est-ce pas, la métropole va plus vite que ce que certains s'ingéniaient à mettre en doute (suivez mon regard) et ne justifiait pas, ne justifie toujours pas, les contestations stériles qui ont fait perdre tant de temps. Il n'y a qu'à se rappeler comment, bien avant la création de la métropole, Maryse Joissains avait d'abord refusé de rejoindre le syndicat mixte des transports mis en place par le département et qu'elle avait fini par agréer. Comme par un retour de bâton, parmi les rapports votés figurait notamment la dissolution de ce même syndicat pour le faire renaître cette fois-ci à l'échelle métropolitaine.
Les exemples de ce travail déjà accompli pour une politique métropolitaine des transports apportent la preuve qu'il ne faut désespérer de rien.

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