vendredi 24 avril 2015

J'ai rencontré le procureur Eric de Montgolfier !

Rencontrer le procureur Eric de Montgolfier est un plaisir rare qu'on n'oublie pas. Accessible et direct, ce grand serviteur de l'Etat a conduit toutes ses missions de justice sous le double signe de l'éthique publique et des valeurs républicainesRécit... 

montgolfier photo - Copie

"Ah ! c'est vous ! Figurez-vous, cher monsieur, qu'hier après-midi, au hasard de mes rencontres ici, deux élus de la majorité municipale m'ont glissé à l'oreille que vous avez eu raison de faire annuler le contrat de M. Joissains car il était bien illégal et qu'ils estiment comme vous qu'il n'est pas normal de ne pas respecter la loi."
Tout à ma surprise et sincèrement honoré de pouvoir serrer la main au procureur Eric de Montgolfier et de le voir accepter avec civilité un entretien tout à fait impromptu avec moi, je ne m'attendais pas dès l'abord à entendre de la part de cet homme à la carrière prestigieuse une entrée en matière aussi directe en forme de confidence prononcée d'une voix posée et avec tant de simplicité et, ainsi l'ai-je du moins interprété, de ce qui m'a paru être une marque de sympathie.
Cela s'est passé mi-mars dans le cadre du Festival des écrivains du Sud organisé par Paule Constant, qui réunissait une bonne centaine d'invités aussi éclectiques que les romanciers David Foenkinos, Didier Van Cauwelaert, Daniel Picouly, Gilles Lapouge et l'excellent jeune aixois Sylvain Pattieu, les journalistes Frantz-Olivier Giesbert, Paul Amar, Jean-François Kahn, Michel Field, Philippe Meyer, Serge Moati, les non moins célèbres Boris Cyrulnik, Jean-Louis Debré, et même mon ami de toujours, Julien Lepers, pour ses deux essais, Les fautes de français ? Plus jamais ! et Les mauvaises manières. Ça suffit !, que j'ai eu le plaisir d'accompagner et de guider tout au long de son séjour à Aix.
Après avoir rendu visite à divers stands où les auteurs dédicaçaient leurs ouvrages, je me suis dirigé vers celui d'Eric de Montgolfier. M'étant sommairement présenté à lui, je lui ai brièvement narré les dix années de procédures qui ont abouti à l'annulation du fameux contrat illégal.
"Nous, magistrats, nous avons un travail considérable..."
"Oui, j'ai eu vent de cette affaire que j'ai trouvée exemplaire dans la défense et l'application stricte et impartiale du droit, a-t-il réagi. Il faudrait que beaucoup plus de citoyens comme vous interviennent. Car, nous, magistrats, nous avons un travail considérable. Et on ne peut pas tout savoir. Donc, si des citoyens ont connaissance de manquements à la loi, il est précieux qu'ils engagent des procédures. Je vous félicite pour votre démarche."
Comment atténuer un tel compliment, ai-je pensé ? "Vous savez, monsieur le procureur, finalement, je n'ai fait que mon devoir d'élu et de citoyen. La seule question que je me pose, c'est pourquoi d'autres personnes qui découvrent des situations suspectes ne s'en saisissent pas, même si je comprends bien que des gens se sentent mal à l'aise pour aller en justice, que le fonctionnement de la justice est lent et qu'ils n'ont parfois pas les moyens financiers personnels suffisants pour engager des frais."
"Cela est hélas vrai", a-t-il acquiescé. J'ai alors ajouté : "Dans mon cas, j'ai pu avancer l'argent pour être assisté par mes avocats. J'en ai maintenant récupéré une bonne partie. Mais je pense surtout à tous ceux qui vont par exemple devant les prud'hommes, ou même qui ne les sollicitent pas parce qu'ils ne sont pas en mesure de faire appel à un avocat ou qui ne parviennent pas à formuler ce qu'ils subissent et abandonnent tout espoir de recours. Même lorsqu'une décision leur est favorable et qu'elle intervient ne serait-ce qu'au bout d'un an, ils sont peut-être déjà à la rue, sans activité et ont vu leur famille éclater. Cela m'indigne profondément."
"Je partage votre constat, m'a-t-il dit, notre justice a encore beaucoup de progrès à faire même si l'Etat perfectionne régulièrement ses dispositifs pour rendre les procédures plus accessibles et venir en aide aux justiciables."
Notre dialogue s'est ensuite orienté vers les multiples tâches des magistrats. Sans révéler des secrets, Eric de Montgolfier m'a rappelé les missions complexes dévolues aux procureurs et raconté quelques affaires au long cours qu'il a eu à conduire en Provence et en Côte d'Azur.
Je lui ai exprimé mon admiration pour sa ténacité à mener les enquêtes au nom de l'éthique publique et républicaine. Je lui ai fait part aussi du respect que j'éprouvais pour des magistrats parmi les plus connus tels que les juges Pierre Michel, Charles Duchaine et Renaud Van Ruymbeke.
On voudra bien m'excuser de ne pas aller plus loin dans ce récit car d'autres propos ne peuvent pas être rapportés eu égard à leur caractère proprement confidentiel. Quoi qu'il en soit et pour conclure, il me faut avouer que je n'aurais jamais imaginé qu'une rencontre avec ce magistrat de haute volée soit un jour possible, même en rêve !

montgolfier livre

montgolfier

A lire, une interview forte d'Eric de Montgolfier à propos de son livre :
http://www.lepoint.fr/societe/eric-de-montgolfier-la-desillusion-d-un-juge-25-10-2014-1875623_23.php

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mardi 21 avril 2015

CM : Horaire de séance avancé parce que des élus s'esquivent avant la fin !

Nouveauté au conseil municipal. Les séances publiques commenceront désormais une heure plus tôt... parce que certains élus veulent s'esquiver avant la fin. Drôle de conception d'une fonction qu'ils ont pourtant voulue et pour laquelle ils touchent des indemnités...

hotel de ville facade - Copie

C'est la dernière nouveauté. Depuis hier, chaque séance publique commencera désormais à 17 heures, soit une heure avant l'horaire traditionnel pratiqué depuis au moins trente ans. Maryse Joissains en a décidé ainsi.
Pourquoi ce changement ? Le croirez-vous, c'est parce que certains élus quittent les séances avant la fin. Et, j'ajoute, parce que d'autres, qui auraient eux aussi mieux à faire, réclament une accélération du rythme de la séance, comme si, sans toutefois le dire, ils voulaient couper court aux débats qui fondent pourtant la nécessité démocratique des échanges. 
S'il est vrai que l'examen de l'ordre du jour se prolonge parfois tardivement, dans certains cas jusqu'à 23 heures, il n'en reste pas moins que, à raison d'une séance toutes les cinq ou six semaines en moyenne, ce n'est quand même ni la mer à boire ni la fin du monde.
Les séances les plus longues sont celles où l'on examine les documents budgétaires (une fois par an) ou des dossiers de fond exceptionnels tels que les Plans d'urbanisme ou de l'habitat, pour ne citer que deux exemples récents qui ont pas mal occupé les débats.
Hormis d'autres sujets qui sont parfois étudiés en profondeur car ils présentent un caractère essentiel dans les politiques menées par la municipalité et sur lesquelles l'opposition entend faire valoir son point de vue, la très grande majorité des délibérations porte sur des questions dites d'ordre. A savoir la présentation régulière (annuelle le plus souvent) de mesures d'aspect administratif, technique ou général soumises simplement à l'application des lois.
Ils sont foison : gestion et évolution du personnel municipal, contrats divers, aménagements urbains, marchés publics, subventions aux associations, demandes de subventions aux collectivités territoriales supérieures et à l'Etat, dénominations de voies, adhésions à des structures institutionnelles. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive et ne sert qu'à illustrer le contenu d'un ordre du jour qui ressemble à une liste à la Prévert.
S'ils ne sont pas contents, qu'ils démissionnent !
Alors, est-ce bien sérieux d'avoir avancé le début des séances ? L'ancien horaire avait l'avantage de permettre aux élus ayant une activité professionnelle d'être plus facilement disponibles à ce moment-là. Le nouvel horaire est donc censé libérer tout le monde, élus et fonctionnaires, plus tôt dans la soirée. Inconvénient, à 17 heures, certains élus sont immanquablement retardataires. Ce fut le cas hier soir et il a fallu s'assurer du quorum à l'unité près pour pouvoir ouvrir valablement la séance.
Je le dis comme je le pense, tout cela a le don de m'énerver singulièrement !
Personne n'oblige quelqu'un à être candidat. Or, une fois élu, son devoir est d'assumer complètement sa fonction, prérogatives et surtout multiples obligations qui, par nature, sont les conditions de base de l'exercice d'un mandat voulu et pris contractuellement devant les électeurs. Alors, si cela ne lui convient pas ou plus, qu'il ait le courage de démissionner et de céder sa place à quelqu'un d'autre.
J'ajoute que les élus perçoivent des indemnités, qui varient selon le niveau de responsabilités qui leur ont été conférées, que cela les engage légalement et moralement et qu'ils doivent donc s'attacher à remplir leurs fonctions honnêtement et sans la moindre esquive.
Je vous parlerai une autre fois de ces élus qui, au début du mandat, se battent pour faire partie de commissions ou d'instances de représentation, sans doute par envie de se faire mousser, et qui sont toujours ou fréquemment absents dans les réunions de structures dont ils sont membres. Au point que, dans certains cas, on note parfois plus d'élus présents de l'opposition que de la majorité ! Je trouve cela irresponsable et honteux. Et on ne voudrait pas que cela m'énerve ?

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vendredi 17 avril 2015

Débat : La corruption, véritable gangrène de la démocratie

Avec ses mécanismes occultes contraires à l'éthique publique, la corruption est une menace et un véritable défi pour la démocratie. Pour la combattre, la justice se heurte souvent à des failles de notre système politique...

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(Clic sur l'image pour agrandir) 
Marcel Masson (Cercle Condorcet), Adrien Roux et Pierre Lagay (président du Cercle)

Je ne vous parlerai pas d'un certain avionneur qui distribue de l'argent liquide en échange de bulletins de vote en sa faveur, ni d'un certain président de conseil général qui s'est promené avec le chéquier lors de ses virées dans les communes. Non, je veux simplement relever que, s'il y a des corrompus, il y a forcément aussi des corrupteurs.
C'était précisément l'objet de la passionnante conférence-débat qui s'est déroulée mardi à l'Institut d'études politiques pour laquelle le Cercle Condorcet avait invité Adrien Roux, diplômé de l'IEP d'Aix, doctorant en droit pénal près Aix-Marseille Université (Laboratoire de droit privé et de sciences criminelles), à intervenir sur le thème "Ethique et politique : les défis posés par la corruption publique et les failles de notre système politique".
Cette conférence, devant un public nombreux, s'inscrivait dans le droit fil d'une autre réunion sur "les failles françaises dans la lutte contre la corruption", organisée en septembre dernier par l'association Anticor 13 à la Faculté de droit.
Plusieurs grosses pointures, qui savent mieux que quiconque de quoi il s'agit, étaient venues débattre face à un grand amphithéâtre plein à craquer. Parmi ces personnalités, on trouvait Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, Jean-Claude Roger, administrateur de l'association Anticor 13, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, Xavier Monnier, du site Bakchich, Sébastien Boistel, journaliste au Ravi, Pierre Pujol, ex-journaliste à La Marseillaise, Jacques Dallest, ancien procureur de la République de Marseille.
Ils ont traité des sujets majeurs tels que les contours flous du clientélisme et les emprises locales de la criminalité organisée et en ont démonté les mécanismes qui ont cours dans de nombreux domaines de la vie publique en liaison avec les pouvoirs de l'argent et qui gangrènent la démocratie jusqu'à l'os.
On en a entendu de bien croustillantes : histoires de trafics, de conflits d'intérêts, de financements occultes, de pots-de-vin, d'ententes, d'arrangements, de copinages, de clientélisme, de favoritisme et de services mutuellement rendus.
Si certains risque-tout se font parfois épingler, d'autres sont toujours à l'air libre et continuent leurs jeux favoris à la barbe de tous. Comme on le sait, la justice est lente. Ils peuvent donc la déjouer sur plusieurs années en versant des cautions – ils ont souvent accumulé des fortunes qui leur permettent de se payer de bons avocats. Il s'agit là de ceux qui se font pincer. Mais combien y en a-t-il qui agissent dans la clandestinité et qui échappent à la vigilance des enquêteurs ?
Il y a un an, à la veille des élections municipales, un ouvrage, Délits d'élus, s'est donné pour but de "faire une photo instantanée des élus qui ont mis les doigts dans la confiture". Tout un programme ! Les auteurs y ont dressé la liste de 400 politiques aux prises avec la justice. J'ai d'ailleurs eu la surprise d'y voir mon blog référencé au sujet de l'affaire du contrat illégal d'Alain Joissains.
En février 2014, un autre livre, Les barons, ces élus qui osent tout, avait lui aussi classé en quelque 330 pages une liste de personnages bien comme il faut : "les familles sans complexe, les tontons flingueurs, les desesperados, les dinosaures et les mégalos". Au chapitre 2 des familles sans complexe, l'auteur, Jean-Baptiste Forray, a consacré pas moins de 22 pages à la famille Joissains. Mon nom y est cité, et pour cause, l'auteur m'avait sollicité pour un long entretien avec lui à Aix. Rien ne manque dans cette saga sans fin. Depuis, Maryse Joissains a été réélue maire et Alain Joissains a vu son contrat définitivement annulé.   


Le site Anonymal :
http://www.anonymal.tv/

Cette vidéo date de mars 2014 (depuis, Jean-Michel Baylet a bénéficié d'un non-lieu)

Une étude très instructive d'Adrien Roux :
"Lutte contre la corruption : immobilisme français, leçons italiennes" :
http://www.laurent-mucchielli.org/public/Lutte_contre_la_corruption_-_immobilisme_francais_lecons_italiennes.pdf

A propos de délits d'élus :
http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/55919/delits-delus-le-livre-qui-egratigne-les-politiciens/

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lundi 13 avril 2015

Conseil municipal : Dérapages stupéfiants d'élus de la majorité...

Des propos stupéfiants et un lapsus cocasse et révélateur ont ponctué la séance publique du conseil municipal de fin mars. Deux élus de la majorité ont franchi des limites et Maryse Joissains elle-même n'a pas pu empêcher sa langue de fourcher...  

LAC CM - Copie

Une séance du conseil municipal, c'est d'abord un ordre du jour précis établi dans le cadre de la loi. C'est aussi un lieu de débat où majorité et opposition expriment leurs points de vue respectifs. Et puis, il y a une ambiance. Qui peut varier en fonction de la teneur des délibérations, fondamentales ou légères. Enfin, selon les fois, il y a des échanges qui peuvent devenir vifs pour ne pas dire musclés. Ce qui n'empêche pas certains traits d'humour ou bons mots.
La séance de fin mars est allée plus loin avec deux réactions d'élus de la majorité qui ont peu contrôlé leur langage pour l'un et laissé libre court à des propos stupéfiants pour l'autre.
Nous venions de poser une question orale au sujet du marché aux fleurs qui se tient trois jours par semaine place de l'Hôtel de Ville et tous les autres jours place des Prêcheurs. Cette seconde place va faire l'objet d'une réfection, ainsi que celles de la Madeleine et de Verdun, pour une durée de deux ans et demi à partir de mi-2016. La mairie envisage donc de transférer les trois jours des Prêcheurs vers l'Hôtel de Ville.
Or, il se trouve que, chaque premier dimanche du mois, s'y tient, depuis des décennies, la journée du livre. La mairie propose de renvoyer cette dernière vers la place de l'Université. Caser tout le monde au même endroit semble impossible sauf à réduire le nombre de stands des uns et des autres. Avouons-le, la situation est délicate. C'est la raison pour laquelle nous avons interrogé Maryse Joissains sur ses intentions.
"On aurait dit un camp de Roms !"
Et c'est là qu'est intervenu son adjoint délégué à l'espace public. Après avoir indiqué qu'il avait le souci permanent d'écouter les doléances de toutes les parties, il a soudain parlé avec son cœur en lâchant "Les bouquinistes, ils sont peut-être là depuis deux décennies mais ils n’ont vraiment pas été cools dans ce truc. La dernière fois, on aurait dit un camp de Roms". Bon, sous la pression, il est ensuite revenu sur ses propos en s'excusant platement. Au lieu de cela, il aurait pu évoquer un champ de foire, par exemple. Mais non, il a éructé des mots qui ont peut-être fait parler son inconscient, ce qui a créé une grosse gêne dans l'assemblée.
Quoi ? Une forme de milice à Aix ?
Autre dérapage, celui d'une élue de quartier qui voulait apporter sa contribution au débat sur la mise en place d'un protocole de participation citoyenne, encadré juridiquement par un partenarait avec les forces de sécurité. Et ne voilà-t-il pas que ladite élue fait part de son initiative toute personnelle dans son quartier où, dit-elle, elle a déjà developpé la démarche, sans autorisation légale et sans en référer au maire, en s'appuyant seulement sur les témoignages rapportés par des habitants. Il fallait voir le regard catastrophé de Maryse Joissains qui a fini par dissimuler son visage tant sa surprise était grande. Elle a bien essayé de rattraper la gaffe en assurant que son élue s'impliquait fortement dans le quartier. Mais, franchement, difficile d'effacer l'impression ressentie dans les travées qu'on avait là affaire à une forme de milice qui ne dit pas son nom.
Foutoir et lapsus… 
Quelle est donc la maîtrise du maire sur ses élus ? Mais aussi quelle est-elle sur le déroulement de l'ordre du jour ? Maryse Joissains a la fâcheuse habitude de faire défiler par paquets les délibérations sur un même thème (elles sont parfois nombreuses) et de les faire ensuite voter à la va-vite et à la queue-leu-leu. Et là, on ne sait plus sur quoi on vote, au point qu'elle confond ce qui se vote et ce qui n'est qu'une simple information du conseil. Ou fait aussi parfois voter deux fois la même chose ou oublie d'en faire voter certaines. Dans un registre certes un peu relâché mais, me semble-t-il, encore assez décent, j'appelle cela un vrai foutoir.
Terminons cette chronique avec un épisode qui a eu lieu au début de la séance. Après avoir félicité les nouveaux élus départementaux de sa majorité, Maryse Joissains a voulu rendre hommage à André Guinde qui a été éliminé de la course. Et, tournant alors ses yeux vers moi, comme mue par un réflexe indomptable, elle a ajouté : "Je voudrais avoir une pensée pour… M. Castronovo… euh… André Guinde, je ne l'ai pas encore enterré". Rire général dans la salle. Ce lapsus n'était sans doute pas dû au hasard, puisque, quelques instants après, devaient en effet être évoquées dans une délibération spécifique... les suites juridiques de l'affaire du contrat d'Alain Joissains. 

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vendredi 10 avril 2015

Où, comment et à quel prix se loger ? Aix est très en retard…

Que l'on soit concerné ou pas par la difficulté de plus en plus grande à se loger, nul ne peut être indifférent au cadre du développement d'Aix qui conditionne aussi l'aménagement du territoire et les déplacements. Tour d'horizon des symptômes... 

maison

Hotel de ville beffroi - Copie

Ces questions, beaucoup d'Aixois et de personnes voulant s'installer à Aix se les posent au quotidien. Pourquoi ? Parce que notre ville est très en retard à plusieurs égards. Le nombre de logements construits est très insuffisant. Les prix des constructions sont en général peu abordables et font la part belle aux ménages à revenus plutôt confortables.
Les programmes de logements sociaux publics sont loin de répondre aux vrais besoins des moins favorisés quand on sait que les demandes en attente déposées auprès des bailleurs sociaux sont de l'ordre de 5.000.
Pourtant, des outils existent pour commencer à remédier aux carences. La Ville d'Aix a mis une douzaine d'années pour proposer enfin un projet de Plan local d'urbanisme qui est la matrice de l'action. Il a été présenté en conseil municipal en juillet dernier. Il est actuellement en phase d'enquête publique. Mais, d'ores et déjà, l'ambition en termes de logements n'est pas au rendez-vous.
L'autre document de base est le Plan local de l'habitat qui, lui, passe par la Communauté du Pays d'Aix. Le préfet a formulé des réserves et des révisions pour pousser à la hausse des constructions plus conforme aux nouvelles dispositions de loi qui font passer de 20 à 25% la quantité obligatoire de logements sociaux.
Les retards pris par les pouvoirs publics qui relèvent de la responsabilité de Maryse Joissains seront, dans le meilleur des cas, difficilement comblés avant quinze ou vingt ans. Voilà l'état des lieux sommaire de ce qui ne peut qu'inquiéter un peu plus les ménages en quête d'un toit.
D'ailleurs, une chose en entraînant une autre, l'Insee a établi que, depuis dix ans, la Ville d'Aix a perdu de la population, une première historique car jamais vue depuis un siècle. Des habitants et des nouveaux venus sur notre territoire migrent donc vers les petites communes du Pays d'Aix qui, elles, voient leur démographie croître.
Cela a une autre conséquence fâcheuse : la multiplication des déplacements, les pertes de temps, les dépenses supplémentaires pour les trajets domicile-travail et l'aggravation de la pollution dont les pics de plus en plus nombreux affectent la santé. On le voit, tout est lié. C'est ce que j'ai fait observer dans mes interventions tant en février à la CPA qu'en mars au conseil municipal.

Extraits combinés plus détaillés de mes interventions à la CPA et au CM => ICI

CPA 6 19

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mardi 7 avril 2015

Le Ravi d'avril, journal garanti sans arêtes...

une ravi 128

Ce n'est qu'une fois par mois. Mais même si c'était une fois par semaine, je ne dérogerais pas à rappeler qu'il existe un journal régional et original qui mérite toute notre attention.
C'est encore le cas du numéro d'avril du Ravi.
Le mensuel ne manque pas d'y présenter la défense de la presse locale pas pareille qui ne bénéficie pas de la légitime reconnaissance de son rôle essentiel et démocratique qui permet le pluralisme de l'information.
Il en administre la preuve dans l'examen des résultats et des conséquences des élections de mars qui y sont commentées hors toute langue de bois. La une est d'ailleurs bien parlante.
Le Ravi fait confiance à notre discernement, contrairement aux marchands de soupe qui misent sur la crédulité de leurs clients en leur imposant à grandes louchées du prémâché industriel.
Au risque osé de me répéter un peu, manière qui se veut élégante pour dire qu'on va quand même le faire, ce journal regorge de pépites.
Voyez-en l'aperçu dans le sommaire.
En l'achetant au numéro ou en vous abonnant, vous aurez en prime les habituelles rubriques au ton enlevé et humoristique, les brèves qui flinguent et les dessins qui décochent. En plus, vous ferez un geste fort et solidaire pour que vivent la presse et la liberté d'expression.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article2010
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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jeudi 2 avril 2015

Deux clins d'œil pour le prix d'un... sans faire des pieds et des mains...

Coup sur coup, et pur hasard, dimanche dernier, jour du second tour des départementales, La Provence et le site Anonymal sont venus faire un reportage dans mon bureau de vote. Ben, dis donc, ils ne m'ont pas loupé !

LAC départementales 29
(Clic sur l'image pour agrandir un peu plus)

Je n'avais rien demandé à personne. Et je n'avais sollicité aucun média. Et puis, hasard du jour, alors que, comme pour tout élu municipal, obligation m'est faite d'assurer la présidence d'un bureau de vote à chaque élection, et donc les départementales, j'officiais au n° 51 des Floralies, voisin du bureau centralisateur du canton Aix2. A ma grande surprise, un photographe de La Provence et une équipe du site vidéo Anonymal sont venus y faire un reportage.
Je me suis donc retrouvé le lendemain en photo dans le journal au milieu des pages des résultats du second tour. Ici, en pied, là, en mains pleines, sous toutes les coutures, dirais-je. Est-ce parce que, contrairement à certains autres politiciens, je ne les ai jamais salies dans quelque mauvaise affaire ? Je veux l'espérer en tout cas.
Quant à la vidéo, j'en ai conservé les 48 premières secondes car, justement, les personnages qu'on y filmait après dans d'autres bureaux ne m'enchantent guère, si vous voyez de qui je parle.
Alors, voilà. Du coup, vous n'avez droit qu'aux seules images toutes subjectives de votre serviteur. Mais, vous n'êtes pas obligé(e) de les encadrer non plus…

L'excellent site d'Anonymal :
http://www.anonymal.tv/

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