Mon billet sur les affaires immobilières de 2007 de la Semepa a fait réagir son ancien président, Henri Doglione, ex-adjoint à l'urbanisme de Maryse Joissains. Ci-dessous, sa mise au point et mes commentaires...  

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Cela ne s'était encore jamais produit mais il y a quelques jours, le 9 août exactement, j'ai reçu via le blog une demande de mise au point pour mon article publié fin juillet. Dans lequel je rappelais l'embrouille et le copinage qui avaient entouré en 2007 deux ventes immobilières de la Semepa qui devaient profiter à un footballeur de renom, Marcel Desailly, et à la compagne de l'ancien adjoint aux sports de Maryse Joissains, Gilbert Zozor.
Je relevais aussi que ce dernier et l'ancien adjoint à l'urbanisme, Henri Doglione, alors président de la Semepa, n'étaient plus sur la liste municipale de Maryse Joissains de 2008. Et je m'étonnais enfin de la réintégration relativement récente d'Henri Doglione au sein du conseil d'administration de la société en tant que vice-président.
Comme mon blog n'exerce jamais de censure, c'est bien volontiers que j'accepte de publier cette mise au point, in extenso et sans la moindre retouche pour en laisser les lecteurs juger par eux-mêmes. Mais ce courrier appelle cependant quelques commentaires de ma part.
* Henri Doglione signale qu'en décembre 2007, "il avait dû s'absenter pour un séjour à l'étranger de plus d'un mois". Et que c'est par conséquent en son absence que "le conseil d'administration de la Semepa a procédé à l'attribution des deux biens" en question. De fait, comme on pourra le voir sur la délibération du conseil municipal reproduite ci-dessous, c'est l'adjoint aux finances, Gérard Bramoullé, qui en était rapporteur.
Henri Doglione précise que la recherche d'acquéreurs a été diligentée par la direction de la réhabilitation de la société. Je n'en doute aucunement. Il ajoute que la proposition des ventes a été régulièrement faite au conseil d'administration par son directeur sous l'autorité du directeur général. Je n'en doute pas non plus.
Est-ce à dire qu'Henri Doglione n'était pas au courant de ces transactions ? Lui l'affirme. Mais, comment se fait-il qu'on ne l'ait pas au moins informé sur les conséquences d'une telle décision présentée devant le conseil municipal ? Car, même absent, il restait président de la Semepa et, à ce titre, en portait en droit toute la responsabilité. D'autant que, même si la délibération était rapportée par un de ses collègues, elle était faite en son nom. Ne dit-il pas d'ailleurs que c'est sous son "impulsion que la Semepa est devenue une des SEM les plus importantes et les plus performantes de la Région, reconnue comme telle au plan national".
Personnellement, je n'ai pas le souvenir qu'à la séance du conseil municipal du 17 décembre 2007 qui que ce soit ait annoncé qu'à cause de son absence Henri Doglione ne participait pas au vote, qu'il ait donné ou non un pouvoir à Gérard Bramoullé.
* Concernant son retour à la Semepa en tant que vice-président, Henri Doglione précise que c'est le conseil d'administration qui le lui a proposé sans qu'il en ait fait la demande. Soit. Mais, comment ne pas s'interroger sur cette opportunité.
* Henri Doglione croit bon de dire que "l'annulation des deux attributions a eu pour conséquence de priver la Semepa de ces ventes et il aura fallu attendre trois ans pour trouver enfin de nouveaux preneurs". Cette assertion est contredite par une décision du conseil municipal du 23 juin 2008 (dont il ne faisait plus partie) qui a entériné la vente d'au moins un des deux biens.
* Henri Doglione réfute l'idée d'avoir été évincé en 2008 de la liste de Maryse Joissains. Il pose que "c'est lui et lui seul qui a décidé de se retirer". C'est son droit de donner cette version. Il n'empêche, et comme je l'ai rapporté, l'adjoint aux sports et lui-même n'y figuraient plus, et c'est ce que tout le monde a compris.
* Enfin, dans sa conclusion, Henri Doglione note ceci :
"Vous auriez pu également avoir un léger regret sur le fait que le champion du monde Desailly, qui avait choisi de s’établir à Aix ait, écœuré par le comportement de quelques aixois à son égard, décidé d’aller s’installer ailleurs. Discrimination raciale, discrimination sociale ? Votre habituelle perspicacité vous aidera sans doute à trouver la réponse."
Monsieur Henri Doglione, que veut dire cette insinuation interrogative de "discrimination raciale ou sociale" ? Monsieur Marcel Desailly ou vous-même, avez-vous quelques preuves ? Si oui, y a-t-il eu dépôt de plaintes ? Si non, comment pouvez-vous vous laisser aller à user de ce mode de justification irresponsable et indigne ? 

Mon article du 29 juillet
"Joissains inaugure des bouts de trottoirs mais pas que…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/07/29/27741488.html

(Pour une lecture plein écran, clic sur le rectangle en bas à droite de chaque document)
La mise au point d'Henri Doglione 
 Extrait de la délibération n° 77 du conseil municipal du 17 décembre 2007  Les articles de presse des 19 et 20 décembre 2007 

Trois articles de La Provence 

=> 7 janvier 2008 : Zozor et Desailly ont renoncé à leur acquisition :
http://www.laprovence.com/article/actualites/20574/gilbert-zozor-et-marcel-desailly-ont-renonce-a-leur-acquisition.html
=> 2 juin 2008 : La vérité de Doglione sur les affaires de la Semepa : 
http://www.laprovence.com/article/actualites/23754/aix-la-verite-dhenri-doglione-sur-les-affaires-de-la-semepa.html
=>24 juin 2008 : Le conseil municipal met fin à la saga Zozor-Desailly : 
http://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/23810/le-conseil-municipal-met-fin-a-la-saga-zozor-desailly.html