Aide-mémoire pour dégager Marine Joissains
La députée Marine Joissains ne mérite pas d'être réélue. Pas seulement à cause de ses plus récents propos qui ont tant scandalisé. Mais aussi parce que, malgré deux mandats consécutifs, son bilan parlementaire est nul, archi-nul. Quant à son bilan municipal, dont j'ai largement parlé ici depuis plusieurs années, il n'est pas plus positif dans l'ensemble. Et on ne comprendrait pas que les électeurs ne lui en fassent pas payer les premières conséquences d'ici quelques jours.
Ce sont là déjà au moins deux raisons suffisamment déterminantes que chaque électeur de la 14e circonscription se doit d'avoir à l'esprit et de prendre en compte politiquement et moralement au moment décisif de mettre son bulletin dans l'urne. Il serait en effet inconcevable de se laisser envahir par une sorte d'amnésie qui viendrait tout à coup amnistier les incuries et les dommages qui ont émaillé ces onze années de mandat d'action politique irresponsable et inadaptée aux véritables besoins de la population aixoise.
Oui, je l'affirme, impossible d'oublier les entêtements et les contre-décisions, les coups de force et les échecs dans de nombreux domaines. Les bilans de Joissains ne valent guère mieux que ceux de Sarkozy.
Les outrances des dernières déclarations tombent finalement à point pour rappeler que le danger n'est pas loin de voir de funestes connivences se développer et se nouer ouvertement avec les tenants de l'extrême-droite pour tenter de conserver encore quelques bribes de pouvoir. Il faut donc empêcher d'entériner un tel pacte qui aurait de désastreux résultats pour la démocratie locale.
J'aime cette phrase de bon sens : "Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre". Il n'est jamais bon d'avoir la mémoire courte.
A propos de mémoires, lisons cet article du Ravi paru en mai à propos de certains agissements de Marine Joissains.
Même si on est loin de la "grande époque", recours et procédures se multiplient dans le paysage aixois. Revue de détail
Maryse Joissains, poursuit, imperturbable, sa campagne. Droite dans ses bottes, la députée-maire UMP d'Aix-en-Provence affiche son soutien aux nostalgériques venus manifester à l'ombre de la Rotonde (à croire que le rond-point Bigeard est trop petit) et accorde, magnanime, la gratuité dans les transports en commun pour les plus... de 70 ans.
Et quand La Provence l'interroge sur le recours de l'ancien conseiller municipal d'opposition (PRG) Lucien-Alexandre Castronovo contre les largesses dont avait bénéficié son mari en tant que directeur de cabinet, elle parle de "péripétie".
Pourtant, l'affaire est à l'instruction au Conseil d'Etat et la décision de la plus haute juridiction administrative viendra clore un dossier qui, depuis sept ans, n'en finit pas de rebondir. Fin 2008, le tribunal administratif condamne la ville d'Aix. Le salaire d'Alain Joissains n'aurait pas dû dépasser, en tant que contractuel, 90% de l'indice le plus élevé dans la hiérarchie des effectifs municipaux. Or, de 2001 à 2008, au lieu de toucher, au maximum, 307.972 euros, il en aura reçu 475.778 ! Fin 2011, la cour administrative d'appel vient casser la condamnation. "Elle a estimé qu'en tant qu'ancien conseiller municipal, et accessoirement citoyen et contribuable aixois, je n'avais pas intérêt à agir en justice, déplore Alexandre Castronovo. Ce qui est aberrant !"
Emblématique : si la mairie s'appuie sur le témoignage de deux adversaires de l'ancien conseiller municipal (une transfuge de gauche passée dans l'équipe Joissains et le socialiste Jacques Agopian ayant gardé une dent contre Castronovo depuis les cantonales de 2008), l'ancien prof d'anglais a vu une solidarité financière s'organiser spontanément, couvrant 20% des dépenses qu'il a dû engager pour se faire représenter par un avocat. Il se souvient d'ailleurs qu'en 2008, "l'opposition avait voté contre la décision de la mairie de faire appel de la condamnation". Ainsi, l'écolo et occitan aixois Hervé Guerrera soutient "évidemment la démarche" de Castronovo.
D'autant qu'en ce moment, même si on est loin de la "grande époque", les nuages s'amoncellent pour Maryse Joissains. Ainsi, l'opposition a engagé un recours contre la vente de l'ancien office de tourisme. En cause ? Alors que les acheteurs potentiels devaient s'engager à préserver le bâtiment, la mairie a finalement décidé que, pour en faire un "Apple Store", l'heureux gagnant allait avoir le droit de le détruire, se voyant octroyer en prime une partie de la voie publique autour ! Autre dossier en souffrance : la future (-ex ?) polyclinique Rambot. Commentaire de Guerrera : "On assiste là aux errements habituels de la municipalité : la vente des "bijoux de famille" quitte à sacrifier le patrimoine aixois et une gestion urbaine ne misant que sur l'étalement alors qu'on en connaît déjà toutes les limites"...
En attendant, voulant faire disparaître autant les bidonvilles que ses occupants, Joissains ne veut "plus un seul Rom dans [sa] commune", a-t-elle tonné dernièrement dans La Provence, toujours prête à caresser dans le sens des urnes son électorat le plus réac. Généreuse avec la famille et les vieux, sévère avec les gueux, et, attentive, toujours, aux questions immobilières, comment qualifier autrement cette gestion sinon de sarkozyste ? Sébastien Boistel
NB : J'ai le plaisir de rappeler aux lecteurs du blog et à tous ceux qui me font l'amitié de soutenir ma démarche que mon recours en Conseil d'Etat a été officiellement déclaré parfaitement recevable. Et qu'il est donc bien actuellement à l'instruction par les hauts magistrats.
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Marine Joissains vue par des lecteurs de Rue89 : du gratiné...
http://www.rue89.com/2012/05/10/aix-en-provence-vous-nous-avez-dresse-le-portrait-de-votre-maire-232062
















Quelle science, ce mec ! Mais il va falloir qu'il trouve autre chose pour paraître crédible car les premiers résultats du vote des Français de l'étranger montrent que la droite est vraiment mal barrée et qu'elle va dérouiller sec. Youpi !