vendredi 27 avril 2012

Sarkozy se vautre dans l'affront national

 sarko deuxieme tour

Hier, à midi et en soirée, et plus à midi que le soir, Nicolas Sarkozy s'est encore vautré dans des propos brûnatres.
A midi, il tenait meeting. Puisant à pleines mains dans le sac à vices démagogiques du Front national, il a assourdi son auditoire de crapuleries bien extrémistes. Faut un peu le comprendre, c'est là sa seule et ultime bouée de sauvetage crevée pour un naufrage qu'il a lui-même provoqué.
Le soir, à la télévision, le même a fait mine d'adoucir ses déclarations du midi, mais sans réellement en renier aucune. Comment le pourrait-il d'ailleurs quand on voit ceux qui le conseillent ou qui l'entourent ? Son formatage mental outrancier semble désormais achevé.
Son conseiller politique s'appelle Patrick Buisson, un journaliste qui a trempé sa plume dans le journal Minute. Son responsable des sondages se nomme Guillaume Peltier. Il a grandi au FN, a fait un tour au MNR puis chez De Villiers. Quant à son entourage, il n'est peut-être pas nécessaire de citer tous les noms mais utile de se souvenir par exemple de Brice Hortefeux, de Claude Guéant ou de Nadine Morano.
A ces cavaliers noirs, il faut y adjoindre l'écurie des quarante députés de la droite dite "populaire" pour masquer l'extrémisme de leurs frasques. L'étalon en chef s'appelle Lionnel Luca, un esprit d'une finesse bien visqueuse qui s'est encore distingué hier avec des saillies sordides pour requalifier le patronyme de la compagne de François Hollande et lapider des ex-ministres certes sans figure ayant lâché Nicolas Sarkozy pour appeler à voter à gauche. A côté de tous ces pitres, Marine Le Pen passerait presque pour la vertu républicaine.
Pourtant, hier soir, Nicolas Sarkozy s'est dit scandalisé par la une de l'Humanité qui a collé une photo de Pétain à côté de la sienne. Parce que parler de "vrai travail", ça ne rappelle rien à l'inculte qu'il est de l'Histoire de France ? Et que dire du slogan "aidez-moi" de De Gaulle, dont il dit qu'il l'ignorait jusqu'à hier soir, même si dans ses coutumières forfanteries il ose se réclamer du gaullisme quand ça l'arrange ? Et voilà pourquoi, Nicolas Sarkozy ne trouve rien à retoucher à sa dernière énormité prétendant que "Le Pen est compatible avec la République".
Devant son public, il s'est plaint d'avoir été l'homme le plus insulté depuis qu'il a été élu. A-t-il perdu la mémoire de ses faits et gestes ? Non, non. Il ne peut avoir oublié qu'il a lui-même tant piétiné, tout, tout le monde et tout le temps, parfois en usant de la vulgarité la plus ignoble. Maintenant, on le piétine. Va bien falloir qu'il s'y fasse. Il est en miettes. Il essaie de recoller les morceaux partis dans tous les sens. Sa mécanique est détraquée. Trop tard. Mission impossible. Il est totalement éparpillé.
Alors, il s'agite, trépigne, vocifère, invective, menace. Chacune de ses apparitions le montre schizophrène, hystérique, désarticulé, menteur, aggressif, les traits défigurés de hargne et de haine, comme aliéné. Il fait honte à voir comme encore président et pour quelques jours comme encore candidat. Grotesque jusqu'à sa propre caricature.
Finalement, il n'aura été qu'une erreur de l'Histoire. Et on ne parlera plus de lui que comme un tragique fait-divers qui aura duré cinq ans.
Dernier caprice avorté dans l'instant, Nicolas Sarkozy exigeait trois débats, pas moins. Et pourquoi cette envie soudaine ? Parce que les socialistes en ont fait plusieurs pour leur primaire ! Il n'avait qu'à en faire autant dans son propre parti en débandade qui est bien parti pour la guerre des califes. Mais que croit-il ? Que les Français sont des demeurés qui ne le connaissent pas, qu'ils ne l'ont pas vu à l'œuvre, qu'ils ne l'ont pas déjà jugé depuis longtemps ?
Le 6 mai, on n'en veut plus. Il perd et il part. Ses meubles, ses Rolex et sa poussette sont déjà sur le trottoir. Il faut maintenant que le peuple huissier dresse l'expulsion définitive du locataire qui a enfreint toutes les clauses du règlement intérieur. A 20 heures, le spectacle de la déroute pourrait être fort désopilant à la vue des têtes hargneuses et des langues fielleuses des Guaino, Morano, Lefebvre, Dati, Bertrand, Pécresse, Baroin et autre Copé. Le soulagement, c'est maintenant.

 sarko vrai travail
sarko infuse 2
sarko dix jours

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires sur Sarkozy se vautre dans l'affront national

    Sarkozy pète les plombs

    Pendant que les plus riches se gavent, le chômage s'aggrave. Pour sauver sa peau de crocodile, Sarkozy en est misérablement réduit à flatter les bas instincts avec l'énergie du désespoir.
    Prêt à tout, mais a-t-il jamais fait autrement, il a recours à toutes les outrances et à tous les mensonges. Plus il en fait, plus le pétage de plombs est patent. Malheureusement pour lui, et heureusement pour nous, il ne s'en remettra pas.

    Posté par Emile D., vendredi 27 avril 2012 à 12:37 | | Répondre
  • AUX FERS !

    ...et au pain sec et à l'eau ! Une chose me vient à l'esprit (et pas qu'à moi), en assistant à cette frénésie désespérée et devant cette caricature de candidat, c'est qu'avant toute chose, la crainte majeure est de voir s'envoler l'immunité à laquelle lui donne droit son statut de Président. La seule ressource s'offrant à lui est la fuite en avant en tentant de récupérer un deuxième mandat. Que d'efforts, au fil de ces cinq années d'un bilan calamiteux, pour camoufler, maquiller, minimiser, systématiquement les différentes affaires survenues, avec le concours, il est vrai, des Guéant, Courroye,Gaubert, Hortefeux, Bourgi, Woerth, Marin,j'en passe et des meilleurs!
    Comme dirait Bernadette Chirac, qui en connait un rayon, pour être un chef d'Etat, il faut avoir la "carrure"! Si c'est le cas, il va lui falloir assumer et répondre de ses actes, à partir du 6 Mai prochain.Et que la Justice passe!
    Pour les indécis, s'il en reste encore, je conseille la lecture dans la semaine de "Finissons-en", par l'équipe de Médiapart, ainsi que du numéro spécial du Canard Enchainé paru ces jours-ci.
    Mon seul regret sera de ne plus pouvoir me régaler chaque année avec les chroniques du règne de Nicolas Premier, de Patrick Rambault. Attention, si tout va bien le 6 Mai, ne pas rater la dernière publication!

    Posté par papou, samedi 28 avril 2012 à 05:23 | | Répondre
  • Sarko bas du Front

    Le cynisme de Sarko est sans égal dans la fonction présidentielle qu'il n'a d'ailleurs jamais réussi à endosser.
    Voilà maintenant, dans ses derniers soupirs, qu'il cherche à coucher avec l'extrême droite après s'être complu pendant cinq ans à parler le Le Pen.
    Il a été minus tout du long, pas étonnant qu'en fin de mandat il soit si bas du Front.
    Avant d'entrer à l'Elysée, Hollande a intérêt à désinfecter toutes les pièces à fond.

    Posté par bling-bling, samedi 28 avril 2012 à 12:33 | | Répondre
  • La pochade de Sarko bientôt finie

    @ Papou
    La pochade quinquennale de Sarkozy est bientôt terminée. Il finit sa vie de président qu'il n'aurait jamais dû être en vraie caricature de lui-même. Il n'a pas fait honneur à la République et il ne pouvait achever son mandat que dans l'indécence et le déshonneur.
    Il n'a jamais su répondre aux interrogations des Français. Et il fort probable, comme vous le rappelez, qu'il lui faudra rendre compte, comme Chirac, face à un interrogatoire de la justice dès sa sortie de l'Elysée.
    Le soulagement, c'est maintenant... et après.

    Posté par CASTRONOVO, samedi 28 avril 2012 à 14:06 | | Répondre
  • AU RAB'

    Dans ma précipitation, j'avais oublié Squarcenard et Pècheni ! Que justice leur soir rendue et qu'ils aillent eux aussi au GNOUF !
    Mais enfin !

    Posté par papou, samedi 28 avril 2012 à 16:09 | | Répondre
  • Bonjour , je me suis demandé comment des individus "normaux "pouvaient voter pour un tel personnage face à un amoncellement si démonstratif de preuves?
    En fait la seule explication me semble être : la peur . La peur du changement même s' il apparaît comme salutaire , pondéré , sécurisant ... Objectivement combien des électeurs sarkozistes participent de son univers ? Pratiquement aucun , ils en sont même les victimes inconscientes .
    Mais l' individu joue constamment sur leur affect et c'est vrai qu'il est difficile de travailler sur leur raison , cette grande consommatrice d' énergie . Affect contre raison tel semble être l'enjeu aujourd hui et espérons que le " génie" français en sortira vainqueur .

    Posté par xavaix, lundi 30 avril 2012 à 11:51 | | Répondre
  • Le syndrome du bourreau

    @ Xavaix
    Comme le jeu du loto, Sarkozy s'emploie à faire croire au rêve possible pour chacun de devenir riche. Il lui faut donc matraquer ses sornettes jusqu'à l'abrutissement qui amène la victime à voter pour son bourreau.
    Espérons que le 6 mai sera un moment de sursaut qui permettra de démasquer toutes les supercheries et autres escroqueries sarkoziennes.

    Posté par CASTRONOVO, lundi 30 avril 2012 à 12:42 | | Répondre
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