sarko projet france

Nicolas Sarkozy est déjà un ex-président mais lui se voit encore gagnant. Il paraît donc qu'il a un projet et qu'il doit l'annoncer ce jeudi ! Il serait temps en effet. Avec tout ce qu'on a vu pendant cinq ans, et même dix, que peut-il bien faire de neuf qu'on ne sache déjà ? Il va probablement tenter un dernier gros coup d'esbroufe. Comme d'habitude. J'ai envie de dire, je le dis, non merci.
En réalité, pendant ses jours comptés, il aura beau "plastronner, fanfaronner, claironner", comme a ironisé hier François Hollande, on le connaît trop, il ne pourra pas se refaire. Il suffit de se rappeler 2007 pour se rendre compte qu'il n'a jamais changé. Tout ce que l'on présageait est advenu. Seuls ceux qui ont voté pour lui voulaient y croire qui n'avaient pas perçu les illusions. Beaucoup en reviennent et c'est tant mieux. Vu ses piètres résultats, il ne mérite pas de doubler sa casse, si l'on peut dire.
Quoi qu'en exposent les divers sondages et leurs marges d'erreurs, Sarkozy et la droite vont devoir traverser la déprime de la défaite. C'est écrit. Une majorité de Français veut de la justice, du respect et de la dignité, toutes choses que Sarkozy a foulées aux pieds depuis trop longtemps. L'heure d'une conception républicaine de la présidence approche. Et tiens, soyons magnanimes, on ne souhaite même pas à ce sortant suffisant et insuffisant de finir comme Giscard sous les crachats.

Pour tracer un portrait de Nicolas Sarkozy...

blog titre entier
Deux extraits de mes articles de 2006 et 2007

"Sarkozy : les méchants et les gentils"
La démagogie est l'art de plaire au peuple. Le but est que le peuple nous veuille du bien (nous donne son suffrage). Ça ne signifie pas qu'on veuille du bien au peuple, bien au contraire. Cette argumentation est en grande partie fondée sur la peur de l'autre. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste. C'est chacun pour sa gueule, l'enfer c'est les autres. A partir de ce constat, il est très facile de jouer sur cette corde pour exprimer haut et fort ce que les gens veulent entendre.
Sarkozy est dangereux. Il a une véritable capacité à si bien maquiller ses véritables intentions. Non seulement elles en deviennent attractives, mais semblent comme expurgées de leur vraie nature et des menaces qu'elles font en réalité peser sur ceux-là mêmes qui, de bonne foi, se laissent séduire. Pourtant, la mécanique est toute simple, et c'est cette simplicité même qui rend le discours si redoutable, tellement efficace. Voyons comment cela fonctionne :
1. Il y a deux catégories de Français, c'est la base du discours de Sarkozy, opposer deux France, toujours, l'une, la France des "assistés", la mauvaise, fantasmée, qu'il faut stigmatiser, l'autre, la France qui travaille, la bonne, qu'il faut aider à prospérer ;
2. Vous faites partie des gentils, c'est la deuxième phase. L'auditoire doit être convaincu qu'il est dans le camp à qui l'on va faire du bien ;
3. Les uns (les méchants) mangent sur le dos des autres (les gentils). Tout ce qui ne va pas pour vous vient de l'existence de l'autre qui vous fait du mal ;
4. "Je n'accepte pas" les agissements des méchants (ils profitent de vous) : si je suis élu, je saurai être ferme (Sarkozy dit beaucoup qu'il "n'accepte pas" ; on remarquera qu'il prend bien garde de ne pas être plus précis) ;
5. "Je veux" privilégier les gentils (ils sont méritants) : il y aura des privilèges et c'est à vous que je les réserve, puisque vous faites partie du camp des gentils, je suis de votre côté, votez pour moi. CQFD.
Le raisonnement de Sarkozy est on ne peut plus évident. Pour chacun d'entre nous, le méchant c'est l'autre, c'est bien humain. Il suffit donc de déclamer avec force et emphase qu'on fera une politique favorisant les gentils et qu'on sera intraitable avec les méchants pour que tout le monde applaudisse. Cela revient à comprendre son discours de la façon suivante : "Je ferai une politique qui favorisera les uns et sera intraitable avec les autres".
Considérant alors que cet homme ne fait pas mystère de son attachement au libéralisme, considérant par ailleurs la politique que mène la droite depuis cinq ans, on peut aisément deviner qui sont en réalité "les uns" (les quelques-uns) et qui sont en réalité "les autres" (tous les autres). Derrière le discours, le fond des intentions : diminuer les charges des entreprises, diminuer les prestations sociales et mettre à mal notre régime de solidarité... ce qui pénalisera le plus grand nombre, contrairement à ce que cherche à nous faire croire Sarkozy.

"L'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy"
Le roi de la provocation et de l'agitation mentale n'a plus aucun tabou. Il dégaine sa haine ordinaire et sa science foireuse jusqu'à la nausée. Son crâne bas de plafond barbote dans la vase.
Ah ! Mes pauvres amis ! Enfin, c'est fait, nous allons gagner plus, en travaillant plus et plus longtemps. Nous pourrons faire toutes les heures supplémentaires que nous voulons. On aura même la chance de choisir de turbiner le dimanche. La télé, c'est tellement crétin ce jour-là.
Comme la grève sera bannie, plus personne ne sera pris en otage. Et nous n'aurons plus de retenue sur notre salaire. Il n'y a pas de petit gain. Nous n'aurons pas non plus besoin de RTT. A quoi ça sert de vouloir être en famille ou de se cultiver ? Nous n'y perdrons pas au change.
Notre mérite sera reconnu et fortement récompensé. Et que ceux qui ne trouvent pas de travail ne viennent pas se plaindre. C'est quand même bien leur faute, non ? Ils n'ont qu'à accepter n'importe quel petit boulot à durée déterminée qui les mettrait sur la bonne route, comme tout le monde. Et puis, rien n'interdira plus qu'ils alignent les larbineries l'une après l'autre jusqu'à la retraite.
Surtout, qu'ils ne comptent pas sur les allocations chômage, ça ne dure qu'un temps. S'ils refusent de bosser, ces profiteurs, le pire les attend. A la retraite, ils ne toucheront que des clopinettes.
Pour la santé, c'est beaucoup plus simple. S'ils ne peuvent plus se soigner, ils n'ont qu'à faire un effort, quoi ! Si ce n'est pas un scandale de tomber malade ! Il ne manquerait plus aussi qu'ils veuillent un logement, tiens. Ils n'ont qu'à dormir dans de gros cartons. Ou mieux, ils n'ont qu'à économiser pour louer une tente et puis en devenir propriétaire. La chose a été testée, ça marche.
Enfin, qu'ils n'aggravent pas leur cas. S'ils volent la moindre pomme, gare à eux. Ils seront embastillés, sans procès. En tôle, ils n'auront aucun contact avec des gens riches qui pourraient leur donner des conseils. Les friqués qui fraudent aux impôts ou qui s'en mettent plein les poches sur le dos des pue-la-sueur n'ont que du sursis si (et quand) ils se font pincer.
Quoi ? Vous bronchez ? Vous êtes contre tout ça ? Non, franchement, vous ne trouvez pas que vous êtes un peu rétrograde de gauche. Allez, allez, mettez-vous bien ça dans la tête : être moderne, c'est être pour la rupture. C'est ne plus confondre SDF et ISF. Que je n'aie pas à vous le répéter : l'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy.

Sarkozy et le syndrome d'hubris, la maladie du pouvoir

Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l'emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir : tels sont quelques-uns des symptômes d'une maladie mentale récemment répertoriée qui se développerait durant l'exercice du pouvoir. C'est le syndrome d'hubris. Il comprend 14 critères, dont, selon David Owen, son concepteur, ancien ministre travailliste britannique des affaires étrangères (1977-1979), il suffirait d'en remplir 3 ou 4 pour que le diagnostic puisse être posé.

(Clic sur l'image pour agrandir)
sarko hubris

Le vrai bilan de Sarkozy

logo lexpress
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dossier-nicolas-sarkozy-le-vrai-bilan-2007-2012_1075283.html

Sarkozy insulté à la Réunion

Alors qu'il s'apprêtait à monter en voiture, il a décidé de rebrousser chemin pour serrer les mains des militants UMP présents. Bain de foule, poignées de main à la volée. Parmi elles, celle d'un jeune homme, qui profite de la proximité du président pour l'insulter : "Pauvre con, pauvre con, on va te faire la mort dans les urnes", hurle-t-il. Le candidat-président reste stoïque, s'éloigne tout en continuant de lancer des "merci merci" en saisissant les mains se tendant vers lui. Derrière lui, le jeune homme est interpellé. Il est aussitôt neutralisé par des policiers en civil qui l’ont vite relâché.

Un document exceptionnel diffusé en 2005

Des résistants parlent de la France et de l'idéal politique. Des vérités aussi vivaces qu'en 1944, aussi fortes que la Déclaration des droits de l'homme !


Humour : Mai 2012
sarko départ

Un jour de mai 2012, un vieux monsieur est assis sur un banc face à la grille du Coq du Palais de l'Elysée... Après quelques minutes, il se lève et va voir le Garde Républicain posté à l'entrée et lui demande :
- Bonjour monsieur, j'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le Garde Républicain lui répond :
- Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici.
Le vieux monsieur s'en va sans dire un mot... Le lendemain, le vieux monsieur est encore assis sur le banc... Il se lève, va voir le Garde Républicain et lui demande : 
- Je veux visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le soldat lui dit :
- Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici...
Le vieux monsieur s'en va sans dire un mot... Pour une troisième journée consécutive, le vieux monsieur est assis sur le même banc et regarde toujours l'Elysée. Il se lève enfin et va voir le Garde Républicain et lui demande à nouveau :
- J'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le pauvre Garde Républicain ne sait plus trop quoi dire...
- Monsieur, ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer Monsieur Sarkozy et ça fait 3 jours que je vous dis que Monsieur Sarkozy n'est plus président et qu'il n'habite plus ici... Est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas ?
- Non... Non..., dit le vieux monsieur, c'est juste que ça me fait tellement plaisir de vous l'entendre répéter...
Alors, le Garde Républicain s'est mis au garde-à-vous, l'a salué et lui a dit :
- A demain, monsieur.