Maryse Joissains entend-elle les forains du textile ?
A la mairie d'Aix, question écoute et dialogue, il semble qu'il y ait encore comme un défaut.
Prenons un exemple tout chaud dans un domaine qui concerne directement la vie quotidienne des Aixois : la situation des forains du textile.
En novembre, excédés, ces derniers avaient tenté de se faire entendre. Et avaient manifesté leur mécontentement en bloquant l'accès au centre ville. La mairie leur avait assigné des emplacements sur l'avenue des Belges à cause de la présence des chalets sur le cours Mirabeau. Cela ne leur convenait pas car la clientèle ne suivait pas pour fréquenter ce nouveau lieu de rendez-vous.
A leur demande, début décembre, la mairie se voyait contrainte d'organiser une réunion pour ré-examiner le problème. Dans un souci d'apaisement, les forains avaient alors décidé de suspendre momentanément leur mouvement.
Résultat : en l'absence de Maryse Joissains, aucune décision pratique n'émergea de la rencontre. Sauf une promesse de nouvelle réunion pour janvier avec les divers interlocuteurs concernés. Pendant ce temps-là, les forains n'ont pas déballé un seul jour sur les deux derniers mois.
Or donc, il y a quelques jours, le maire d'Aix a eu l'occasion de discuter avec les représentants des forains. Encore un coup rien. Maryse Joissains a annoncé qu'elle avait besoin de deux mois pour mener sa réflexion.
La différence, a-t-elle indiqué, c'est qu'elle veut désormais regrouper l'ensemble des questions touchant à l'occupation du cours Mirabeau pour s'orienter vers une restriction du nombre de manifestations. Ce n'est qu'après une étude menée par un organisme indépendant que pourraient, selon elle, être envisagées des mesures concrètes pour les divers acteurs sollicitant l'utilisation du cours.
Les chalets ont levé le camp et depuis deux semaines les forains ont pu y re-travailler le jeudi comme avant la longue parenthèse des fêtes de fin d'année. Pour mémoire, la question des marchés avait été soulevée il y a au moins cinq ans et un protocole avait été signé en 2008.
Osons risquer un parallèle dans la méthode : à Aix, ça se passe un peu comme avec un certain président, tout est à l'emporte-pièce et c'est le vent qui décrète la direction à prendre.
"Aix : La nouvelle révolte des forains du textile" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/11/28/22828891.html
"Forains du textile : La nouvelle réunion a foiré !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/08/22915273.html
Commentaires sur Maryse Joissains entend-elle les forains du textile ?
- La sauvegarde des marchés, une urgenceTous les marchés d'Aix, du centre et des quartiers, ont ceci de particulier qu'ils attirent beaucoup de monde au-delà même des riverains. On y vient de tous les coins de la ville et les touristes en font leur régal en toutes saisons.
Votre point de vue fouillé montre qu'on ne peut faire l'économie d'une réflexion fondée sur la sauvegarde de ces précieux espaces de convivialité sociale et économique.
Ce serait une faute grave de les voir, eux et les personnes qui les animent, maltraités comme c'est le cas actuellement.
Merci pour votre contribution.
Cordialement. - Du marché faisons table raseL'objectif de Marise Joissains S.A. est de faire dégager ce marché fréquenté par une populace peu compatible avec ses objectifs de gentrisation et d'embourgeoisement d' Aix.
Des artisans d'art, et autres revendeurs de biens de luxes seraient plutôt à son goût. Donc exit tous ces bonimenteurs et forains qui lui gâche la vue sur la "belle statue" de ce "bon roi rené".
Les brimades envers les forains durant ces dernières semaines sont calculées, la majorité au conseil (il y a une opposition ? ) sais très bien que de guerre lasse les forains iront gagner leur vie ailleurs.
Donc pour les forains, et la vie du centre ville, c'est le moment ou jamais de se battre !
















On reste abasourdi devant le spectacle de ces "négociations" et réunions diverses, qui n'ont d'autre but que celui d'essayer d'avoir les forains "à l'usure". Ces derniers ont maintenant perdu les meilleurs mois de leur activité, la période des Fêtes étant, comme dans tous les commerces, celle pendant laquelle ils peuvent augmenter leurs recettes.
Le Centre Ville a déja souffert du départ du marché traditionnel, sur trois jours, Mardi, Jeudi et Samedi et en premier lieu le commerce sédentaire qui profitait pleinement de la présence du marché. Si de vraies réunions sont organisées sur ce point avec les vrais interlocuteurs, celà devrait être confirmé.
A l'époque, il était invoqué le problème de la sécurité aux abords du nouveau Palais. ce problème n'était pas nouveau et il est vrai que la conception de ce Palais ne faisait rien, volontairement ou non, pour faciliter le retour des forains sur place, après la fin des travaux. A cela, il convenait de rajouter quelques curiosités, telle que la porte permettant l'accés des véhicules de l'Administration Pénitentiaire, trop basse pour les fourgons, d'où le déballage des prévenus sur la voie publique, avec force déploiments d'escopettes diverses.
Une fois sur le Cours, il a fallu pour les forains se plier à un cahier des charges générateur de dépenses,( changement des baches, etc...) destiné à donner une meilleure allure au marché.
Après maintes péripéties, voici venu le temps du marché de Noël, certainement indispensable à la ville d'Aix et devant obligatoirement se tenir sur le Cours (?) Dès lors, prière aux forains de déguerpir en direction de l'avenue des Belges, eux qui travaillent toute l'année à Aix, ou en tout cas, souhaiteraient le faire. Sur place, le manque ...de place pour tous et la présence de mobilier urbain et en plus l'éloignement.
On attend les réunions à venir mais il faudrait comprendre qu'un marché ne se décrete pas sur le papier. Il est l'aboutissement de pratiques commerciales vieilles parfois de plusieurs siècles, liées aux habitudes de la population et ne peut pas s'accomoder d'avoir lieu tantôt ici, tantôt là-bas. Les commerçants que l'on y rencontre méritent plus d'égards et plus de considération qu'actuellement.
Sachant que durant les campagnes électorales, les marchés représentent un des lieux dans lesquels se tiennent les débats les plus "chauds", on souhaite à nos élus, en prévision, de bien roder leur discours et de s'armer d'une bonne dose de courage pour arpenter l'espace public.