vendredi 9 octobre 2009

Joissains se décerne un prix Nobel… du martyre

La machine à mensonges reprend du service. Les constats s'accumulent. Pourtant, Maryse Joissains prétend qu'elle est présente à l'Assemblée nationale. Si, si, elle l'a dit ce matin sur France Bleu Provence. "Si je n'étais pas à l'Assemblée en juin, c'est à cause des annulations successives". Or, il y a eu une annulation et pas deux et cela n'a pas duré un an mais un mois à cheval sur juin et juillet.

Et de poursuivre : "En politique, il y a ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. On peut cumuler les fonctions", sous-entendu quand on fait partie de ceux qui travaillent. Précisément, c'est là que ça cloche. N'être présent que six fois à Paris sur un an, ce n'est pas travailler, c'est même être payé pour ne rien faire.

Alors, il faut bien trouver quelques alibis pour tenter de se défendre, ou de se faire passer pour victime de harcèlement. "On commence à faire du sexisme, de l'anti-UMP primaire en s'en prenant sans cesse à moi".

Le monde est décidément plein de méchants. Tout le monde lui en veut. C'est vrai, ce n'est pas normal tout ça : les journaux qui ne vont pas dans son sens et à qui elle fait des procès qu'elle perd, le Conseil d'Etat qui dit le droit, ses adversaires politiques qui exercent leur contrôle démocratique, les tous ceux qui ne sont pas à l'UMP, les collaborateurs qu'elle choisit pourtant elle-même et qu'elle vire à tour de bras pour incompatibilité…

Mais qu'on la laisse enfin en paix ! Qu'on arrête de la critiquer, quoi ! Elle sait tout, elle sait tout faire, elle est la meilleure, on a de la chance de l'avoir, il faut la croire sur parole puisque c'est elle qui le dit. Finalement, elle le mérite bien son prix Nobel du martyre auto-proclamé.

Posté par CASTRONOVO à 14:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]