mardi 6 octobre 2009

"Je viens de m'apercevoir que je suis maire..." (1)

joissainsMaryse Joissains tente de nous la refaire. Cette fois-ci, c'est dans une interview parue dans La Provence d'hier. En gros : "excusez-moi mais je me réveille à l'instant et je viens de m'apercevoir que je suis maire". Et la voilà en train de disserter sur nombre de sujets, comme si, après huit ans de mandat, tout commençait aujourd'hui. La réalité est tout autre, bien entendu.

Mais pour Joissains, il s'agit une fois de plus d'essayer d'endormir les Aixois en laissant espérer l'avènement de grands chantiers qui feront enfin leur bonheur.

Passons sur les alibis des retards pris pour cause d'élections successives et sur les prétendus travers des gestions précédentes (on le redit, huit ans ont passé). Ce qui compte, c'est ce que veut faire la municipalité. "Cette fois, j'ai donné des impératifs de rapidité, de concision et de plus grande présence dans les dossiers". Cela sonne comme un recadrage qui désavoue une méthode qui n'a pas été performante.

Au final, ce qui ressort de cette longue interview, c'est que Joissains semble avoir tiré quelques leçons des critiques qui lui ont été adressées depuis longtemps et, plus particulièrement, pendant la dernière campagne électorale où elle l'a échappé belle. Mais cela n'est pas suffisant car il y a, et il y aura, d'autres gros ratages.

Les illustrations ne manquent pas. Alors, sérions les sujets.

Ÿ Gare routière 

Après avoir fait des simulacres de concertation sur l'ancien projet critiqué pour sa démesure et son inadéquation à une véritable politique des déplacements, après avoir persisté en dépit de tout bon sens pour imposer un modèle pharaonique coûteux et inadapté à l'environnement, Joissains semble désormais se ranger à la réalisation d'un projet moins ostensible qui pourrait être coordonné avec des haltes extra-muros à la Calade et au plan d'Aillane.

Les deux autres mesures annoncées ne sont pas moins significatives : abandon de la trémie sous l'avenue de l'Europe, suppression de la halle et donc pas de grand bâtiment. A la bonne heure. Mais on aura donc déjà dépensé pas mal d'argent pour un premier projet qu'il va falloir remettre à l'ouvrage.

Ÿ OPAC

Le scandale par excellence. Il aura fallu huit ans pour intégrer mentalement que l'office n'a jamais véritablement rempli son rôle : construction d'un nouveau siège mais pas de nouveaux logements, réhabilitations au ralenti ou en panne, gestion désastreuse aboutissant à un déficit jamais vu, cinq changements de directeurs, embauches pléthoriques sans meilleurs résultats ou services rendus aux locataires. Et que dire des annonces répétées à satiété que tout allait mieux, qu'il y avait enfin un plan du patrimoine, que l'office se portait bien, touts choses contredites par des audits sévères de l'Etat.

Joissains, présidente jusqu'ici, a décidé de passer la main. Soit. Car le cumul de fonctions ne permet pas l'efficacité sauf à disposer de journées de 72 heures. Cela ne l'exonère en rien de ses reponsabilités. Mais Joissains semble avoir trouvé la recette du succès : organiser la logistique de l'office comme celle de Darty ! Vous auriez osé, vous, comparer un établissement public à un magasin d'électroménager qui parraine la météo ? Sûr que Joissains va encore essayer de nous vendre du beau temps jusqu'à la fin du mandat. S'il n'y pas une autre annulation d'ici là...

A suivre, demain…

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

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