vendredi 15 mai 2009

"Tribune du sud" : Le n°0 d'hier en avant-première

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(Clic sur l'image pour agrandir)

La sortie officielle de "Tribune du sud", c'est pour aujourd'hui. Mais hier, le journal a tiré ce que l'on appelle un numéro zéro (inscrit sous le titre), un peu comme une répétition générale avant la première d'une pièce de théâtre.

J'ai pu en obtenir un exemplaire (grâce à mes réseaux !). Et je dois avouer que ma curiosité a été passablement émoussée à la découverte du contenu. Très peu d'articles signés, ce qui est de mauvais augure. Cela veut dire que la rédaction est allée piocher dans les dépêches d'agence (j'ai vérifié). Quelques rares "papiers" locaux, sans grande originalité selon moi (il n'y a qu'à voir les sujets en une), comportent une signature, ce qui s'explique par le nombre restreint de journalistes.

En passant, signalons que la rédaction est installée dans un grand appartement des quartiers Nord de Marseille et que toute la production est externalisée.

Voilà. Que dire d'autre ? On a l'impression d'être en présence d'un journal gratuit amélioré car on ne voit pas où se niche la singularité annoncée par les fondateurs.

Soyons beau joueur, il y aura peut-être des scoops dans les éditions à venir. Pour l'instant, c'est vraiment un "numéro zéro" !

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Conseil municipal : Manif des facs et... zèle des réacs

Qui veut persifler a besoin d'un peu d'entraînement et de beaucoup de constance. Votre blogueur, qui a l'intime et immodeste conviction d'être aussi votre préféré, s'y emploie comme il peut. Je veux donc revenir sur les incidents qui ont émaillé la séance publique du conseil municipal de lundi.

Avant l'ouverture officielle de la réunion, une délégation d'une trentaine d'étudiants est entrée dans la salle pour protester contre le sort fait aux universités par le gouvernement. Trop intrépides, ils ont franchi la limite qui sépare l'espace réservé au public et celui des élus.

Selon des témoignages concordants, ils devaient être reconduits vers la sortie à la demande de Jules Susini, adjoint à la sécurité. En tout, alors que ce n'est pas leur rôle, quatre élus de la majorité ont tenté d'intervenir. Deux d'entre eux, Gérard Deloche (ancien syndicaliste passé dans le camp adverse) et Jacques Garçon (UDF contestant le maire en interne pendant le premier mandat, devenu membre du NC pour décrocher une écharpe d'adjoint pour le second), ont voulu faire du zèle en jouant les gros bras.

D'où chahut et bousculades. Le journal La Marseillaise rapporte que certains agents de la police municipale ont un peu fait les "Rambo" en pratiquant "tutoiement à tout va, propos excitants, menaces et brimades sans distinction".

Le calme revenu, Maryse Joissains a ensuite laissé s'exprimer les étudiants qui ont lu une déclaration sur le sens de leurs revendications. Beau geste. Magnanime, mais qu'à moitié. Pouvait-elle faire autrement ? En effet, empêcher les étudiants de disposer de quelques minutes de parole ou les accuser de "sécher les cours" n'aurait pas été judicieux de la part d'une députée… qui ne met pas les pieds à l'assemblée nationale. Une fois leur prise de parole achevée, le maire a eu ces mots : "c'est terminé ?". C'est vrai quoi, quelle perte de temps l'université !

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Le Canard enchaîné du 6 mai 2009

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [13] - Permalien [#]