mardi 14 avril 2009

Les trophées "lanterne rouge" de la mairie d'Aix

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L'actualité récente montre que, à l'inverse des réactions au quart de tour au sujet de l'hypothétique tracé LGV Sud-Est, la municipalité continue de lanterner pour nombre d'autres dossiers concrets plus proches des préoccupations des Aixois…

Les vélos ne font plus la roue

Les 200 vélos ont belle allure, si l'on peut dire. Mais, au regard de leur coût et de leur utilisation, il n'y a pas de quoi être fiers. L'opération séduction lancée il y a trois ans semble s'avérer hasardeuse. Ce n'est pas faute d'avoir alerté Maryse Joissains à plusieurs reprises. Bizarrement couplé au contrat du mobilier urbain, mal pensé dans sa répartition géographique, sous-évalué dans le cadre du Plan de déplacements urbains (retoqué depuis), peu rentable pour la partie locations, le plan V'Hello pose plus de questions qu'il n'en résout.

Pourtant, lors des premiers débats sur ce dossier, la municipalité avait estimé que ce plan n'était qu'un début et n'excluait pas de voir le nombre de vélos et de stations évoluer pour des dessertes plus larges. Or, au dernier conseil municipal, il y a eu comme un air de marche arrière sur ces ambitions. Même si étrangement, en parallèle de la Ronde cycliste d'Aix, il y a eu tout un tapage sur le prétendu succès des vélos en libre-service.

Faut-il désormais envisager leur suppression pure et simple à l'issue (ou peut-être même avant) du contrat qui lie la Ville à la société JCDecaux ? Un vrai suspense...

      

Les antennes sans relais

Depuis plus de trois ans qu'a été posée la question, le dossier sensible des effets des antennes relais à Aix n'a reçu aucune réponse satisfaisante. La commission chargée d'appliquer une charte des bonnes pratiques avec les opérateurs de téléphonie mobile n'a rien fait. Pourtant, le sujet des ondes électromagnétiques occupe quotidiennement l'actualité, notamment par le biais de décisions de justice de plus en plus sévères contre les installateurs.

Or, nouvel épisode, il y a peu, on apprenait que la Communauté du pays d'Aix allait, à son tour, lancer une initiative pour tenter de mettre en pratique le principe de précaution. Pour quand, on n'en sait rien même s'il vaut mieux tard que jamais. Pourtant, Aix aurait pu être pionnière si la Ville avait accepté les propositions de l'opposition dès 2006. Pourquoi ce qui a été possible dans de grandes villes ne l'a-t-il pas été à Aix ? A deux pas de chez nous, par exemple, la commune de Vitrolles, membre de la CPA, estimant qu'il est dangereux d'attendre plus longtemps, a récemment adopté sa propre charte et commence à l'appliquer scrupuleusement. Allo, Aix, y a quelqu'un au bout du fil ? 

Le PLU va encore aller se faire voir

Faute politique grave, le Plan local d'urbanisme de la Ville d'Aix n'est toujours pas près de voir le jour. La mise en place du PLU, seul outil pertinent pour une action globale cohérente, aurait déjà dû être effective durant le mandat précédent. Or, lors du dernier conseil municipal, à l'occasion d'un point de situation, la municipalité a prévu une échéance de validation pour 2011. D'ici là, si les délais sont tenus, la Ville va continuer à procéder à des retouches en modifiant au coup par coup le Plan d'occupation des sols actuel.

Selon la mairie, d'ici fin 2009, il faut d'abord mettre sur pied la préfiguration du PLU sous la forme du Plan d'aménagement et de développement durable. Pour les non-initiés, l'annonce d'un travail par étapes peut paraître sérieuse. Mais, il y a un hic. Le 25 avril 2005, les conseillers municipaux ont déjà eu à voter sur un PADD qui était censé précéder le PLU. Une seule question vaut d'être posée : jusqu'à quand la farce va-t-elle se poursuivre ?

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]