mardi 31 mars 2009

Spécial Aix : Le Point, c'est toujours… appâtant ! (1)

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(Clic sur l'image pour agrandir) La une du Point du 26 mars 2009

A part des suppléments qui enfoncent trop souvent les portes ouvertes du marché de l'immobilier, les magazines nationaux publient de temps en temps ce qu'ils appellent des numéros "Spécial Aix". Cette semaine, ça n'a pas loupé, c'est Le Point qui s'y est collé (n° 1906 du 26 mars). Jeudi 2 avril, ce sera au tour de L'Express de nous servir quelques autres cartes postales, fruit du labeur d'une dizaine d'étudiants de l'IEP.

Pour aujourd'hui, contentons-nous du dossier de 16 pages (moins la couverture et moins 3 pages et demie de pub) titré "Aix-en-Provence, leurs recettes anticrise". Le Point, ai-je pensé avec mon hémisphère gauche (voir explication plus bas), aurait donc eu connaissance d'informations aussi inédites que miraculeuses et nous, affables Aixois, nous ne le savions pas ?

Pour nous appâter, la une du magazine nous livre les mots-clés, je cite : "Joissains, Areva, Pasino, université, Secours populaire, viticulteurs…" Notons bien ces points de suspension, de suspense même, signes que d'autres révélations nous attendent dans les articles. D'ailleurs, s'il fallait convaincre les plus sceptiques, l'hebdo plante le clou en ajoutant toujours en une générale : "Sophie Joissains : la relève du clan", "L'événement Picasso-Cézanne", "Le carnet gourmand de Pudlo". Par l'odeur alléché, je lâche mes 3,50€ et m'en vais avec mon précieux talisman.

Billet d'entrée du dossier : "Moins touché que d'autres par la crise, affichant encore un taux de chômage inférieur à 8%, disposant d'un bon maillage de PME, le pays d'Aix tient bon. Mais les nuages s'amoncellent : Atmel a annoncé la vente de son site du (sic !) Rousset, les produits des jeux du Pasino chutent, le projet de cité judiciaire est remis en question… Pour enrayer le mouvement, édiles, chefs d'entreprise, élus (Et moi qui croyais imbécilement qu'édile voulait aussi dire élu !), responsables associatifs se démènent. Ils ont livré au Point leurs remèdes anticrise."

Et ce n'est pas tout. "Embellie. Dans une conjoncture économique en berne (Heu..., fais-je, seulement en berne ?), la cité du soleil (Wouaouh, fais-je encore, ce n'est plus la Belle endormie ! Toutes les autres villes sont des cités de l'ombre peut-être ?) fait de la résistance : formation, projets, investissements, solidarité, Aix montre l'exemple. Reportage au cœur d'un bastion anticrise" (Un "bastion", hein, dites donc, c'est fort ça !). Là, je suis obligé de m'asseoir. Il y aurait donc de vraies révélations.

Suivent alors une resucée des bagarres quasi salyennes sur le tracé de la LGV, une énième propagande d'Iter, deux projets qui au mieux ne verront le jour qu'en 2020, et l'ouverture d'un campus Areva, le champion du nucléaire, à l'europôle de l'Arbois, seule véritable initiative nouvelle.

Et puis, patatras, les nuages arrivent. Vite, de l'aspirine effervescente ! Le Secours populaire doit faire face à une nette augmentation du nombre de démunis. Atmel vend son usine et préfère la rentabilité à la morale. Le projet de future cité judiciaire est non seulement retardé mais revu à la baisse de moitié. Il n'est pas jusqu'à la viticulture qui ne fasse le dos rond. On le voit, rien que des scoops… qui font pschitt.

Enfin, dernier coup de massue, la Ville va encaisser un produit des jeux du Pasino en baisse de 14%, passant de 9,6M€ à 8,2M€. Maryse Joissains elle-même s'en inquiète : "Le recul des revenus du casino est un problème pour Aix". En fin de lecture, on ne sait plus s'il faut être heureux ou pleurer. Car, des mesures anticrise pour le court et moyen termes, le dossier n'en met aucune en évidence.

On est donc loin des promesses sous-entendues des titres. Cela ressemble plutôt à une image forcée tendant à conjurer les démons. Malheureusement, la réalité ne peut être escamotée. Sur le coup, j'ai l'impression d'être bien groggy et surtout un autre gogo de la farce. Mais, va, tant pis pour moi. Votre mal est moindre, chers lecteurs, vous venez d'économiser 3,50€.

Demain, suite avec le portrait de Sophie Joissains vue par le Point. Encore un grand moment. Peut-être le seul véritable objectif du dossier : préparer la mise en orbite de la succession ?

Hémisphères : Le test de la danseuse

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Alors, pour vous, dans quel sens tourne-t-elle ? Si vous voyez tourner la danseuse dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est que vous utilisez votre cerveau droit. Si vous la voyez tourner dans l'autre sens, vous utilisez le cerveau gauche. Certaines personnes la voient tourner dans les deux sens, mais la plupart des gens ne la voient que dans un sens.

Essayez de la faire tourner dans un sens, puis reconcentrez-vous pour la faire changer de sens ! Les deux sens peuvent vraiment être vus ! Des expériences ont montré que les deux différents hémisphères du cerveau influent dans notre manière de penser.

La liste suivante illustre les différences entre la pensée hémisphère gauche et la pensée hémisphère droit :

Gauche : logique, séquentiel, rationnel, analytique, objectif, s'intéresse aux détails.

Droit : intuitif, aléatoire, irrationnel, synthétique, subjectif, s'intéresse à la totalité.

La plupart des individus ont une préférence distinctive pour l'un de ces modes de pensée. Certains, cependant, sont plus portés sur un hémisphère ou l'autre, ou les deux. En général, l'école tend à favoriser les modes de pensée hémisphère gauche. Les sujets hémisphère gauche focalisent sur la logique, l'analyse, et aiment l'exactitude. Les sujets hémisphère droit focalisent sur l'esthétique, le ressenti et la créativité.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]