lundi 1 décembre 2008

Places "gratuites" de l'OM, aussi sur Libé Marseille

liberation

Aujourd'hui 18h00

A son tour, sous la signature de Michel Henry, et faisant écho à ma publication du jeudi 27 novembre, le site de "Libé Marseille" vient de mettre en ligne un article sur les places "gratuites" de l'OM. Le rédacteur y reprend nombre d'informations et de faits relevés par la Chambre régionale des comptes dans trois rapports rendus publics en octobre. A lire, donc, ici :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/12/post.html

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La colère des forains du marché

gif_ca_suffitMon blog, c'est un peu l'auberge... aixoise, si j'ose dire. Et je m'en réjouis. L'illustration ci-contre ne concerne donc que le fond de l'article. Je tiens à rassurer les personnes qui ont laissé des commentaires sur ce sujet (sous l'article du surendettement de vendredi) qu'elles sont les bienvenues et n'ont donc pas à se faire excuser d'avoir débattu, de façon réactive et pertinente, d'une authentique préoccupation, anticipant ainsi mon article d'aujourd'hui.

La question ne date pas d'hier. Il y a un mois encore, j'avais déjà signalé la première manifestation d'inquiétude des forains marchands de vêtements devant la mairie. Depuis, le conseil municipal de novembre a pris une décision qui est peu appréciée par les forains. Pourtant, on peut constater que les forains ont toujours cherché à discuter pour trouver une solution juste (voir la lettre ouverte ci-dessous). Mais, le comportement de Maryse Joissains et de son adjointe au centre ville ont fini par les exaspérer.

A l'heure même où l'on veut imposer le travail le dimanche, elles empêchent ceux qui veulent travailler décemment... en semaine ! Sur un site de presse Internet, un intervenant a fait observer que Maryse Joissains se conduit exactement comme Jean-Claude Gaudin qui veut faire disparaître la foire aux santons du centre ville de Marseille.

A Aix, la période de fin d'année voit surgir de nombreux marchés saisonniers. Le maire estime qu'il faut leur faire de la place en dégageant ceux qui font vivre nos rues tout au long de l'année. Y aurait-il deux catégories de forains, les "chics" et les "manants" ? C'est scandaleux.

Le problème se pose depuis que le gouvernement avait fait d'Aix une cour régionale de justice. Cela impliquait évidemment des mesures de sécurité particulières. Cette situation avait servi à faire déménager les forains vers le cours Mirabeau. Malgré leurs premières inquiétudes, il s'est avéré qu'ils y ont trouvé une meilleure récompense grâce à une fréquentation en hausse de la clientèle.

On leur avait demandé de mettre leurs installations aux normes de la charte de qualité. Ils l'avaient fait même si cela leur avait occasionné des frais. Maintenant, la mairie estime qu'il n'est plus question de les maintenir sur le cours tous les jours de marché. On a trouvé le prétexte de la présence des chalets pour les renvoyer sur le site du palais de justice. Aux yeux des forains, leurs conditions de travail ont évolué sur le cours et le retour aux anciens emplacements va les mettre en péril.

Ils souhaitent être considérés à la juste valeur de leur travail et de leurs efforts. Voilà pourquoi ils manifestent dans les rues de la ville depuis mardi dernier. Cela leur cause des pertes d'argent. Croit-on qu'ils adoptent cette attitude pour le seul plaisir de manifester ? Non, leurs motifs sont sérieux : ce ne sont pas des gens fortunés et ils ne veulent pas voir leurs revenus fondre totalement.

Il y a trois ans, quand le sujet avait été discuté au conseil municipal, j'avais suggéré la mise en place d'une commission permanente de concertation, composée d'élus, des services municipaux, des associations de commerçants, des forains, des CIQ, des services de la justice et de la police, chargée d'examiner l'animation en centre ville : calendrier annuel des manifestations, coordination, conditions d'exercice des métiers, politique équilibrée et juste pour permettre à chacun de trouver sa place. Aujourd'hui, on est loin, et même à l'opposé, de cette idée de bon sens et de solidarité. Les décisions de la mairie tombent toujours au coup par coup, unilatéralement.

Face à ce mépris sans nom, les forains méritent le soutien entier de la population.

La lettre ouverte des forains d'Aix du 25 novembre

"Votre décision de nous démé­nager du Cours Mirabeau vers le Palais Monclar nous plonge dans un désarroi total. En effet, elle a des conséquences désastreuses pour notre travail, notre sécurité et celle de notre clientèle.

La nouvelle implantation du mar­ché ne nous permet pas de débal­ler correctement et mettre en va­leur nos marchandises, à cause des nombreuses bornes de sécurité qui jalonnent nos emplace­ments. Nous nous retrouvons avec des places réduites ayant une profondeur insuffisante. De plus, La configuration du marché est telle qu'il existe trop d'espaces vides dédiés aux véhicules de gen­darmerie qui diviseront le marché en deux, supprimant ainsi sa convi­vialité et son attrait.

En outre, si la sécurité des bâti­ments et du personnel judiciaire est assurée, celle de la clientèle, des commerçants non sédentaires et de leur marchandise n'est pas garantie.

Aix, 2e cour d'appel de France est amenée à ju­ger de très nombreuses affaires plus ou moins dangereuses ou sensibles, rendant ainsi son envi­ronnement direct très incertain. Le va-et-vient des véhicules de po­lice et des prévenus au milieu mê­me du marché n'est pas un atout pour celui-ci mais, au contraire, risque forcément de le pénaliser et de le rendre infréquentable.

Nous voulons un marché de Pro­vence digne de ce nom avec des étalages attrayants et des condi­tions de travail décentes.

Nous exerçons un métier difficile, que nous assumons et aimons. Le marché d'Aix est un des plus beaux de la région ; nous aspirons à ce qu'il le reste. Nous ne voulons pas qu'il dépéris­se parce que les marchands l'au­ront délaissé, faute de clientèle et de revenus suffisants. De même, cette nouvelle implan­tation a privé de place de nombreux commerçants non sédentaires qui fréquentent le marché d'Aix depuis longtemps.

Ils se retrouvent ainsi dans une situa­tion financière catastrophique. C'est inhumain et indigne d'une société qui se veut solidaire et gé­néreuse. Nous ne sommes pas des pions que l'on déplace, mais bien des hommes et des femmes travaillant dur et contribuant à l'activité économique et à la pérennité d'un marché de Provence, tant apprécié et fréquenté par la clientèle locale et étrangère.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame le Maire, de revenir sur votre décision et de nous autoriser à nous réinstaller sur le Cours Mirabeau en janvier 2009.

Ne nous mettez pas en situation de désespoir et peut-être de mauvaises réactions.

Puisque nous avons l'habitude d'affronter les difficultés, nous ne perdons jamais espoir.

Nous vous faisons confiance et souhaitons vivement que vous compreniez nos doléances et accordiez crédit à notre requête."

Articles sur les forains :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/29/11146875.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/18/4991088.html 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/28/index.html 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/02/5159457.html

Articles sur les chalets :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2006/11/14/3161058.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html

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