lundi 20 octobre 2008

Les parachutes rodés mais usés de Maryse Joissains

Chacun se rappelle sans doute le saut en parachute et en tandem qu'avait accompli Maryse Joissains début 2007. Patratas, un mauvais mouvement à l'atterrisage s'était soldé par une entorse. Pourquoi cette anecdote ? On va vite comprendre. Remettons un peu les pieds sur terre aixoise.

Sept mois après l'élection municipale, on ne voit toujours rien venir de bien neuf de la part de la mairie. Au dernier conseil municipal, comme lors des précédents, l'ordre du jour n'a rien révélé de dominant sinon des règlements de compte et des affaires contentieuses qui traînent en longueur. De quoi a-t-on parlé ? De Decaux, de l'OPAC et des crèches. Non pas sur le fond mais sur la forme. Et voilà pourquoi les entorses continuent.

Le feuilleton Decaux

Pour mémoire, le contrat passé avec Decaux pour la signalisation commerciale a été retoqué suite à un recours d'une société concurrente qui s'était considérée injustement évincée. Nous l'avions dit mille fois lors du précédent mandat. Histoire de sauver l'affaire, Maryse Joissains a donc tenté de négocier une rupture de contrat à l'amiable avec Decaux qui refuse.

En parallèle, le maire d'Aix se pose aussi des questions que nous lui avions pourtant posées, sans qu'elle ne s'en émeuve alors, sur le contrat aberrant et coûteux des vélos Decaux. Aujourd'hui, elle déclare : "S'il est démontré qu'Aix a été bernée, je m'engage à exiger une baisse des tarifs, voire engager une action en justice". Ce n'est pas Aix qui a été bernée, c'est Maryse Joissains qui a berné les Aixois, nuance ! Et ce sont les Aixois qui vont en payer de nouveau le prix.

La saga OPAC

Pour l'OPAC, le gros sujet récurrent est toujours celui du remplacement de l'actuel directeur. Comme à son habitude, Maryse Joissains n'est jamais pressée d'appliquer la loi. Pour pouvoir décider du départ, justifié ou non, du 5e directeur de l'office, elle aurait dû faire désigner les conseillers municipaux représentant la Ville au conseil d'administration de Pays d'Aix Habitat. La voilà bien dans l'embarras de ne pas y avoir procédé.

Quoi qu'il en soit, ce départ risque encore de coûter cher à l'OPAC qui accuse déjà un déficit de quelque 700.000€ sans qu'il ne produise aucun logement. On est fondé à se demander s'il n'y a pas manœuvre derrière tout ça. Ne chercherait-on pas à pousser l'actuel directeur à la faute pour réduire ses indemnités de départ (une somme estimée à 250.000€) ? Car, l'intention est de placer, j'oserai dire de recycler, l'actuelle directrice du CCAS, qui risque de découvrir la problématique du logement public comme elle a eu à découvrir celle du social, vu qu'auparavant elle officiait dans les transports. Mais bon, en République bananière, la chose n'est pas rare.

La fable des crèches

Enfin, la situation des crèches. L'association aixoise fonctionnait bien en 2001. Elle a continué ainsi jusqu'en 2004 malgré le licenciement injuste de l'ancienne directrice qui a gagné tous ses procès. Et puis, c'est vrai qu'il a fallu se poser la question du statut juridique de ce type de structure. Pour se mettre à l'abri de l'évolution du droit, le préfet préconisait une mise en concurrence. Ce qui fut fait par le lancement d'une procédure de délégation de service public. Les résultats de la consultation étaient connus depuis près de deux ans (j'étais membre titulaire de la commission de DSP). Pourtant, la Ville a décidé de prolonger à plusieurs reprises l'ancien contrat.

Et voilà que, la semaine dernière, sort du chapeau le nom du délégataire retenu. Il s'agit de l'association privée et commerciale "Les petits chaperons rouges". Tout ça, pourquoi ? Parce que la Ville y gagnerait 0,6M€ sur six ans (par comparaison, c'est la somme dépensée il y a deux ans pour une seule soirée de concert à Sainte-Victoire pour l'année Cézanne !). Ah bon ? Et comment est-il possible de faire baisser les coûts ? Pas la peine de chercher longtemps. L'offre de places n'augmentera pas, les effectifs d'employés diminueront et les familles n'auront qu'à aller faire garder leurs enfants ailleurs.

Une vraie volonté politique aurait consisté à établir un diagnostic prospectif sur dix ans et à se donner les moyens d'un projet public au service de la population.

Il y a fort à parier que les trois sujets abordés ici n'occupent encore longtemps les ordres du jour des prochains conseils municipaux.

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Salman Rushdie, un message universel

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Ivan Nabokov (éditeur chez Plon), Annie Terrier, Salman Rushdie,

Altaf Tirewala (jeune écrivain indien), Gérard Meudal (traducteur de Rushdie)

Enorme succès public mérité dès vendredi soir et durant tout le week-end à la Cité du Livre pour chaque rencontre avec Salman Rushdie. Annie Terrier, organisatrice depuis 25 ans de la Fête du Livre, a réussi là un difficile pari, celui d'accueillir enfin cet immense écrivain. Homme sans frontières au message universel, Rushdie a captivé les nombreux visiteurs par sa simplicité naturelle, sa parole chaleureuse et ses touches d'humour. Du bonheur à l'état pur.

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]