mercredi 26 mars 2008
Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (1)
Comme promis, je vais essayer de vous raconter comment j'ai perçu l'avant-élection municipale. On comprendra peut-être mieux ce qui s'est passé, car rien ne se décide vraiment et seulement le jour du vote. Ce sont bien les conditions de préparation, les stratégies et le déroulement de la campagne qui produisent le résultat final. Chacun pourra à loisir imputer aux uns sa défaite, aux autres la victoire de l'adversaire. Nul ne peut s'exonérer d'avoir eu sa part dans ce qui se trame au cours d'une élection comme celle que nous venons de vivre.
Ce récit comporte quatre parties. Voici la première. A vos commentaires…
Chez Maryse Joissains
Si l'on s'en tient au vote du premier tour, on voit que 2/3 des électeurs ne voulaient plus de cette équipe. En sept ans, disons même depuis sept ans, l'équipe qui avait gagné par fusion de trois listes s'est déchirée. Dès la première année, François-Xavier De Peretti se présentait à l'élection législative aux côtés du député sortant Jean-Bernard Raimond.
Considérant que De Peretti l'avait défiée, Maryse Joissains lui retirait illico ses délégations. En vérité, ce n'était que l'aboutissement d'une méfiance réciproque. Car Joissains voyait en De Peretti un gêneur, voire un danger. Lui, trouvait là le bon prétexte pour s'affranchir et préparer sa riposte pendant six ans en entrant dans une opposition assez frontale.
Au sein de la majorité, d'autres frondeurs ont commencé à faire entendre leur petite musique, moins franche, et à jouer un double jeu conservant toujours un pied dedans et cela jusqu'à la fin du mandat. L'atmosphère s'est donc très vite dégradée entre le maire et nombre de ceux qui l'avaient portée au pouvoir. J'ai abondamment raconté ces épisodes, perceptibles dans les postures des uns et des autres lors des conseils municipaux et même en dehors.
C'est au cours des derniers mois précédant le scrutin de mars que les querelles ont éclaté au grand jour. D'abord, par la confirmation de la candidature de De Peretti à l'élection municipale. Ensuite, par la disgrâce prononcée par Joissains à l'encontre de ceux qu'elle appelait "les trois rigolos" : Bruno Genzana, Stéphane Salord et, pendant un temps, Jean-Pierre Bouvet.
On connaît la suite. Voulant garder son poste de conseiller général, Bouvet prit les devants en ne participant pas à la future liste Joissains. Les choses étaient plus compliquées pour Genzana et Salord, critiqués et même descendus en flèche en permanence par Joissains.
Devaient-ils courber l'échine et rentrer au bercail ou allaient-ils prendre le risque de mener une liste ? Personnellement, je n'ai jamais cru à ce ballon. En 25 ans de mandat, Genzana n'a jamais osé y aller seul. Il n'a été qu'un "suiveur", toujours à l'abri d'un autre (la liste de ceux qu'il a suivis est longue). C'est encore ce qu'il vient de faire.
Pour en revenir à Joissains, beaucoup de gens la donnaient perdante. Elle-même savait qu'elle jouait à quitte ou double. Les dernières affaires immobilières impliquant des adjoints pouvaient laisser penser qu'elle n'était plus en mesure de l'emporter.
Là, Joissains eut un réflexe politique qu'on aurait tort de sous-estimer. Elle annonça qu'elle renouvelait sa liste de moitié. Le message à faire passer était le suivant : "J'ai chassé les fainéants, les pas propres et les gens à risque. J'ai gardé les fidèles et j'ai pris des professionnels. Vous pouvez me faire confiance". Il fallait faire comprendre aux électeurs qu'il ne s'agissait plus de juger le passé mais de choisir l'avenir. Chapeau !
Sa victoire a été acquise en triangulaire, au plus fort du recul national de la droite et alors que son bilan était passablement décrié. Et ce n'est pas le retrait de dernière minute, pour étonnant qu'il a été, de Olivier Naslès qui allait perturber Joissains. A mon avis, son élection à l'arraché, un peu par défaut, dirais-je, ce qu'elle a elle-même admis, s'explique moins par le renouvellement de confiance des Aixois à son égard que par l'inadéquation des stratégies de tous ses opposants.
Sans préjuger de ce qui pourrait se passer dans les années qui viennent, est-on sûr que la Ville d'Aix y ait gagné en sérénité ?
A suivre : chez De Peretti, chez Medvedowsky, chez Pezet
Commentaires
Orgeuil
Seul l'arrogance de Medwédovsky a permi au clan joissains de l'emporter.
il n'avait pas à refuser la fusion avec votre liste mais bon la trahison cà vous connait à Gauche...
Il a voulu humilier Pezet et Picheral...les vieux ont mollement appelé à voter pour lui ...et il a honteusement perdu le socialo-bourgeois- communiste.
Quant à joissains son plus beau coup aura été l'élimination du FN avec garello,du grand Pagnol!
(3 co-listiers du FN etait en réalité sur la liste garello)
Et un coup de maitre avec 5% de plus au premier tour!
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