lundi 7 janvier 2008

BILAN 19 : La disette pour les associations

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Dessins de Tone / CDM pour "Le Ravi"

Parlons un peu vie associative à Aix. Qui ne connaît Assogora. Depuis près d'un quart de siècle, la rentrée de septembre offre aux associations un moment privilégié pour faire salon sur le cours Mirabeau. A tous points de vue, leur rôle est primordial au sein de la ville. Mais… mais leur vie est souvent en sursis.

Ainsi, a-t-on pu constater que la structure porteuse qu'est "Pays d'Aix Associations" a vu ses moyens stagner à cause d'un soutien insuffisant de la part de la municipalité. Au point qu'au cours d'une assemblée générale, le commissaire aux comptes lui-même n'a pu que confirmer que "la structure est toujours en difficulté".

Jamais depuis 1990, date où nous l'avions créée, l'association n'avait connu pareille disette. Ses manques de moyens l'ont contrainte à modifier son fonctionnement, y compris en licenciant des personnels ou en recourant à 50% d'emplois précaires. La cause est double : la baisse des subventions et les retards dans les mandatements.

Est-ce là la manière dont on remercie le bénévolat, le dévouement de citoyens engagés au service des autres, le sens de la solidarité et l'idée même de mieux vivre ensemble ?

Ce n'est pas la première fois que la vie associative subit des contrecoups. Dans plusieurs secteurs (musiques pour les jeunes, manifestations culturelles, vie de quartier…), le manque d'aide a parfois conduit à des problèmes budgétaires, à la réduction d'activités, et pour le pire, à la disparition pure et simple d'associations.

En revanche, d'autres structures, créées de toutes pièces et sur commande politique, ont monopolisé outrageusement les subventions. L'exemple de l'énorme gaspillage d'argent concentré par le CECDC (Centre européen de création et de développement culturel) du Jas de Bouffan montre les mauvais choix faits par la Ville. Pendant quatre ans, elle s'est entêtée à privilégier cette structure, en la menant au fiasco, en lui accordant d'importantes sommes  au détriment de petites associations porteuses de projets de proximité.

On estime que le mairie d'Aix reçoit en moyenne un millier de demandes de subvention chaque année. En 2006, elle en a financé 682 contre 1007 en 2005. Quant à la Communauté du Pays d'Aix, en 2006, il y a eu 866 demandes et la CPA a répondu favorablement à 628 d'entre elles.

A Aix, le budget pour les associations s'élève à environ 13M€ et à la CPA à 10M€. Mais, les grosses structures, culturelles et sportives notamment, au nombre d'une cinquantaine, se taillent la part du lion avec 3/4 de ces deux montants : Festival, Théâtre, Centre chorégraphique, manifestations de prestige, grands clubs sportifs… Pour les centaines d'autres associations (en vérité, on évalue le nombre d'associations à 3500 à Aix), il ne reste donc plus que 1/4 des budgets.

Or, les petites associations ont peu de moyens en termes de cofinancement et de participation des usagers, en particulier celles qui œuvrent dans les domaines social, éducatif, de la solidarité et des quartiers. Pour bon nombre d'entre elles, il est difficile de salarier des intervenants. Pourtant, ces secteurs jouent un rôle conséquent dans l'économie sociale et l'emploi.

A l'avenir, il faudra remettre à plat toute la politique liée aux différentes formes d'aides liées à la vie associative. Cette dernière mérite vraiment mieux.

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"Le Ravi" de janvier tire... les maires

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Voici le tout début de l'édito du n° 48 du mensuel satirique "Le Ravi". Je ne vous dis que ça. Le reste, il faudra le lire en l'achetant (2,80€) en kiosque.

    "Mettre le paquet. Les 786 maires de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et les milliers de challengers pressés de les pousser dans les orties pour s’emparer de leur écharpe tricolore, vont devoir mettre le paquet pour prouver qu’ils ne manquent pas de souffle. Dans moins de trois mois, les jeux seront faits pour les six années à venir. Même si la multiplication des intercommunalités a dilué de fait le pouvoir des premiers magistrats, ils continuent d’incarner la gouvernance locale. Monsieur le maire reste une figure populaire. Nos notables le savent bien qui jouent volontiers sur la carte de la proximité pour se faire élire. Quitte à ce que le contenu réel de leur projet politique soit parfois aussi fin que du papier à cigarette."

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