vendredi 30 novembre 2007

Mon blog en panne et... à la peine

Hier, mon blog était inaccessible une bonne partie de la matinée. En effet, une grosse panne électrique a affecté le "datacenter" de Canalbog qui a immédiatement averti tous ses abonnés. Une erreur dans une opération de maintenance des circuits électriques du bâtiment est à l'origine de la panne. Des lecteurs m'ont signalé la coquetterie par courriel.

Par ailleurs, une cinquantaine d'entre eux m'ont demandé l'envoi du Livre blanc de la Fédération des CIQ. J'ai répondu à tous dans l'après-midi et en soirée.

Pour permettre aux lecteurs qui se sont découragés ou qui n'ont pas consulté mon blog hier, je me contenterai aujourd'hui de leur recommander de découvrir l'article sur les CIQ de jeudi.

Petite anecdote : on reconnaît les nouveaux lecteurs au nombre de pages qu'ils viennent lire, un peu comme s'ils voulaient rattraper leur retard. Cette semaine, certains ont "dégusté" entre 20 et 50 pages d'affilée... Je préviens, je décline toute responsabilité en cas d'indigestion volontaire !

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Vidéosurveillance : Cherchez les bizarreries…

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jeudi 29 novembre 2007

La Fédération des CIQ dégaine son livre blanc

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Bel ouvrage ! Après trois ans de longs travaux, la Fédération des Comités d'intérêts de quartiers (CIQ) et l'association ADAVA-ADTC ont réalisé un livre blanc d'une qualité exceptionnelle.

Hier soir, les responsables qui ont contribué à la rédaction de ce document nous l'ont présenté au cours d'une sympathique rencontre qui a attiré bon nombre d'élus et de candidats aux élections municipales.

Divers groupes de travail ont planché des mois durant pour synthétiser l'ensemble des réflexions, des analyses et des propositions.

Articulé autour de trois thèmes (urbanisme, environnement, déplacements), le livre couvre de nombreux aspects liés aux politiques publiques. Les CIQ n'ont pas oublié de traiter la démocratie de proximité à laquelle ils sont très attachés. Cela faisant, ils souhaitent voir leur rôle reconnu et se posent en interlocuteurs des élus.

C'est la raison pour laquelle ils entrent dans le débat en s'adressant aux futurs responsables politiques et, bien entendu, aux citoyens soucieux de l'avenir d'Aix et du Pays d'Aix. Vu la portée de ce livre, on ne voit pas comment la collectivité pourrait l'ignorer.

Personnellement, je ne peux que me réjouir de ce travail car, lors du précédent mandat, Jean-François Picheral m'avait confié la délégation des "relations avec les CIQ".

Le fichier du livre blanc ne passant pas sur ce blog (2,70Mo), je peux vous en envoyer la version numérique (synthèse et texte intégral). Merci de me signaler votre adresse courriel en cliquant sur "contacter l'auteur" sous ma photo en haut à gauche.

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Pouvoir d'achat ou minimum de survie ?

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mercredi 28 novembre 2007

Le dialogue selon Joissains : "Décampez d'ici !"

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J'ai beau chercher à comprendre, je ne m'y fais pas. Pourquoi cette mairie rejette-t-elle tout dialogue ? Cette semaine, de nouveaux exemples en fournissent l'illustration.

Les SDF luttent depuis un an pour se faire entendre. Ils ne demandent pas grand-chose. Ils veulent juste qu'on mette un terrain à leur disposition pour donner jour à un modeste projet qui leur permettrait de regrouper des bungalows destinés aux sans-abri. La préfecture a donné son accord. Maryse Joissains s'y oppose.

Mais son attitude n'est pas vraiment surprenante... L'an dernier déjà, elle traînait l'association des Enfants de Don Quichotte devant les tribunaux. C'était au moment même où elle votait la loi sur le droit opposable en matière de logement. Depuis, le maire d'Aix s'obstine à refuser toute idée allant dans le bon sens.

De même, les forains du marché de centre ville veulent être concertés sur la question de leurs emplacements. Maryse Joissains envoie un de ses adjoints au front pour lui faire exécuter des décisions unilatérales. Le prétexte est le dispositif de sécurité autour de la cour d'appel.

Alors, les forains sont baladés sur le cours Mirabeau, puis, à distance de la cour. Les jours varient, les forains sont déboussolés et leur travail est en péril. Est-il si difficile de se mettre autour d'une table pour écouter toutes les doléances et les propositions de ceux qui animent le centre ville et qui rendent des services aux Aixois ?

Avec l'installation des chalets sur le cours, la situation s'est aggravée. La mairie prétend que la cohabitation du marché et des chalets n'est pas possible. Pourtant, il y a de l'espace et cette double présence attirerait plus de monde et créerait une dynamique qui donnerait sa chance à chacun. Au lieu de cela, Maryse Joissains provoque des conflits inutiles qui pénalisent les marchands et les clients. Au nom de quoi ? Nul ne le sait, tant les motifs invoqués relèvent de la plus pure fantaisie ! Non, ça, je ne m'y fais pas !

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mardi 27 novembre 2007

Interview : Changer les habitudes à Aix

Voici mon interview par un étudiant d'une équipe de Sciences Politiques d'Aix, un entretien publié sur le blog "Aix à l'heure des municipales".

                   

    Figure de la gauche aixoise, Lucien-Alexandre Castronovo a décidé de participer au projet municipal "Aix à venir" de Michel Pezet et de Jean-François Picheral. Mais refuse de parler de "soutien". Rencontre.

  Pourquoi soutenir M. Pezet et J.-F. Picheral pour les prochaines élections municipales ?

   Ce n’est pas un soutien mais plutôt une participation. Les radicaux de gauche élus sont issus de la liste menée par Jean-François Picheral en 2001, c’est pourquoi nous avons décidé de lui rester loyaux. Comme il soutenait Michel Pezet, nous avons intégré son équipe et travaillons sur ce qui est à ce jour un projet. Car il n’est pas encore question de places sur une liste. Pour l’instant, j’ai pu apporter les bilans sur la gestion de Joissains, des idées sur les carences qu’on constate à Aix, par exemple les problèmes du logement, de la vie des quartiers, des centres de vie et ceux de la vie associative.

   Nous voulons changer les habitudes. Ensemble, nous pouvons représenter quelque chose de nouveau, dans le but de sortir de la situation actuelle, qui est une gestion au jour le jour et nous projeter sur 20-30 ans. Par exemple, mettre en place des projets que nous n’accomplirons peut-être pas nous-mêmes, comme J.-F. Picheral l’avait fait avec le projet Sextius Mirabeau.
   Aix a une vocation européenne, une vocation de capitale régionale en complémentarité avec l’aire métropolitaine marseillaise. Il faudrait développer Aix dans deux voies : d’une part, développer une économie porteuse d’emplois et, d’autre part, arriver à maîtriser l’urbanisme (Aix n’a pas de PLU, Plan local d'urbanisme), et effectuer un rééquilibrage social de toutes les parties périphériques de la commune. Tout cela ne peut se faire qu’à long terme. À coté, il faut répondre aux attentes quotidiennes en rééquilibrant les dépenses de la ville et de la CPA [Communauté du Pays d’Aix].

  Actuellement, vous êtes conseiller municipal d’opposition. Quelles responsabilités cela représente-t-il ?
                     

   C’est énorme. Les conseillers municipaux ont une responsabilité verticale, une délégation, et ne sont pas forcément intéressés par celles des collègues. Nous, au contraire, dans l’opposition, nous travaillons sur le plan horizontal, sur tous les sujets : budget, vie associative, espaces verts…
   La loi prévoit que les conseillers municipaux d’opposition siègent dans des instances, à la proportionnelle : la commission des finances, la commission d’appel d’offres. Ça permet d’exercer un contrôle, mais sans réel pouvoir de décision. On peut proposer, mais on ne peut faire voter un projet contre l’avis de la majorité. L’avantage de ce système est de permettre la représentation d’une minorité dans la vie municipale.
   Lors du conseil municipal, on reçoit les dossiers cinq jours avant la séance et on les travaille. Il y a les dossiers ordinaires, mais aussi des dossiers plus politiques, comme le budget, dont le vote est un des temps forts de l’année. J’aime beaucoup cette possibilité de poser des questions, de créer des missions d’information, tout en étant dans l’opposition. C’est constructif. La loi permet d’exercer un contrôle et de représenter la partie de la population qui vous a fait confiance, même si vous n’avez pas gagné.

               
  Comment en êtes-vous arrivé à faire de la politique ?
                              

   Beaucoup de gens d’origine étrangère comme moi, quand ils veulent s’intégrer, s’impliquent dans la vie publique. C’est comme une sorte de contrepartie vis-à-vis du pays qui vous accueille. Étudiant, je lisais beaucoup la presse, je m’intéressais à tout. Alors, je me suis engagé dans divers organismes comme les mutuelles étudiantes, les coopératives… Et puis je suis entré dans des associations qui avaient des implications locales et organisaient la vie de quartier, au Jas de Bouffan notamment.
   Les hommes politiques recherchent un large soutien, donc ils essaient de se rapprocher de ceux qui ont des assises locales. C’est ce qui s’est passé en 1983 avec la réintégration de la proportionnelle. On est venu me chercher sur une liste de gauche, très à gauche même. Ce n’était pas tout à fait une liste communiste, mais elle était soutenue par le PCF. La stratégie était celle du "mille-feuille", avec un tiers des candidats encartés, mais aussi deux tiers qui ne l’étaient pas. J’ai été un des trois élus de cette liste. Et par la suite, les choses viennent naturellement : on fait ses preuves et on finit par faire partie du paysage. C’est comme ça que je suis devenu adjoint de Jean-François Picheral. En 2001, j’étais dans les dix premiers de la liste, et avec la victoire de Maryse Joissains-Masini, je me suis retrouvé dans l’opposition.

                   
  Alors pourquoi avoir choisi le Parti Radical de Gauche ?
                                 

   Il y a dix ans j’ai pris ma carte au PRG pour trois raisons : d’abord parce que le radicalisme se confond avec la République, la laïcité et la solidarité. C’est le radicalisme qui a travaillé pour la loi de 1901 sur les associations, la séparation de l’État et de l’Église, l’impôt progressif sur le revenu et l’instruction publique. Et puis ce sont les radicaux qui, sous la IIIème République, ont été à l’origine des plus gros progrès sociaux. Enfin, le PRG est un petit parti. Je m’y sens plus à l’aise que dans un gros où l’on se bat pour un chef et non plus pour des concepts. Je privilégie les idées et les actes.
   Ce sont les raisons qui m’ont poussé à adhérer pour la première fois à un parti politique. Le Parti Radical de Gauche est un parti ouvert, pragmatique. Il n’est pas plus marqué par le collectivisme que par l’idéologie individualiste et capitaliste. À l’heure actuelle, on peut résumer ainsi ce que le PRG défend : l’épanouissement de l’individu dans une société organisée.

                      
                                                  Propos recueillis par Florent Chevallier

                     

http://sciencespoaix.blogs.nouvelobs.com

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Pour qui les gros cadeaux ?

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lundi 26 novembre 2007

Des repères et des défis pour "Aix à venir"

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On reconnaît notamment, de gauche à droite, Michel Pezet (2),

le Professeur Pierre Choukroune (3), le Bâtonnier Jean-Louis Keita (5),

le Professeur Bruno Etienne (6) et Jean-François Picheral (7)

Justice et Universités : Les débats sont lancés

Débattre et rencontrer les Aixois, tels ont été les temps forts qui auront marqué notre semaine. Jeudi, un public nombreux a répondu à notre invitation sur le thème de la Justice et des Universités. Nous avions invité d'éminentes personnalités pour placer le sujet à sa juste hauteur.

Un point a été fait sur l'évolution en cours de la carte judiciaire. Si Aix est épargnée par la suppression de tribunaux, il n'en faut pas moins traiter leurs localisations afin d'offrir des lieux décents de travail. On a appris que le projet du futur tribunal d'instance n'était qu'une maquette virtuelle et qu'aucun financement n'a encore été prévu !

Quant à la perspective de fusion de nos trois universités, elle a été au cœur des échanges, y compris avec la salle. Outre les enjeux et les formes de ce regroupement, a inévitablement été évoquée la nécessité de lier les problèmes de transports et de logement des étudiants.

Certains orateurs ont insisté sur les objectifs à viser, ceux de l'excellence dans tous les domaines. Beaucoup de choses restent à faire. Le prochain débat public prévu au Centre des congrès le jeudi 13 décembre portera sur le thème "Travailler, se loger, se déplacer en pays d'Aix". Je ne saurais trop le recommander à tous ceux qui tiennent à connaître nos propositions pour l'avenir d'Aix.

Jas de Bouffan : Le cadre de vie désespère la population

Pas un coin d'Aix où le cadre de vie ne pose problème. Et le diagnostic est encore plus aigu dans les quartiers de périphérie. Ainsi, en allant au Jas de Bouffan, à la rencontre des habitants des immeubles Castor, Pollux et Beltegeuse, nous n'avons pas été étonnés de relever les mêmes carences que dans d'autres quartiers.

Espaces verts à l'abandon, manque de collecte des détritus, réhabilitations insuffisantes, la liste des récriminations des habitants est longue. Certains logements subissent des fuites d'eau qui produisent régulièrement des inondations. Leurs locataires ont averti l'OPAC mais l'office ne fait rien et balade tout le monde.

Ce secteur, comme beaucoup d'autres, transpire le laisser-aller et la population nous fait part de son désespoir. Il va bien falloir y répondre…

Nous avons terminé notre matinée au grand marché, où nous avons pu prolonger nos échanges avec les habitants et leur parler de nos projets pour Aix. Pendant ce temps-là, d'autres membres de notre équipe ont continué à distribuer notre journal de campagne en divers points de la ville.

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Le code du travail mis en pièces... dans le silence

code_du_travailCoup de force ? Oui. Massacre à la tronçonneuse ? Oui. Le 27 novembre et le 4 décembre, à l'Assemblée nationale, le code du travail va être réécrit en quelques heures.

Libération a publié, vendredi 23 novembre, une tribune de Gérard Filoche, inspecteur du travail. Une alerte salutaire pour lever le lièvre…

   En 2005, une commission de cinq "rédacteurs" avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.

   Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi "sur le développement de l’actionnariat salarié", publiée le 30 décembre 2006, un "cavalier parlementaire", l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : "Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !" Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en conseil des ministres.

   On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble. On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

   Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : "Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets", a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du "comité d’experts". Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1.890. Il y avait 1.891 articles de loi, il y en a 3.652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, ils abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code.

   Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec "les obligations des travailleurs" faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés - ce qui est un recul décisif d’un siècle !

   Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

   Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie "salaires".

   L’apprentissage a été chassé de la partie "contrat de travail" pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie "négociation collective" alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie "administration du travail".

   Tous les professionnels - syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats - signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

   Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège - trop fragilement - et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active. C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques.

   Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit.

   Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est "trop compliqué" pour "intéresser les gens" alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

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On trouve toujours plus malheureux…

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