mercredi 14 novembre 2007

Genzana et Salord dans le numéro de "Pipo et Mario"

Je n'en demandais pas tant. Mais n'est-ce pas pathétique ? Ecrabouillés en purée par Maryse Joissains, Bruno Genzana et Stéphane Salord essaient de jouer les hommes blancs. Affublés d'un faux-nez, tels Pipo et Mario, les deux compères tentent de nous faire le grand numéro des effarouchés de la dernière heure.

Genzana, égal à lui-même, continue à brasser du vent pour sauver sa peau en se faisant passer pour le visionnaire qu'attendraient les Aixois. N'osant pas franchir le pas décisif de la démission – ce serait pourtant autrement plus courageux –, il propose maintenant "une rupture avec la gouvernance actuelle", une gouvernance qu'il cautionne quand même sans interruption depuis six ans !

Dans ses "Ateliers de l'avenir", il déclarait avec le même aplomb, je cite : "Ce dialogue (avec les Aixois) ne s’inscrit pas en opposition avec l’action municipale. Bien au contraire, il est destiné à l’amplifier et la prolonger." La rupture, pour quoi faire ? Mais oui, bien sûr, tout ce que lui-même n'a pas fait dans ses délégations.

Expert en platitudes, il n'hésite pas à enfoncer les portes ouvertes, puisant dans les thèmes rebattus de l'air du temps. "C'est un projet et non pas un programme", déclare-t-il à présent. Ah bon ! En effet, peu téméraire, il ne lance pas sa propre liste, non, non, il ne cherche, en fait, qu'une place d'accueil sur une autre liste… pour continuer à exister. Un vrai professionnel de cirque.

Passons au cas non moins singulier de Salord. Lâché par Joissains, qui vient de l'habiller de la tête aux pieds, fou de la reine depuis six ans, lui aussi à la recherche d'un refuge sur une liste secourable, il dépasse cependant les pirouettes de Genzana en usant du ton tranchant de l'attaque frontale.

"Maryse Joissains m'a aussi beaucoup déçu. Parce qu'elle a très vite confondu la famille et la vie politique, l'urgence et la précipitation. Et aussi parce qu'elle a été élue sur des valeurs sociales qu'elle a vite abandonnées". Et encore : "De plus en plus, nous avons avancé sans débat interne, sans travail collectif, sans coordination".

Ce n'est pas joli-joli d'avoir attendu si longtemps pour verser une si grosse dose de poison. Et dire que lui et son comparse ont prétendu tourner sur la piste dans le même sens que le maire. C'est donc confirmé, l'attraction était mauvaise mais ils se sont obstinés à la jouer et à la rejouer aux Aixois tout un mandat !

Alors, après tout, face à ce piteux spectacle de fin de règne, pourquoi faire la fine bouche ? Pour tardifs et révélateurs qu'ils soient, les propos des deux adjoints n'arrivent-ils pas finalement à point nommé ?

Prémonitoire, ce que j'écrivais il y a un an…

Arrivée à la tête de la ville par effraction, l'équipe de Maryse Joissains s'est constituée sur la base – laquelle ? – de la fusion artificielle de trois listes hétéroclites qui n'avaient rassemblé que moins de 15% chacune au premier tour. Le vernis a vite craqué et partout.

Candidate prétendument sans étiquette pourfendant déjà de façon populiste les partis, Mme Joissains entre un an après à l'UMP, trompant ainsi les Aixois.

Au même moment, François-Xavier De Peretti, UDF, claque la porte. Il ne peut déjà plus supporter l'ambiance et les méthodes qui se développent en mairie. Depuis lors, il s'est mué en opposant déterminé d'un système qui va en l'encontre de l'intérêt des Aixois.

L'opposition de gauche issue de l'équipe de Jean-François Picheral, maire sortant, l'avait précédé dans ces alertes qui n'ont fait que s'aggraver jusqu'à aujourd'hui. J'ai moi-même entrepris avec mes collègues cette bataille dès 2001. Vraiment pas triste… […]

Alors, que constate-t-on ? L'équipe municipale n'a plus que la dernière apparence de l'unité. Les élus se surveillent et se critiquent les uns les autres, s'envoient des flèches meurtrières et finiront par faire craquer leur semblant de parade unie.

Avec les échéances qui approchent, les couteaux sont tirés. On voit des adjoints au verbe emphatique comploter presque secrètement pour se délier de leurs allégeances – toujours définitives et la main sur le cœur en public – pour jouer les chevaliers blancs dont tout le monde voit qu'ils sont gris et aigris.

          

(Voir aussi mon article "Les prédictions de Genzana pour 2008",

rubrique "Mes pastissons", colonne de droite)

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Argh ! Ces Français, jamais contents !

sarkozyconflits

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Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]