mercredi 7 novembre 2007

BILAN 17 : Patrimoine : Juste pour la façade

albertas

(Clic sur l'image pour agrandir)

Place d'Albertas : Un seul immeuble ravalé

Et si on parlait un peu de patrimoine ? Faisons un petit saut dans le temps. En 2001, Maryse Joissains devait sans doute ignorer le sens de ce mot. Dans son document de campagne, elle proposait "d'encourager la rénovation des façades du centre ville, de les illuminer et, plus particulièrement, en période de fête". Un point, c'est tout.

Sa ligne politique ne tenait donc qu'en deux mots, "façade" et "illumination", qui en révèlent aujourd'hui toute la vacuité et la loufoquerie... Car, au-delà des projets lancés par notre municipalité, on n'a pas vu grand-chose.

Cela fait plus de trois ans qu'on nous annonce que la rénovation de la place d'Albertas, c'est fait ! Oui, mais non, il suffit de se rendre sur place pour constater qu'un seul immeuble a été ravalé (voir photo). On nous dit maintenant que tout sera fini en 2008. Attendons de voir...

Autre projet claironné sur les toits, le maire décrétait aussi la réhabilitation de la place des Cardeurs. De plan en maquette, le processus n'a pas bougé d'un pouce. Il faut dire que les riverains et les commerçants se sont sentis mis à l'écart d'une concertation qui les regardait pourtant au premier chef. Ils l'ont fait savoir, bruyamment. Le projet a été remis à plus tard. La place a  toujours le même mauvais visage, en dépit des travaux entrepris pour remplacer des réseaux souterrains. Là encore, une simple promenade en dira plus au passant.

Abordons maintenant la maison de Darius Milhaud, dite Logis du Bras d'Or. N'y allant pas par quatre chemins, et avec la même inconscience, Maryse Joissains voulait tout simplement la faire disparaître. Il a fallu la forte mobilisation d'associations de défense du patrimoine pour contrer le projet de destruction de ce lieu emblématique. Nous avons nous-mêmes relayé cette bataille au sein du conseil municipal. La conservation a pu être obtenue par le classement de la bâtisse aux monuments historiques.

Enfin, ces derniers temps, les procédures judiciaires qui affectent la Fondation Vasarely ont remis à l'ordre du jour l'état d'abandon de ce centre culturel. A ce sujet, n'ayant jamais froid aux yeux, Maryse Joissains a déclaré avec la même emphase : "Je tiens à réaffirmer que la Ville d'Aix continuera à être dans la dynamique (oui, oui, elle a osé employer ce mot !) qui devrait (admirons le beau conditionnel) permettre que ce site retrouve toute sa splendeur". Magnifiques incantations mais bien piètres résultats !

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Fonderie du Bois de l'Aune a bel et bien fondu

Il fallait s'y attendre. La fumée annonçait bien le feu. Nouveau gâchis à Aix et en pays d'Aix. Une des structures culturelles les plus impliquées auprès du jeune public n'a pas survécu à un manque de soutien des institutions. Voici des extraits du communiqué de l'équipe de La Fonderie.

Ça y est ! Le 25 octobre, La Fonderie a rendu les clefs de la salle Bois de l’Aune à son propriétaire : la Communauté du Pays d’Aix (CPA).

Pourtant le pari engagé en 2004 de faire de cet espace un lieu dédié au spectacle et à l’accueil d’opérateurs culturels était tout à fait sensé. Pour seule preuve, les 63.000 spectateurs qui nous y rendirent visite entre 2004 et 2007.

A l’origine, La Fonderie accepta l’offre de délaisser son espace centre-ville pour rouvrir la salle Bois de l’Aune au Jas de Bouffan et en réorienter l’usage. Objectif : en faire une scène vivante qui puisse accueillir toutes sortes de spectacles et d’opérations culturelles. […]

Après trois ans, nous constatons que la volonté et de sérieux efforts de la CPA sont restés bien isolés. Pour créer une dynamique suffisante, il fallait que tous se mettent autour de la table ; unir volontés et moyens et ainsi investir sur le moyen terme, autour d’un espace dont l’intérêt collectif est pourtant clair.

Or, ni la Drac (Etat), le Conseil Général, le Conseil Régional ou bien même la Ville d’Aix-en-Provence n’ont suffisamment appuyé le projet. Ils ne se sont pas même réunis pour en parler ensemble. La faute à qui ? On ne le saura jamais – en tout cas, les demandes de La Fonderie en ce sens n’ont jamais abouti. […]

Dans cette entreprise nous avons fini par nous fatiguer de porter à bout de bras ce gros équipement, faire face aux critiques pas toujours les plus averties ou constructives, pour toujours jongler avec une trésorerie en rupture.

In fine, nous refusons surtout de perdre notre âme, pour devenir au mieux des concierges (plus ou moins socioculturels) et, au pire, la “grosse asso“ de service, censée avoir tous les moyens pour pallier tous les besoins.

Car, c’est oublier le sens fondamental de l’action de La Fonderie qui fut et reste d’offrir une programmation artistique de qualité, notamment (mais pas seulement) dans le domaine des musiques actuelles – ce, en proposant des moments de partage et de respect entre artistes et publics. Un projet militant avéré pour défendre l’ouverture ici de “vrais” espaces de vie de travail et de diffusion pour le spectacle vivant. […]

Pour nous, c’est clair : ce combat reste d’actualité sur Aix et le Pays d’Aix. A ce titre, il est aussi tout à fait symbolique qu’à ce jour ne soient toujours pas réalisés les travaux promis depuis 2002 cours Saint-Louis, locaux que nous avons dû abandonner après 9 années d’exploitation et un incontestable succès public. Et, qu’après plus de 63.000 spectateurs accueillis en plusieurs centaines de manifestations, nous devions quitter maintenant au Jas de Bouffan un lieu de spectacle qui avait tout pour réussir.

Triste symbole en vérité dans une ville qui ne cesse de s’autoproclamer culturelle au cœur d’un bassin de vie riche. Pour la première fois depuis 1991, La Fonderie se retrouve sans espace de diffusion, c’est sans doute très dommageable pour l’association, mais les conséquences en seraient aussi à mesurer sur le tissu local puisque depuis toujours nous avons chaque saison accueilli de très nombreux acteurs et associations.

Qu’ils trouvent chez nous un espace d’expression, de diffusion, mais aussi un outil professionnel, fut notre volonté et notre ouvrage. Cela reste une fierté que nous refusons de brader.

Site : http://www.fonderie-aix.com

Posté par CASTRONOVO à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un président à fond la caisse

sac_de_riz

(Clic sur les images pour agrandir)

sarkozy_adn_tchad

petro_china

sarkozy_augmentation

sarkozycritiquecorse

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]