samedi 27 octobre 2007

Joissains veut virer Genzana et Salord de sa liste

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La friction est devenue fission. Maryse Joissains tire ses premiers feux : elle ne veut plus entendre parler de Bruno Genzana et de Stéphane Salord, annonçant tout de go que l'éventualité est infime pour qu'elle garde le premier et assurant aussi sec qu'elle rejette carrément le second.

La raison mise en avant ? La fumeuse initiative de consultation lancée en 2006 par Genzana, avec affichage grand format dans les rues d'Aix, sans avoir consulté… Joissains elle-même. Le motif de colère lui semble suffisant pour, faisant d'une pierre deux coups, signer la disgrâce de Genzana et régler son sort à Salord, pour complicité.

Jean-Pierre Bouvet, qui s'était aussi associé à la manœuvre de Genzana, semble épargné. N'a-t-il pas - le petit malin - récemment quitté l'équipe des "trois rigolos" (dixit Joissains) et piteusement accepté de ne pas figurer sur la future liste municipale en contrepartie d'un soutien pour tenter de conserver quelques chances d'être réélu conseiller général.

Bien sûr, tout cela couvait mais, pour passer à l'offensive, Maryse Joissains a attendu d'être certaine d'avoir son investiture par l'UMP, ce qui lui a été confirmé lundi soir à Paris. Depuis plusieurs mois, on savait que Joissains ne voulait plus voir Genzana figurer à son côté, ni sur une estrade, ni sur les photos.

Dans les coulisses, des élus nous confiaient qu'ils feraient tout pour faire battre Genzana à la cantonale et qu'ils ne donnaient pas cher non plus de l'avenir de Salord, qui ne se cache plus pour lancer piques et piques contre le maire.

Il y a un mois, au colloque sur l'habitat et les transports, Genzana avait sussurré quelques critiques sur la politique menée par la municipalité à la Duranne. Il y a une semaine, il marquait une autre distance timide en s'abstenant sur le dossier de la gare routière soumis au vote de la CPA.

Enfin, lors du conseil de lundi, en l'absence du maire, il n'a pratiquement pas pris la parole, laissant entendre un moindre soutien à tel ou tel dossier présenté par ses collègues.

Ce même soir, Salord était méconnaissable, visage fermé et renfrogné.

Que peut-il bien se passer maintenant ?

Si Maryse Joissains devait revenir sur sa décision concernant Genzana, quel compromis au rabais ce dernier pourrait–il accepter ? Les deux bannis iront-ils jusqu'à constituer leur propre liste ? Essaieront-ils de sauver leur peau en offrant leurs services à d'autres têtes de liste ? Genzana va-t-il pouvoir conserver son siège de conseiller général UMP et avec quels soutiens ?

Evidemment, la suite n'est pas encore écrite. En tout cas, il sera intéressant de voir ce qui se passera au cours du conseil municipal du 17 décembre, sans doute le dernier du mandat, mais surtout celui où le maire présentera le budget. Les deux adjoints le voteront-ils ou mèneront-ils une fronde susceptible d'entraîner d'autres élus dans leur sillage ?

En 1989, à deux mois de la fin du mandat, Gérard Bramoullé, déjà adjoint aux finances, et Maryse Joissains, alors première adjointe, avaient réuni et convaincu 17 élus de la majorité pour défier le maire Jean-Pierre de Peretti della Rocca et le mettre en minorité sur le budget, par scrutin à bulletin secret (autorisé par le Code général des collectivités territoriales), et en ajoutant leurs voix aux 14 de l'opposition, dont je faisais partie.

Aïe, aïe, aïe, ça sent l'orage !

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Marseille : Les rats attaquent...

bataille_de_rats

Je vous parle d'un temps que les moins de… Oui, enfant, j'ai vécu quelques années à Marseille, boulevard Chave, vous savez bien, là où passait le légendaire tramway de la ligne 68.

A deux pas de chez moi, il y avait le Jarret, un gros ruisseau qui fut ensuite couvert (époque Gaston Defferre) pour devenir une grande voie urbaine, reliant Plombières et la Capelette, si longue qu'elle hérita de quatre noms pour la désigner toute entière : boulevard Maréchal Juin, avenue Françoise Duparc, boulevard Sakakini et boulevard Jean Moulin.

Je me souviens que, le jeudi – c'était alors le jour de congé scolaire, c'est bien la preuve que je parle d'un autre millénaire – il arrivait que, avec mes frères et nos copains, nous passions par le Jarret en longeant les rives qui n'étaient que de pauvres tertres hideux. Parfois, nous nous y arrêtions pour nous ébahir de la vue d'un spectacle insensé, celui de centaines de rats n'ayant aucune pudeur pour se montrer même en pleine journée.

Avec l'éloignement et le temps, j'ai toujours trouvé amusant d'essayer de faire mon intéressant, comme je le fais encore ici, en narrant ces scènes vécues comme témoin privilégié d'une époque révolue.

Et puis, ce mercredi 25 octobre, regardant le journal de France 2, je me suis demandé si je n'étais pas pris d'une soudaine hallucination. Un reportage sur Marseille me ramenait en quelque sorte à ma souricière.

Là, sur mon écran, un défilé d'images mettait à l'horreur une parade de rats au cœur même de la ville – "un million, des rats gros comme des lapins, parole de Marseillais", dit la journaliste ! Un million, un par habitant, et même pas assez de chats !

Vous voulez vraiment mon humble avis ? Je n'éprouve aucune tendresse pour ces rongeurs, trop, trop modernes à mon goût. Je préfère encore le temps des souvenirs (merci ami Marcel Pagnol). Oui, je trouve que les rats de ma jeunesse avaient quand même plus fière allure… et c'était rat.

                     

la_souris_et_l_ordinateur

             

Le reportage de France 2 (1mn45), mercredi 25 octobre :

http://www.dailymotion.com/video/x3avax_marseille-les-rats-attaquent-le-cen

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]