vendredi 26 octobre 2007

Culture : Marseille capitale, Aix capitule…

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D'entrée, levons toute ambiguïté. Je suis pour le soutien de la Ville d'Aix et de la Communauté du Pays d'Aix à la candidature de "Marseille, capitale européenne de la culture". Le problème, c'est que notre ville a au moins un gros TGV de retard. Je l'ai fait savoir au conseil municipal en mettant les points sur les i.

Il faut savoir que Marseille a travaillé sur ce dossier pendant de très longs mois et a fait des propositions à de nombreuses communes des Bouches-du-Rhône et même au-delà. Beaucoup ont répondu favorablement. Jean-Claude Gaudin s'est aussi assuré le soutien stratégique de la Région et du Département, qui ont joué le jeu dès le début.

Maryse Joissains, elle, n'a rien vu venir, tout occupée qu'elle était à s'engueuler avec le maire de Marseille qui ne la porte pas vraiment dans son cœur. Bref, le maire d'Aix, et présidente de la CPA, s'est enfermée dans une posture de gaulois et n'a pas compris les enjeux de la candidature.

Elle n'a pas saisi non plus que cette démarche est un peu le calque des jeux olympiques : il faut un nom de ville comme étendard et plusieurs sites pour les épreuves. C'est d'ailleurs le sens de l'intitulé de la candidature : "Marseille Provence 2013".

Or, se sentant "larguée" et isolée, Maryse Joissains a fait présenter au CM de lundi une délibération, pour ne pas dire un alibi cafouilleux, de soutien de la 25e heure, alors que l'annonce officielle de la candidature avait lieu ce jeudi à Marseille, où elle s'est d'ailleurs rendue… comme figurante. C'est bien triste.

Ce qui l'est encore plus, c'est que le rapport qui nous a été soumis ne mentionnait qu'une "aide", puis un éventuel "soutien" à la candidature sans aucun engagement de participation. On pouvait lire que, en guise de rattrapage en quelque sorte, pour la Ville d'Aix, "les modalités contenues dans la convention ne seront applicables que pour les années 2007 et 2008 car elles concernent l'aide à la candidature et non pas le financement du projet final. Si la candidature de Marseille devient effective, une nouvelle convention vous sera présentée afin que vous vous prononciez sur la poursuite ou non du soutien à la candidature de Marseille".

Pour des olympiades, il ne suffit pas d'être spectateur dans les tribunes. Il faut être actif sur le terrain. Les fausses prétentions de Maryse Joissains prétextant défendre la renommée culturelle – et donc économique et touristique – d'Aix, n'ont aucun fondement sans un dépôt de candidature aixoise ou une participation directe, à part entière, à celle de Marseille.

Lors du conseil municipal, en l'absence de Maryse Joissains, son adjoint aux finances, harcelé par nous tous, a tenté de camoufler cet énorme ratage en déclarant, non sans culot mais tel un aveu, que "Aix n'a pas besoin de ça, Aix est une capitale internationale de la culture. Marseille a besoin de ça parce qu'elle a un déficit considérable en la matière et elle a besoin des subventions européennes. Nous avons estimé que ce n'était pas notre souci de participer à cette compétition. Nous ne souhaitions pas que cette opération soit pilotée sans notre aval." Fermons le ban !

Pour en savoir plus :

http://www.marseille-provence2013.fr

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Paris ne tombe pas dans le panneau publicitaire

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Avez-vous lu l'article de Sonia Devillers, paru dans Le Figaro du 25 octobre 2007 ? Très instructif sur ce que volonté politique veut dire.

En voici quelques extraits.

     La bataille de Paris a commencé mercredi. Les principaux afficheurs français, JCDecaux, Clear Channel et CBS Outdoor, ont découvert le texte du prochain règlement de la publicité de la Ville de Paris. C'est un coup de massue. Entre 50% et 60% des panneaux publicitaires en place devront, selon eux, être démontés dans les deux ans.

     Stupéfait, le syndicat de la profession, l'Union de la publicité extérieure (UPE), fait part de son "incompréhension devant un tel durcissement". […] Du côté de la mairie, on se dit "serein" : "Le règlement n'est pas suspensif. Il sera appliqué quelle que soit la riposte."

     Ce texte est l'aboutissement de quatre ans de discussions avec un groupe de travail constitué de représentants de l'État et de la municipalité. Les afficheurs s'attendaient donc aux principales lignes du nouveau cadre réglementaire, […]  qui sera présenté le 30 octobre en commission des sites et soumis au vote du conseil de Paris le 17 décembre pour adoption.

     D'abord prêts à faire des efforts, les afficheurs ont intensifié le mouvement de "dédensification" des panneaux. Environ 1.000 supports grand format ont été spontanément démontés depuis dix ans dans Paris. Mais, aujourd'hui, ils considèrent le centre névralgique de leur activité directement menacé. […]

     En terme de calendrier, les professionnels de la communication ont la sensation d'avoir été sacrifiés sur l'autel des élections municipales de 2008. […] "Nous avons su trouver un bon compromis entre l'amélioration du cadre de vie des Parisiens et le maintien de l'activité économique qu'est l'affichage", se défend l'adjoint à l'urbanisme.

     Pourtant, le texte, s'il est voté par les élus, donnera lieu à une kyrielle d'interdictions portant à la fois sur des zones (le quartier de Montmartre, les abords des équipements scolaires, les piles et culées de pont), mais aussi sur les supports eux-mêmes (les grands formats, l'affichage sur les vitrines, le déroulement la nuit, etc.).

     En outre, les 98 amendements au texte impliquent de nouvelles contraintes qui obligeront le démontage de nombreux panneaux. La hauteur maximale d'un panneau sera de 7,5 mètres. Ce qui, en fait, revient à supprimer beaucoup de supports installés au premier étage des immeubles. Idem pour les pignons de bâtiments. Il faudra désormais un espace de 50 cm entre le bord du panneau et celui du mur. Dans bien des cas, il n'y aura plus la place pour le panneau existant. […]

     Le mobilier urbain devra diminuer de 20% à Paris. Une donnée qui a été anticipée et intégrée au contrat de JCDecaux qui vient de renouveler ses concessions. En outre, la suppression des Mupi, ces petits formats avec un plan de la ville au dos, a été décalée à 2017, date de fin d'exploitation par JCDecaux, afin de ne pas pénaliser l'afficheur qui a financé les Vélib'. Reste que les deux-roues parisiens lui ont coûté 90M€ et ont pesé lourd sur son compte d'exploitation en 2007. […]

     Alors que Paris lance la chasse aux panneaux aux alentours des monuments historiques, les afficheurs viennent d'être autorisés à commercialiser des bâches sur les monuments en réfection pour participer au financement du patrimoine...

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Levons nos verres, la planète est sauvée !

grenelle_environnement_deux_jours

(Clic sur les images pour agrandir)

borloo_geste_compte

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Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]