jeudi 18 octobre 2007

Centre ville d'Aix : En voiture ou à pied ?

Parc Rotonde : 894 places libres !

parc_rotonde

Ces quinze derniers jours, à heure régulière, jetant un œil curieux sur les panneaux annonçant les places disponibles en temps réel – quand le système fonctionne ! – j'ai observé au quotidien l'offre du parc Rotonde.

Hier, à 10h30, heure pleine, la fenêtre électronique indiquait 894 places sur 1.800. Selon les jours, la fourchette des places libres oscille entre 400 et 900.

Les autres parkings de pourtour de ville ne font jamais le plein non plus mais la marge est moins importante. Il n'y a guère que le samedi matin et les jours d'événements très exceptionnels que se créent des files d'attente.

Comment expliquer ce phénomène ? Tarifs trop élevés ? Bus performants ? Vélos à moindre coût ? Succès des parcs-relais ? Désertion du centre ville ? Et le parc Rotonde, est-ce sa nouveauté non encore entrée dans les habitudes qui en serait la raison ?

Quand on sait que les récentes créations de places couvertes n'ont fait que remplacer toutes celles qui ont été supprimées dans les parcs à ciel ouvert et dans certaines rues, on se demande si la cause n'est pas simplement à chercher dans le fait que la circulation au centre ville a probablement atteint son point de saturation et qu'elle décourage ainsi les automobilistes de tenter l'aventure des parkings.

Certes, il est sans doute trop tôt pour analyser l'impact du parc Rotonde qui, rappelons-le, nous était annnoncé comme étant l'un des moyens qui allaient résoudre le problème du stationnement. En tout cas, il reste beaucoup à faire pour inciter les automobilistes à adopter de nouveaux comportements, notamment un usage réduit de leurs voitures au profit de modes alternatifs de déplacements.

Piétonisation, la solution ?

Piétoniser ou pas les rues de centre ville, le débat est relancé. L'idée date des années 70, époque où la ville ne connaissait pas encore la thrombose automobile actuelle et où l'on ne se préoccupait pas vraiment de la pollution et de ses nombreux dégâts.

Si la question refait surface, c'est précisément parce qu'à l'heure actuelle elle semble être la plus pertinente et la mieux adaptée pour relever les défis qui permettront de recréer un cadre de vie sain et agréable.

Bien entendu, une telle initiative ne pourra se concrétiser qu'en engageant une réflexion ouverte sur les tous les modes de déplacements et une vaste concertation associant tous les partenaires et usagers.

Le pari est fort mais serions-nous moins compétents que ceux qui l'ont entrepris et réussi dans certaines villes européennes comparables à la nôtre ?

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Education nationale : Le métier en saignant

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(Clic sur l'image pour agrandir)

La "commission Pochard", vous connaissez ? C'est l'une des nombreuses commissions lancées par le président de la République. Son objectif ? Plancher sur la revalorisation du métier d'enseignant.

Il s'agit d'une série d'auditions d'"experts", de responsables syndicaux et des fédérations de parents d'élèves. Les membres du comité, après avoir écouté les propos introductifs, posent des questions à leurs interlocuteurs.

Sur le papier, c'est beau comme l'antique. Dans la réalité, la consultation semble verrouillée par avance.

Les participants se sont vite aperçu qu'aucune table ronde permettant la confrontation des idées n'a pour l'instant été évoquée et aucun groupe de travail n'a été mis en place.

Pour bien comprendre l'état actuel de l'Education nationale, voici quelques éléments qui éclaireront le cœur du problème.

La part du budget dans le PIB, c'est-à-dire dans les richesses produites dans notre pays, était de 3,3% en 2001 et va passer à 2,8% en 2008.

Par ailleurs, on peut aussi comparer les 14 milliards d'euros de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches aux 102 millions d'euros en crédits nouveaux prévus pour une amélioration de la situation des personnels du second degré – soit 21€ par enseignant et par mois ! – et aux 400 millions d'euros, prévus pour les nouvelles heures supplémentaires (défiscalisées) attribuées aux enseignants pour 2008 – soit 80€ par enseignant !

Pendant ce temps, la fonction publique se voit amputée de 22.921 emplois dont 11.200 pour l'Education nationale. Cherchez les erreurs.

Pour finir, rappelons que le pouvoir d'achat des personnels a baissé de 20% en 25 ans. Ainsi, un instituteur débutant du primaire et un professeur débutant du secondaire ne touchent plus que 1,25% du smic alors qu'en 1981 ils gagnaient respectivement 1,75% et 2,07% du smic…

La commission Pochard est censée faire des propositions pour la revalorisation du métier, ce sera en le saignant encore plus.

Pour voir les séances de la commission :

www.education.gouv.fr

puis, clic sur "zoom sur la commission sur l'évolution du métier"

Posté par CASTRONOVO à 00:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]