mardi 25 septembre 2007

Les municipales d'Aix vues par la presse nationale

Voici l'article du journal La Croix paru le jeudi 20 septembre au sujet des élections municipales à Aix-en-Provence.

Ce soir (jeudi 20/09/07), les 600 militants du Parti socialiste désigneront Alexandre Medvedowsky comme leur tête de liste pour les élections municipales de mars prochain. Sans surprise, puisque ce conseiller général et municipal est seul en lice après le retrait lundi soir de Raymond Page, un militant jamais élu.

Dès demain, le nouveau promu prônera le "rassemblement de toute la gauche" pour battre la députée et maire sortante, Maryse Joissains-Masini (UMP). Alexandre Medvedowsky mise sur les 45 % de voix qu'il a recueillies au second tour des élec­tions législatives (+ 3 % par rapport à 2002) pour ravir la mairie perdue en 2001.

Mais il devra compter avec la liste dissidente de Michel Pezet qui a refusé de passer par la case investiture, au risque de l'exclusion. L'ancien député et ancien président du conseil région se dit prêt à briguer la mairie même contre son parti. Il répète que voilà trois ans qu'il a annoncé sa candidature. Mais ne veut pas se soumettre au vote des militants. Pourquoi ? "Dans la section centre, bizarrement, le nombre de cartes a soudainement doublé, explique-t-il. Je ne peux pas participer à ce traquenard. Je ne peux pas entrer dans une procédure pipée."

Michel Pezet prône "une union de la gauche jusqu'au centre"

Soutenu par l'ancien maire PS d'Aix Jean-François Picheral, Michel Pezet prône "une union de la gauche jusqu'au centre" et présentera une liste commune avec le Parti radical de gauche. Tandis que l'extrême gauche (collectifs anti-libéraux, LCR) et le PCF étudient une éventuelle union au premier tour, les Verts rallieront le PS ou le cen­triste François-Xavier de Peretti. "Je regrette ces querelles d'ego à gauche, qui risquent de disperser les voix", explique Laurent Perallat, président des Verts du pays d'Aix.

Eugène Caselli, premier secrétaire fédéral PS des Bouches-du-Rhône, n'a pu que "prendre acte du choix de Michel Pezet". Tout en maniant le bâton, "S'il persiste, il se mettrait de lui-même en dehors du parti", il continue d'exhorter les socialistes à s'unir : "D'ici au dépôt des listes en février, cela laisse du temps pour trouver un compromis et bâtir une liste efficace", espère-t-il. Ancien premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Michel Pezet avait été écarté de la succession de Gaston Defferre à la mairie de Marseille à sa mort en 1986 et avait échoué à deux reprises aux municipales à Marseille, en 1989 et 1995. Il veut croire qu'aujourd'hui son heure est venue. Même (presque) seul contre tous.

                                                                                         Corinne BOYER

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]