vendredi 18 mai 2007

Marché Richelme : Des fleurs et des cactus

Au conseil municipal, une délibération proposait d'annuler une précédente délibération prise en janvier 2006 qui sectorisait les différents marchés dans les lieux du centre ville et rappelait les jours ouvrables. Cette décision avait eu à tenir compte de la présence de la cour d'appel et des mesures de sécurité imposées par l'Etat.

Pourquoi donc annuler cette délibération ? La raison donnée par la mairie est que ce n'est pas le conseil municipal qui doit prendre ce genre de décision mais le maire elle-même par arrêté.

A la faveur de ce sujet, j'ai questionné l'élu concerné sur la rumeur faisant état d'un transfert du marché de la place Richelme vers les "Allées provençales". On m'assuré que cela était infondé mais que la question avait été évoquée. D'après l'élu, le CIQ Sextius-Mirabeau aurait demandé la création d'un marché aux fleurs mais, a-t-il précisé, ce n'est pas à l'ordre du jour.

J'ai répondu par une note d'humour vache, disant que je n'étais pas contre un marché aux fleurs à cet endroit car "cela aurait l'avantage de mettre un peu de verdure sur les magnifiques dalles bétonnées du jardin fantôme de la Rotonde". La salle s'est esclaffée.

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Chez nos voisins aussi, le pouvoir monte à la tête

Venelles : Le malaise chez Saez

Le maire UMP a convoqué un conseil municipal un samedi à 8h30, une façon de dire il faut se lever tôt. Mal lui en a sans doute pris car la séance a tourné à l'empoignade. L'opposition a croisé le fer pour obtenir des informations sur certains dossiers. Le ton est monté jusqu'aux invectives, que je m'abstiendrai de citer ici. Drôle d'ambiance, néfaste pour la vie démocratique. Le malaise n'est pas nouveau. Le maire n'a presque plus de majorité. Que sera l'avenir de Venelles ?

Clic sur la bande sonore (rubrique "à écouter absolument") :

http://didierdesprez.free.fr/?p=143#more-143

Cabriès : La berlue de l'élue

Là aussi, le maire UMP n'en fait qu'à sa tête. Son adjointe au patrimoine a fait observer qu'elle n'a pas du tout été associée à suivre un dossier relevant directement de sa délégation. En d'autres termes, elle a été court-circuitée. Question de défiance envers elle ou pouvoir absolu du maire ? Cela me fait repenser à un cas similaire à Aix lorsqu'il y a quelques mois l'élu délégué au Carnaval a dit qu'il avait été évincé du dossier qu'il était censé présenter. A Aix, peu d'élus ont la chance de pouvoir mener leurs délégations librement. Beaucoup de dossiers sont supervisés par l'entourage direct du maire…   

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Les taxis de Marseille font un drôle de cinéma

taxi

"Taxi", le mot fait immanquablement penser à une série de films tournés à Marseille. Mais, il en est un autre, passé inaperçu, qui s'est pourtant déroulé aussi dans la cité phocéenne. Le scénario n'avait rien à voir avec la fiction. Qu'on en juge.

J'aime lire les annonces légales dans la presse. On y apprend tout sur les marchés publics des collectivités, les avis de justice et les condamnations pour fraude, bref, des choses qui concernent l'argent public. Parfois, comme ça, entre deux pavés, on y trouve de drôles d'informations.

Ainsi, le 11 avril, j'ai découvert ceci. Un extrait de décision du Conseil de la concurrence précise que, entre 2002 et 2006, une dizaine de syndicats de taxis et de réseaux de radio-taxis de Marseille ont participé à une entente consistant à fixer un prix unique de revente des licences de taxis (on appelle cela les "plaques") en établissant une liste unique des licences mises en vente. Le but ? Décider, au sein de l'entente, des augmentations régulières et importantes du prix unique ainsi établi.

Les orientations fixées dès l'accord du 16 janvier 2002 ont très largement été suivies du fait des menaces qui pesaient sur les artisans taxi qui ne respecteraient pas ce dispositif de ne pas être acceptés au sein d'un réseau de radio-taxis. Cela faisant, ces organismes ont enfreint les dispositions de l'article L.420-I du Code de commerce qui prohibe les ententes anticoncurrentielles.

L'effet direct de cette entente a été de faciliter une augmentation considérable du prix moyen de vente des licences à Marseille, qui est passé de 19.000€ en 2000 à 50.000€ en 2006, soit une hausse de 163% en cinq ans.

Cette hausse artificielle du prix des licences a eu pour conséquence de rendre plus onéreux l'accès à la profession de chauffeur de taxi. A inciter les artisans taxi à faire pression sur l'autorité préfectorale pour réévaluer chaque année le prix des courses en arguant du prix d"achat élevé de leurs licences. Et à concentrer leurs activités sur les courses les plus rentables et surtout à faire pression sur les autorités municipales pour qu'elles ne créent pas de nouvelles autorisations délivrées à titre gratuit.

Le Conseil de la concurrence, compte tenu de la gravité des pratiques relevées, de l'importance du dommage causé à l'économie et de la situation des organismes ou entreprises concernés, a infligé des sanctions pécuniaires pour un total de 113.850€ aux dix syndicats.

Pour consulter le dossier complet (très instructif) :

http://www.conseil-concurrence.fr/pdf/avis/06d30.pdf

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