jeudi 19 avril 2007

Charlie préconise la mort-aux-rats

Charliesarko

(Clic sur l'image pour agrandir)

Mieux qu'une pince à linge, mieux qu'un patch, encore mieux qu'un vaccin ! Pour se prémunir durablement et à faible coût contre un risque fatal de sarkozyte aiguë, il faut saisir le mammifère malfaisant et lui administrer une forte dose de mort-aux-rats au nicolas. C'est le remède absolu que propose ce numéro anti-poison de Charlie Hebdo paru ce mercredi 18 avril. 3€ pour se débarrasser du rongeur à doubles talonnettes, on ne va tout de même pas se gêner, pas vrai ? A lire avant dimanche, bien sûr !

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Des brèves pour urnes de toutes sortes

Briscard aura des obsèques mondiales

Giscard qui, contrairement à ce que je croyais naïvement, n'est pas encore mort, a décidé d'apporter son soutien à Sarkozy. Peut-être a-t-il, lui aussi, négocié quelque chose comme Chirac. J'imagine bien leur dialogue.

-- Sarko : "Bon, Briscard d'Estaing, qu'est-ce qui te ferait plaisir ?"

-- Briscard : "Chaimerais bien des jobchèques européennes !"

-- Sarko : "C'est comme si c'était fait, je vais même te les faire mondiales tes obsèques, oui, mondiales, ta majesté obséquieuse !"

-- Briscard : "Ok, tope là, grand fossoyeur de Chirac ! Chelui-là, che veux qu'il choit atomigé et enterré dans la fauche commune."

-- Sarko : "J'ai déjà tout prévu mais, tu me connais, j'ai dû ruser un peu pour lui faire croire le contraire…"

Machines à voter ou machination ?

Comme on pouvait s'en douter, les machines à voter sèment le doute. Issy-les-Moulineaux vient de remplacer dans l'urgence les 60 ordinateurs qu'elle avait acquis par d'anciens modèles agréés par le ministère de l'intérieur (à l'intérieur des machines ?). Mais, ce changement pourrait être plus inquiétant. Car, si c'est Sarko qui a mis ce système en place avant de partir, il y a de quoi se poser encore plus de questions… D'ailleurs, les problèmes apparus concernent huit communes. Mardi, des opposants à l'utilisation de ces machines ont annoncé avoir déposé six référés liberté au tribunal administratif de Versailles pour demander leur interdiction à Issy. L'avis sera rendu ce jeudi. Attendons, donc.

Indécis, pas tant que ça…

"Indécis", cela voudrait dire qu'ils n'arrivent pas à se décider. En réalité, ce sont des électeurs qui ont une idée, une préférence, voire deux, et qui se réservent la possibilité de changer d'avis. Ce n'est pas un bloc monolithique organisé qui peut porter tous ses suffrages d'un seul mouvement vers tel ou tel candidat. L'expérience montre que, à chaque élection, les indécis votent au final pour le ou la candidat(e) qu'ils préfèrent depuis plusieurs semaines. Ils ne votent donc pas fondamentalement différemment de l'ensemble des électeurs. Il est établi que ce qui permet la bascule d'une élection dans un sens ou dans l'autre se fait avec un pourcentage infime d'électeurs, ceux que l'on appelle "le marais". Les sondeurs le savent, les candidats en jouent, les médias entretiennent le suspense et on nous prend pour des imbéciles.

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Des brèves à prendre pour argent comptant

Ollier ou le cynisme fait président

Le nouveau et inutile président de l'assemblée nationale a pris une grande décision qui force l'admiration. Ses prédécesseurs au poste, et lui-même, ne pourront plus bénéficier de privilèges, voiture avec chauffeur, secrétariat et indemnités à vie. Il s'est quand même bien gardé d'annuler aussi la poursuite du versement de leurs indemnités pendant cinq ans aux députés battus. Et pour bien montrer que sa morale relève de l'hypocrisie la plus cynique, il a tenu une conférence de presse. Les images parlaient d'elles-mêmes. A côté de Patrick Ollier, se trouvait l'ineffable ancien champion olympique, ancien ministre et député Guy Drut, condamné à 15 mois de tôle avec sursis et 50.000€ d'amende dans l'affaire dite des marchés publics truqués d'Ile de France. Chirac l'avait amnistié pour lui éviter d'aller faire quelques autres pénibles sauts d'obstacles en prison. Amnésie et amnistie sont deux mots qui vont très bien ensemble.

Breton, dealer complice de Forgeard

Les dessous de la démission du brigand Forgeard dévoilés. Le ministre de l'économie entre copains, Thierry Breton, serait intervenu en faveur de l'ancien PDG d'EADS, afin qu’il bénéficie de son parachute doré. C’est ce qu’affirme le magazine "Challenges" sur son site. Les membres du conseil d'administration avaient pourtant jugé "inappropriées" les indemnités prévues dans son contrat de travail. "Tant Lagardère, actionnaire français d'EADS, que le représentant de Daimler Chrysler au conseil d'administration du groupe aéronautique européen, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré", assure l’hebdomadaire. "Forgeard refusant de démissionner, il aurait fallu le licencier pour faute. Cela aurait entraîné un recours en justice, l’ex-patron mettant alors en avant les différends franco-allemands et les difficultés du programme A380. Il n'en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton impose un règlement négocié", poursuit le magazine. Le ministre aurait donc fait un double deal : Forgeard fait ses valises (pleines) et les actionnaires acceptent une séparation à l'amiable. La seule solution consistait donc à respecter le contrat et à verser les indemnités prévues. Les chiens se reconnaissent entre eux en se reniflant le...

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