mercredi 4 avril 2007

Brèves vachardes et réjouissantes

Haro sur Sarko

Villepin, en fin de CPE, est venu se vanter une dernière fois des prodigieux résultats de son chômage. On ne rit pas. En même temps, il a taclé l'agité perpétuel sur l'idée de ministère de l'immigration. Et il a balancé que, sur ce sujet, le gouvernement avait déjà donné un carton jaune à Sarkozy. "Quand le débat a été posé, nous n'étions pas, de ce point de vue-là, tout à fait d'accord". Begag, en fin de stage-balai, qui essaie de décrocher une autre gamelle chez Bayrou, continue de critiquer le petit nerveux. Veil, en fin de carrière, a l'air de reprendre ses esprits et remet un seau de peinture noire sur la tête de l'ex-premier flic, ce projet "est plus grave qu'une imprudence". Allez, aux suivants ! J'offre une lecture gratuite de mon blog aux trois prochains nickelés qui feront sa fête à Nicolas.

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Sans-abri : Joissains perd et fait appel… à la bêtise

tous_chez_sarko

Encore raté ! La demande de Joissains, juriste et maire-la-morale, a fait un gros plouf. Lors du dernier conseil municipal, je lui ai demandé d'informer les élus sur la situation des sans-abri à Aix. Elle a refusé au prétexte qu'elle avait saisi la justice et qu'elle ne pouvait pas commenter une affaire en cours. Relançant ma question, j'ai insisté pour qu'elle nous fasse connaître les mesures sociales prises ou qu'elle entendait engager. Nouvelle fin de non-recevoir.

Quand on est à ce point incapable d'écouter, de dialoguer et de traiter les problèmes, il ne faut plus s'étonner de rien. Et voilà que le juge des référés du tribunal de grande instance vient, une nouvelle fois, de débouter la Ville de sa demande d'expulsion des Enfants de Don Quichotte installés place Jeanne d'Arc, estimant que le "caractère manifestement illicite de la situation n'est pas suffisamment établi en l'absence de propositions sérieuses de mise en oeuvre du droit au logement".

La vérité éclate derechef et les contorsions juridiques et bouffonnes du maire pour repousser sans cesse des mesures de bon sens n'y pourront rien. Aix est de plus en plus ridiculisée par Joissains qui s'entête à demeurer complètement déconnectée des réalités et des urgences humaines.

D'ailleurs, quelle a été sa réaction ? "Je prends acte de la décision et je fais appel". Appel de quoi ? Ou plutôt appel à quoi ? A une énième bêtise sans nom ?

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Plan de Campagne : Le préfet est-il un délinquant ?

Plan

Un autre qui devrait donner le bon exemple mais qui se moque du monde, c'est bien le préfet. Le 26 janvier, prétextant que "la fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises et donc pour l'emploi", il avait pris des arrêtés illégaux en toute connaissance de cause.

"Fermeture brutale" : cela fait 40 ans que ça dure ! "Cet arrêté est d'une très grande fragilité juridique", avait-il déclaré. Le voila aussi tombé dans le ridicule. Pas seulement d'ailleurs. Dans quel pays, un préfet de la République, censé faire respecter la loi, peut-il la détourner de la sorte ? Cela s'appelle de la délinquance, non ?

Heureusement que tout n'est pas pourri et qu'il y a encore espoir de voir le droit appliqué. Le tribunal administratif de Marseille ne s'en est pas laissé compter. Il vient d'annuler les dérogations accordées par ledit préfet autorisant l'ouverture dominicale de 25 magasins (sur 141 en bénéficiant) de la zone commerciale de Plan de Campagne, pour six mois. Comprendre : si Sarkozy est élu, il aura les coudées franches pour casser définitivement le code du travail.

Mauvais calcul donc. La décision du tribunal est conforme aux conclusions du commissaire du gouvernement rendues le 20 mars à la demande de la CGT et de la CFDT. Le jugement va maintenant être transmis au procureur de la République et à l'inspection du travail. Les commerçants vont devoir fermer le dimanche sans possibilité d'y déroger car même un recours de leur part ne rendrait pas la décision suspensive. S'ils ne le font pas, ils s'exposent à des amendes ou à des poursuites devant le tribunal.

Moi, j'aimerais que l'on me dise pourquoi le gouvernement ne relève pas illico un tel préfet de ses fonctions, qui avait annoncé : "Je prends mes responsabilités, aux partenaires sociaux de prendre les leurs." On a vu. Il faut assumer, espèce de préfet !

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