mardi 3 avril 2007

Robien chez Sarkozy : Bon débarras, aussi !

Robien

Quoi, quoi, quoi ? Robien dit avoir toujours été centriste et personne ne s'est posé de questions ? Pourtant, à le voir faire, les indices auraient pu mettre la puce à l'oreille. Je me souviens très bien qu'il a appartenu à Démocratie libérale. Je me souviens aussi qu'en désaccord avec Alain Madelin, président de cette officine, au moment où cet ancien membre d'Occident, mouvement d'extrême droite créé en 1964 avec Devedjian et Longuet, s'était présenté à l'élection présidentielle de 2002, Robien avait alors rejoint l'UDF, qui n'était pas aussi regardante qu'elle semble l'être maintenant.

Il était venu expliquer tout ça à la télévision, de manière clownesque, en découpant en deux sa carte d'adhérent. Le voilà donc revenu "naturellement" (comme dit Chirac quand il fait mine de ne pas se payer notre gueule) à ses anciennes étables, digérées depuis par l'UMP.

Il ne se sentira pas seul. Avant lui, Christian Blanc, André Santini et Simone Veil, eux aussi prétendument centristes, lui avaient ouvert la route, celle des écuries d'Augias. Bon débarras à tous.

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"Aix en Live" : contre des vies de galère

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Cette semaine, le collectif "Aix en Live" a planché sur la précarité du milieu culturel et notamment celui des activités qui s'adressent aux jeunes. Cette rencontre faisait suite à la première de janvier, à laquelle je m'étais également rendu. Parmi les participants, l'ambiance n'était pas à la joie.

Tous les aspects de l'emploi associatif et culturel ont été abordés. Avec un constat : la précarité chronique des structures et des personnes met en péril les divers secteurs de leurs interventions. Ils stigmatisent le désintérêt par les institutions de leur rôle dans les missions de service public.

Tout à tour, sont évoqués, parfois à travers de forts témoignages, l'emploi intermittent, les moyens financiers dérisoires, les lieux de création et de diffusion insuffisants, les contrats d'objectifs mal fichus, bref, ce qu'ils appellent leur galère.

Dans leur langage, cela s'exprime ainsi : "Les associations sont-elles des maladies pour que les politiques ne veuillent plus voir leurs effets positifs réels sur le terrain dès lors qu'ils sont élus ?" Car, c'est vrai, leur implication dans l'éducation populaire au plus près des plus jeunes n'est plus à démontrer.

Alors que ces structures font un maximum, elles ne reçoivent qu'un minimum. Elles sont considérées comme des "appendices" externes de l'action sociale et culturelle, là où elles devraient être partie intégrante d'une politique globale qui recense et rééquilibre équitablement les objectifs, les besoins et les moyens entre tous les acteurs publics.

Comme un prolongement à cette rencontre, une autre réunion publique de réflexion et de débat est programmée par le "Groupe du 27", qui fédère 17 structures culturelles actives d'Aix.

Rendez-vous le jeudi 5 avril de 18h30 à 21h30

à la Maison de la vie associative, Le Ligourès, Aix.

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Les intermittents sur la paille et... sans paillettes

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On ne les voit vraiment jamais. Quand on regarde la télé, quand on va voir un film, quand on va au théâtre ou au spectacle vivant, quand on participe à une grande ou à une petite fête, on ne les voit pas. Pourtant, sans eux, rien n'est possible. A Aix, en 2003, l'annulation du festival d'art lyrique, notre grosse vitrine, a montré que sans eux la machine s'arrête. De casse en casse, le gouvernement de droite n'a rien résolu. Les intermittents sont toujours sur la paille, ils ont l'habitude. Les paillettes ne sont décidément pas pour eux.

Ce 1er avril, la mise en application de la réforme de l'assurance-chômage des intermittents est encore plus préoccupante. Après quatre ans de conflit, leur colère couve toujours. Ils sont actuellement 100.000. Cela pourrait de nouveau faire mal. Les artistes et techniciens n'ont pas obtenu ce qu'ils réclamaient. En dépit de quelques améliorations, le texte qui vient d'entrer en vigueur reprend les grandes lignes de celui de l'été 2003. Pourtant, de nombreuses voies alternatives ont été proposées.

A quelques semaines du départ de Donnedieu de Vabres, après des promesses dignes d'un numéro de contorsionniste, force est de constater qu'il n'a pas réussi à régler ce dossier. Dans l'immédiat, le nouveau régime, moins protecteur que le précédent, risque d'exclure du système de nombreux intermittents, sans que les vrais abus, comme l'emploi de l'intermittence dans l'audiovisuel, soient corrigés. Comme l'a souligné la Cour des comptes, les gains financiers de cette réforme restent largement incertains. Et j'ajoute, encore une charrette de précaires, une !

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