samedi 31 mars 2007

Oh hé, pas d'embrouille, d'accord ?

pizza

Cette fin de semaine, remettons un peu les choses à leur place pour ne pas nous laisser embrouiller le cerveau.

"Ton Christ est juif, ta pizza est italienne, ton café est brésilien, ta voiture est japonaise, ton écriture est latine, tes chiffres sont arabes, tes vacances sont turques, et… tu reproches à ton voisin d'être étranger?"

Julos Beaucarne, artiste belge

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Présidentielle : Quel score pour la gauche ?

pourcentage

Pour cette élection présidentielle, on ne peut pas dire qu'il y a un manque de sondages. Les intentions de vote jouent au yoyo selon les instituts qui les produisent. Un même jour, tel(le) candidat(e) peut se voir crédité(e), pour une enquête conduite sur la même période, d'un écart de 1 à 4 %. On pourrait presque parler de vases communicants. Quand l'un(e) perd des points, d'autres en gagnent et inversement.

Mais si l'on regarde bien, depuis que l'on connaît les noms des 12 candidats, pour le premier tour, on s'aperçoit que ces variations ne semblent pas affecter la répartition des voix comptabilisées selon le schéma bipolaire. Quasiment tous les sondages publiés cette semaine, par exemple, laissent apparaître un total de 60% à droite et 40% à gauche.

Arithmétiquement, on pourrait se dire que, avec une telle avance, la droite va donc gagner le duel du second tour. Or, rien n'est moins sûr. Les choses ne se passent pas comme avec une calculette. Entre les deux tours, il faut tenir compte de phénomènes souterrains, non quantifiables, liés aux reports de voix qui ne s'effectuent pas toujours selon le clivage droite gauche.

En plus, cette année la campagne présente un caractère inédit à plusieurs titres. En 1988, 1995 et 2002, il y a toujours eu un président sortant qui se représentait ou un candidat qui avait déjà postulé une, deux ou trois fois. En avril, les deux candidats des deux grandes formations qui ont jusqu'ici assuré l'alternance en sont à leur première candidature. Sauf surprise – les Français étant devenus méfiants et imprévisibles – on devrait en rester au schéma droite gauche.

Encore que, au referendum, on a constaté que le oui comme le non ont chacun agrégé des voix venant de tous les partis de manière transversale et non plus selon l'appartenance à un côté ou à l'autre de l'éventail politique. A mes yeux, c'est un phénomène nouveau, jamais vu. C'est sans doute ce qui explique en partie le score centriste actuel (mais sera-t-il durable ?) qui se fonde probablement sur des transferts de voix libérées de leurs ancrages traditionnels.

Par ailleurs, est-on aussi sûr que toutes les voix de l'extrême droite iront au candidat de droite ? Est-on aussi sûr qu'il n'y aura pas de pertes dans le report des voix de la gauche de la gauche sur la candidate socialiste ? Dans chaque camp, les petites formations ont certainement des comptes à régler avec le candidat au positionnement le plus proche.

Enfin, imagine-t-on le candidat centriste opérer, cette année, après un affrontement aussi marqué contre la droite ultralibérale, un revirement à 180° et soutenir le candidat honni de droite ? Et même en cas de consigne de sa part, ses électeurs le suivraient-ils ? Du fait même de la nature hétéroclite du vote centriste, on peut penser que chacun de ses électeurs ne pourra se résoudre à cautionner de nouveau ce qu'il aura eu à cœur de rejeter en allant au centre.

Même si cela n'est pas la solution que je souhaite, et compte tenu des réserves à seulement 40% de la gauche, la victoire de la candidate socialiste passera, par défaut et non par adhésion, par le glissement de plus des deux tiers des voix centristes vers elle. Si ce cas de figure prenait corps, cela signifierait, pour la première fois, l'aimantation de ce que l'on appelle le centre au pôle de gauche et la prise en compte d'une majorité à l'allure de coalition de fait.

Dans une autre hypothèse, si le candidat centriste devait appeler à voter à gauche, il me semble que les reports ne changeraient pas de proportion – car il y aura toujours des résistances et des retours au bercail de droite – et la majorité de coalition s'imposerait de la même façon.

En admettant ce scénario à double variante, comment les choses peuvent-elles se passer après ? Si une coalition présidentielle à dominante de gauche se mettait en place, il serait impensable de vouloir la faire prospérer sans un label "nouvelle majorité présidentielle" permettant des accords de désistement réciproque de second tour entre candidats de gauche et du centre.

A défaut d'un tel dispositif, les législatives, où le second tour peut faire élire des candidats de tous les partis, pourraient provoquer une autre surprise : les anciens réflexes d'appartenance politique recréeraient des groupes parlementaires distincts correspondant aux partis représentés, avec le risque qu'aucun d'entre eux ne détienne la majorité à lui tout seul. Et là…

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vendredi 30 mars 2007

Les brèves vont au spectacle (repas compris)

A l'affiche encore un an : Joissains et le trio rigolo

Au conseil municipal du 26 mars, Deux adjoints étaient absents au conseil municipal : Genzana et Salord. Sans doute pour de bonnes raisons. Mais l'on ne peut s'empêcher de penser, si l'on en croit ce que rapporte la presse au lendemain de la séance publique, qu'il y a comme de fortes dissensions dans l'équipe municipale. Ce qui couvait depuis longtemps n'est plus un secret. Au cours d'une réunion  pour sa campagne législative, Joissains a traité ces deux-là et leur comparse Bouvet d'une formule bien imagée. Elle leur a trouvé le nom qui convient : "les trois rigolos". Si ce n'est pas de l'amour vache, ça lui ressemble quand même un peu. Mais elle ne sait pas tout sur ce qui se passe dans son équipe. Si je me fie aux confidences vinaigrées que me font, in petto, d'autres élus sur bon nombre de leurs "chers" collègues, pas de doute, l'ambiance n'est pas à la franche camaraderie. Ainsi, me disent-ils, au concours des bactéries les plus comiques, le fameux trio serait amplement battu par plus farceurs qu'eux.

UMP : La bouillabaisse du 1er avril est servie

Joissains et Gaudin ont mangé ensemble dans un restaurant de Marseille. Histoire sans doute de se mettre à table pour discuter élections. Le menu n'a pas été communiqué mais on imagine bien un plat de résistance à base de poissons aux arêtes saillantes, de crustacés à grosses pinces et un assortiment de couteaux acérés pour disséquer les rascasses. Gaudin a dû rassurer Joissains sur son soutien pour les législatives, jusqu'aux… législatives. Si Joissains ne passe pas, Gaudin aura son second appât et n'hésitera pas à lancer l'hameçon Genzana pour la campagne des municipales. Si cela advenait, ce dernier aurait quand même du mal à expliquer son éjection de sa place de suppléant à la députation, même si, pour tenter de se blanchir, il se prévalait de ne plus être associé à Joissains. C'est convivial l'UMP ! On se fait une bouffe et puis on se bouffe. Quelle bouillabaisse !

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L'aérodrome des Milles continue de faire du bruit

Aix_les_Milles

(Clic sur l'image pour agrandir)

Posons la question. Pourquoi le dossier sur le Plan d'exposition au bruit de l'aérodrome des Milles a-t-il été retiré de l'ordre du jour ? Petit rappel des faits.

Le 30 mars 2006, le préfet prenait un arrêté prescrivant la mise en révision du P.E.B., un document complexe dont la réglementation est très encadrée. Le Conseil municipal avait deux mois pour donner son avis. Or, la délibération pour donner un avis défavorable était présentée le 17 juillet, soit plus de trois après !

Pour leur part, les associations représentatives des riverains avaient exprimé de fortes réticences sur ce projet du préfet et avaient donc émis un avis défavorable. Leur refus portait, entre autres, sur la crainte de voir l'aérodrome des Milles satellisé à l'aéroport de Marignane par la Direction générale de l'aviation civile et de subir une altération de la qualité de vie (nuisances sonores, pollution, risques d'accidents...).

Le 28 novembre 2006, lors de la dernière Commission consultative de l'environnement, la préfecture indiquait que le P.E.B. ne serait pas soumis à enquête publique avant le second semestre 2008. Il ajoutait qu'il était possible, dans l'attente de l'approbation, de prendre une mesure d'application anticipée pour une durée de deux ans renouvelable une fois.

Le 18 décembre 2006, le Sous-préfet d'Aix indiquait que la commission s'était prononcée favorablement sur cette mesure conservatoire qui permettrait une meilleure information du public et un contrôle de l'urbanisation à proximité de l'aérodrome. Il est donc étrange que Joissains ait retiré la délibération ce 26 mars – qui cette fois-ci préconisait un avis favorable d'Aix – car le délai pour avis du conseil municipal risque donc de nouveau d'être dépassé !

Où est donc le problème ? L'explication est la même depuis le début de cette affaire : le maire n'a pas engagé la transformation du Plan d'occupation des sols en Plan local de l'urbanisme. Aix n'a pas de PLU ! On n'a donc pas prévu comment va évoluer l'urbanisation du secteur de l'aérodrome. De plus, pour pouvoir être opposable, ledit document doit être annexé au… PLU !

Voilà un dossier qui va encore faire du bruit pour longtemps.

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jeudi 29 mars 2007

Faillite : Sarkozy et Joissains déposent le bilan

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Les policiers ne peuvent compter que sur eux-mêmes

Mardi, jour de visite électorale de Sarkozy à Avignon, des policiers ont manifesté à Marseille. Pourtant, d'après l'ex-premier flic de France, tout allait mieux grâce à lui. Faut croire que ses fiches étaient mal renseignées. Ils disent manquer d'effectifs alors que leurs missions sont de plus en plus nombreuses. Ils veulent parler de leurs salaires et de leurs retraites. Ils veulent être reconnus comme exerçant une profession à risques. Autrement dit, comme beaucoup de nos concitoyens inquiets pour leurs conditions de vie, ils ont voulu le faire savoir dans la rue. On les comprend. Ils étaient 2500 selon la police et 3500 selon… les policiers qui manifestaient. On peut donc aussi légitimement se demander ce que valent les chiffres quand les protestataires ne sont pas des… policiers.

La Bac va-t-elle recruter Joissains ?

A Aix et dans le pays d'Aix, depuis quelques temps, les "vols à la roulotte" ont augmenté. Ce qu'a confirmé le procureur de la République lui-même. Pas un quartier n'est épargné par ce type de petite délinquance. Le phénomène est bien sûr mal vécu par les victimes. Ici, on vole des roues et on dérobe des autoradios, là on raye les carrosseries et on fouille les intérieurs. Voilà en effet de quoi énerver les propriétaires de véhicules. Il ne reste plus à Joissains, championne hors pair de la sécurité, qu'à prendre l'uniforme et rejoindre la Bac pour faire le boulot elle-même.

Les rodéos de Sarko en vidéo

Le site "antisarko" publie une vidéo retraçant le parcours du ministre agité depuis 2002. Un reportage à faire circuler.

http://www.antisarko.net/spip.php?article3152

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Des brèves qui... déménagent

Printemps noir pour les "Don Quichotte"

Déjà trois mois ! Oui, c'est long ! Mais on est loin du bail et du... logement. Contrairement à Aix, de nombreuses villes ont engagé des démarches pour adoucir la vie des sans-abri. Notre ville se singularise une fois de plus par le rejet de tout dialogue, allant même jusqu'au mépris ! Joissains préfère ferrailler devant les tribunaux. En janvier, elle a été déboutée de sa demande d'expulsion. En mars, elle a obtenu gain de cause mais les SDF ont quitté l'Office de tourisme et se sont installés place Jeanne d'Arc. Le 28 mars, le maire a encore montré son entêtement en lançant une nouvelle procédure devant le juge des référés. La décision sera rendue le 3 avril. Le printemps est là mais le soleil ne brille toujours pas pour tout le monde.

La mairie attaque la banque

En 2005, la Ville a acquis pour le prix de 3,7 M€ l'immeuble de la Banque de France situé place des Quatre-Dauphins. Mais à quoi allaient servir ces locaux ? Maintenant, on sait. Au conseil municipal, on a appris qu'on allait y loger les quelque 80 employés de la direction des ressources humaines. Mon collègue Jacques Agopian et moi-même avons dénoncé cette opération pour deux motifs. Nous estimons qu'on aurait pu utiliser les dépenses pour d'autres urgences criantes, le logement par exemple, et que la municipalité n'agit qu'au coup par coup parce qu'elle n'a pas de vision claire et globale sur la gestion géographique des services municipaux. Attaquer la banque, d'accord, mais il faut s'occuper des plus démunis, d'abord.

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Débat public : Quelle place pour la jeunesse ?

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L’emploi associatif et culturel : une précarité chronique

Vendredi 30 mars à 18h - entrée libre
Salle du Bois de l’Aune - Aix

Les associations ont fêté leurs cent ans en 2001. Pourquoi celles qui ont fini par remplir les missions d’un service public en voie d’extinction, ne sont-elles pas reconnues, alors que les institutions sont bien conscientes des enjeux de société qu’elles représentent et de leur rôle à la fois économique et touristique, mais aussi transversal et participatif ?

Face au manque de financements et confrontées à des législations de plus en plus larges et draconiennes, les associations ont su développer des compétences spécifiques et multiples sur les secteurs en demande (éducation, santé, social, culture, jeunesse...), mais ne cessent d’être précarisées.

Le secteur associatif et culturel est-il fragilisé par ses aides à l’emploi intermittentes ou par ses intermittents, tributaires d’une énième réforme de leur statut ? Par son instrumentalisation de la part des décideurs locaux ou par son asservissement ?

La dynamique associative est-elle victime du succès de "sa gestion de l’ingérable" au quotidien ? Va-t-elle continuer à accepter de fonctionner à coup de salaires de misère pour des missions de plus en plus impossibles ?

Les associations sont-elles des maladies pour que les politiques ne veuillent plus voir leurs effets positifs réels sur le terrain dès lors qu’ils sont élus ?

Entre chômeurs du spectacle et sursitaires aux aides à l’emploi, il est nécessaire de faire un tour d’horizon de l’état de l’emploi fragilisé dans l’associatif et le culturel.

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mercredi 28 mars 2007

Le conseil municipal saisi par la danse de Saint-Guy

En direct de l'Hôtel de Ville comme si vous y étiez !

Hotel_Ville_noirSiéger au conseil municipal d'Aix est un vrai régal. Au cours de tous mes mandats – vous pouvez en savoir plus en cliquant sur ma binette, oui, là, en haut à gauche – je peux dire que j'en ai vu des cirques, et même de toutes les couleurs. Mais, je dois avouer que la mairie actuelle bat tous les records en… noir.

De séance en séance, chacun peut constater que la mairie actuelle n'est pas loin de faire toucher le fond à notre pauvre ville d'Aix. Ce qui choque le plus, ce sont la gestion aveugle et l'ambiance grotesque que se complaisent à perpétuer Joissains et son équipe.

Lundi soir, nous avons frisé le tragi-comique absolu. L'ordre du jour n'y était pas pour rien.

Sur 60 questions moins une (le dossier sur le plan d'exposition au bruit de l'aérodrome des Milles a été retiré sans autre explication), à peine une demi-douzaine méritait un intérêt. Pas pour leur originalité mais pour l'absurdité caractérisée de leur contenu, en particulier pour deux rapports plutôt fantasques.

L'esprit du Carnaval d'Aix a été cassé par le mépris du maire à l'égard du Comité officiel en le privant d'une subvention réduite qui avait été votée en février.

L'autre sujet concernait le recours de la Ville contre un haut fonctionnaire qu'elle avait licencié indûment il y a trois ans. La délibération proposait de se pourvoir en cassation et de demander un sursis à exécution d'une décision du Tribunal administratif qui condamnait la Ville. Le dossier présenté aux élus n'était qu'un fatras juridique digne d'un amateur.

La commission d'études sur les antennes relais a été amendée par l'opposition car le maire voulait désigner quasiment tous ses membres ! Nous verrons bien ce que Joissains en fera. Mais une nouvelle mascarade n'est pas exclue.

Alors que je l'interrogeais sur ses intentions concernant l'hébergement d'urgence et la situation des SDF d'Aix, le maire a refusé de s'expliquer au prétexte qu'elle a saisi la justice. La vérité, c'est qu'elle n'a jamais mis en œuvre aucune politique digne et appropriée au contexte aixois.

Pour ce qui est de l'ambiance du "Barnum", si un sismographe avait pu en mesurer l'intensité, la pointe du crayon aurait été saisie de la danse de Saint-Guy. Eclats de voix, invectives, réactions convulsives de certains élus, agitation et moulinets du maire, chaque nouvelle clownerie concourait à électriser la salle des Etats de Provence.

Au moment du dossier sur le Carnaval, le public s'y est mis aussi en interpellant vivement le maire qui n'a rien trouvé d'autre que de demander l'expulsion d'une jeune femme bénévole de l'association. Expulsion, expulsion, Joissains ne manque pas d'expérience avec les SDF. Qu'y a-t-il de mal à cela ? Après tout, elle ne fait qu'emboîter logiquement le pas à…

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Nouveaux électeurs : Des surprises à attendre ?

sondages

Les nombreux appels à aller voter ont été entendus. Les listes électorales, arrêtées dans chaque commune au 28 février 2007, révèlent une hausse significative : + 4,2% soit 1,8 million d’électeurs en plus du nombre d’inscrits, selon le ministère de l'intérieur. "Une augmentation toutefois habituelle avant une année d’élection présidentielle", tempère le ministère. Mais tout de même plus forte qu’en 1981 (+ 3,7 %), 1988 (+ 2,1%) et 2002 (2,3 %).

"Outre l’enjeu des scrutins présidentiel et législatif, la hausse s’explique notamment par l’accession à la majorité de classes d’âge plus nombreuses et par les mesures d’incitation à l’inscription", précise le ministère.

"C’est magnifique. Le réveil des consciences, enclenché lors des émeutes en novembre 2005, se poursuit. Les gens ont vraiment compris que les choses pouvaient changer avec leur vote, en étant un acteur de la société, affirme l'association "AC le feu". Ce résultat ne doit pas être imputé aux politiques car ce sont les associations, grâce à leur travail sur le terrain qui ont réveillé les consciences. Aujourd’hui, cet électorat, qui n’était pas attendu, peut peser."

Au total, 44,5 millions de Français pourront voter le 22 avril prochain. Si aucun département ne connaît de diminution du nombre d’inscrits, la hausse du nombre d’inscrits varie d’un département à l’autre.

Comme en 2006, la hausse la plus forte est enregistrée dans certains départements et collectivités d’outre-mer (Mayotte + 11,9 %, Guyane + 11 %, La Réunion + 6,4 %) et dans les départements de la région parisienne, avec une augmentation partout supérieure à 5 %. Paris se détache (+ 9,6 %), devant la Seine-Saint-Denis (+ 8,5 %) et les Hauts-de-Seine (+ 7,9 %).

Les départements du Sud-Est (dont Rhône + 7,1 %, Alpes-Maritimes + 6,5 % et Bouches-du-Rhône + 5,9 %) et, dans une moindre mesure, les départements urbains du Sud et du Sud-Ouest sont les plus dynamiques.

En revanche, plusieurs départements à dominante rurale connaissent des hausses limitées (Creuse + 0,3 %, Haute-Marne + 0,4 %, Cantal + 0,8 %), de même que certains départements plus urbains (Pas-de-Calais + 1,2 %, Seine-Maritime + 2,3 %, Nord + 2,6 %).

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Les sondages nous jouent deux tours

urnesA moins de 30 jours de l'élection présidentielle, la commission des sondages a incité les médias et l'opinion publique à la plus grande prudence dans l'interprétation des enquêtes, toujours plus nombreuses.

Chargée de veiller à la fiabilité des sondages publiés, "La commission estime nécessaire, eu égard à la place qu'occupent les sondages d'intentions de vote dans la campagne électorale, d'insister sur la prudence avec laquelle les résultats de ces sondages doivent être interprétés".

Elle a avancé deux raisons pour justifier sa mise en garde.

"La première tient aux modalités de constitution des échantillons des personnes interrogées, à la proportion élevée des personnes sondées n'exprimant aucun choix et à celle, parmi les intentions exprimées, des personnes qui déclarent n'être pas sûres de leur choix", précise-t-elle. A moins d'un mois du scrutin, entre 35% et 45% des sondés disent n'avoir pas encore définitivement fait leur choix. Evoquant le nombre de personnes interrogées, le président de la commission, a jugé qu'un échantillon d'au moins 800 à 1.000 personnes constituait une base "correcte".

La seconde raison tient à la marge d'incertitude dont sont affectés les résultats publiés en raison de la taille de l'échantillon et des faibles écarts enregistrés. "Les résultats obtenus par les candidats réalisant, dans les intentions de vote, un score qui n'excède pas, après redressement, un pourcentage de quelques points, ainsi que les écarts de cet ordre qui séparent deux candidats, ne sont pas véritablement significatifs", souligne la commission. "Un 51-49 au second tour n'a pas une signification très forte".

S'agissant des sondages portant sur le second tour, la commission accepte que les instituts publient plusieurs hypothèses lorsque les scores établis pour le premier tour entre plusieurs candidats sont suffisamment proches. "Cette pluralité des hypothèses envisagées est en effet de nature à relativiser la portée des résultats 'second tour' publiés et à inciter à les interpréter avec toute la prudence nécessaire", dit la commission.

L'inflation des sondages enregistrée lors de la campagne présidentielle de 2002 n'a fait que s'accroître en 2007. Au total, 193 sondages ont été effectués pour l'élection il y a cinq ans. On en compte déjà 250 cette année, précise la commission.

Créée en 1977, la commission des sondages est composée de 11 membres – conseillers d'Etat, conseillers auprès de la Cour de cassation, responsables de la Cour des comptes et experts – et ne peut intervenir qu'a posteriori si elle juge le contenu d'un sondage, ou son utilisation par un média, non conforme à la réglementation. La commission peut alors exiger la publication d'une mise au point dans le média incriminé. Une vingtaine de cas semblables se sont produits ces dix dernières années.

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