mercredi 28 mars 2007

Le conseil municipal saisi par la danse de Saint-Guy

En direct de l'Hôtel de Ville comme si vous y étiez !

Hotel_Ville_noirSiéger au conseil municipal d'Aix est un vrai régal. Au cours de tous mes mandats – vous pouvez en savoir plus en cliquant sur ma binette, oui, là, en haut à gauche – je peux dire que j'en ai vu des cirques, et même de toutes les couleurs. Mais, je dois avouer que la mairie actuelle bat tous les records en… noir.

De séance en séance, chacun peut constater que la mairie actuelle n'est pas loin de faire toucher le fond à notre pauvre ville d'Aix. Ce qui choque le plus, ce sont la gestion aveugle et l'ambiance grotesque que se complaisent à perpétuer Joissains et son équipe.

Lundi soir, nous avons frisé le tragi-comique absolu. L'ordre du jour n'y était pas pour rien.

Sur 60 questions moins une (le dossier sur le plan d'exposition au bruit de l'aérodrome des Milles a été retiré sans autre explication), à peine une demi-douzaine méritait un intérêt. Pas pour leur originalité mais pour l'absurdité caractérisée de leur contenu, en particulier pour deux rapports plutôt fantasques.

L'esprit du Carnaval d'Aix a été cassé par le mépris du maire à l'égard du Comité officiel en le privant d'une subvention réduite qui avait été votée en février.

L'autre sujet concernait le recours de la Ville contre un haut fonctionnaire qu'elle avait licencié indûment il y a trois ans. La délibération proposait de se pourvoir en cassation et de demander un sursis à exécution d'une décision du Tribunal administratif qui condamnait la Ville. Le dossier présenté aux élus n'était qu'un fatras juridique digne d'un amateur.

La commission d'études sur les antennes relais a été amendée par l'opposition car le maire voulait désigner quasiment tous ses membres ! Nous verrons bien ce que Joissains en fera. Mais une nouvelle mascarade n'est pas exclue.

Alors que je l'interrogeais sur ses intentions concernant l'hébergement d'urgence et la situation des SDF d'Aix, le maire a refusé de s'expliquer au prétexte qu'elle a saisi la justice. La vérité, c'est qu'elle n'a jamais mis en œuvre aucune politique digne et appropriée au contexte aixois.

Pour ce qui est de l'ambiance du "Barnum", si un sismographe avait pu en mesurer l'intensité, la pointe du crayon aurait été saisie de la danse de Saint-Guy. Eclats de voix, invectives, réactions convulsives de certains élus, agitation et moulinets du maire, chaque nouvelle clownerie concourait à électriser la salle des Etats de Provence.

Au moment du dossier sur le Carnaval, le public s'y est mis aussi en interpellant vivement le maire qui n'a rien trouvé d'autre que de demander l'expulsion d'une jeune femme bénévole de l'association. Expulsion, expulsion, Joissains ne manque pas d'expérience avec les SDF. Qu'y a-t-il de mal à cela ? Après tout, elle ne fait qu'emboîter logiquement le pas à…

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Nouveaux électeurs : Des surprises à attendre ?

sondages

Les nombreux appels à aller voter ont été entendus. Les listes électorales, arrêtées dans chaque commune au 28 février 2007, révèlent une hausse significative : + 4,2% soit 1,8 million d’électeurs en plus du nombre d’inscrits, selon le ministère de l'intérieur. "Une augmentation toutefois habituelle avant une année d’élection présidentielle", tempère le ministère. Mais tout de même plus forte qu’en 1981 (+ 3,7 %), 1988 (+ 2,1%) et 2002 (2,3 %).

"Outre l’enjeu des scrutins présidentiel et législatif, la hausse s’explique notamment par l’accession à la majorité de classes d’âge plus nombreuses et par les mesures d’incitation à l’inscription", précise le ministère.

"C’est magnifique. Le réveil des consciences, enclenché lors des émeutes en novembre 2005, se poursuit. Les gens ont vraiment compris que les choses pouvaient changer avec leur vote, en étant un acteur de la société, affirme l'association "AC le feu". Ce résultat ne doit pas être imputé aux politiques car ce sont les associations, grâce à leur travail sur le terrain qui ont réveillé les consciences. Aujourd’hui, cet électorat, qui n’était pas attendu, peut peser."

Au total, 44,5 millions de Français pourront voter le 22 avril prochain. Si aucun département ne connaît de diminution du nombre d’inscrits, la hausse du nombre d’inscrits varie d’un département à l’autre.

Comme en 2006, la hausse la plus forte est enregistrée dans certains départements et collectivités d’outre-mer (Mayotte + 11,9 %, Guyane + 11 %, La Réunion + 6,4 %) et dans les départements de la région parisienne, avec une augmentation partout supérieure à 5 %. Paris se détache (+ 9,6 %), devant la Seine-Saint-Denis (+ 8,5 %) et les Hauts-de-Seine (+ 7,9 %).

Les départements du Sud-Est (dont Rhône + 7,1 %, Alpes-Maritimes + 6,5 % et Bouches-du-Rhône + 5,9 %) et, dans une moindre mesure, les départements urbains du Sud et du Sud-Ouest sont les plus dynamiques.

En revanche, plusieurs départements à dominante rurale connaissent des hausses limitées (Creuse + 0,3 %, Haute-Marne + 0,4 %, Cantal + 0,8 %), de même que certains départements plus urbains (Pas-de-Calais + 1,2 %, Seine-Maritime + 2,3 %, Nord + 2,6 %).

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Les sondages nous jouent deux tours

urnesA moins de 30 jours de l'élection présidentielle, la commission des sondages a incité les médias et l'opinion publique à la plus grande prudence dans l'interprétation des enquêtes, toujours plus nombreuses.

Chargée de veiller à la fiabilité des sondages publiés, "La commission estime nécessaire, eu égard à la place qu'occupent les sondages d'intentions de vote dans la campagne électorale, d'insister sur la prudence avec laquelle les résultats de ces sondages doivent être interprétés".

Elle a avancé deux raisons pour justifier sa mise en garde.

"La première tient aux modalités de constitution des échantillons des personnes interrogées, à la proportion élevée des personnes sondées n'exprimant aucun choix et à celle, parmi les intentions exprimées, des personnes qui déclarent n'être pas sûres de leur choix", précise-t-elle. A moins d'un mois du scrutin, entre 35% et 45% des sondés disent n'avoir pas encore définitivement fait leur choix. Evoquant le nombre de personnes interrogées, le président de la commission, a jugé qu'un échantillon d'au moins 800 à 1.000 personnes constituait une base "correcte".

La seconde raison tient à la marge d'incertitude dont sont affectés les résultats publiés en raison de la taille de l'échantillon et des faibles écarts enregistrés. "Les résultats obtenus par les candidats réalisant, dans les intentions de vote, un score qui n'excède pas, après redressement, un pourcentage de quelques points, ainsi que les écarts de cet ordre qui séparent deux candidats, ne sont pas véritablement significatifs", souligne la commission. "Un 51-49 au second tour n'a pas une signification très forte".

S'agissant des sondages portant sur le second tour, la commission accepte que les instituts publient plusieurs hypothèses lorsque les scores établis pour le premier tour entre plusieurs candidats sont suffisamment proches. "Cette pluralité des hypothèses envisagées est en effet de nature à relativiser la portée des résultats 'second tour' publiés et à inciter à les interpréter avec toute la prudence nécessaire", dit la commission.

L'inflation des sondages enregistrée lors de la campagne présidentielle de 2002 n'a fait que s'accroître en 2007. Au total, 193 sondages ont été effectués pour l'élection il y a cinq ans. On en compte déjà 250 cette année, précise la commission.

Créée en 1977, la commission des sondages est composée de 11 membres – conseillers d'Etat, conseillers auprès de la Cour de cassation, responsables de la Cour des comptes et experts – et ne peut intervenir qu'a posteriori si elle juge le contenu d'un sondage, ou son utilisation par un média, non conforme à la réglementation. La commission peut alors exiger la publication d'une mise au point dans le média incriminé. Une vingtaine de cas semblables se sont produits ces dix dernières années.

Posté par CASTRONOVO à 00:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]