vendredi 23 mars 2007

Charlie Hebdo, la liberté toujours !

Charlie_caricatures

Un grand pas en avant et un bon coup de poing sur la gueule pour les adeptes de la censure. Le courage de Charlie Hebdo a payé. C'est déjà ça de gagné mais ce n'est pas encore la fin. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Philippe Val, directeur de publication, poursuivi pour avoir publié des caricatures de Mahomet.

L'UOIF, qui avait porté plainte, a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel. "Nous voulons un jugement loin de toute pression politico-médiatique", a ainsi déclaré son président. La mosquée de Paris, autre plaignant, devrait en revanche en rester là. "Le jugement est équilibré et mesuré", a estimé son avocat.

Dans l'énoncé de son jugement, le juge a émis des avis différents selon les caricatures. Selon lui, celle de Cabu sur la une du journal et une autre se moquant des terroristes qui rêvent de vierges au paradis "ne visaient que les intégristes". Le dessin de Mahomet enturbanné avec une bombe sur la tête est en revanche "de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane assimilés à des fidèles de l'enseignement de la terreur".

Malgré ce "caractère choquant et blessant", il n'y a pas eu, selon le juge, de volonté délibérée d'offenser. La publication ne constitue pas un outrage car il ne s'agit que de reproductions de dessins publiés à l'étranger et, selon le juge, la couverture du journal satirique "éditorialisait l'ensemble des caricatures".

En ce sens, selon la justice, "Charlie Hebdo a participé à la réflexion sur une dérive de l'islam vers l'intégrisme".

A l'énoncé du jugement, une grande partie du public présent s'est levée et a applaudi.

Moi aussi, je me lève et j'applaudis !

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Plan de Campagne : le tribunal contre le préfet !

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Coup de poker ou coup d'épée dans l'eau ? Alors que nombre d'enseignes de Plan de Campagne qui auraient dû fermer le dimanche continuent à ouvrir, une partie décisive s'est jouée cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille. La CGT et la CFDT demandaient à la justice l'annulation de vingt-cinq arrêtés de dérogation pris par le préfet pour des enseignes de la zone commerciale.

L'avocate de la CGT a évacué d'emblée les cas de dérogation prévus par le code du travail (lorsqu'il est établi que le repos de tout le personnel d'un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement) et les arguments des sociétés qui n'ont pas réussi à démontrer que le public ne peut pas reporter ses achats sur le reste de la semaine.

"Les entreprises assurent en outre qu'il y aurait une perte du chiffre d'affaires en cas de fermeture. Mais celui-ci résulte d'une situation illégale !" Et de préciser aux parties adverses qui demandent au tribunal, en cas d'annulation des arrêtés, de différer leur application : "Un accord signé en 2002 avait justement pour but de permettre aux sociétés de se retourner. Or rien n'a été fait depuis."

Des arguments repris par l'avocat de la CFDT : "Vous bénéficiez d'un avantage anticoncurrentiel. Si vous vous réclamez de la libre concurrence, respectez-la vous-même !"

En face, les avocats des enseignes multiplient les pirouettes juridiques : enquête marketing favorable du public, non représentativité des syndicats ou droit européen. "Pourquoi cibler 25 entreprises sur 141 bénéficiant de dérogations, s'interroge le conseil d'une vingtaine d'enseignes ciblées par les syndicats. En cas d'annulation des arrêtés, vous aurez une centaine de sociétés qui continueront à travailler le dimanche, ce qui créera une distorsion concurrentielle."

Le commissaire du gouvernement a conclu à l'annulation des arrêtés. Le délibéré a été fixé au 3 avril.

Pour rappel, je signale que, lors du conseil municipal d'Aix le 19 février dernier, nous n'étions que trois élus de l'opposition à avoir voté contre l'ouverture dominicale pour les mêmes raisons que celles prononcées par le tribunal administratif !

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Sonder ou (se) tromper ? (fin)

sondage

Et si les électeurs créaient la surprise ? (9 et fin)

Dimanche 21 avril 2002. 20h00. Les premières estimations pour le 1er tour des élections présidentielles, livrées sur les chaînes de télévisions par les grands instituts de sondage, s'affichent sur nos écrans. L'exercice, désormais bien rodé, est suivi des premiers commentaires et analyses, qui stigmatisent immanquablement les erreurs des sondeurs, coupables d'avoir sous-estimé tel candidat ou d'avoir intoxiqué les électeurs avec de fausses prévisions. La polémique peut ensuite enfler et se prolonger dans la presse, prompte à mettre les sondages au pilori après en avoir rempli ses colonnes pendant plusieurs mois, tenant en haleine les politiques de tout bord et l'opinion publique, jusqu'à éclipser parfois les programmes des candidats.

Ce rituel est installé à présent depuis plusieurs élections. Et il est vrai qu'il ne cesse d'être alimenté par les erreurs importantes commises par les sondages, à chaque échéance : municipales de 2001 avec la "vague rose", législatives de 1997 avec la droite donnée gagnante, présidentielles de 1995 avec Chirac considéré comme hors course.

Alors, que penser des sondages politiques de 2007 ? Et si les électeurs créaient la surprise ? Et si l'abstention était importante ? Et si les électeurs choisissaient la cohabitation ? Et si… ?

Posté par CASTRONOVO à 00:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]