samedi 17 mars 2007

Sites antisarko à gogo

penduA cinq semaines du premier tour, faisons un détour par l'un des meilleurs sites antisarko. On y trouvera plein d'autres liens hilarants et décapants...

http://sarkostique.over-blog.com

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Présidentielle : Un slogan fait-il la campagne ?

Les slogans de campagne sont des œuvres d'art ! Que dis-je, de la poésie, oui. Cette année, nous sommes gâtés tellement ils sont… gâteux. Dans la forme, on dirait qu'ils sont tout droit inspirés du pire exemple dont l'illuminé Berlusconi avait affublé son parti "Forza Italia !" Choisir ce cri répandu dans les stades disait bien la béance du message politique. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il faisait appel aux plus bas instincts nationalistes.

Alors, prenons maintenant les slogans des trois candidats de chez nous qui ont les meilleurs sondages pour l'instant.

"Ensemble tout devient possible"

La vacuité idéologique d'appartenance à la droite est patente. Si Royal l'avait utilisé, on aurait pensé la même chose. Sauf que… avec Sarkozy, on comprend bien qu'il veut les coudées franches, qu'il ne veut aucune entrave à son ambition personnelle et qu'il se croirait autorisé à tout casser puisque tout serait devenu possible. On pourrait le détourner, par exemple, en disant "le pire devient possible", "tout devient fossile, fissible, cible, pénible, cassable", bref des mots qui en disent plus que le pseudo rêve promis.

"La France de toutes nos forces"

Bayrou a adopté cette proposition faite par un internaute. Là encore, nous sommes dans la poilade. Il ne manquerait plus que ce soit "de toutes nos faiblesses". Certes, cela sonne plus doux parce que c'est Bayrou mais Sarkozy aurait pu l'utiliser aussi. Et là, il aurait pris une autre tonalité en conférant par exemple au "travailler plus pour gagner plus" le caractère esclavagiste qu'a ce dernier. Si Royal, telle que nous la connaissons mieux maintenant, avait emprunté le slogan de Bayrou, on aurait compris "faisons tout pour le progrès". Si on n'aime pas Bayrou, on peut aussi détourner sa banderole en proclamant "La France de toutes mes farces".

"Plus forte la France sera plus juste "

Enfin, voyons le credo de Royal. On y retrouve le concept de "force" parce que "faiblesse" ça n'allait pas non plus. La référence à la justice est déjà plus politique. Si, avec le culot qui le caractérise, un Sarkozy avait opté pour le slogan de Royal, cela aurait fait racoleur et peu crédible et les électeurs s'en seraient aperçu.

On voit donc que les slogans, pour tartes qu'ils soient, ne sont compris qu'à travers la personne qui se l'approprie. Ce sont l'histoire, le parcours, le projet et le nom de chacun qui sont censés donner du contenu à la coquille vide du slogan. Mais faisons une dernière expérience.

Ne trouvez-vous pas que le slogan "Casse, brèche, bavure et trahison" aurait été parfait pour Sarkozy ?

Maintenant, si vous avez envie de continuer ce petit jeu et de détourner ces slogans ou d'autres entendus durant cette campagne, le concours est ouvert.

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Sonder ou (se) tromper ?

sondage_Chirac_2007

Le redressement des résultats (4)

Avant de pouvoir être publiés, les intentions de vote recueillies auprès des sondés doivent obligatoirement faire l'objet de redressements et de corrections. En effet, dans ce domaine plus que dans d'autres, les répondants ont tendance à tricher avec la réalité et à ne pas exprimer avec franchise leurs choix. C'est le cas notamment des partisans des mouvements extrêmes et des abstentionnistes (dont une bonne partie n'avouera pas son intention de ne pas aller voter).

Pour pouvoir effectuer les rectifications nécessaires, les sondeurs demandent généralement aux personnes interrogées d'indiquer le vote qu'ils ont effectué lors de précédentes échéances. Certains candidats comme Le Pen obtiennent un score déclaratif inférieur à leur score effectif : si 10% des personnes interrogées indiquent qu'elles ont voté pour lui aux précédentes élections alors que son score était de 15%, les intentions de vote pour l'élection à venir sont redressées dans ces proportions.

Mais comme on peut l'imaginer, ces redressements ont des limites, notamment en ce qui concerne les candidats atypiques n’ayant pas un historique permettant de faire ce type d'extrapolations (Chevènement, par exemple).

Posté par CASTRONOVO à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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