vendredi 16 mars 2007

Les 'trous" de manèges de la fête foraine

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(clic sur chaque photo pour agrandir)

Des Aixois ont attiré mon attention sur les installations de la fête foraine sur l'ancien stade Carcassonne, devenu parc-relais de stationnement. Je suis allé y faire un tour et j'y ai pris les photos ci-dessus.

Le parc de "persuasion" de 250 places dont les travaux ont débuté en juillet 2006 devait être livré fin février 2007 (c'est écrit sur un panneau à l'entrée). Le coût de création affiché est de 1M€ HT, entièrement financé par la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix.

Or, la fête foraine a été, si l'on peut dire, la première bénéficiaire du lieu nouvellement aménagé. Elle est encore en place jusqu'au 25 mars, retardant la mise en service du parc. Où est donc le problème ? Il n'y a qu'à regarder les clichés.

Au départ des manèges, il faudra remettre en état certaines parties du parc, le poids des manèges – plusieurs tonnes – ayant causé des dégâts tant sur les espaces fraîchement goudronnés que sur les emplacements paysagers.

On peut donc doublement s'étonner du calendrier de réalisation du parc. Après le gros œuvre, n'aurait-on pas pu attendre la fin de la fête foraine pour faire les finitions et éviter les dégradations ? Autre question, qui paiera les dépenses pour les reprises de ce qui a été saccagé ? Voir de telles choses me laisse toujours pantois.

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La sécurité nous a à l'œil mais… pas à l'œil

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Les caméras gagnent du terrain. Le conseil municipal de Marseille doit examiner lundi l'installation de 29 caméras vidéo supplémentaires dans le centre-ville pour surveiller la voie publique. La mairie avait déjà implanté "à titre expérimental", il y a quatre ans, cinq caméras à Noailles (1er), puis autant l'année suivante rue Saint-Ferréol (1er). Pour quel bilan ? "C'est un élément de lutte contre la délinquance", estime la mairie.

"Noailles est toujours aussi sale et il y a toujours autant de petits dealers, rétorque le groupe PS au conseil municipal. On se demande s'il y a quelqu'un qui regarde ces caméras." Opposition et associations de riverains réclament "une évaluation de l'expérience Noailles/Saint-Ferréol." Ombre et lumière.

La mairie avait commandé et reçu fin 2003 un rapport d'un cabinet d'experts, mais ne l'avait pas communiqué aux élus. Selon La Marseillaise, qui en publie des extraits, le verdict est sévère : "Pas de modifications spectaculaires dans Noailles après l'installation des caméras. [...] Qu'elles soient pour ou contre, toutes les personnes rencontrées jugent la vidéosurveillance inefficace". L'adjoint UMP au maire à la Sécurité, réfute ces conclusions : "Cette étude n'est pas pertinente vu le petit nombre de caméras à l'époque."

Dans son rapport d'orientation budgétaire 2007, la mairie fixe un objectif à long terme de 180 caméras et d'un système de récupération des images du PC circulation. Les 29 nouvelles caméras devraient être installées d'ici à 2009. L'emplacement exact des caméras de voie publique devrait être élaboré avec un bureau d'études. "Il faut aussi faire un travail avec la police nationale, qu'elle ait le réflexe de faire appel à la vidéoprotection", explique l'adjoint au maire.

"Cela ne peut être efficace que s'il y a une vraie police de proximité, qui n'existe pas actuellement", estime le groupe municipal PS. Les agents derrière les écrans du futur centre de télésurveillance ne devraient pas être des policiers municipaux, mais des fonctionnaires formés, selon la mairie. Pour plus d'efficacité, l'installation des caméras et du réseau doit être confiée à une société, et non deux comme pour le système testé à Noailles.

Cette affaire me fait penser à la mairie d'Aix qui s'engage dans un système tout aussi hasardeux. Vive la sécurité qui nous a à l'œil mais pas à l'œil !

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Sonder ou (se) tromper ?

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Le terrain d'enquête des sondages (3)

Aujourd'hui, la plupart des sondages d'intention de vote sont réalisés par téléphone et non plus, comme c'était le cas il y a quelques années encore, en face à face. Sur les 6 grands instituts intervenant dans le domaine, un seul (BVA) continue à réaliser ses sondages politiques en face à face, au domicile des personnes interrogées.

L'utilisation du support téléphonique ne représente plus de biais étant donné que le taux d'équipement des ménages est suffisant pour assurer une bonne représentativité de la population globale. De plus, il permet d'obtenir des résultats beaucoup plus rapides et évite de se heurter à des obstacles d'accès au domicile des personnes (digicodes, quartiers difficiles…).

L'enquête téléphonique permet également de contrôler plus facilement la qualité du recueil : en effet, il suffit d'écouter les enquêteurs et de surveiller leur travail, alors que les enquêtes sur le terrain sont plus difficiles à contrôler (certaines personnes refusant de communiquer leurs coordonnées pour être re-contactées).

Enfin, les systèmes CATI (Computer Assisted Telephone Interviews) utilisés facilitent beaucoup l'administration du questionnaire en assurant la gestion automatique des cheminements dans les questions. Ils permettent également d'arriver plus facilement, en fin de campagne, à s'adresser rapidement un grand nombre d'individus pour ne retenir que ceux qui correspondent aux quotas à atteindre.

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