mardi 13 mars 2007

Joissains dissout Genzana !

Sans doute inspirée par Chirac qui n'avait pas encore tenté son ultime expérience, se dissoudre lui-même – mais c'est fait depuis dimanche – Joissains en a profité pour plonger Genzana, son actuel suppléant, dans un grand bain de soude.

Emportée par son élan, elle l'a auparavant obligé à ravaler sa grande consultation, son projet et son équipe pour l'avenir d'Aix.

Voilà donc la députée UMP en selle avec un nouveau suppléant pour guerroyer contre tout le monde et surtout contre les traîtres de son propre camp. Mais est-elle crédible ? Ce n'est pas la présence à ses côtés du second couteau élimé Muselier qui pourra ripoliner son bilan désastreux dans le Pays d'Aix.

Ce semblant de soutien de Gaudin, qui n'aurait donc propulsé Genzana que pour mieux le couler – ce qui paraît peu vraisemblable –, n'est pas franchement de bon augure pour redonner une nouvelle fraîcheur à Joissains et à sa crédibilité complètement entamée.

A l'évidence, à l'UMP, les entourloupes ne font que commencer. Il reste encore beaucoup de comptes à solder. Chic, va y avoir de la bagarre !

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Brèves : Et si on se mettait à compter juste ?

12 vivants hypothétiques

Chaque fois que l'on publie le nombre de tués sur les routes, on entend des expressions extravagantes. Ainsi, récemment encore, dans les commentaires sur les chiffres en baisse en février 2007 par rapport à ceux de janvier 2007, mais en hausse par rapport à février 2006, il a été question de 12 morts de moins. En fait, on parle de 12 vivants hypothétiques et parfaitement anonymes qui ne savent pas qu'ils ont échappé à leur fin. On ferait mieux de s'en tenir aux morts réels. Ce serait psychologiquement plus porteur et pédagogiquement plus efficace.

Au lieu de cela, on voit que les autorités n'en ont cure puisque leurs objectifs sont autres. Ils jouent sur la propagande de leurs performances. Exemple-type, la déclaration de Dominique Perben sur les chiffres de janvier, cette semaine : "Le bilan reste "positif" par rapport à la hausse de 13,9% constatée en janvier." Il y a eu quand même 277 morts réels en février !

La fièvre des antennes relais

C'est comme un thermomètre mais ça ne se met ni sous le bras, ni dans la bouche, pour rester poli. Cela ressemble à un outil malin destiné à rassurer les angoissés des antennes relais. La mairie de Marseille a donc fait fort en présentant un appareil qui mesure les champs électromagnétiques créés par les antennes relais. Il a été testé dans la cour d'une maternelle surplombée par une antenne. La limite est de 50 volts par mètre et on a mesuré 0,13 V/m. L'appareil peut prendre des mesures en continu et sur plusieurs jours.

De son côté, l'association Ecoforum, qui demande le retrait des antennes proches des écoles, s'est elle aussi dotée d'un appareil. "On peut faire des mesures sur demande, en doublon avec la mairie, à des horaires différents et à différentes positions", explique l'association. Marseille compte actuellement plus de 800 antennes relais. Va y avoir du boulot mais c'est mieux que rien.

A Aix, on en est à la préhistoire et la médecine est celle du coup de gourdin dès que quelqu'un s'avise de poser des questions. Alors, attention au retour du thermomètre. Il pourrait exploser à la gueule de qui-vous-savez-déjà à la prochaine montée de fièvre des Aixois qu'elle fait poireauter depuis des mois.

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Jeudi 15 mars : Non aux expulsions !

L'association "Consommation, Logement et Cadre de Vie" a pris l'initiative de faire circuler une pétition et de manifester le 15 mars à 17h30. Comme d'autres organisations, le Parti Radical de Gauche apporte son soutien à la CLCV, a signé la pétition et sera présent devant la sous-préfecture d'Aix.

non_aux_expulsions

Non aux coupures d’eau et d’énergie !

Le texte de la pétition

Le logement est un droit fondamental et la loi de 1956 a instauré la "trêve hivernale", les expulsions ne sont pas possibles entre le 15 novembre et le 15 mars. L’accès à l’eau et à l’énergie est aussi un droit essentiel. La loi Engagement National pour le Logement de 2006 a interdit les coupures pendant la même période, et la loi sur logement opposable de février 2007 interdit enfin les coupures d’eau toute l’année, mais seulement pour les bénéficiaires du dispositif solidarité eau.

Et après que fait-on ? On expulse, on coupe l’eau et l’énergie ? Pourtant ces droits sont vitaux toute l’année.

-- Lorsque les personnes, en toute bonne foi, ne peuvent pas payer, il revient à la solidarité nationale de prendre le relais, sans expulsion, et sans interruption de fourniture. Tout doit être mis en œuvre, sans délai, pour qu’elles retrouvent les moyens pour vivre dignement sans assistanat. En attendant, dans tous les cas, logement, eau et énergie doivent leur être maintenus sans restriction.

-- Lorsque les personnes peuvent payer, elles doivent le faire. Si elles ne remplissent pas leurs obligations, les bailleurs et les fournisseurs d’eau et d’énergie, disposent de nombreux moyens qu’ils peuvent mettre en œuvre au plus vite pour les contraindre à payer, mais sans remettre en cause les droits fondamentaux.

-- Lorsque les personnes sont dans la rue, l’Etat doit leur assurer le logement, l’eau et l’énergie. La dignité humaine sera mieux respectée, et cela coûtera moins cher aux contribuables que les solutions qui consistent à reloger d’urgence en hôtels meublés.

Le 15 mars 2007, compte tenu de la gravité de la situation, la CLCV demande aux pouvoirs publics de déclarer un état de crise, avec :

-- L’arrêt de toute procédure d’expulsion et de coupure d’eau, d’énergie ;

-- La suspension des opérations de démolition dans les villes où il manque le plus de logements, le temps de produire les logements nécessaires en quantité suffisante ;

-- La révision des permis de construire, afin que tout programme de construction d’immeubles ou de lotissements bénéficiant d’aides publiques directes ou indirectes, sur tout le territoire, comporte au moins 20% de logements sociaux ;

-- L’organisation d’un vrai débat, préparé par la Commission Nationale du Débat Public, et la mise en place d’une conférence nationale réunissant toutes les parties concernées afin de préparer les solutions concertées permettant enfin de sortir de la crise. Elle devrait être suivie de conférences régionales et intercommunales pour la mise en oeuvre.

La période électorale ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, le droit au logement, à l’eau, à l’énergie, ne peut attendre. Ainsi, les mesures législatives nécessaires pour régler au fond les problèmes pourront être prises dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.

Contact : www.clcv.org 

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